#41 La cause animale angle d'attaque du capitalisme

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#41 La cause animale angle d'attaque du capitalisme Il y avait une personne avec qui je faisais de la radio, il m'a largué et je l'avais poussé dans ce retranchement. Faire de la radio musicale, ce n'est peut-être pas forcément mon truck. Bien que j'aie des qualités et une culture musicale, je me rends compte que mes capacités culturelles tiennent le bon bout. En effet, laisser des émissions pour faire couler de la musique est à la merci de chacun. Dès lors, il semble d'une façon très rationnelle d'entrer dans le vif des sujets.

Depuis deux ans, j'écris un livre théorique sur les animaux en "faisant mes propres recherches" au travers d'articles de revue, de livres et de thèses. Je me rends bien compte que mon angle d'attaque pour défendre une végétalisation et d'une certaine manière passe par la rationalité. Je me remets à lire tel un boulimique avec parfois des lectures franchement abstraite et complexe comme Zoopolis de Sue Donaldson. Mais, je crois sincèrement que l'antispécisme se doit d'être débarrassé de l'approche de Peter Singer tout comme de ses acolytes. En effet, je ne crois pas à l'utilitarisme comme moyen d'analyse philosophique pour approcher une éthique. J'ai choisi la voie assez abstraite du "matérialisme dialectique" de "tonton" Karl Marx et d'Engels.

Certains me diront que je fais de l'anthropomorphisme. Je suis végétarien, j'assume mes idées. Toutefois, j'aimerai aller clairement plus loin dans ma transformation alimentaire afin de devenir végétalien. Sur la question du véganisme, des interrogations me viennent à l'esprit. Il existe deux formes à mon sens de pratiques véganes : la pratique populaire liée au fait d'une alimentation exclusivement végétale et la pratique hybride qui met à profit les différentes technologies afin de produire des simili-carnés et des simili-laitiers (barbarisme, oui je sais !) au travers d'entreprises pas forcément éthique qui se redonnent une image : cool, on fait du végétal !

Dans le même temps, une autre dimension au-delà de l'éthique et du capitalisme semble nécessaire à prendre en compte : l'élevage reste une des principales sources du réchauffement climatique au niveau mondial. Le réchauffement climatique est comme la planète, il ne connaît pas les frontières. Dès lors, il semble plus que nécessaire de voir que les moyens d'orienter vers le végétal s'inscrivent dans une solution nécessaire et pragmatique à moyen et long terme. Pour autant, il convient de souligner que la méthode de l'individualisme méthodologique ne peut qu'interroger sur le fond. En effet, il existe deux formes d'analyse de l'individualisme : la première que j'ai précité et la seconde : l'individualisme holistique. L'un part au niveau de l'individu comme forme indivisible et l'autre part au niveau d'un groupe ou plus largement d'une société. Vous auriez très bien compris là où je veux en venir. L'individualisme méthodologique reste la pierre angulaire du néolibéralisme depuis le début du XXème siècle. L'autre se retrouve dans les différentes luttes sociales.

J'avais commencé à poster des brides de l'introduction, mais je constate que le travail que je suis en train de fournir s'enracine au-delà d'une simple livre sur les animaux comme on peut en trouver des dizaines qui tourne le regard vers une "libération animale". Je ne souhaite pas rentrer dans le débat sur l'usage du terme pour les raisons que j'ai précité ci-dessus. Je crois foncièrement que s'il existe un "journal de la cause animale" sous un registre clairement "apolitique" au sens qu'il est monothématique, il y a une vision autre qui se dégage : le monde dans lequel nous vivons n'est point apolitique et demeure profondément politisé. En effet, la bourgeoisie détient les "moyens de production" au travers des usines d'abattage et de transformation. Je passe sous le tapie l'élevage intensif résultant de ce mécanisme tout comme le fait que les fermes sont vouées à devenir progressivement des usines. Dès lors, le fait de nier le "système économique" dans lequel nous vivons, je crois - à mon propre avis - que cela est voué à créer de plus en plus de frustration sur une lutte de plus en plus populaire, dont les verrous demeurent très conservateurs comme l'Assemblée Nationale et le Sénat où chaque petite loi est vue comme une victoire alors qu'elles ne font qu'agrandir les cages, les enclos, mais ne remettent pas en cause structurellement la réalité : la bourgeoisie a le monopole du Parlement.

Tout cela pour dire que mes travaux de "chercheur indépendant" (ça fait classe !) commencent à tirer leurs fruits progressivement. Pourtant, il convient de souligner d'une façon ou d'une autre que si j'en suis à la huitième version de mon tapuscrit. Les connaissances agglomérées ne doivent pas être retenues dans un sens de privation de celui qui pour des raisons diverses n'a pas le temps de lire, de faire de la recherche de donner à ce les connaissances soient libérées et simplifiées.

Cela peut paraître clairement abstrait, mais la radio reste un moyen de développer sa culture comme sur "France Culture". Certes, je n'ambitionne pas arriver à la cheville de leurs podcasts. Toutefois, il semble rationnel de voir que la position d'être un réel animateur radio mettant au service ses connaissances s'inscrit dans l'augmentation des connaissances de la société.
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