[Travail/besoins] DISCUSSION



La "valeur travail" est tellement codifiée dans nos esprits, ce code est tellement travaillé depuis des lustres qu'on en oublie semble t'il que si nous "travaillons" jusqu'ici ce n'est pas par volonté de nourrir des entreprises privées de notre main d’œuvre rentable, ainsi que les grands groupes qui détruisent tout autour d'eux et font pression pour qu'on leur coûte moins en leur rapportant plus. Nos activités doivent participer à répondre à nos besoins, non à ceux d'un monstre économique absurde et criminel. Grâce à certaines coopératives nous pourrions reprendre le contrôle confisqué jour après jour. Sur la qualité de notre alimentation et celle de nos enfants, sur l'impact qu'elle a sur l'environnement, sur le pouvoir qu'elle ne donne plus à des entreprises irresponsables, mais qu'elle nous permet d'exercer contre les dérives d'un système malade.
Il nous faut travailler à pourvoir à nos besoins, nous avons besoin notamment de manger sainement et de moins polluer notre environnement.

Notes éparses :

- définitions du "travail"
- Listes potentielles des "besoins humains" (à voir du coté notamment de l'économiste qui a inspiré Marshall et sa communication non violente cf ici https://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_non-vi... )
- ... Des pistes à proposer? elles sont les bienvenues!
Récriminer n'est pas proposer
Carmen Cru a dit...

Bonjour Myiette! Je voulais commenter le lien du dessus sur la valeur du travail, Eluard disait: " je n'ai pas à gagner ma vie, je l'ai"; bien sur c'est facile de dire ça quand on est pété d'oseille; à mon sens le travail est une nécessité pour la majorité, mais c'est le sens du mot travail et sa valeur qu'il faudrait changer. Agir pour les autres, produire ce qu'on possède, exemple: je ferais bien partie des ateliers d'écriture, je suis auteure et ça me rapporte quedalle, et pourtant j'ai la nécessité d'écrire, bref c'est la notion de travail et celle de l'argent, de la course à celui ( celle) qui possédera le plus, c'est ce busine: en finir avec la finance, les banques et les banksters.c'est ça qu'il faut changer et détruire l'argent roi!
Partager nos biens selon ce qu'on possède avec les plus démunis, qui eux mêmes devraient faire pareil par la suite, voilà mon raisonnement. Bises ma mie!

Carmen Cru a dit...

Bon, je reprends ce que j'ai commenté sur ce lien:
Eluard disait: " je n'ai pas à gagner ma vie, ma vie je l'ai" mais on peux tenir ce discours quand on a assez de tunes pour vivre, je pense que cette société de consommation va droit dans le mur et va se casser la gueule, et j'envisage un autre modèle de société ou le travail qui est une nécessité pour la plupart d'entre nous ne serait pas marchandé. En fait il faut s'attaquer au noyau c'est à dire aux banques, banksters et système monétaire qui est une impasse de toutes façons; détruire la notion de capital et trouver d'autres valeurs pour vivre tous à l'aise sur cette planète qui regorge de trésors que le système capitaliste détruit tant et plus pour un bénéfice pécunier qui ne profite qu'à une infime partie de la population.
Détruire l'argent roi
Changer la notion de travail
Réaliser que exercer ses sens, ses facultés, ou son talent est un bonheur inoui, et que c'est le bonheur qu'il faut privilégier. L'anarchie n'est pas de l'utopisme, on la caricaturée en monstre parce qu'elle est un danger pour les financiers, pour les élus pétés de tunes!!!
Démolir les banques et le système monétaire
Remplacer le travail par l'activité
Jouir de tout ce que nous offre la planète au lieu de tout détruire
Se rendre disponible pour les autres et vice versa
En finir avec cette société de consommation et la course à celui qui aura le dernier iPod ( exemple),
Et tant d'autres choses qu'on peux produire sans en être astreint; ça vaux le coup de tenter l'aventure non?
Et bien sur s'investir pour ceux qui aiment dans la faune, la flore, l'eau, l'électricité, les éoliennes ( qui ne coûtent rien) et dernier truc: arrêter de lorgner ce qu'a son voisin par envie et le faire pour l'aider.
Déjà on avais trouvé un moyen de s'exprimer dans toute la planète: l'Espéranto ( beau nom!)
Continuer dans cette voie là!
Mais ça demande de changer les mentalités et c'est un challenge à tenter!!!
Moi j'y crois que l'union fait la force!
Salut à tous!

