Un mot de Cesare...

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(Traduction en français
Merci de garder en tête que Traduire, c'est toujours un peu trahir.
Si cette traduction suscitait des questions, elles seront les bienvenues -
retrouver l'original en italien -> ICI <-)




À l’office de surveillance de Cagliari
À l'attention du Dr M.C. Lampis



Objet : Recours contre les sanctions disciplinaires

Aujourd'hui, 17 août 2020, le soussigné Cesare Battisti a été notifié d'une sanction disciplinaire selon laquelle il se serait comporté de manière inappropriée le 23 juillet 2020. Les faits reprochés ne sont pas précisés dans le document.

L'objet de cette mesure ne peut concerner qu'un entretien avec le chef du département de la santé, à qui j'ai fait remarquer que 9 jours de diète pour un examen clinique qui aurait nécessité un maximum de 24 heures de régime anti-douleur, était vraiment excessif et nuisible à la santé, compte tenu également de mes pathologies. La responsable du département de santé avait de toute évidence prévu de me contrecarrer par des ruses peu convaincantes et une hostilité visant à provoquer une réaction inconsidérée. Elle m’avait en effet accueilli dans son bureau en présence, curieusement, d'un inspecteur de police. Demandant la raison de la présence d'un inspecteur dans une conversation médecin-patient, l'inspecteur lui-même me répondit qu'il était là pour recueillir tout propos inapproprié de ma part : qu'est-ce qui lui faisait envisager cela ? En somme, ils m'attendaient et c'était une provocation organisée. En réponse, on peut le supposer, à la récente plainte que j'ai déposée contre ce département de santé pour manque d'assistance médicale continuelle. L'épisode ne fait que mettre en évidence la mauvaise foi de cet Institut, en me plaçant dans une situation où je n'aurais eu aucun témoin pour contredire la version fantaisiste de l'inspecteur. Je dis fantaisiste, tout d'abord parce que je n'aurais pas été assez négligent pour tomber dans un piège aussi grossier et, de toute façon, je n'ai pas coutume d'user d’un ton et d’une attitude agressive, surtout face à une Dame.
Faut-il alors conclure que dans cet Institut, il suffit de détecter une faute professionnelle pour être sanctionné ?
En dehors de cet épisode, qui est circonscrit et tendanciellement exposé, qu’on m’apporte la preuve d’une seule situation ou le soussigné aie manqué de respect à quelqu'un dans cet Institut.

A la lumière des faits, je ne peux qu'exprimer à cette Autorité judiciaire mon inquiétude quant aux future probables conséquences auxquelles pourraient donner lieu un climat aussi mal disposé à mon égard.

Je demande que la mesure en question soit annulée parce que l'attitude prétendument offensante n'existe pas.
Je vous remercie de votre attention.

Massama 18 août 2020

Cesare Battisti







Note d'1mot2Cesare :

Cesare ne les mentionne sans doute pas systématiquement, mais ce n'est pas la première fois qu'il rapporte, dans ses communications, des actes d'intimidations ou de représailles.
Dans sa lettre publique "Coateria ministeriale", il en relevait deux, d'autant plus graves qu'elles s'attaquaient à sa santé :
(...) Je souhaite faire noter juste deux épisodes qui montrent une certaine intimidation pour me dissuader de ce genre de déclarations:
Le lundi 6 juillet à 17h15, j'étais au service de santé en raison d'un malaise qui se produit régulièrement depuis un certain temps, ma pression artérielle était effectivement inférieure à 100, lorsqu'un agent s'est introduit dans la pièce et, interférant dans une conversation entre le médecin et le patient, m'a agressé verbalement, m'empêchant ainsi de rendre compte des carences alimentaires. Je tiens à souligner que, compte tenu de ma conduite irréprochable dans l'institution, rien ne justifie un tel comportement de la part d'un agent, surtout dans cette institution.

Le deuxième épisode concerne cette audition qui, si je ne me trompe, était prévue depuis plus d'un mois et aurait dû être prise en compte dans l'agenda de la direction. Il se trouve pourtant qu'il y a tout juste six jours, la direction a réservé, le même jour (que cette audience) et à la même heure, un examen clinique externe, demandé par le spécialiste depuis février. Et comme si cela ne suffisait pas, hier matin seulement, à un jour de l’audience, un agent est venu m'informer du malheureux contretemps, en insistant toutefois sur le fait que j'aurais bien fait d'abandonner cette audience, puisqu'il faudrait attendre encore 6 mois pour l'examen.
Voilà, il me semble que cette cour a de quoi tirer ses conclusions.

Massama 10 juillet,
Cesare Battisti


Ce dernier cas, rapporté le 18 Août au travers d'une demande d'annulation de mesure disciplinaire injustifié, nous fait souvenir que lors de sa résidence surveillée à sa sortie de prison en 2003 ou 2004, les élus qu'il l'accompagnaient pour pointer, afin, précisément, de le protéger de ce type de provocation, nous rapportaient y avoir assisté à plusieurs reprises. Or ici, pas de témoin. C'est pratique. Plusieurs d'entre nous qui l'ont fréquenté de près durant de longues années, sans forcément connaître celui qu'il était de 1974 à 1978, savent pertinemment, ayant pu l'observer en plusieurs occasions, à quel point il est aujourd'hui rodé aux provocations, et ne répondrait en aucun cas sur un coup de sang dans une telle situation, à moins que ce soit par écrit. L'écriture est refuge et son réflexe conditionné par près de quarante ans d'exercice.