Ephémérides anarchistes du mois de décembre

Seront postés ici les textes pour enregistrement des éphémérides du mois de décembre. Pour suivre les enregistrements (fait ou à faire) du mois, rendez-vous là : https://outils.thechangebook.org/calc/8b5uw84ldqdc

1er décembre



Le 1er décembre 1925, mort de Joseph Jean-Marie TORTELIER à Eaubonne (Oise), syndicaliste révolutionnaire puis propagandiste anarchiste.

Il naît en 1854 à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Villaine). Ouvrier menuisier à Rennes, il milite au sein de cette chambre syndicale et en est le délégué en 1882 au congrès de St-Etienne. Il se fixe ensuite à Paris ; en tant que socialiste révolutionnaire, il participe à la manifestation des sans-travail du 9 mars 1883 (où des boulangeries sont pillées). Arrêté comme Emile Pouget et Louise Michel, il est condamné le 3 avril 1883 à trois mois de prison. En août 1884, il fait partie d'un délégation qui se rend en Suède à l'Exposition internationale. Quelques mois plus tard il se déclare anarchiste et fréquente divers groupes de la capitale dont « La Panthère des Batignolles ». et devient l'ami de Clément Duval, mais lors de son procès (le 11 janvier 1887) son témoignage ne sera pas sollicité.

Mais l'idée porteuse de Tortelier, c'est celle de la « Grève générale ». Orateur réputé, il ne cessera alors, à partir de 1888, de prôner ce mode d'action dans toutes les réunions et meetings à travers la France mais aussi à Londres (1888) et jusqu'en Pensylvannie, États-Unis, où il aurait donné une série de conférences. Le 20 février1894, dans le cadre des nouvelles « lois scélérates » la police perquisitionne à son domicile et saisit papiers et journaux. En 1895, il se joint à la campagne de Victor Barrucand pour le pain gratuit. En 1896, il assiste au Congrès socialiste de Londres qui verra l'exclusion des anarchistes. Après l'affaire Dreyfus, il semble s'être retiré du militantisme actif, du moins son nom n'apparaît plus.

Enregistrement fait et transmis le 27/10/2019 | Dite par Dan


2 décembre



Le 2 décembre 1839, naissance d'Edouard GUERDAT à Paris, militant et colporteur anarchiste.

En 1898 à Lille, il était le correspondant, pour la région Nord, du journal « Le Père Peinard » de Pouget. Colporteur de journaux, il recevait chaque semaine six cents numéros du « Libertaire » et du « Père Peinard » qu'il vendait lors de ses déplacements dans les diverses localités qu'il visitait.

En 1900, il se fixe à Nantua (département de l'Ain) où, en contact avec les compagnons de Lyon, il poursuit sa diffusion de la presse anarchiste et anticléricale dans les centres industriels du département. Il est ainsi signalé comme vendeur du « Libertaire » à Bellegarde, Oyonnay et dans la région de St-Rambert.

Au printemps 1901, il est l'un des organisateurs de la tournée de conférences de Sébastien Faure et présida certaines de ses réunions. Guerdat collabora également à plusieurs titres de la presse libertaire dont « Action Révolutionnaire » (Lyon, 6 numéros du 30 mars au 4 mai 1902) fondé par Henri Fabre, « Le Libertaire et L’Ordre » (Limoges, 1905-1907), organe communiste anarchiste fondé par Armand Beaure.

Il meurt début août 1907.

Enregistrement fait et transmis le 18/10/2019 | Dite par Dan


3 décembre



Le 3 décembre 1969, mort de Lucien HAUSSARD à Brive-la-Gaillarde (en Corrèze), Militant, propagandiste anarchiste et Libre penseur.

Il naît le 11 juillet 1893 à St-Quentin (Aisne). En 1914, il est fait prisonnier par les Allemands lors de l'occupation de St-Quentin. Après-guerre il devient correcteur d'imprimerie à Paris et fréquente les libertaires qui tentent alors de se réorganiser. En 1919, il est trésorier de la « Fédération Communiste Anarchiste » reconstituée, et collabore au « Libertaire ». A partir de 1921, il assiste aux congrès de « l'Union Anarchiste » et devient administrateur du « Libertaire ». En 1924, il lance un éphémère bi-mensuel où toute les opinions anarchistes peuvent s'exprimer « L'Idée anarchiste ». En 1926, il rejoint la revue du Dr Pierrot « Plus loin » et en sera le gérant de 1931 à 1939.

En 1930, en raison de problèmes de santé, il devient marchand forain. Il sera plus tard (vers 1934) condamné à 4 mois de prison pour avoir fait traverser en auto la frontière franco-catalane à des fugitifs. Du 30 octobre au 1er novembre 1937, il est délégué à Paris au congrès de « l'Union Anarchiste »qui voit la création de la section française de « S.I.A » (Solidarité Internationale Antifasciste).

Arrêté en 1939, il sera interné jusqu'au printemps 1941. Il aurait ensuite établi une filière pour faire passer clandestinement la frontière espagnole à des activistes et ravitailler l'Espagne antifranquiste. A la libération, il reprend son activité de marchand forain à Brive-la-Gaillarde et devient ensuite président de la Libre Pensée.