Licioula a dit...

Une fois que ça c'est dit et bien dit... concrètement on fait quoi?
Récriminer n'est pas proposer
25365 a dit...

"Remplacer le travail par l'activité"


Licioula a dit...

Une fois que ça c'est dit et bien dit... concrètement on fait quoi?


Je fais le choix de garder mes distances avec la bibliographie politique, sans doute pas seulement par flemme intellectuelle, mais également parce que je veux garder une certaine fraîcheur, une certaine liberté d'esprit par rapport notamment aux dogmes qui ne manqueraient pas de scléroser ma réflexion et compromettre recul et spontanéité. Ceci dit, je suis consciente que certaines notions, de ce fait, me manquent, et dont il faudra refaire le chemin en prenant garde de conserver une certaine élasticité Smile je m'en excuse d'avance pour la suite.

Oui Carmen, moi je suis convaincue que c'est par là que ça se passe et que le reste suivra, les banques, l'industrie, tout ça.
Ce n'est pas de travail dont nous avons besoin en effet, mais de pourvoir à nos besoins.
Pour faire cela concrètement en dehors des clous, en dehors du court circuit opéré par le système au profit des possédants,

1) nous manquons de savoir faire capable d'organiser, faute de n'avoir jamais eu droit au chapitre, et/ou faute d'un intérêt à exercer en dehors du système d'exploitation de telles capacités qu'il sait rétribuer suffisamment pour les garder à son service.
2) il faudrait pouvoir faire progresser la bataille juridique contre l'écocide et l'accaparement des terres, au profit entre autre du non marchand et des communs.
3) Est-ce seulement légal de monter, par exemple, des coopératives de production... non marchande!?
Si tel que je le crains, la réponse est non, alors la troisième condition pour vider le système Kapo de sa substance en en sortant, c'est... la production clandestine... Nan?
Récriminer n'est pas proposer
[Notes éparses]

Comment sortir de cette économie
ou
"Penser la transition éco-No-logique"
Récriminer n'est pas proposer
Je crois pas qu'on puisse sortir du système capitaliste sans qu'il y ai des expériences de vies assez fortes pour recréer des identités politique Myette. Moi l'expérience que j'en ai :
-Pour moi ado le roller c'était l'espace anti-système. C'est pour ça que je l'ai investi socialement et l'expérience fut grande. A partir du moment (jeune adulte) ou j'ai voulu l'investir pour construire plus, c'est à dire avoir de l'indépendance face au salariat, j'ai vu qu'il y avait un fort problème de classe en son sein. C'est à dire que j'ai capté que son industrie était organisé selon un modèle capitaliste classique, mais sa communication était nouvelle. C'est la communication qui a été fait par les acteurs du milieux qui m'avait touché. Cela dit aujourd'hui l'industrie est à 0 car elle a besoin de ses acteurs pour re-dynamiser. Mais si on ne sort pas de la logique actuelle fondamentalement rien ne changera. Il y a donc un travail idéologique (un peu) à faire avant toute chose. Selon moi.
-Après mon expérience rollistique qui était beaucoup dans l'action (il faut le dire) j'ai eu besoin de théoriser. Car j'ai eu besoin de comprendre pourquoi je n'était pas arriver à sortir du salariat par cet outil. Il s'averra que j'avais en parti réussit alors qu'en sortant de cette expérience dure je croyais avoir échoué. En parti réussit car c'est cette expérience sociale (du roller) qui m'a permis de sortir de mon milieu familial, de mon milieu social aussi même si je le retrouve aujourd'hui, de me former autonomement dans mon métier actuel loin de l'université ou des formations spécialisées de l'animation.
J'ai pendant 5 ans fortement théorisé, et commencé à sortir la théorie dans des oeuvres plus vivantes. Je me suis entouré de gens qui étaient un pied dans l'université et un pied dehors (Enfin à ce qu'ils disent).
-Aujourd'hui je fais un peu la part de mes deux premières expériences :
D'un côté je retourne un peu dans le roller mais de manière artistique ou je vois bien qu'il y a un problème d'aliénation fort par rapport au monde de la glisse en général même chez mes copains 30 aires. Donc les gens de ce milieux doivent théoriser aussi à leur tour. Mais pour ça je pense qu'il faudra des ruptures avec ce milieu comme j'ai eu moi même. Mais ce que je garde de positif dans ce milieu c'est que ce sont des gens qui sont dans la pratique, dans l'action.
De l'autre je m'écarte un peu du milieu intellectuel que je trouve très entre eux aussi finalement (souvent entre militant, universitaire, il y a quand même une éducation à plaire par la théorisation dans ce milieu). Voilà j'y ai fait des rencontres mais je ne ressens pas assez la vie pour y rester tout le temps.
Donc je suis un peu dans l'entre deux. Alors mes interrogations personnelles sont celles-ci:
-Vais je faire des rencontres de subjectivités nouvelles? (De parcours de vie qui ont fait différences car je crois que c'est beaucoup plus important, c'est ça l'ECOLOGIE SOCIALE ET MENTALE pour moi)
-Quelle forme de vie allons nous choisir en commun?
-Quelle théorie sortira de nos bouches?

