Pauvrophobie

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Pauvrophobie, épisode 9 - : tout le monde peut se retrouver à la rue, faire la manche peut rapporter gros?
Le risque est en réalité très faible pour celui ou celle qui peut compter sur un réseau social et un métier.
"Une personne qui fait la manche sur un trottoir parisien (...) pour un gain quotidien dépassant rarement les 10 ou 30 euros."
Et c’est en moyenne encore deux fois moins pour les Roms...


En attente d'une illustration Wink


- Préjugé n°1 : les pauvres pourraient travailler s’ils le voulaient
- Préjugé n°2 : les pauvres ne paient pas d’impôts
- Préjugé n°3 : les pauvres touchent des aides indûment ou fraudent massivement
- Préjugé n°4 : les pauvres profitent des logements HLM et du RSA
- Préjugé n°5 : les pauvres se désintéressent de la politique ou votent FN
- Préjugé n°6 : les pauvres polluent et se foutent de l’écologie
- Préjugé n°7 : les pauvres ne savent pas gérer leur budget
- Préjugé n°8 : les pauvres frappent leurs femmes et maltraitent leurs enfants, par ailleurs plus réceptifs à la propagande islamiste
à lire sur l'article complet sur Bastamag


Préjugé n°9 : tout le monde peut se retrouver à la rue, faire la manche peut rapporter gros : Faux.

Les trois quarts des personnes sans domicile fixe sont passées par des foyers ou ont été placées en famille d’accueil au cours de leur enfance. Si elles ont été retirées à leurs parents, c’est qu’elles ont souvent été victimes de violences graves. La moitié d’entre elles ont été marquées par la maladie ou le décès d’au moins un de leurs parents avant l’âge de 18 ans, soit trois fois plus que le reste population. Un tiers des personnes à la rue ont connu des difficultés économiques avant l’âge de 18 ans, taux là encore trois fois plus élevé que chez les personnes occupant un logement ordinaire.

Même si la peur de se retrouver seul et sans domicile est très répandue parmi celles et ceux qui se sentent victimes de déclassement, « le risque est en réalité très faible pour celui ou celle qui peut compter sur un réseau social et un métier », éclaire Jean-Christophe Sarrot. Quant à l’idée de se la couler douce en faisant la manche, elle est elle aussi battue en brèche. Une personne qui fait la manche sur un trottoir parisien voit défiler entre 850 et 3 000 personnes par heure, pour un gain quotidien dépassant rarement les 10 ou 30 euros. C’est en moyenne deux fois moins pour les Roms [10].

Lire le reste de l'article sur Bastamag et ATD Quart-monde

"Le bonus"
- à titre d'illustration, le témoignage de Jean-Claude sur Bastamag, « Mon chez moi sur le trottoir, dans le 19ème arrondissement de Paris »
- Spécial Grand-Froid : (merci à Foutou'Art) Tour de France de quelques horreurs faites aux pauvres en période de grand froid, >Ici< par Rebellyon.info
- Actu sur le mal logement, revue de presse 31 Janvier 2017 :
La Fondation Abbé Pierre 22e rapport sur l'état du mal-logement en France 2017

- La Croix titre Près de 4 millions de personnes sont mal logées, selon la Fondation Abbé Pierre et 4 millions de personnes mal logées (détails des chiffres)
- Le monde, Qui sont les 4 millions de mal-logés en France ?
- Les Echos, Quatre millions de personnes sont mal logées en France
- France Culture, Pourquoi tant de mal-logés en France ?
- Le Parisien, Mal-logement : le triste bilan de la fondation Abbé Pierre
- I télé, Mal-logement : la fondation Abbé Pierre alerte les politiques
- Sud Ouest, Le mal logement touche près de quatre millions de personnes en France, un chiffre en augmentation constante.
- L'Humanite, La Fondation Abbé Pierre partage tout un programme pour en finir avec le mal-logement
- Le Figaro, Mal-logement : la Fondation Abbé Pierre fait passer un grand oral aux candidats
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