Enregistrement fait et transmis le 26/11/2019 | Dite par Myiette


4 décembre



Le 4 décembre 1886, naissance d'André COLOMER à Cerbère (Catalogne), poète, anarchiste individualiste et finalement communiste.

Fin 1913, il fonde avec Devaldes et Lacaze-Duthiers la revue « L'Action d'Art ». Refusant d'effectuer des périodes de réserve dans l'armée, il se réfugie en Italie. En 1915, à l'entrée en guerre de ce pays, il est contraint à la clandestinité. Il rentre en France à l'armistice et reprend la publication de « L'action d'art », puis fonde le syndicat des écrivains et auteurs dramatiques.

En 1922, il milite à la CGTU, est secrétaire de la fédération unitaire du spectacle, et crée le théâtre confédéral. Il participe à la rédaction du « Libertaire » puis devient gérant de « La Revue anarchiste ». De mai 1925 à juin 1926 il publie l'hebdomadaire « L'Insurgé ».

A partir de 1927, il se détache de l'anarchisme, pour devenir un « véritable communiste » lui qui dénonçait quelques années auparavant la dictature des bolchéviques - en 1923, il disait dans « Répression de l'anarchisme en Russie soviétique » :

« Inciter les anarchistes et les syndicalistes fédéralistes à prendre toutes leurs précautions, non seulement pour éviter de tomber dans les pièges où se sont brisés et meurtris les anarchistes russes, mais encore pour être capables, aux heures révolutionnaires, d'opposer leurs propres conceptions pratiques de la production et de la répartition des biens nécessaires à la vie à celles des dictateurs communistes ».

L’étoile de Colomer pâlissait déjà au sein de l’anarchisme depuis l’édition de son pamphlet en 1915 sous le titre « À nous deux, patrie ! ». Il est encore plus durement critiqué par les compagnons anarchistes.

Il s'installe finalement en URSS où, malade, il mourra le 7 octobre 1931.

Enregistrement fait et transmis le 19/10/2019 | Dite par Dan


5 décembre



Le 5 décembre 1896, naissance d'Henry POULAILLE, à Paris, écrivain libertaire.

Fils d'un charpentier anarchiste et d’une canneuse de chaises de Ménilmontant, il se retrouve orphelin à 14 ans. Autodidacte, passionné par les livres, il fréquente les milieux libertaires. Ses premiers maîtres à penses furent notamment Élisée Reclus, Pierre Kropotkine, Émile Zola, Eugène Sue et Zévaco. Il n’était pas question pour lui (et il ne le fut jamais), de sacrifier les « arts mineurs » au profit des arts dits majeurs. De ses oncle et grand-oncle maternels, tous deux passés par le bagne militaire de Biribi, il hérita d’un penchant irréversible pour l’antimilitarisme.

Il est embauché en 1923 aux éditions Grasset, dont il deviendra le directeur. Il se consacre à la littérature prolétarienne, faisant découvrir de nombreux auteurs issus du monde du travail, et publie « Le nouvel âge littéraire » et anime de nombreuses revues sur le sujet dont « Prolétariat ».

Il s'attire l'hostilité du Parti Communiste pour son refus de tout embrigadement. En 1935, il crée « Le Musée du soir », cercle prolétarien, à la fois bibliothèque et lieu de débat. En 1939, il est un moment incarcéré pour avoir signé le tract de Louis Lecoin « Paix immédiate ». A la Libération, il publie la revue prolétarienne « maintenant ».

Toujours rétif à tout ce qui pourrait ressembler à un embrigadement, Poulaille ne fut pas pour autant absent des grandes causes de l’après guerre. En avril 1951, il s’associa à la campagne menée par Combat pour sauver Willie Mac Gee de la chaise électrique. Puis il s’insurgea contre la guerre menée par la France en Indochine.

Il est également l'auteur de nombreux romans, souvent autobiographiques. « Le pain quotidien » (1931) ; « Les damnés de la terre » (1935); « Pain de soldat » (1937) ; « Seul dans la vie à 14 ans » (1980), etc.

Henry Poulaille est mort le 30 mars 1980.

Enregistrement fait et transmis le 26/11/2019 | Dite par Myiette


6 décembre



Le 6 décembre 1965, mort de Rose PESOTTA, à Miami, USA, militante anarcho-syndicaliste, anarchiste et féministe américaine.

Elle est née le 20 novembre 1896 à Derazhnia en Ukraine. Très jeune elle est influencé par les révolutionnaire de « Narodnaïa Volia » (Volonté du Peuple) anti-tsaristes et rejoint les anarchistes. A 17 ans (en 1913), elle émigre à New York pour échapper à un mariage arrangé, et commence à travailler comme couturière, puis adhère au syndicat ILGWU (Union internationale des travailleuses du vêtement).

Pour être liée aux anarchistes et avoir milité contre la première guerre mondiale elle sera arrêtée en 1919, lors d'un « Palmer raid ». Menacée d'expulsion comme subversive vers l'Union soviétique, elle évite finalement l'expulsion en réussissant à établir sa nationalité.

En 1922, après avoir rencontrée Sacco et Vanzetti en prison, elle prend la parole dans les meetings pour leur défense et collabore au journal anarchiste "Road to Freedom" activisme qui lui vaudra d'être à nouveau arrêtée en 1927.

