Eco*Dome : construis ta maison en terre

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Noella, une amie virtuelle de très longue date m'a communiqué cette information qui m'apparaît extrêmement judicieuse

"La terre est une matière première !

L’humain l’utilise comme matériau depuis des millénaires pour construire des maisons, même en France. Boudée depuis l’arrivée de son proche cousin le béton, dans les années 50, elle revient au goût du jour. Ses atouts écologiques et esthétiques attirent en effet les architectes contemporains.

Construire une maison en terre ?

A l’encontre des idées reçues, ce système de construction est possible pratiquement partout. La moitié de la population mondiale vit dans une habitation en terre crue et non en béton. Ces bâtiments sont écologiques et quasiment inusables : certains sont encore debout après des millénaires. Alors, la terre, une ressource pleine d’avenir ?



La terre possède une caractéristique unique : elle peut être mise en œuvre de façons très diverses. Torchis, pisé, adobe et bauge en sont quatre exemples, utilisés traditionnellement en France et dans le monde entier. En occident émergent aujourd’hui des filières industrielles de construction en terre, car ce matériau durable séduit architectes et éco-constructeurs.



Nader Khalili, le père du concept des EcoDôme

Nader Khalili, un architecte américain d’origine iranienne (il a fait ses études en Iran, en Turquie et aux USA), concevait à l’origine des gratte-ciel.

Puis, suite à une demande de la NASA, il a élaboré un concept de maison pour les missions spatiales sur la lune, ceci en utilisant le matériau disponible localement : la poussière lunaire.

Nader Khalili a passé 5 ans a sillonner en moto les déserts iraniens, aidant les populations locales à construire des maisons en terre et améliorant d’année en année ses recettes (l’Iran est un pays fortement sismique).

Il reçoit le prix Aga Kahn d’Architecture en 2004. En 1988, un village expérimental fut construit au nord de Los Angeles, dans une région désertique. Sur les plans environnementaux et socio-économiques, c’est à dire à tous les plans, le concept est franchement génial.

Nader Khalili a fondé l’association à but non lucratif Cal-Earth – California Institute of Earth Art and Architecture, qui est spécialisée dans la construction d’écodômes.




La motivation de Nader Khalili, décédé en mars 2008, trouvait sa source dans une vision fraternelle du monde.

« La vraie forme de pauvreté est la pauvreté de l’espoir. Chaque être humain possède en lui une réserve d’énergie infinie pour qu’il atteigne son but, si et seulement si cette énergie est utilisée dans une dynamique du construire et non dans une dynamique du combattre (…). Je n’ai rien inventé. Toutes les civilisations méditerranéennes ont utilisé la terre sur laquelle elles vivaient pour bâtir (…). Imaginez un monde où tous les réfugiés ont un abri. En plus, cela ne coûte rien. »

Le Haut Commissariat pour les réfugiés a fait appel à la technique de Khalili suite au séisme qui a dévasté des villes iraniennes en 2002. Une centaine d’écodômes y ont été construits en quelques jours. La technique a également été appliquée suite à un séisme au Pakistan. On trouve aujourd’hui des constructions en sacs de terre dans le monde entier : écoles aux Philippines, temple bouddhiste en Thaïlande, crèche à Soweto, orphelinat au Népal, écovillages en Ouganda, maisons particulières au Mexique, au Sénégal en Espagne ou aux Etats-Unis. La liste est très longue.



Mais pourquoi une telle idée n’a- t-elle pas révolutionné l’habitat mondial alors que dans les pays occidentaux,le secteur du bâtiment est énergétivore et fortement émetteur de gaz à effet de serre ?
De plus, construire une maison engloutie les budgets des ménages !
Pour Khalili, cela s’explique par la puissance des multinationales de construction, du bois (aux Etats-Unis, la plupart des maisons ont une structure en bois), du ciment ou encore de l’acier, qui s’opposeraient par intérêt financier à une telle révolution.



Le concept de maison en sacs de terre permet d’utiliser des produits locaux (terre trouvée sur place) et à un coût dérisoire.

Les sacs peuvent être remplis de terre, de sable (ou autre matériau), en fonction des ressources disponibles localement. Un sac de terre ou de sable, cela ne bouge pas du tout (il existe plusieurs systèmes pour que l’adhérence des sacs entre eux soit totale : fil de fer barbelé, effet velcro etc.), la maison est très stable.

La terre tassée et séchée (le séchage peut être accéléré dans les écodomes en faisant un feu à l’intérieur de la construction terminée) devient très dure, de type brique/céramique. La matière des sacs utilisés (polypropylène) par CalEarth est très résistante.

Une couche d’enduit protecteur est ensuite ajoutée pour protéger de l’eau de pluie.

Bien plus jolie qu’un bunker, et tout aussi indestructible



Les sacs de terre ou de sable sont d’ailleurs utilisés par l’armée comme abris anti-obus, mais aussi pour lutter contre les inondations.

L’éco dôme (technique "SuperAdobe") est une maison entièrement recyclable, isolante, anti-sismique, et à un coût quasi nul.

Elle résiste également aux passages des cyclones et aux inondations.

Elle ne craint pas les attaques d’insectes (termites) ou de moisissure.

La maison en terre est aussi solide que la terre elle-même.

