Contre-argumentation : conspirationnisme


La rubrique "Contre-argumentation" est nécessaire dans la recherche d'un argumentaire pour contrer thèses et rethèses des personnages d'extrême-droite ou du milieu conspirationniste.


Dans ce fil, c'est l'ensemble d'une recherche zététique qui servira de contre-argumentaire aux thèses conspi préférées de nos chers voisins reptiliens (Zeitgeist, Griffin, Alex Jones, ǝpɐuıɯǝɥɔ, Maxwell, etc...)).
L'article (basé sur les principes zététiques, qui analysent et approfondissent de manière scientifique) a été relu et certaines parties ont été simplifiées et extraite de l'ensemble de la recherche pour que nous puissions y voir clair...


[[Introduction]]

Depuis la démocratisation d’Internet, quasiment chaque événement médiatique majeur devient prétexte à l’élaboration d’une multitude de théories du complot, qui surgissent d’autant plus quand l’information est limitée [1]. Bruno Fey, l’auteur de Complocracy parle de conspirationnisme ordinaire pour décrire cette nouvelle tendance [2]. Nous ne serons donc pas étonnés que le mot « conspirationniste » trouve sa place dans le Petit Larousse 2012 [3].

Pouvant aller de scénarios à la fois vraisemblables et très élaborés, jusqu’à des thèses farfelues [4], les théories du complot jouissent d’une très grande popularité.
Par exemple, 69% d’un échantillon d’Américains interrogés croient que l’assassinat du président John F. Kennedy en 1963 fut en réalité le fruit d’un complot [5].


Il n'est pas question de rentrer ici dans des considérations idéologiques et géopolitiques, et ce dossier n’aura pas pour objectif de discuter d’éléments techniques afin de savoir si un événement donné est en réalité le résultat d’un complot ou non, mais plutôt de comprendre les caractéristiques psychologiques en jeu chez les personnes qui adhèrent aux théories du complot.

C’est ainsi que la question qui est à l’origine de ce dossier est de tenter de savoir qui sont les individus qui adhérent à des théories du complot. Cela revient à se demander si, statistiquement, nous sommes capables de prédire l’adhésion à des théories du complot, et ainsi peut-être mieux comprendre les processus qui rentrent en jeu dans ce type de croyance.

Pour tenter d’apporter ces réponses, une lecture de différents articles de recherches scientifiques, a permis d’apporter un lot d’éléments, aussi bien théoriques qu’empiriques.
◄► Dans un premier temps, nous évoquerons une définition des théories du complot.
◄► Dans un deuxième temps, nous verrons si les théories du complot appartiennent à une seule dimension ou s’il existe plusieurs types de théories. Ensuite nous tenterons de dégager les différentes caractéristiques de personnalité des personnes qui adhèrent à ces théories du complot.
◄► Nous verrons ensuite en quoi le fait d’adhérer aux théories du complot est relié à une façon spécifique de voir le monde.
◄► Après avoir évoqué des études qui permettent de mesurer l’impact et l’influence des théories du complot sur nos attitudes, nous terminerons sur l’examen des différentes limites.


    [*][[1. Définition]]


Pour définir les théories du complot, nous suivrons les chercheurs Suisse Wagner-Egger et Bangerter [7], qui définissent les théories du complot comme des « explications naïves concurrentes aux thèses officielles, impliquant souvent l’intervention d’un ou de plusieurs groupes agissant dans l’ombre et apparaissant lors d’événements négatifs ayant une signification ». Nous pouvons aussi citer une définition de Douglas et Sutton [8] définissant les théories du complot comme étant « une tentative d’expliquer la cause ultime d’un événement (habituellement politique ou social) comme une machination secrète organisée par une alliance cachée d’individus et d’organisations puissantes, plutôt que par une activité non dissimulée ou une apparition naturelle ».

    [*][[2. La ou les théories du complot ?]]


Avant de rentrer dans le vif du sujet, il est important de préciser s'il convient effectivement de parler de la croyance aux théories du complot en tant que dimension générale (Serge Moscovici par exemple, argumente en faveur d’une mentalité de conspiration [9]), ou alors s’il existe différentes catégories de théories du complot qui renvoient à des construits distincts.