Élue vice-présidente de l'ILGWU en 1934, elle engage une lutte d'une dizaine d'années pour l'organisation des travailleurs, se heurtant à l'opposition de la fraction communiste ainsi qu'à la hiérarchie machiste.

Durant la grève de 1937, elle est victime d'une agression par des hommes de main, son visage est lacéré avec un rasoir et elle subira une perte permanente d'audition. Durant la seconde guerre mondiale, ébranlée par le massacre des juifs, elle s'engage plus avant dans la lutte contre l'antisémitisme et le racisme et l'aide aux survivants. En 1944, elle publie son autobiographie « Bread upon the waters » et retourne, en 1946, travailler dans le rang des couturières.

Enregistrement fait et transmis le 24/11/2019 | Dite par Dan


7 décembre



Le 7 décembre 1928, naissance de Noam CHOMSKY, à Philadelphie, penseur et fondateur de la linguistique générative.

Il est l'un des plus éminents linguistes de notre temps. Sa philosophie politique radicale puise sa source dans l'anarchisme et s'est fait connaître du grand public, à la fois dans son pays et à l'étranger, par son parcours d'intellectuel engagé de tendance socialiste libertaire et anarchiste. Il se déclare « compagnon de voyage de l'anarchie sur une route de dérivation ».

Chomsky écrit son premier article pour le journal de son école en 1939 au sujet de la menace de l'expansion du fascisme après la chute de Barcelone pendant la guerre d'Espagne : il est bouleversé par cette défaite et l'écrasement final des mouvements anarcho-syndicalistes, comme celle du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM).

Plus tard, en parallèle à sa carrière scientifique, Chomsky mène une intense activité militante depuis le milieu des années 1960 lorsqu'il prend publiquement position contre la guerre du Viêt Nam.

Il est l'auteur de plus de 30 livres et d'une multitude d'articles, sur des thèmes très variés, allant des sciences sociales à la complexité de l'intelligence, ainsi qu'aux diverses manifestations de créativité humaine. Il s'est vu décerné, pour ses travaux, une dizaine de titres honorifiques, par des universités à travers le monde, ainsi que le prix des sciences fondamentales de Kyoto (Japon) en 1988.

Parmi ses livres traduits en français, on peut citer : « Langue, linguistique, politique », « Économie politique des droits de l'homme », « Les dessous de la politique de l'oncle Sam », etc.

« Il me semble que, au moins dans les sociétés occidentales riches, la démocratie et le marché libre déclinent à mesure que le pouvoir se concentre, chaque jour davantage, dans les mains d'une élite privilégiée ».

Enregistrement fait et transmis le 26/11/2019 | Dite par Myiette


8 décembre



Le 8 décembre 1939, mort de Jean GRAVE (né le 16 octobre 1854 en Auvergne), savetier devenu journaliste révolutionnaire.

D'abord tenté par le socialisme, il devient, dès 1880, communiste libertaire. Il s'occupe d'abord, à la demande d'Elysée Reclus, de la publication du « Révolté » à Genève, en 1883. Anarchiste connu, Jean Grave fut arrêté par la police le 21 octobre 1882 dans le cadre de l’enquête sur la « bande noire » de Montceau-les-Mines. Il fut relâché peu après.

Puis il rentre en France où il poursuit la publication du journal sous le titre, « La Révolte ».

Vulgarisateur des thèses de Kropotkine, il écrit, en 1892 « La société mourante et l'anarchie » préfacé par Octave Mirbeau. Ce livre lui vaudra d'être condamné, en 1894, à 2 ans de prison. Il sera impliqué la même année dans « Le procès des trente », mais cette-fois acquitté.

Le 4 mai 1895, il crée la revue « Les Temps Nouveaux », qui aura un fort impact dans les milieux littéraires et artistiques de l'époque. De nombreux artistes de renom (tels Aristide Delannoy, Maximilien Luce, Paul Signac, Alexandre Steinlen, Van Rysselberghe, Camille Pissarro, Van Dongen, Georges Willaume, etc.) participeront à l'illustration de la revue, ainsi qu'à son financement, offrant tableaux, dessins ou aquarelles.

Pour sa garde vigilante de la « pure doctrine » communiste libertaire, il reçoit les critiques de plusieurs libertaires dont Victor Serge et Rirette Maîtrejean qui l'accusent de sectarisme. Surnommé le « Pape de la rue Mouffetard » (siège de son bureau), il s'opposera à la tendance individualiste de l'anarchisme mais aussi aux illégalistes et aux naturiens,.

En 1914, il se réfugie en Angleterre où il rejoint Kropotkine, en signant en février 1916 le « Manifeste des 16 » (favorable à l'interventionnisme). Cela lui vaudra l'animosité des anarchistes opposés à la guerre. A son retour en France, il continuera à militer. Il est l'auteur du « Mouvement libertaire sous la IIIe république ».

Enregistrement fait et transmis le 24/11/2019 | Dite par Dan


9 décembre



Le 9 décembre 1842, naissance de Pierre Alexeiévitch KROPOTKINE à Moscou.