Ce que je peux dire c'est que j'ai été fortement touché par l'expérience italienne de 68 et du mouvement squat actuel Espagnol. Voilà ma proposition à ta discussion.

Une dernière question c'est : OU ETES VOUS PUTAIN?
T.SⒶV.
Où êtes vous? que veux tu dire?
Récriminer n'est pas proposer
T. Ⓐ. a dit...

Je crois pas qu'on puisse sortir du système capitaliste sans qu'il y ai des expériences de vies assez fortes pour recréer des identités politique Myette. Moi l'expérience que j'en ai :
-Pour moi ado le roller c'était l'espace anti-système. C'est pour ça que je l'ai investi socialement et l'expérience fut grande. A partir du moment (jeune adulte) ou j'ai voulu l'investir pour construire plus, c'est à dire avoir de l'indépendance face au salariat, j'ai vu qu'il y avait un fort problème de classe en son sein. C'est à dire que j'ai capté que son industrie était organisé selon un modèle capitaliste classique, mais sa communication était nouvelle. C'est la communication qui a été fait par les acteurs du milieux qui m'avait touché. Cela dit aujourd'hui l'industrie est à 0 car elle a besoin de ses acteurs pour re-dynamiser. Mais si on ne sort pas de la logique actuelle fondamentalement rien ne changera. Il y a donc un travail idéologique (un peu) à faire avant toute chose. Selon moi.
-Après mon expérience rollistique qui était beaucoup dans l'action (il faut le dire) j'ai eu besoin de théoriser. Car j'ai eu besoin de comprendre pourquoi je n'était pas arriver à sortir du salariat par cet outil. Il s'averra que j'avais en parti réussit alors qu'en sortant de cette expérience dure je croyais avoir échoué. En parti réussit car c'est cette expérience sociale (du roller) qui m'a permis de sortir de mon milieu familial, de mon milieu social aussi même si je le retrouve aujourd'hui, de me former autonomement dans mon métier actuel loin de l'université ou des formations spécialisées de l'animation.
J'ai pendant 5 ans fortement théorisé, et commencé à sortir la théorie dans des oeuvres plus vivantes. Je me suis entouré de gens qui étaient un pied dans l'université et un pied dehors (Enfin à ce qu'ils disent).
-Aujourd'hui je fais un peu la part de mes deux premières expériences :
D'un côté je retourne un peu dans le roller mais de manière artistique ou je vois bien qu'il y a un problème d'aliénation fort par rapport au monde de la glisse en général même chez mes copains 30 aires. Donc les gens de ce milieux doivent théoriser aussi à leur tour. Mais pour ça je pense qu'il faudra des ruptures avec ce milieu comme j'ai eu moi même. Mais ce que je garde de positif dans ce milieu c'est que ce sont des gens qui sont dans la pratique, dans l'action.
De l'autre je m'écarte un peu du milieu intellectuel que je trouve très entre eux aussi finalement (souvent entre militant, universitaire, il y a quand même une éducation à plaire par la théorisation dans ce milieu). Voilà j'y ai fait des rencontres mais je ne ressens pas assez la vie pour y rester tout le temps.
Donc je suis un peu dans l'entre deux. Alors mes interrogations personnelles sont celles-ci:
-Vais je faire des rencontres de subjectivités nouvelles? (De parcours de vie qui ont fait différences car je crois que c'est beaucoup plus important, c'est ça l'ECOLOGIE SOCIALE ET MENTALE pour moi)
-Quelle forme de vie allons nous choisir en commun?
-Quelle théorie sortira de nos bouches?