Une recherche menée aux États-Unis [5] présente des données qui pèsent en faveur de l’hypothèse de la dimension générale de la croyance aux théories du complot. En effet, dans cette étude, le niveau d’adhésion à différentes théories du complot corrèlent positivement ensemble.
Dans une autre recherche menée sur un échantillon d’individus en Pologne [10], les personnes qui rapportent adhérer à la croyance en une conspiration des Juifs, adhéraient aussi par la même occasion à la croyance en une conspiration des Russes et des Allemands. Ces données pèsent en faveur de l'hypothèse d'une croyance unitaire aux théories du complot.
Plus étonnant encore, des données issues d’une étude récente semblent indiquer que des personnes peuvent adhérer à des thèses contradictoires entres elles du moment qu’elles sont en opposition avec les thèses dites « officielles » (par exemple, les personnes qui croient le plus au fait que la princesse Diana ait simulé sa mort sont les plus à même de croire qu’elle a été assassinée par les services secrets britanniques) [11].
Toujours dans la même idée, le fait d'adhérer à différentes théories du complot prédispose à adhérer à des « fausses » théories du complot inventées de toutes pièces par les chercheurs [12].

Cependant, on peut ajouter que Wagner-Egger et Bangerter [7] qui ont approfondi cette question, mettent en évidence l’existence d’une dimension théorique générale de croyance conspirationniste, qui est elle-même subdivisée en deux catégories, et ce conformément à la thèse de Campion-Vincent : les théories du complot de type Système qui concerne les autorités, par exemple le complot du gouvernement, des services secrets, des lobbys pharmaceutiques, etc) et les théories du complot de type Minorité (par exemple le complot juif, le complot des terroristes musulmans, etc). Nous reviendrons sur cette distinction ainsi que leurs caractéristiques un peu plus loin.

    [*][[3. Les caractéristiques socio-démographiques et personnologiques des adhérents aux théories du complot]]

      [*]a) Caractéristiques socio-démographiques

      Dans un premier temps, les informations S-D peuvent nous apporter des éclairages intéressants sur les groupes d’individus qui sont les plus susceptibles de croire aux théories du complot. Une étude menée par Groetzel [5] montre que ce sont les minorités ethniques (les Afro-américains et les Hispaniques aux États-Unis dans ce cas présent) qui sont les plus à même d’adhérer à différentes théories du complot. Les chercheurs Bonhert et Latking [13] mettent en évidence que ce sont plus particulièrement les hommes ainsi que les individus n’ayant pas achevé un parcours académique qui endossent le plus de croyances conspirationnistes à propos du SIDA. Toutefois, il faut préciser que les conclusions peuvent varier selon les études, pour illustrer cela, certains chercheurs [14] n’ont pas réussi à mettre en lien des caractéristiques comme l’âge, le genre ou le parcours éducatif avec l’adhésion à des théories du complot.


      [*]b) Caractéristiques de personnalité


    Dans l’étude de Wagner-Egger et Bangerter [7], un ensemble de différentes échelles de mesure de personnalité ainsi que des échelles mesurant la croyance à différentes thèses conspirationnistes ont été administrées à des étudiants suisses. Il en est ressorti un lien entre différentes caractéristiques psychologiques et la croyance générale aux théories du complot. Le manque de confiance envers les personnes proches géographiquement prédit une forte adhésion aux théories du complot, comme également le degré d’anomie [15], mesuré par le niveau de méfiance envers les institutions, le sentiment de ne pas pouvoir contrôler le monde environnant et la satisfaction dans la vie.

    ► Pour en revenir aux deux sous-dimensions que nous avions évoquées un peu plus haut, les mesures d’irrationalité d’une personne prédisent son adhésion à des théories du complot de type Système (plus une personne est irrationnelle et plus elle croira à cette catégorie de théories du complot), tandis que la méfiance, la peur ainsi que l’autoritarisme de droite [16] prédisent la croyance en des théories du complot de type Minorité.
    Ces résultats renforcent et élargissent les conclusions que tire Groetzel [5] à partir d'un échantillon d'américains, à savoir que l’anomie, le manque de confiance envers les autres ainsi que le sentiment d’insécurité vis-à-vis de l’emploi étaient de bons prédicteurs du degré d’adhésion aux théories du complot.

