CONTRE LA MALADIE CAPITALISTE, CEUX OUI VIVENT SONT CEUX OUI LUTTENT

CONTRE LA MALADIE CAPITALISTE, CEUX OUI VIVENT SONT CEUX OUI LUTTENT

La période que nous vivons est une accélération de ce que nous avons connu ces dernières décennies. La « crise du covid » est la suite logique de la stratégie menée à notre encontre par la classe dominante pour maintenir l'exploitation capitaliste. Dans la continuité de ce que nous avons vécu ces dernières années, cette crise annonce toujours plus de précarité, d'injustice et de souffrance.

Attentats, épidémies, sont des prétextes utilisés pour restreindre nos libertés. Ces restrictions servent à nous désorienter et à nous rendre passifs par la peur. Cela permet à la bourgeoisie et à leurs gouvernements de mettre en place leur programme de destruction sociale, nécessaire à la survie d'un capitalisme en crise.

Les attaques contre nos libertés sont toujours présentées comme une nécessité pour le bien commun. En réalité, depuis un an, nous sommes confrontés à un État qui nous dit quoi faire, quoi penser... mais qui nous invite à rester chez nous plutôt que de nous soigner. A un Etat qui continue d'entreprendre la destruction des hôpitaux et qui enferme les plus anciens et les condamne à une mort certaine.
Des mesures telles que le couvre-feu n'ont jamais été entreprises pour lutter contre une épidémie, mais bien pour exercer un pouvoir dictatorial. Les récents décrets autorisant le fichage de la population en témoignent. La censure s'intensifie également sur Internet, au prétexte de combattre les discours « complotistes ». Et ce faisant, toute critique du discours officiel est assimilée à des propos réactionnaires.

Dans ce contexte, d'autres s'en sortent bien, Amazon et Netflix ont respectivement gonflés leur chiffre d'affaires de 40 et 25% par rapport à l'année précédente ; Air France, Renault et d'autres, se sont vu offrir un prêt garanti par l'Etat, évidemment sans contre-partie en faveur du salariat. A contrario, les entreprises licencient massivement et durcissent les conditions d'exploitation. Quant aux syndicats, en plus de soutenir les mesures répressives du gouvernement, ils accompagnent cette restructuration économique. Ils neutralisent notre colère en organisant des journées de grève symboliques, en veillant à ce que chaque secteur reste isolé.

Chacun essaye à son niveau de continuer à vivre par une désobéissance silencieuse afin de se rassembler en famille ou entre amis, afin de ne pas mourir de solitude. Cependant, la classe capitaliste, elle, continue d'agir avec méthodologie pour défendre ses intérêts. Nous devons être à la hauteur de ses efforts si nous voulons défendre les nôtres.

LE GOUVERNEMENT VEUT-IL NOUS PROTÉGER ?

Cela fait maintenant un an que nous subissons un déferlement de restrictions de nos libertés les plus basiques. Il est devenu quasiment impossible de sortir de chez nous sans avoir l'impression d'être suspect, sans devoir se justifier de nos moindres faits et gestes. Dans tout le pays, et au-delà des frontières, la vie sociale a été réduite à son minimum. Il nous est interdit de nous rassembler, certains d'entre nous sont en télétravail et ne voient plus leurs collègues, d'autres continuent d'aller au travail et doivent se plier à des rituels absurdes en guise de « protocole sanitaire »,tandis que d'autres n'ont pas cette « chance » et n'ont plus de travail.

Il est devenu normal de passer des mois sans voir le visage d'autres personnes que ceux de nos proches. Il est également devenu normal que la nuit soit un moment où il est strictement interdit de sortir de chez soi. Il deviendra bientôt normal d'avoir l'interdiction de parler dans les transports en commun.

Comment une épidémie, dont la dangerosité est relative à l'état du système de santé, peut-elle justifier des mesures dictatoriales ?

On peut facilement constater que les gou­vernants utilisent les statistiques épidémi­ques pour justifier n'importe quoi, n'importe quand, et que leurs décisions n'ont aucun rapport avec des mesures sanitaires. Ce prétexte de l'épidémie n'est pas toujours utilisé, par exemple en décembre dernier lorsque le gouvernement et sa police politique se sont empressés de ficher les opinions politiques de l'ensemble de la population.

Et remettre en question ce discours officiel, tel qu'il est dicté par le gouvernement et les médias, est aujourd'hui systématiquement qualifié de « complotiste ».Toute critique est automatiquement associée aux absurdités d'extrême-droite. Ce n'est pourtant pas complotiste que de dire que la bourgeoisie s'organise, elle ne s'en cache d'ailleurs pas vraiment. Ce n'est pas complotiste de dire qu'elle peut mentir et déformer la réalité pour servir ses intérêts, c'est aussi ce qu'elle fait en permanence. Lorsqu'un discours critiquant les décisions, stratégies et objectifs du pouvoir est pour­ chassé, il n'est pas exagéré de dire que la société est entrée dans le totalitarisme.

Tout en nous conditionnant à rester passifs, les capitalistes s'activent partout dans le monde. Ils continuent de s'organiser. Ils se préparent sur tous les plans : politiques, juridiques, militaires... Leurs décisions de détruire une partie de l'économie en fermant certains commerces n'est pas contradictoire avec leurs intérêts. En cherchant à rétablir leur taux de profit, ils peuvent sacrifier une partie du capital, l'histoire l'a déjà montré. L'histoire a également montré que cela ne se faisait pas sans conséquences
Lorsque les aides de l'Etat au chômage partiel et aux entreprises seront supprimées, les effets déjà visibles de la crise seront dévastateurs : chômage, sécurité sociale, salaire, tout ce qui nous permettait de survivre aura terminé d'être réduit à presque rien.

Devons-nous accepter de vivre isolés les uns des autres ?
Devons-nous accepter d'être déshumanisés ?
Devons-nous accepter une exploitation encore plus dure ?

La société capitaliste est bloquée, elle n'a plus rien d'autre à offrir à l'humanité que la dictature et la destruction du lien social. Seule notre classe sociale, le prolétariat, a la force de renverser le cours des choses. Nous devons affûter notre critique, partir de notre vécu. Nous regrouper où nous le pouvons, entre voisins, entre collègues. Contrairement à ce qu'on nous répète, nous devons discuter et enfin nous organiser pour nous défendre. Cela peut commencer par des choses simples : diffusions de tract, entraide, organisation et soutien de grèves. Des choses simples, mais qui mises ensemble, nous permettront de nous retrouver et de construire un« monde d'après» qui n'est pas celui de nos exploiteurs.

Groupe d'Action pour la Recomposition de l'Autonomie Prolétarienne
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