[Mes écrits] - Mon MasterBlog Tcb.

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SOMMAIRE


- 24 Mai 2017, La polémique des "femmes chassées de La Chapelle", Intox de mai 2017
- 30 Mai 2017, Seuls (certains) aulnaysiens peuvent-ils comprendre?
- 26 Sept 2017, Winner/looser







Préambule.
Blog. Page web unique, ou architecture de type site internet plus complexe?
"...Ici, on pourrait faire les deux, comme toujours sur notre Web-Z.A.D Tcb, après avoir désappris l'instinct consumériste du clé en main immédiat, et l'avoir remplacé par la roue denté qui manque à l'engrenage du succès de nos luttes : le temps à se donner pour mettre en place nos propres solutions, ce qu'il faut d'émancipation de ce système pour avoir une chance d'élaborer peu à peu son issue."
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Vendredi 10 Mars 2017
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Je n'ai en réalité jamais tenu un blog. Celui-ci sera un chantier de prise en main de cet outil que je connais fort mal.
De ce que je pense avoir compris d'un blog, il devrait s'agir d'une page web unique, sur laquelle on poste au jour le jour des billets qui se précèdent, et qu'on peut faire remonter à la lecture, comme on remonte le temps. Une sorte de journal "extime", par opposition à intime, mais, comme ce dernier, jalonné de dates disposées chronologiquement. Depuis leur naissance, il me semble que la simplicité qui caractérisait pourtant le "blog", aie quelque peu cédé la place à ce qu'on appelle plus communément des sites internet, de construction plus complexe, permettant l'affichage d'autres fenêtres. Ici, on pourrait faire les deux, comme toujours sur notre Web-Z.A.D Tcb, après avoir désappris l'instinct consumériste du clé en main immédiat, et l'avoir remplacé par la roue denté qui manque à l'engrenage du succès de nos luttes : le temps à se donner pour mettre en place nos propres solutions, ce qu'il faut d'émancipation de ce système pour avoir une chance d'élaborer peu à peu son issue.
En partant de ce postulat fragile de ce que je crois savoir de la fonction blog, son utilisation traditionnelle ici, sur dans mon rad, sur mon rezo, sur mon rézad, est curieuse : la tradition veut en effet qu'on en crée un par billet.
Si cette vision que j'ai des blogs en général et de ceux-ci en particulière s'avère un tant soit peu fondée, il se peut donc que leur prise en main intuitive, modalité maîtresse du réseau, aie conduit à une sorte de détournement de l'objet. Sans jugement de valeur, sans aucun jugement d'aucune sorte, d'ailleurs, j'envisage aujourd'hui de m'essayer à mon tour à la pratique bloguesque, mêlée à celle délicieusement informelle et hasardeuse de nos espaces offerts, presque toujours inexplorés. Il prendra la double forme, celle d'origine d'un blog simple - un billet par date du plus récent au plus ancien - combiné à celle plus complexe, d'une architecture défenestrée. J'indiquerais quoiqu'il en soit les codes, à copier/coller si besoin - de mise en forme modeste que j'utiliserais en bas des billets.

Rendez-vous bientôt Smile







Mardi 26 septembre 2017
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Winner/looser, contrainte économique et morale d'une idéologie.

Quelque chose me taraude à nouveau depuis quelques jours. Une question trouble, confuse, presque indéfinissable, proche du malaise. Un besoin d’établir une sorte de communication, fut-elle à sens unique, avec cet univers de «Winners», qui nous écrase depuis toujours et que je ne comprends décidément pas toujours très bien.
C’est une thématique récurrente chez moi, qui revient régulièrement heurter mon besoin quasi vitale de Comprendre. Elle revient chaque fois que je croise une des personnes appartenant à cet univers auto-proclamé «Gagnant/Gagnant»
Il y a d’abord celles pour lesquelles je peux avoir de l’affection, dont je puisse entrevoir les motivations, et qui restent assez humaines pour sentir au fond de leur être ce tiraillement irréconciliable: Elles sont prises entre tout ce qu’il faut taire, nier, tout ce sur quoi il faut fermer les yeux pour se laisser convaincre qu’on est dans le vrai, et leur humanité; qui entrevoit malgré elles l’immense gâchis. Et encore elles ne savent pas tout. (...)
Lire la suite Ici.