    Par ailleurs, certains auteurs ont étudié la prévalence de croyances en une conspiration gouvernementale agissant contre les intérêts des Noirs Américains, chez une population de plus d'1 millier d'Afro-américains provenant de Louisiane [14]. Ces auteurs se sont servi des travaux de Turner [17] pour tester un modèle théorique de croyances en des conspirations gouvernementales à deux niveaux, à savoir la croyance en des intentions malveillantes (croire que le gouvernement exacerbe intentionnellement les problèmes dans les communautés noires, avec par exemple la croyance selon laquelle le SIDA est une forme de génocide en vue d'éliminer les Noirs) et la croyance en des négligences bénignes (croire que le gouvernement fait le minimum pour résoudre les problèmes sociaux des Afro-américains, par exemple croire que le système judiciaire américain n'est pas juste envers les Noirs). Notons toutefois que la croyance en des théories du complot de type intentions malveillantes est moins répandue que la croyance en des théories du complot de type négligences bénignes.

    Parmi cette population étudiée, ceux qui pensaient que la situation économique du pays empirait, (de même que ceux qui pensaient que les Noirs avaient peu d’influences dans la politique étasunienne), étaient plus susceptibles que les autres d’adhérer à des théories du complot de type intentions malveillantes et de type négligences bénignes.

    De plus, cette étude a permis de mettre en évidence que les événements personnels vécus par une personne ont aussi un impact sur cette croyance : avoir été victime de harcèlements ou d’agressions raciales entraine une plus grande susceptibilité d'adhérer à ces deux types de théories du complot. Plus amusant, les personnes qui rapportent fréquenter le plus souvent une Église supportent moins les théories du complot de type négligence bénigne, les auteurs expliquent que les personnes qui se rendent le plus souvent à l’Église pourraient avoir une vision plus positive du gouvernement, notamment par le fait que fréquenter une communauté accroit le capital social. On voit ainsi que, conformément aux études présentées précédemment [5], [7], la tendance générale à ne pas croire les autres est liée à une plus grande adhésion dans la pensée conspirationniste.
    [[et si TCB montait sa propre Eglise?.... ►►►►►►►►]]

      [*][[4. Les théories du complot traduisant une vision du monde ?]]


    Certains auteurs proposent que les théories du complot (plus précisément celles de type Minorité (voir + haut)) seraient le fruit d'un mécanisme de self-défense envers un sentiment de menace que pourraient représenter certaines minorités ethniques [9].
    En outre, ces théories peuvent être aussi des explications servant de justification morale à des préjugés ainsi que des discriminations envers des minorités.

    Pour illustrer cela, Koftka et Sedek [10], dans une étude réalisée sur un échantillon de citoyens polonais, ont mis en évidence plusieurs facteurs qui avaient un impact sur la croyance en un complot juif ou allemand. Dans un premier temps, avoir une forte adhésion à des valeurs nationalistes et avoir l'impression qu'il existe un consensus concernant l'existence d'un complot juif favorise cette même adhésion aux théories du complot juif, celle-ci étant par la même occasion un bon prédicteur de la xénophobie. Toutefois, précisons que dans cette étude, ceux qui sont désignés comme les prétendus acteurs du complot ne sont pas les Israéliens ou bien des Allemands, mais bien les citoyens polonais ayant des origines israéliennes ou allemandes, ce qui renforce l'hypothèse du sentiment de menace qu’exerceraient des minorités ethniques installées dans un pays.

    On remarquera aussi qu'un haut degré d'essentialisme ainsi qu'un haut degré d'entitativité perçue (avec lequel un agrégat de personnes est perçu en tant qu’unité) permet de prédire une plus forte adhésion à la croyance en un complot juif.

    Nous voyons ainsi clairement que certaines théories sont imbriquées dans un système, qui les rend aux yeux de ceux qui y adhérent parfaitement cohérentes et justifiées.