Comme dans les églises, la structure en dôme permet, par gravité, le maintien de l’ensemble de la structure. Des constructions droites (avec un toit ordinaire) sont également possibles et sont également très solides.

L’inertie thermique de la construction est très bonne. Idem pour l’isolation thermique (les murs sont épais).

Le plastique des sacs empêche les remontées d’eau du sol par capillarité.


En secteurs fortement déboisés (Haïti, Afrique subsahélienne etc.) le concept d’EcoDome apporte un avantage majeur : sa construction ne nécessite pas de bois (pas de charpente).


C’est tellement simple que c’est génial !



Un long boyau de polypropylène, livré en rouleau et pouvant atteindre 1.6 km de long, est utilisé pour former l’intégralité du bâtiment.

Après avoir tracé au sol le dessin du bâtiment, on creuse une tranchet pour y déposer la première bande du rouleau correspondant à la circonférence obtenue.

Il ne reste plus qu’à remplir le sac d’un mélange de terre et de ciment (environ 10%) ou d’un autre mélange pouvant contenir sable, chaux, paille, etc…

Idéalement, il faut être au moins 3 pour cela : une personne s’occupe de préparer des seaux avec le mélange, une autre personne remplit le sac, tandis que la troisième personne maintient le sac qui est de préférence retroussé autour d’un tube.

Une fois l’anneau complété, on le tasse sur toute la longueur pour un résultat solide et homogène.

Sur chaque étage ainsi obtenu, on dépose un ou deux rails de fil barbelé qui optimisera la solidité de l’édifice par un effet velcro.

On obtient ainsi un mur circulaire composé d’anneaux ; la partie en forme de dôme est obtenue en décalant légèrement l’étage suivant vers l’intérieur et ainsi de suite.

Ce type de bâtiment est donc un empilement renforcé d’anneaux de plus en plus petits.


Video de démonstration :
http://www.youtube.com/watch?v=3R647it4LAg

Que des avantages !



La terre ne s’use pas, ne rouille pas.

Elles ne peuvent pas prendre feu et en cas d’incendie, la combustion du polypropylène ne dégage pas de substances toxiques mais uniquement de l’eau et du gaz carbonique.

La forme ronde n’offre que peu de résistance aux vents et donc résiste aux tempêtes, ouragans, cyclones… Et au niveau énergétique c’est trés bénéfique pour nos corps énergétiques.

Très bonne résistance aux séismes grâce à sa structure en arc de cercle.

Ces matériaux ne craignent pas les attaques d’insectes (dont celles des termites) ni des moisissures.

Très rapide à construire. Il ne faut en effet que trois jours pour construire un petit dôme.

L’écodôme est si simple à construire que n’importe qui peut apprendre. Sachant qu’il existe pour ce type de construction des formateurs-coordinateurs, sachant qu’un formateur peut former rapidement une dizaine d’autres.

Toutes les formes de constructions sont possibles, mais les murs droits sont bien moins résistants que les murs en arc et ne sont donc pas recommandés.

Une maison à tout petit prix. Les matériaux de construction sont réduits au strict minimum. Elle est donc si économique qu’elle est à la portée de toutes les bourses. Un écodôme complet pouvant abriter une famille de 5 personnes coûte environ 10.000 euros.

Une construction NATURELLE. Dois-je souligner le niveau écologique qui remporte surement le meilleur bilan environnemental ? Même pas de camions de livraison puisque la terre est disponible sur place… à un coût nul ! Seul sont nécessaires des sacs en polypropylène (un rouleau suffit pour un écodôme complet), des rouleaux de fil de fer barbelé et quelques outils de base (brouettes, pelles, masses etc.)

Particulièrement économique aussi à l’usage en énergie de chauffage ou de climatisation. En effet ce volume sphérique, tout en offrant un volume optimal à vivre, évite les perte d’espace que l’on chauffe pour rien comme dans les maisons carrées ou rectangulaires.

Deuxième video de démonstration :
http://www.dailymotion.com/video/xd8dfr_eco-logis-...


Notre santé dépend aussi de l’endroit où nous vivons !

Vers un allié thérapeutique – la maison comme une peau

Une architecture adaptée en profondeur à l’être humain et accordée à l’environnement.
Plus que symboliques, ces conceptions ont un but : relier l’homme à l’univers. L’architecture sacrée antique procédait de la même volonté et se trouvait construite en des lieux qui concentrent plus que d’autres des forces vivantes guérisseuses. Epidaure, ville d’Argolide (région montagneuse de l’ancienne Grèce) est célèbre par son sanctuaire dédié à Asclépios (Esculape), dieu de la médecine, car les guérisons qui s’y opéraient en firent un des grands complexes de thérapie de l’Antiquité.

Il faut donc considérer la maison comme une peau qui ne doit pas couper de la nature. Pour cela, on utilisera des matériaux naturels en contact direct avec les forces régénératrices de la nature : brique faite à partir de terre, le bois; le chanvre ou la laine de lin pour isoler; comme revêtement de sol, le linoléum à base de lin; pour habiller les murs, des matériaux et peintures qui permettent de respirer…

Une réflexion globale sur la santé ne peut faire l’économie de tous ces aspects."

Source : http://etoileblue.wordpress.com/2012/05/06/ecodome...
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