Mardi 30 Mai 2017
(5)

J'avais en tête un texte quand j'ai commencé ce blog, que j'avais remis à plus tard. Le premier jets des notes, éléments de base de ce texte sont stockés quelque part dans mes cellules grises, je ne sais pas dans quel états, mais je n'ai pas prévu aujourd'hui d'y regarder de plus près. En fait j'écris ici et là, un peu partout, peut-être qu'il faudrait que je mette les extraits et les liens ici, ou alors il faudrait conserver à ce blog une thématique précise? je n'en sais rien. et le texte que j'ai en tête pour aujourd'hui n'est pas dans la lignée du précédant, tant pis. Celui ci se voudrait un hommage à un quartier d'accueil de banlieue parisienne, qui, en 3 ans seulement, m'a marquée positivement pour la vie. Le voici :

Seuls (certains) aulnaysiens peuvent-ils comprendre?
Dans mon enfance, j'ai vécu une sorte de xénophobie assez mal connue je crois.
Encore aujourd'hui, je n'en distingue que très mal les contours. Toujours est-t'il que j'étais exclue.
Dés l'âge d'entrer à l'école, dans un petit bled français de 500 habitants, j'étais une étrangère, et je le suis restée jusqu'à mon déménagement. Est-ce lié à un premier litige avec un enfant du sérail qui me maltraitait en section enfantine et que mon père à contraint à laver mon pantalon couvert de boue (à défaut de pouvoir lui faire enlever les cuisantes pustules des orties dans lesquelles il m'avait jetée)? est-ce lié à notre naissance, à mes parents et moi, hors de ce petit territoire rural, est-ce lié à ma différence personnelle, à mes propres difficultés relationnelles, mes haut et bas qui ont sans doute fait de moi aux yeux des autres quelqu'un d'indéfinissablement "bizarre", était-ce simplement à ce moment là ma propre incapacité à m'"intégrer", toujours est-il que je n'y avais pas ma place. Je ne sais pas si c'est lié, ou bien si j'extrapole, mais je me rappelle également qu'on y avait tué un de nos chat à coup de batte ou de bâton. Lui aussi était différent, de ces différences, il est vrai, qui peuvent parfois être agaçantes, je le reconnais. N'empêche.

À l'entrée au Collège, pourtant loin du village, en ville au fond de la vallée, j'ai encore dû rater une marche de l'intégration. Non seulement je venais de la cambrousse par le même car que les autres, mieux acceptés, qui avaient su tant bien que mal s'accrocher aux branches urbaines à leur arrivée, mais je ne portais pas de vêtements de marques, et certains, sans doute, récupérés on ne sait trop où de précédents usagers loin des modes du moment, pouvait paraître assez décalés. J'étais poursuivie notamment par une horde de gamines "populaires" comme un colporteur traînerait son armada de casseroles.
Jusqu'à ce que j'en gifle une.

Peut après cette période là ma vie prend un nouveau tournant, et je vais finir mes années collège dans un environnement radicalement différent : cap to Banlieue nord de paris, proche de Sevran Beaudottes. Je vivrais par la suite, à l'entrée au lycée, dans la même ville mais versant plus mixte socialement, et plus "blanc", les mêmes mises au banc liées à ma différence, cette "bizarrerie" que personne, jamais, n'a réussi à me définir, à m'expliquer, et qui semble produire un certain malaise à bon nombre de personnes. Lesquelles, pourquoi, mystère. Toujours est-il que là ou j'habite à ce moment là, mon chez-moi comme jamais, au cœur du quartier du gros Saule à Aulnay-sous-bois, on échappe à cette étrangeté. Ici la différence est chez elle, j'y suis enfin chez moi.