      [*][[5. Influence des théories du complot sur nos attitudes]]


    Naturellement, nous en venons à nous poser la question quant à l’impact que peut avoir l'exposition à des théories sur nos attitudes. Les chercheurs Douglas et Sutton [8] ont voulu apporter une réponse à cette question en étudiant une population d'étudiants anglais. Les résultats montrent que les participants de l'étude qui ont lu des théories du complot sur la mort de Lady Diana avaient tendance à sous-estimer l'influence réelle que pouvait avoir une telle lecture sur leur avis personnel concernant cet événement. Par contre, ils étaient beaucoup plus proches de la réalité dans l'estimation de l'influence réelle que pouvait avoir cette lecture sur l'avis personnel des autres personnes concernant cet événement. Plus récemment, une étude conduite en Angleterre soutiendrait l'idée que la simple exposition à des théories du complot impliquant le gouvernement (comparé à l'exposition à l'information selon laquelle le gouvernement ne serait pas impliqué dans des complots) suffirait à impacter négativement les intentions comportementales d'engagement dans des actes politiques (par exemple aller voter aux prochaines élections [19]).

      [*][[6. Limites]]


    Il est temps d’évoquer les limites des différentes données que nous avons pu extraire de ces articles de recherches.

    Une première limite concerne essentiellement les recherches de type corrélationnelles (les recherches qui mesurent des liens de corrélations entre différentes caractéristiques).
    Les conclusions de ce type de recherches peuvent être soumises à un biais que l'on appelle communément : l’effet cigogne [20].
    En effet, nous ne pouvons pas nous assurer du sens du lien causal qui unit ces différentes variables, en d’autres termes nous ne pouvons pas savoir si par exemple c'est le manque de confiance envers les autres qui nous amène à endosser la croyance dans les conspirations ou si c’est le fait d’endosser cette croyance dans les conspirations qui nous pousse à ne pas faire confiance aux autres. Une autre possibilité serait qu'une troisième caractéristique soit à l'origine de ces deux premières.

    Ajoutons que les résultats obtenus concernent des échantillons de diverses origines, que ce soit des habitants des États-Unis [5], [14], [17], d’Angleterre [8], [11], [19], de Suisse [7] ou de Pologne [10]. Ainsi la généralisation de ces résultats peut être limitée en raison du contexte culturel et social propre à chaque culture, il serait alors enrichissant de répliquer ces mêmes études sur d'autres populations.

    Une dernière limite que l’on peut rencontrer concerne plus particulièrement la thématique de ce dossier. Ce serait une simplification excessive de réduire les théories du complot en un unique processus psychologique qui expliquerait n'importe quelle théorie du complot. Nous nous devons alors de prendre en considération non seulement le contexte démographique, mais aussi le rôle des médias, l’histoire de l'individu, ainsi que celle de son groupe social, son niveau de conscience politique, etc.


    [[Conclusion]]

    Cet aperçu de ce que la psychologie peut nous apprendre sur les théories du complot permet de se faire une idée du lien entre certaines caractéristiques psychologiques et l’adhésion aux théories du complot. Des caractéristiques comme la méfiance envers les autres ainsi qu’un sentiment d'insécurité expliquent relativement bien le recours à des théories conspirationnistes de type Système, théories qui viennent ainsi confirmer une vision du monde plutôt menaçante. En ce qui concerne les théories du complot de type Minorité, le fait d'adhérer à ce type d'explications dites « naïves » est fortement reliée à un ensemble d'attitudes négatives envers les minorités, qui sont perçues comme dangereuses et possédant des caractéristiques communes et innées. Là encore ces théories collent avec les représentations que possèdent ces individus.

    Évidemment, il serait naïf de penser que les complots n’existent pas [21], ou bien alors qu’il faudrait avoir une confiance aveugle et absolue en les médias. De façon à éviter de tomber dans tout faux dilemme [22],


    Ce qu’il faut retenir, c’est la nécessité de rester vigilants face à l’exposition à ce type d’informations, étant donné que nous avons pu voir la tendance à sous-estimer l'influence que peut exercer sur nous-mêmes les théories du complot [8].


    - Anthony Lantian
    / Sur les principes de la zététique (recherches approfondies)...