Aristocrate russe, officier en Sibérie, explorateur puis scientifique, il démontrera la théorie des glaciations. Il se rend en Suisse en 1872, attiré par l'A.I.T, et particulièrement sa branche libertaire du Jura. Il devient l'ami de James Guillaume. De retour en Russie, Kropotkine fait de la propagande dans les milieux ouvriers. Arrêté, emprisonné, il s'évade et s'exile en Angleterre.

En 1876, il séjourne à Neuchâtel, où il rencontre Malatesta et Cafiero. Il fonde le journal « l'Avant-garde » puis voyage à nouveau en Europe. Il donne des conférences en Angleterre. Il est arrêté en France en 1883 et est condamné à 5 ans de prison. Libéré en 1886, il écrit « Paroles d'un révolté », s'exile à nouveau à Londres où il publie le mensuel « Freedom ». « La morale anarchiste » paraît en 1890. Il écrit également « L'Entr'aide, un facteur de l'évolution », et « La Conquête du pain » (publié dans le journal « Le Révolté » qu'il avait crée en 1879). Il fait une tournée de conférence aux États-Unis et collabore à de nombreux journaux.

En 1916, il signe avec Grave, Malato, etc., le Manifeste des 16, préconisant l’interventionnisme dans la guerre ; geste totalement incompris dans les milieux libertaires. En mai 1917, Kropotkine revient en Russie où, toujours anarchiste, il refuse de participer au nouveau gouvernement Kerensky, puis il dénoncera la dérive dictatoriale des Bolcheviks. Il meurt à Dmitrov, le 8 février 1921, à l'âge de 79 ans. Son enterrement sera l'occasion de la dernière manifestation de masse des anarchistes en Russie. Pierre Kropotkine est l'un des plus important théoricien et vulgarisateur de la pensée anarchiste.

Enregistrement fait et transmis le 24/11/2019 | Dite par Dan


10 décembre



Le 10 décembre 2001, mort de Vero Benvenuto Costantino RECCHIONI plus connu sous le pseudonyme de Vernon RICHARDS, militant et actif propagandiste anarchiste anglais.

Il naît le 19 juillet 1915 à Soho (Londres), où son père Emidio Recchioni (un anarchiste italien) s'y était refugié et y avait ouvert une épicerie fine. En 1931, il suit son père à Paris où celui-ci milite contre le fascisme de Mussolini. Il est en relation avec la famille de Camillo Berneri, Giovanna sa compagne (qui lui apprend l'italien), et leurs 2 filles Marie-Louise (qui deviendra sa femme) et Giliana. Mais lorsque Emidio meurt à Paris en 1934, il rentre à Londres pour s'occuper du magasin. Il n'en poursuit pas moins la lutte antifasciste et, en collaboration avec Camillo Berneri à Paris, il édite le journal bilingue « Free Italy/Italia Libre ». En janvier 1935, lors d'un séjour en France, il est arrêté et expulsé.

En 1936, lorsqu'éclate la révolution espagnole, il se joint au groupe de militants qui éditaient « Freedom » pour publier à Londres le journal « Spain and the World », principal soutien aux anarchistes espagnols. En 1939, après la défaite républicaine en Espagne, le journal change son nom en « Revolt! » puis lorsqu'éclate la guerre mondiale en « War Commentary for Anarchism » puis « Freedom ».

En avril 1945, Vernon avec Philip Sansom et John Hewetson sont condamnés à 9 mois de prison pour incitation à la désertion. Membre du groupe « Freedom Press » basé à Whitechapel (Est de Londres), Vernon publie « Freedom » jusqu'en 1965. Il exerce divers métiers, notamment comme photographe. En 1968, avec Dorothy (Peta) Hewetson, ils se fixent dans le Comté de Suffolk et y produisent durant plus de 30 ans des légumes biologiques.

Outre ses nombreux articles, il est l'auteur d'un essai « Lessons of the Spanish revolution » et d'une biographie de Malatesta : « His Life & Ideas » (1965).

Enregistrement fait et transmis le 24/11/2019 | Dite par Dan


11 décembre



Le 11 décembre 1937, mort d'Angel PESTAÑA NÚÑEZ, à Bagà, Barcelone, militant anarcho-syndicaliste espagnol devenu réformiste.

Il naît le 14 février 1886, dans la province de León. Horloger de métier, il se fixe en Catalogne et y rencontre Anselmo Lorenzo. Il lui succède à la tête du quotidien « Solidaridad Obrera », et occupe à plusieurs reprises les fonctions de secrétaire du Comité National de la C.N.T.

En 1919, il est emprisonné durant la grève dite « la Canadienne ». En juillet 1920, il est délégué par la C.N.T pour assister à Moscou au congrès de la Troisième Internationale et décider d'une éventuelle adhésion. Mais, surpris par les méthodes et les buts poursuivis par les communistes, il réserve sa décision. En accord avec Armando Borghi, il quitte la Russie début septembre. Il n'arrivera à Barcelone que le 17 décembre 1920, et sera aussitôt arrêté et emprisonné. Il ne remettra son rapport, sur la réalité russe, qu'un an plus tard. La répression anti-syndicale est alors à son comble, les Pistoleros du « syndicat libre » assassinent les militants révolutionnaires en toute impunité. Le 25 août 1922, il tombe sous leurs balles ; hospitalisé dans un état grave, il se remettra de ses blessures.