À mon arrivée à l'été, avant l'entrée en 3ème au collège Pablo Neruda, je rencontre quelques uns de mes jeunes voisins. À commencer par Thi-ha. Les premiers échanges sont sympathiques, mais vient un moment d'angoisse lorsque qu'elle me parle d'un de ses camarades de classe pour me prévenir de l'éviter. arf. déjà une mise au banc? ou peut-être juste un conflit personnel qui ne se mue pas en exclusion, je ne saurais pas. Mais plus inquiétant, un mot que je ne comprends pas, et qui risque, comme c'est souvent arrivé par le passé, de me coûter mon image d'encore "intégrable" : "celui-là c'est un ffonbou", me dit-elle. Dois-je faire comme si de rien n'était? Trop tard, j'ai lâché la question fatidique "qu'est-ce que c'est que ça, un ffonbou?". "Queu-oi!!??? tu sais pas ce que c'est qu'un ffonbou?" ("mais d'où tu sors", je traduis mentalement.)
Aïe, je suis fichue me dis-je.
Habituellement un rien suffit à perpétuer l'exclusion que j'ai connue jusqu'ici, et je commençais à peine à avoir la sensation qu'il y avait une issue, que je pouvais enfin y échapper. Voilà que c'est à nouveau compromis...
Et la voilà qui m'explique tranquillement, après l'effet de surprise retombé, et cela n'aura aucun effet ni sur nos relations, ni sur mon intégration, la seule que j'ai pu réussir jusque là et pour longtemps.
C'est mon premier contact avec le verlan, le même que parlaient mes ancêtres, fut un temps, parait-il, à quelques variantes générationnelles près.
Ici, toutes les couleurs de peau et les descendants de toutes les origines possibles se côtoient. Entre nous, nous entrons rarement dans les détails, quand nous devons décrire une personne que notre interlocuteur n'identifie pas, parmi tous les éléments permettant de le faire il y a Keubla ou renoi, noich, et nous voilà ma sœur (blonde comme les blés) et moi-même, les suédoises. Reubeuh, je m'aperçois avec le recul qu'on le dit beaucoup moins. Autant ça ne semble pas déranger les copains-copines, qu'ils ou elles soient descendants d'africains, d'insulaires, ou d'ailleurs, de vietnamiens ou de cambodgiens, autant les enfants de parents kabyles n'ayant pas digéré toutes les colonisations subies, c'est sans doute plus compliqué, alors je suppose qu'on évite. Quoi qu'il en soit, aucun de ces éléments d'identifications, jamais, ne sont ni négatives ni discriminatoires, et c'est plutôt amusant pour moi, qui me sens si loin physiquement de la blondeur et de la blancheur incarnée, de m'entendre appeler tendrement "la suédoise". Je sais que sans ma sœur j'aurais probablement eu droit à moins original, ou, comme pour les kabyles, à une certaine délicatesse. Et surtout, ça n'aurait jamais été rien de plus qu'un élément banal d'identification parmi d'autres.

J'idéalise me direz-vous. Bien sûr que j'idéalise. Je suis "rentrée" en province avant que la désapprobation de me voir sortir avec un boutonneux d'un autre quartier ne crée de vrais problèmes potentiellement grave et notamment sexistes (mais peut-être que ça n'aurait pas été jusque là, probable même, que mes revendications féministe auraient été entendue, tel que je me souviens de cette époque), et certaines bandes semblaient, de loin, moins affectueuses. Il y avait aussi des choses graves dont on entendait parler autour, comme l'histoire de ce jeune tué par un vigile, quelque part vers la rose-des-vents, pas très longtemps après qu'on y soit allés à une fête dans un de ces sous-sols en béton bruts qui sont identiques, contre toute attente, à ceux de la campagne.
Mais la réputation du coin, en tout cas, était largement assez usurpée pour me permettre d'y vivre les trois meilleures années de mon enfance finissante. Chacun ses différences, tous humains, la recette absolue de la bienveillance essentielle à mon bonheur, et à mon avis au bonheur de l'humanité. Ces trois années m'ont rendu la confiance en moi qui m'était jusque là niée, et m'ont consolidée pour aborder mes "intégrations" suivantes.

#SeulLesAulnaysiensPeuventComprendre?