    ******************************************************* **********

    Notes

    [1] Sunstein, C. R., & Vermeule, A. (2009). Conspiracy Theories: Causes and Cures. Journal of Political Philosophy, 17(2), 202-227.
    [2] Complocratie sur Amazon.fr
    [3] Voir http://www.conspiracywatch.info/Conspirationniste-...
    [4] Voir http://www.ǝʞɔᴉpᴉʌɐp.com/articles/david-i...
    [5] Goertzel, T. (1994). Belief in conspiracy theories. Political Psychology, 15, 731–742.
    [6] Keeley, B. L. (1999). Of conspiracy theories. Journal of Philosophy, 96(3), 109-126.
    [7] Wagner-Egger, P., & Bangerter, A. (2007). La vérité est ailleurs : corrélats de l’adhésion aux théories du complot. Revue Internationale de Psychologie Sociale, 20(4), 31-61.
    [8] Douglas, K. M., & Sutton, R. M. (2008). The hidden impact of conspiracy theories: perceived and actual influence of theories surrounding the death of Princess Diana. The Journal of social psychology, 148(2), 210-21.
    [9] Moscovici, S. “The Conspiracy Mentality.” 1987. In Changing Conceptions of Conspiracy, ed. C.F. Graumann and S. Moscovici, 151–69. New York: Springer-Verlag, 1987: 151-169.
    [10] Kofta, M., & Sedek. G. (2005). Conspiracy stereotypes of Jews during systemic transformation in Poland. International Journal of Sociology, 35, 40-64.
    [11] Wood, M. J., Douglas, K. M., & Sutton, R. M. (2012). Dead and Alive: Beliefs in Contradictory Conspiracy Theories. Social Psychological and Personality Science. doi: 10.1177/1948550611434786
    [12] Swami, V., Coles, R., Stieger, S., Pietschnig, J., Furnham, A., Rehim, S., and Voracek, M. (2011). Conspiracist ideation in Britain and Austria: evidence of a monological belief system and associations between individual psychological differences and real-world and fictitious conspiracy theories. Br. J. Psychol. 102, 443–463.
    [13] Bohnert, A. S. B., & Latkin, C. a. (2009). HIV testing and conspiracy beliefs regarding the origins of HIV among African Americans. AIDS patient care and STDs, 23(9), 759-63.
    [14] Parsons, S., Simmons, W., Shinhoster, F., & Kilburn, J. (1999). A Test of the Grapevine: an Empirical Examination of Conspiracy Theories Among African Americans. Sociological Spectrum, 19(2), 201-222.
    [15] « Désorganisation sociale résultant de l'absence de normes communes dans une société. (Notion élaborée par Durkheim.) »
    [16] Voir une petite note sur l’autoritarisme de droite
    [17] Cité par Parsons, S., Simmons, W., Shinhoster, F., & Kilburn, J. (1999) dans A Test of the Grapevine: an Empirical Examination of Conspiracy Theories Among African Americans. Sociological Spectrum, 19(2), 201-222.
    [18] Voir l'article de Guillemette Reviron sur le site du Cortecs.
    [19] Jolley, D. & Douglas, K.M. (2013). The social consequences of conspiracism: Exposure to conspiracy theories decreases the intention to engage in politics and to reduce one’s carbon footprint. British Journal of Psychology.
    [20] Voir l’article sur l’effet cigogne sur le site du Cortecs.
    [21] Bale J. M. (2007). Political paranoia v. political realism: on distinguishing between bogus conspiracy theories and genuine conspiratorial politics. Patterns of Prejudice 41, 45–60.
    [22] Voir http://cortecs.org/outillage/211-sophisme-le-faux-...
    [23] Voir http://www.zetetique.fr/index.php/dossiers/256-zet...
Synchronicité Wink !! Je lisais cet article de Reflets.info pendant que tu rédigeais ce blog, Makh Smile
http://reflets.info/etat-de-droit-et-propagande-es...
Trés intéressant !
Je m'intéresse à l'actualité de Fukushima. j'appartiens à un groupe d'information sur face de bouc sur ce thème. Je pense être bien informé (mieux que les média Smile )

Jusqu'à cet automne, quelques hoax ont circulé sur internet sur cette affaire, dont une magnifique carte du pacifique en couleur, qui ne faisait que présenté la hauteur de la vague du tsumani.
Rien de grave

Cet automne, deux informations ont fait le tour des grands média:



[*]TEPCO se lance à vider la piscine du réacteur N°4 des combustibles usées. Il ya un risque avéré pour la population des alentours, et surtout pour les travalleurs
[*]Le gourvement de droite droite fait voter une loi qui bloque les informations sur la catastrophe (entre autre)

La situation prend à cette époque une nouvelle voie

Depuis, les hoax augmentent en fréquences et sont copiés, traduits. Ils font le tour le planète 10 fois par jour.
(ici par exemple https://www.thechangebook.org/forum/thread/2801/fu... )

Cela reste des hoax. Pour mes copain du groupe face de bouc, des sites profitent de ses informations pour augmenter leur audience et leur manne publicitaire (à confirmer . . .)