En 1929, il est contraint à la démission du Comité National de la C.N.T pour ses prises de positions réformistes. En avril 1930, il prend part aux tractations avec le nouveau gouvernement, dans le but de légaliser le syndicat. En 1931, il fait partie de la fraction dissidente « Trentistes » favorable à une évolution politique, et opposée à l'action révolutionnaire. Exclu, il fonde fin 1932, le "Parti Syndicaliste" et est élu député du "Front populaire" en février 1936. Le 19 juillet 1936, prisonnier des factieux durant les combats de rue à Barcelone, il est libéré par les combattants de la C.N.T ; il réintègre alors le syndicat en tant que simple militant.

Enregistrement fait et transmis le 24/11/2019 | Dite par Dan


12 décembre



Le 12 décembre 1863, naissance d'Edvard MUNCH à Løten (Norvège), peintre et graphiste norvégien, pionnier de l'école expressionniste scandinave et allemande.

Il naît dans une famille modeste qui sera frappée par la maladie (tuberculose). Il abandonne en 1881 des études d'ingénieur pour suivre des cours de dessins. Sa première exposition a lieu en 1883. Vers 1885, il commence à fréquenter à Kristiania le groupe anarchiste de Hans Jaeger (Oslo), dont il réalisera le portrait, et effectue un premier séjour à Paris. En 1889 il est de retour en France où il est un moment élève de Léon Bonnat.

A l'automne 1892, à l'invitation du club artistique de Berlin, il expose ses peintures dans la capitale allemande, mais l'exposition est contrainte à la fermeture après avoir provoquée un scandale retentissant, la "bonne société" y voyant une provocation anarchiste.
S'y étant fait un nom, il se fixe à Berlin où il fréquente l'intelligencia littéraire et artistique, collabore à des revues et des cercles d'avant-garde et se lie en particulier avec le dramaturge suédois August Strindberg, et réalise une nouvelle exposition en 1893, année où il peint son célèbre tableau considéré comme le manifeste expressionniste du désespoir et de la souffrance: « Le Cri ».

En 1896, il revient à Paris où il se consacre particulièrement à la gravure, il réalisera également deux affiches pour des pièces de son compatriote Henrik Ibsen, jouées à Paris. Dès le début du siècle il est alors reconnu, et réalise de nouvelles expositions en Europe. Dans les années trente les nazis pourfendant « l'art dégénéré » s'en prendront à ses tableaux exposés dans les musées allemands.

Il meurt à Ekely près d'Oslo, le 23 janvier 1944 après avoir légué de nombreux tableaux et dessins à la ville d'Oslo, qui construira un musée en son honneur.

Enregistrement fait et transmis le 24/11/2019 | Dite par Dan


13 décembre



Le 13 décembre 1895, naissance de Lucia SANCHEZ SAORNIL, à Madrid, poétesse, artiste peintre et militante anarchiste féminine espagnole.

Née dans une famille modeste, elle obtient en 1916 un emploi à la compagnie de téléphone, mais poursuit des études à l'académie des Beaux-Arts. En 1918, passionnée par la poésie, elle intègre le mouvement littéraire « Ultraïsmo » et publie ses premiers poèmes.

Militante anarcho-syndicaliste, elle prend part aux confits sociaux de la « Telefonica ». Mutée à Valence en 1927, elle collabore aux journaux anarchistes « Tierra y Libertad », « Solidaridad Obrera », etc. De retour à Madrid en 1929, elle devient secrétaire de rédaction au journal « C.N.T ». Militante féminine convaincue, elle reste persuadée que les revendications des femmes requièrent une organisation spécifique.

En 1936, avec les compagnes Mercedes Comaposada, Amparo Poch y Gascon, elle fonde le mouvement d'émancipation « Mujeres Libres » (Femmes Libres) qui édite, à partir de mai 1936, la revue du même nom. Lorsqu'éclate la révolution, elle se démène sans compter, présente sur le front comme à « Radio Madrid ». De retour à Valence, en 1937, elle devient la principale rédactrice de l'hebdomadaire anarchiste « Umbral » ; elle y rencontrera sa compagne saphique América Barroso. En mai 1938, Lucia est nommée secrétaire générale de S.I.A « Solidarité Internationale Antifasciste », chargée d'organiser l'aide internationale.

La révolution écrasée, elle se réfugie en France début 1939, et tente de secourir les réfugiés. En 1942, pour éviter d’être déportée dans les camps nazis, elle retourne à Madrid, puis à Valence, vivant jusqu'en 1954 dans une totale clandestinité. Elle est morte à Valence, le 2 juin 1970.

Enregistrement fait et transmis le 09/12/2019 | Dite par Myiette


14 décembre



Le 14 décembre 1853, naissance d'Errico MALATESTA, près de Naples, révolutionnaire, théoricien et propagandiste anarchiste, figure majeure de l'anarchisme italien et international.

Il est issu d'une famille de la bourgeoisie napolitaine. En 1868, il n'a que 14 ans lorsqu'il envoi une lettre de protestation au roi, ce qui lui vaudra le 25 août, sa première arrestation. Après des études au collège de Naples, il s'inscrit en 1869, à la Faculté de médecine, étude qu’il abandonnera en 1872.