Mercredi 24 Mai 2017
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La polémique des "femmes chassées de La Chapelle", Intox de mai 2017
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La Chapelle, Mai 2017. Polémique semblable à celle de Saint Denis et Sevran, 3 lieux ou j'ai vécu à différents moments de ma vie, et à chaque fois je me dis :
"Bon sang, ça fait 30 ans, 15 ans et 10 ans respectivement que j'ai quitté ces lieux, mais j'y suis retournée il y peu, se peut-il que je ne me sois pas aperçue que ça avait dégénéré à ce point?"
En fait j'étais pratiquement sur le point de croire la manipulation grossière sur Sevran et Saint Denis. Avec ce fond d'incrédulité qui me portait davantage, avec un certain soulagement je l'avoue, à reconnaître mes anciens quartiers dans le travail autrement plus sérieux fourni par Bondy-Blog.
Là, pour La Chapelle, c'était plus récent et plus proche géographiquement de moi encore aujourd'hui. Pourtant je suis certaine que sans le Bondy-Blog et son travail sur Sevran, les médias toujours prompts à fournir vite et mal auraient réussi à me faire douter à nouveau.
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Codes utilisés pour ce billet :
[quote]"...Ici, on pourrait faire les deux, comme toujours sur notre Web-Z.A.D Tcb, après avoir désappris l'instinct consumériste du clé en main immédiat, et l'avoir remplacé par la roue denté qui manque à l'engrenage du succès de nos luttes : le temps à se donner pour mettre en place nos propres solutions, ce qu'il faut d'émancipation de ce système pour avoir une chance d'élaborer peu à peu son issue." [right](1)[/right][/quote]
L'embêtant avec la mise en page, c'est que les 4 premières lignes de (texte plein!) doivent être sobres sans quoi c'est tout le mur commun qui prend leur forme. un grand sensible, notre mur commun, dis-donc, incroyable! Du coup, une petite citation du texte, éventuellement assorti d'une image, pourrait être une solution...
<font size=2>[i]L'embêtant avec la mise en page, c'est que les 4 premières lignes de (texte plein!) doivent être sobres sans quoi c'est tout le mur commun qui prend leur forme. un grand sensible, notre mur commun, dis-donc, incroyable! Du coup, une petite citation du texte, éventuellement assorti d'une image, pourrait être une solution...[/i]</font>

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<font size=5; color=#fa8900> <b>Vendredi 10 Mars 2017</b> </font> [right](3)[/right] 
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<font size=2; color=#00cc9b>Blog - 2; #00cc9b</font><font size=3; color=#019cf6>Blog - 3; #019cf6</font><font size=4; color=#9307c2>Blog - 4; #9307c2</font><font size=5; color=#fd1b65>Blog - 5; #fd1b65</font><font size=6; color=#d0009c>Blog - 6; #d0009c</font><font size=7; color=#febc06>Blog - 7; #febc06</font><font size=8; color=#bedf0c>Blog - 8; #bedf0c</font>
Gérardsei
je me suis régalé en lisant ce début de biographie: c'est touchant d'authenticité, hachement bien écrit, profond... Vivement la suite ! ;-)
Miyette
Merci Smile
Argh y a pas de suite du tout, rien ne vient!! Tears
Gérardsei
La suite ! La suite ! La suite ! La suite ! La suite ! La suite ! La suite ! La suite !
Miyette
Mort De Rire
Miyette
Bon bhâ en attendant que je continue celui-là, parce qu'en toute franchise tu risques d'attendre heu... longtemps, voici les autres, à la mode Blog de Tcb, offrant les commentaires directs sur chaque publication : https://www.thechangebook.org/Myiette/blog/
Ils ne sont pas tous écrits de ma main (m...
Miyette
ha, Gerardsei, pas tant que ça l'attente, seulement 2 mois, c'est pas beaucoups Wink :

Mardi 26 septembre 2017
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Winner/looser, contrainte économique et morale d'une idéologie.
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Quelque chose me taraude à nouveau depuis quelques jours. Une question trouble, confuse, presque indéfinissable, proche ...
Miyette
Retour sur un vieux texte, à propos de la stigmatisation des quartiers populaires, un sport très à la mode actuellement.

La polémique des "femmes chassées de La Chapelle", Intox de mai 2017


24 Mai 2017.

La Chapelle, Mai 2017. Polémique semblable à celle de Saint Denis et Sevran, 3 lieux ou j'ai vécu à...
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