Ce que je peux dire c'est que j'ai été fortement touché par l'expérience italienne de 68 et du mouvement squat actuel Espagnol. Voilà ma proposition à ta discussion.


En terme d’expériences de vie assez fortes pour se diriger vers une sortie du capitalisme, je suis particulièrement sensible, pour ma part, à l'expérience notre dame des landes. Je crois que la préservation de cet espace de recherche d'une forme d'organisation commune est vitale.
Tu parles des années 70 en Italie, c'est intéressant, nous en avions déjà parlé toi et moi, je crois, oui, ce qui s'y est joué était important, des multitudes de reprise de contrôle populaire, à tous les niveaux. Une expérience qui selon moi a pu être écrasée au prétexte de la violence. Un prétexte dégueulasse dans la mesure ou la première des violences est sans aucun doute la violence institutionnelle comme celle du Capitalisme, les deux allant le plus souvent main dans la main, et l'italie des années 70 n'y a pas fait exception, puisqu'on sait aujourd'hui que les attentats les plus marquants (et les plus meurtriers) furent perpétrés par des Ếtats via l'extrême droite, et que la police y pratiqua des exécutions et ainsi que la torture (dénoncée par les ong internationales)
Mais un prétexte qui fonctionne à chaque fois. On voit bien aujourd'hui cette tentative à l’œuvre vers une séparation entre "bons" et "mauvais" zadistes à nddl, les "bons" étant ceux pouvant prétendre à une propriété terrienne, et les "mauvais" comme ne voulant rien d'autre qu'en "découdre" avec les forces de l'ordre.
On sent déjà que le front contre cette manipulation est fragile, même s'il semble (on l'espère!) se consolider peu à peu, d'autant plus fragile que l'"opinion publique", déterminante, est grosso modo dans la main des médias institutionnels, faute de temps hors travail, et de moyen pour la communication des luttes. Pour l'instant, la "violence" rapportée, et bien souvent bidonnée (mais ça l'"opinion publique" l'ignore généralement), est à la fois suffisamment utile pour participer à maintenir un rapport de force de qualité, et à la fois suffisamment mesurée pour qu'il soit impossible à l'adversaire de criminaliser efficacement l'ensemble du mouvement, auquel on souhaite de maintenir l'unité le plus longtemps possible face aux tentatives de division...


T. Ⓐ. a dit...

Une dernière question c'est : OU ETES VOUS PUTAIN?

Tu veux dire... où est passée la fréquentation de Tcb? Ou bien c'est autre chose que tu avais en tête en posant cette question?
Récriminer n'est pas proposer
Salut! J'avais pas vu les réponses au fil! Non avec "MAIS VOUS ÊTES OU PUTAIN?" c'est de l'ordre personnel. Je rêve de rentrer dans une expériences collectives aussi vivantes que NDDL ou le 68 Italien, mais pour l'instant je construis seulement singulièrement, bien que j'ai plusieurs groupes par ci par là avec lesquels je construis mais pour le moment pas assez radicalement. Mais...j'ai quelques pistes...
T.SⒶV.
Je découvre aujourd'hui cette discussion sur le travail qui semble s'être arrêté en 2018.
Faute de munitions ?

Je découvre aujourd'hui cette discussion sur le travail qui semble s'être arrêté en 2018.
Faute de munitions ?


oui, et de participant.e.s, pour l'instant en tout cas Smile
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