En 1871 après l'écrasement de la Commune de Paris, il abandonne les idées républicaines pour l'anarchisme et adhère à l'Internationale. En septembre 1872, après avoir rencontré Bakounine à Zurich, il collabore à « l'Alliance des révolutionnaires socialistes » et participe au Congrès constitutif de l'A.I.T anti-autoritaire à Saint Imier. En avril 1877, il participe à une insurrection dans le Bénévent, prenant les villages de Letino et Gallo et y proclamant le communisme anarchiste.

Le 7 juin 1914, à l'issue d'un de ses meetings à la « Villa Rossa » à Ancône, la police tire sur la foule, un anarchiste et deux républicains sont tués, c'est le début de la « Settiman Rossa ». La grève générale est déclenchée de façon insurrectionnelle et s'étend à toute la Romagne et aux Marches. Malatesta participera très activement à ce mouvement qui se terminera par la trahison du syndicat socialiste. Mais l'échec de la semaine rouge l'oblige à quitter clandestinement l'Italie.Il passera les années de la guerre, à soutenir une active propagande contre la guerre et les interventionnistes. Position encore plus évidente en 1916, au travers de sa réponse aux signataires du "manifeste des seize" qu'il publie en avril dans le journal « Freedom ».

Contre le fascisme il préconise la formation de groupes armés, en juillet « l'Alliance du Travail » proclame la grève générale mais les fascistes ont le dernier mot, ils brûlent le portait de Malatesta.

Il tombe malade et meurt à Rome le 22 juillet 1932.

Enregistrement fait et transmis le 01/12/2019 | Dite par Dan


15 décembre



Le 15 décembre 1866, naissance de Luigi MOLINARI, à Crema (Italie), militant, avocat, et pédagogue libertaire italien.

Janvier 1894, en Sicile, des mouvements de révolte ont lieu suite à l'augmentation de certaines denrées de base comme la farine, mais l'état de siège est décrété. En solidarité, les anarchistes de Lunigiana tentent de riposter en constituant des groupes armés. Le 31 janvier 1894 à Massa, les autorités militaires condamnent Luigi Molinari à 23 ans de prison, l'accusant d'être l'instigateur de ce mouvement insurrectionnel. Mais, le 20 septembre 1895, suite à une importante mobilisation pour obtenir sa libération, il recouvre la liberté.

Après l'éprouvante période de répressions et d'attentats, Luigi Molinari se fait le promoteur d'une éducation rationnelle et libertaire et crée, en 1900, « l'Universita popolare » ainsi qu'une revue du même nom. A partir de 1901, Molinari promeut les travaux de l'évolutionniste Charles Darwin, des positivistes européens et des théoriciens anarchistes tels que Mikhaïl Bakounine et Kropotkin. Il a encouragé le débat sur l'éducation publique, le divorce, la crémation, le militarisme, les droits des femmes. Il a plaidé en faveur d'une éducation plus large, y compris l'enseignement de la pensée scientifique, et de la conscience civique comme meilleure solution au crime que le droit pénal punitif.

En 1906, Molinari s'installe à Milan et devient un partisan des écoles Ferrer. Après l'exécution de Ferrer en 1909, Molinari publie les travaux de ce dernier, donna des conférences en Italie et en Suisse, et créera une organisation pour soutenir et organiser des écoles modernes sans dogme d’état ou religieux.

Fidèle jusqu'à sa mort à l'idéal libertaire, il gardera intacte ses convictions antimilitaristes durant la guerre de 14.

Il meurt à Milan, le 12 juillet 1918.

Enregistrement fait et transmis le 09/12/2019 | Dite par Myiette


16 décembre



Le 16 décembre 1908, naissance de Remedios VARO à Anglès (Espagne), anarchiste et peintre surréaliste catalane.

En 1928, Remedio Varo se marie avec le peintre et anarchiste Gerardo Lizárraga, puis le couple monte sur Paris. De retour en Espagne, ils se séparent en 1932. Varo s'installe à Barcelone et partage un studio avec le peintre surréaliste Esteban Francés. Membre du groupe du groupe (artistique) Logicophobiste, et participe à une exposition sponsorisée par les « Amics de l'Art Nou » une petite organisation pour la promotion de l'art d'avant-garde. Elle rencontre le poète Benjamin Péret en 1936, (celui-ci était venu en Espagne combattre dans les milices du POUM, puis anarchistes) et en devient sa compagne. En 1937, Remedios Varo et Péret partent ensemble à Paris, fuyant les horreurs de la guerre.

Elle prend part ensuite aux activités du groupe surréaliste français autour d'André Breton (1937-1940). et fait connaissance avec Miró, Max Ernst, Victor Braumer, Wolfgang Paalen, André Breton et Leonora Carrington. C'est une période difficile où elle gagne sa vie en tant que traductrice et en peignant de faux Georgio de Chirico. En 1941, elle s'embarque à Marseille (avec Benjamin Péret) pour le Mexique où ils trouveront refuge. En 1948, alors que Benjamin rentre en France, elle reste au Mexique et deviendra la compagne de Gunther Gerzso peintre surréaliste comme elle.

