PROGRAMMATION DE LA CENSURE



UN NOUVEL ALGORITHME DE GOOGLE LIMITE L’ACCÈS AUX SITES WEB NON CONFORMISTES
(extraits)

Le 25 avril 2017, Google a annoncé qu’il avait mis en place des modifications de son service de recherche pour rendre plus difficile pour les usagers d’accéder à ce qu’il appelait des informations « de mauvaise qualité » telles que les « théories du complot » et les « fausses nouvelles ».
La société a déclaré dans un article de blogue que l’objectif central de la modification de son algorithme de recherche était de donner au géant des recherches un plus grand contrôle dans l’identification du contenu jugé répréhensible par ses directives. Il a déclaré qu’il avait « amélioré nos méthodes d’évaluation et effectué des mises à jour algorithmiques » afin de « contenir un contenu plus autorisé ».

En utilisant la catégorie large et amorphe des « fausses nouvelles », l’objectif du changement dans le système de recherche de Google est de restreindre l’accès à des sites Web présentant des opinions différentes, dont la couverture et l’interprétation des événements s’opposent à celles des médias de l’establishment tels que le New York Times et le Washington Post.
En signalant le contenu de telle sorte qu’il n’apparaît pas dans les premières une ou deux pages d’un résultat de recherche, Google est capable de bloquer efficacement l’accès des usagers à celui-ci. Étant donné qu’une grande partie du trafic sur le Web est influencée par les résultats de recherche, Google peut dissimuler ou enterrer efficacement le contenu auquel il s’oppose, grâce à la manipulation des classements des recherches.

David North, président du Conseil de rédaction international du WSWS (World Socialist Web Site), a déclaré que Google était engagé dans la censure politique.
« L’affirmation de Google selon laquelle il protège ses lecteurs contre les « fausses nouvelles » est un mensonge politique. Google, un monopole massif, avec les liens les plus étroits avec les agences de l’état et du renseignement, bloque l’accès au WSWS et à d’autres sites Web progressistes et de gauche grâce à un système de recherches biaisé ».
Au cours des trois mois écoulés depuis que Google a mis en œuvre les modifications apportées à son moteur de recherche, moins de personnes ont eu accès aux sites d’information de gauche et anti-guerre.

Un large éventail de sites de gauche, progressistes, et anti-guerre ont vu diminuer leur rang dans les palmarès du trafic au cours des derniers mois.
Le 7 avril, Bloomberg News a rapporté que Google travaillait directement avec le Washington Post et le New York Times pour « vérifier les articles » et éliminer les « fausses nouvelles ». Ceci a été suivi par la nouvelle méthodologie de recherche de Google.
Trois mois plus tard, sur les 17 sites déclarés « fausses nouvelles » par la liste noire discutée du Washington Post, 14 avaient leur classement mondial en baisse. Le déclin moyen de la portée mondiale de tous ces sites est de 25 pour cent, et certains sites ont vu leur portée mondiale descendre de près de 60 pour cent.
« Les actions de Google constituent de la censure politique et sont une attaque flagrante contre la liberté d’expression », a déclaré North. « À un moment où la méfiance du public envers les médias de l’establishment est répandue, cette entreprise géante exploite sa position de monopole pour restreindre l’accès du public à un large éventail de nouvelles et d’analyses critiques ».

https://www.legrandsoir.info/un-nouvel-algorithme-...



LE CHEVALIER BLANC... DE GOOGLE
(extraits)

Pour lutter contre la désinformation en ligne, Higgins cofonda en juin 2015 le collectif First Draft : une « coalition à but non-lucratif visant à sensibiliser et à répondre aux questions de confiance et de vérité à l’âge numérique ».
Le collectif a recruté des chercheurs notamment dans le but d’« identifier et de cartographier l’écosystème de la désinformation », et compte constituer, au cours de l’année 2017, un « Corps de formation à la vérification », soit « un réseau mondial de formateurs licenciés par First Draft et utilisant des outils standardisés lors d’ateliers, de séminaires et de formations ».
Associés au collectif dans son objectif de vérification de l’information en ligne, les partenaires principaux (Core Partners) représentent l’écrasante majorité de la presse mainstream français et étrangère.
Les partenaires principaux ont été invités sur la base de leur capacité à contribuer activement à des initiatives pertinentes, ainsi que de leur dévouement dans l’intégration toujours plus accrue d’une réflexion éthique dans la pratique ; dans l’amélioration de la vérification et de la retranscription des informations qui proviennent du web. Ces partenaires auront notamment pour mission de « promouvoir les débunkages et empêcher la diffusion de fausses informations ».

« Les journalistes des rédactions de rédactions français et étrangères vont collaborer pour identifier et vérifier les contenus qui circulent en ligne, qu’il s’agisse de photos, de vidéos, de « memes », de commentaires ou de sites d’actualités. » [https://fr.firstdraftnews.com/lancement-de-crosscheck/]
Parmi les rédactions partenaires de l’opération, on trouve notamment l’AFP, BuzzFeed News, France Médias Monde (via les Observateurs de France 24), France Télévisions, Global Voices, Libération, La Provence, Les Echos, La Voix du Nord, Le Monde, Nice-Matin, Ouest-France, Rue89 Bordeaux, Rue89Lyon, Rue89 Strasbourg, Storyful et StreetPress.
La directrice générale de First Draft, Jenni Sargent explique : « En collaborant avec de nombreuses rédactions et en ouvrant le projet au public, je suis convaincue que nous serons en mesure de contribuer à limiter le flux de désinformation à un moment aussi crucial pour la France ».

https://firstdraftnews.com/about/

https://www.les-crises.fr/bellingcat-5-eliot-higgi...
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