Ces hoax, je les retrouve sur les murs de relations de FB qui savent aussi publer des info sympa, alternatives, auto-gestion, perma culture et touti quanti
Rien sur les quenelles. Et pourtant . . .

Et voilà qu'hier soir (le 07/01/14) une chère amie nous sort un lien d'internet et nous le traduit en partie :

"LE TREMBLEMENT DE TERRE DU 11 MARS 2011 A FUKUSHIMA N'EST PAS CE QUE L'ON VOUS A DIT !

On vous a dit que le tremblement de terre était naturel, qu'il est arrivé a 38 km de la terre dans l'océan et etait a plus de 9.0 sur l'echelle de Richter. Détrompez-vous. Le tremblement de terre du 11/3 était en fait le fait de l'homme, il s'est produit a 75 km à l'intérieur des terres a la station sismique MYG004, et a eu un pic d'une intensité sismique de 6,67 RICHTER. Cela est un séisme mineur, ALORS QU'EST-CE QUI A CAUSE LE TSUNAMI ?

Image du sismogramme

C'est le sismogramme de l'épicentre du tremblement de terre du 11/3. Pourquoi ne vous a-t-on jamais montré un sismogramme de ce tremblement de terre ? Parce qu'il ne s'est pas passé comme indiqué dans les médias et les enregistrements sismiques ne montrent pas de tremblement de terre grave.

Les images montrent qu'il n'y a pas eu de dégâts ou que ce soit dus au tremblement de terre lorsque le tsunami est arrivé. Si le tremblement de terre était vraiment un 9.0, tout aurait été détruit avant que le tsunami n'arrive. Même la Russie, la Chine et la Corée auraient été gravement endommagées par un seisme de 9,0 au Japon.

Alors pourquoi tout est normale au Japon lorsque le tsunami arrive ?

Les photos prouvent qu'il n'y a PAS eu un gros tremblement de terre, IL Y A SEULEMENT EU UN TSUNAMI. S'il y avait eu un seisme de 9,0, tous les bâtiments sur les photos ou vidéos seraient détruits, et pas en parfait état pour etre detruits par le tsunami.

Pourquoi n'y a-t-il pas de dégâts du tremblement de terre quand le tsunami arrive ? REPONSE : Le tremblement de terre était petit, fait par l'homme, et créé pour fournir une raison pour un tsunami, un tsunami qui a été causé par les armes nucléaires, explosées dans la tranchée du Japon. Il y avait deux raisons pour ce qui a été fait au Japon : la première est que le Japon était financièrement solide et a refusé de donner aux banques un "plan de sauvetage" de la façon dont l'Amérique l'a fait, et la seconde est que la culture japonaise était trop difficile à briser. Pour toute l'histoire, visitez www.jimstonefreelance.com

Pour voir l'affiche, les photos et le sismogramme aller sur le site de Jim Stone"


etc . . . etc. .

Le lien: http://www.jimstonefreelance.com/fukushima1.html

C'est édifiant !

J'ai trouvé intéressant de vous communique cette petite information.

Si elle n'a place sa place ici, dites le moi, je l'enleverais.
Michel Uzac a dit...

Si elle n'a place sa place ici, dites le moi, je l'enleverais.

Je ne sais pas si on peut classer ça dans la partie sur le conspirationnisme mais c'est en tout cas très intéressant oui, et vraiment inquiétant que des données aussi importantes aient été publiées par toutes les presses du monde si ce n'était pas le cas... Pourquoi ça n'a pas été démonté par le Japon à ce moment là? Les gens devaient bien savoir, non, s'il y a eu un tremblement de terre aussi important ou pas...