En 1955, la Galería Diana de Mexico organise sa première exposition personnelle. En 1962, la Galería Juan Martín présente sa deuxième exposition personnelle et elle participe à l'Exposition internationale de Tokyo.

Elle s'est éteinte à Mexico, le 8 octobre 1963.

Enregistrement fait et transmis le 01/12/2019 | Dite par Dan


17 décembre



Le 17 décembre 1885, naissance d'Alphonse BARBÉ à Vannes (Bretagne), militant anarchiste, antimilitariste et défenseur des objecteurs de conscience.

Ouvrier meunier, puis marchand forain, sa rencontre avec Sébastien Faure (lors d'une conférences) lui fait découvrir l'anarchisme. Partisan de la grève générale pour tenter d'empêcher la guerre, il est désappointé par « l'union sacrée ». Mobilisé, il est blessé en septembre 1915, puis déserte l'année suivante.

En juin 1917, il est arrêté, avec Louis Lepetit, Pierre Ruff, Julien Content et Pierre Le Meillour, après à la sortie d'un numéro clandestin du « Libertaire ». Condamné à 3 ans de prison, il est libéré par l'amnistie en octobre 1919, mais est de nouveau arrêté (à la porte de la prison) et condamné le 23 janvier 1920 à un an de prison pour « désertion ». Il se réclamait alors de l’« objection de conscience », un concept nouveau à l’époque et accueillit sa condamnation avec ces mots :

« C'est la conscience tranquille que l'écouterai votre sentence, certain de trouver dans l'idéal anarchiste la force et la volonté de supporter votre condamnation ».

Il milite ensuite quelques temps au parti communiste, mais s'aperçoit très vite de son erreur. En 1934, il est le gérant du journal « Le Semeur de Normandie » fondé en 1923 avec Claude Content, Émile Bauchet et Émile Poulain , organe de culture individuelle et de défense des objecteurs de conscience.

En décembre 1936, il est à Perpignan où il contribue à aider les révolutionnaires espagnols, puis il publie en 1937-38 « Lu dans la presse libertaire syndicaliste espagnole ». Outre sa participation aux diverses publications anarchistes et, après la seconde guerre mondiale, pacifistes dont Les Cahiers du pacifisme (Paris, 1946-1963), il est aussi l'auteur d'une dizaine de brochures.

Il meurt à Falaise (Calvados) le 21 novembre 1983.

Enregistrement fait et transmis le 09/12/2019 | Dite par Myiette


18 décembre



Le 18 décembre 1922, mort de Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878, libre penseuse, anarchiste, féministe.

Dès 1902, elle se déclare publiquement en faveur de la contraception. Avec Madeleine Pelletier, elle souligne également l'importance de l'éducation sexuelle des filles. Elle prend aussi position pour l’union libre. En 1904, elle écrit dans Le Libertaire :

« … Et ce qui fait son esclavage, ce sont moins peut être les chaînes légales, l’injurieux article du Code lui prescrivant l’obéissance, que la nécessité où elle se trouve, neuf fois sur dix, de recourir à un homme qui l’aide à vivre et qui souvent abuse de sa situation pour l’humilier et l’asservir. Mariage régulier, union illégitime, ou « galanterie »… au fond, c’est toujours la même chose pour la femme, toujours la même situation, aussi périlleuse qu’humiliante : livrer son corps à l’homme en échange du pain quotidien. »

Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l'idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente moyen d’émancipation des classes sociales les plus pauvres, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l'indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes, l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement.

Parmi ses écrits, citons « Quelques lances rompues pour nos libertés » (1910) ou « Paroles de combat et d'espoir » (1919).

Enregistrement fait et transmis le 01/12/2019 | Dite par Dan


19 décembre


Le 19 décembre 1966, mort de Pierre MUALDES, à Marseille, de son vrai nom Pierre-Louis BEAUCHET, militant anarchiste français.

Il naît le 1er août 1885, à Uzemain (Vosges). Il découvre les idées libertaires à Epinal dans le salon de coiffure de Victor Loquier. Ami d'Eugène Jacquemin, il se fixe à Paris et commence, en 1912, une collaboration au « Libertaire ». Après la victoire de la révolution bolchevique, il est séduit un temps par le communisme, mais il revient rapidement vers les libertaires et adhère à « L'Union Anarchiste Communiste ».

Durant les années vingt, il est un des principaux rédacteurs du « Libertaire », avant d'en assumer la responsabilité. Il collabore aussi à « La Revue anarchiste », « La Revue internationale anarchiste », etc. De 1922 à 1934, Pierre Mualdès assista à tous les congrès anarchistes et, à leur issue, occupa des fonctions responsables qu’on s’est efforcé de préciser, malaisément parfois, d’après la presse libertaire.

Correcteur d'imprimerie, il milite à partir de 1928 dans le syndicat de cette branche. Puis, jusqu’en 1939 le nom de Mualdès disparaît de la presse libertaire. Il se consacra surtout à la « Patrie humaine » (Paris, 7 novembre 1931 - 25 août 1939), hebdomadaire du pacifisme intégral fondé par Victor Méric. En novembre 1944, Louvet lui demanda sa collaboration à « Ce qu’il faut dire ». Il collabora également, toujours dans la presse animée par Louvet, au périodique les « Nouvelles pacifistes » (octobre 1949 - avril 1950), organe de la Confédération générale pacifiste dont l’administrateur était André Maille, et à « Contre-Courant » (Paris, 1950-1968) pour ses premiers numéros, à compter de février 1951, où il reprit ses « Propos d’un paria ». Sa santé le contraignit à se retirer dans le Midi, mais il continua de collaborer à la revue « Défense de l’Homme » (Paris 1948-1976), revue de Louis Lecoin.

