Introduction : Une pensée libérale-libertaire réactionnaire (2/n)

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Introduction : Une pensée libérale-libertaire réactionnaire (2/n) Cela permet de souligner que « les libéraux économiques », au-delà de la pensée qui les habite à vouloir incorporer par la force le « sacro-saint » marché et la « concurrence libre et non faussée » partout où c’est possible.

Il semble nécessaire de ne pas réduire la philosophie libérale aux différents corpus en vigueur concernant le phénomène du « pro-choice ». Si la liberté des individus peut sembler fondamentale, il convient également de défendre les libertés collectives et communes comme le démontre Johannes Althusius. À travers la défense de ces droits et de ces libertés que l’on peut considérer comme fondamentaux, cela permet de s’opposer de façon systématique aux différents régimes libéraux qui développe une idéologie une idéologie misérable. La défense du libéralisme philosophique ne viendra pas pour autant de ceux qui se revendiquent pleinement libéraux.

Dans un monde où l’autoritarisme devient de plus en plus présent dans nos vies quotidiennes. Pour des soirées de musique, les citoyens de notre république peuvent perdre la vie comme l’affaire de Steve à Nantes. Alors qu’on nous a vanté les mérites de faire barrage au nationalisme, les faits reproduisent de façon systématique les dérives autoritaires et liberticides du libéralisme économique.

En outre, la philosophie libérale permet de trouver de fausses excuses à ces propres dérives tout en se parant de vertus démocratiques aux différents régimes présidentialistes et pseudo-parlementaires. Dans ces régimes, il s’avère que nous assistons dans la plupart du temps à une longue dérive autoritaire avec une dose importante de populisme comme c’est le cas en Turquie, en Russie et aux États-Unis d’Amérique. Qu’en est-t-il de la France ? La présidence d’Emmanuel Macron devait porter en elle un projet très porteur pour le libéralisme philosophique et faire rempart contre les autres formes de populisme. Depuis son entrée en fonction, il s’est avéré qu’Emmanuel Macron a poursuivi la longue trajectoire d’une révolution prétendument libéral-libertaire, laquelle se révèle en réalité autoritaire sur le plan policier. Les manifestations se poursuivent les unes après les autres. Rarement un président n’avait été autant critiqué dans l’Histoire du pays. Ces critiques restent profondes et méritent un certain éclaircissement.

Sans garde-fou important qui permette le respect de l’État de droit, le choix d’une politique répressive sous le prétexte de défendre une nouvelle morale laisse envisager la sortie d’une crise politico-économique selon les critères propres à nos dirigeants.

La réécriture du « Roman National » peut donner l’hypothèse que nous sommes sur la voix d’un néo-fascisme différent de celui de Mussolini, mais s’inscrivant dans les dictatures libérales d’Amérique Latine dans les années 70. La meilleure façon d’instaurer ce type de régime est de faire croire qu’il s’agit d’un régime démocratique alors que dans les faits, il s’agit d’un régime autoritaire.

Cela s’accompagne par la mise en place progressive d’un état policier où la philosophie libérale est reléguée en arrière plan. Cette attaque sans précédente de la philosophie libérale se caractérise également par le culte de la personnalité de la part du président de la République, soutenu par la médiatisation incessante de ses ministres.

La philosophie libérale tend avec le temps à se dissocier entièrement du libéralisme économique. Comme nous venons de l’expliquer, la forme suprême du libéralisme économique pour défendre ses intérêts s’inscrit dans la poursuite d’un régime illibéral. Le problème, c’est que de nombreuses personnes tendent à confondre l’idéal libéral avec l’idéal libertaire. Les deux sont peut-être compatibles dans le libertarianisme, mais cela reste un fait extrêmement minoritaire et surtout marginal.

Le capitalisme promouvant « la concurrence libre et non-faussée » est un mouvement hypocrite pour réhabiliter le vieux « capitalisme de connivence » : comme toujours, les règles fondamentales du marché ne sont pas respectées par ceux qui les prétendent les défendre.

Avec l’antispécisme et l’animalisme comme éléments d’une alternative profonde à pareil discours. Il s’avère que la « philosophie libérale » permet de mieux saisir certains aspects, mais aussi d’offrir des outils important permettant justement de déconstruire le spécisme de façon scientifique et rigoureuse. La question de la dialectique matérialiste vient des ouvrages libéraux et en ricoché des ouvrages marxistes. Il semble nécessaire de « rendre à César ce qui appartient à césar ».

Or, on peut dire que leur croyance n’est pas basée sur un aspect matérialiste, mais bien sur une croyance largement dogmatique. En effet, le dogmatisme se fonde le plus souvent sur des préceptes et des axiomes définis à l’avance. Il est vrai que les axiomes s’inscrivent dans une logique cohérente. Il ne peut y avoir d’axiomes contradictoires d’un point de vue interne à ladite théorie (il n’en va certes pas de même en externe, selon la fameuse démonstration de Godel). Ils se complètent et vont tous dans le même sens. Or ce qu’il peut se démontrer sans preuve peut se réfuter sans preuve, pour reprendre Karl Popper. Dans ce cadre, la logique libérale s’empare lentement et progressivement de l’ensemble du corps social. Cela compose un processus contre-révolutionnaire aussi discret qu’efficace. Pour contrer cette dynamique sournoise, il convient d’établir un système de pensée cohérent entre l’anticapitalisme et l’antispécisme.
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