Victime de la maladie de Parkinson, il meurt à l'âge de 81 ans.

Enregistrement fait et transmis le 01/12/2019 | Dite par Dan


20 décembre



Le 20 décembre 1902, naissance de Miura SEIICHI, au Japon.

D'abord socialiste chrétien, Miura Seiichi lit un grand nombre de livres sur ces idéologies et les mouvement sociaux. Il devient sceptique sur la religion et quitte Fukagawa pour réfléchir. Après plusieurs années de réflexion, il abandonne définitivement la religion en 1930.

Quand Miura Seiichi rencontre Ishikawa qui lui fait découvrir l'anarchisme, le mouvement anarchiste japonais est divisé. Une partie, menée par Iwasa et Shuzo Hata, se disant être de purs anarchistes, rejette Ishikawa en tant qu’anarcho-syndicaliste. Il participe au journal « Kokusen » publié par un groupe autour d’Ishikawa.

Puis le Japon dérape vers le fascisme et les mouvements sociaux de travailleurs sont durement réprimés. En 1939, le mouvement anarchiste connait des difficultés tout comme Miura Seiichi. Il part alors pour Tsing-Tap en Chine, y trouve du travail et passe son temps à étudier l’histoire ancienne jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale. C’est en décembre 1945 qu’il revient au Japon.

En 1946, les anarchistes japonais se rencontrent à Tokyo et organisent la Fédération japonaise anarchistes. Bien qu’il y participe, Miura Seiichi pouvait difficilement faire des meetings, connaissant de gros problèmes économiques. Quand Taiji Yamaga tombera malade, il assumera la responsabilité de la section internationale de la Fédération.

En 1969, après la dissolution de la Fédération japonaise des anarchistes, Miura Seiichi publie un petit mensuel : Le Libertaire (Giyu Gin en japonais). Petit parce qu’il espérait le publier aussi longtemps qu’il le pourrait sur ses propres revenus. Octogénaire dans les années 1980, il luttait toujours pour l’anarchisme ; en 1986, il participait encore, à Melbourne en Australie, à la célébration du Centenaire du 1er mai...

Enregistrement fait et transmis le 01/12/2019 | Dite par Dan


21 décembre



Le 21 décembre 1885, naissance à Abbeville (département de la Somme) de Georges BASTIEN, militant et propagandiste anarchiste, antimilitariste et syndicaliste français.

Membre du groupe anarchiste « La Jeunesse libre d'Amiens », il crée en novembre 1904 le journal « Germinal ». L'année suivante, il est condamné pour un article sur l'antimilitarisme et l'antipatriotisme à neuf mois de prison. En février 1906, il écope à nouveau de 15 mois de prison pour sa brochure « Aux conscrits ». Incorporé en octobre 1907, il déserte et se réfugie en Belgique d'où il poursuit sa collaboration à « Germinal ». Jugé par contumace en janvier 1908, il est condamné à 3 ans de prison. Expulsé de Belgique, il passe en Angleterre où il restera jusqu'à la fin de la guerre.

De retour à Amiens, il reprend la direction de « Germinal » en août 1919 et prend une part active à la création de la « Fédération communiste libertaire de la Région du Nord » et devient secrétaire du syndicat du textile d'Amiens. Enthousiasmé dans un premier temps par la révolution bolchevique, il fait front commun avec les communistes en organisant notamment des meetings de solidarité avec les mutinés de la Mer Noire. Mais choqué après l'écrasement de Cronstadt par les communistes, il prend ses distances avec ces derniers. Militant de « L'Union Anarchiste » depuis sa création en novembre 1920, il collabore à la presse anarchiste.

Secrétaire de l'Union départementale de la CGT, il s'opposera à la création par Pierre Besnard en 1926, d'une troisième organisation la « CGT-SR ». En 1935, il cesse d'exercer une fonction syndicale, mais poursuivra sa collaboration à la revue « Plus Loin » et fera reparaître « Germinal » en 1938. Il finira sa carrière professionnelle comme directeur de la Caisse de Sécurité Sociale d'Amiens. Il meurt en juin 1940.

Enregistrement fait et transmis le 01/12/2019 | Dite par Dan


22 décembre



Le 22 décembre 1900, naissance de Valerio ISCA à Calatafimi (Sicile) anarchiste sans étiquette, figure de l'anarchisme italo-américain.

Sympathisant socialiste à son arrivée en Amérique en 1922, il devient anarchiste au moment de l'affaire Sacco et Vanzetti et prend une part active à la campagne de soutien, organisant des rassemblements et collectant de l'argent pour l'envoyer à Aldino Felicani à Boston (le responsable du Comité de soutien). Il participe au groupe « Le Rassemblement des Réfractaires qui est rejoint par un autre groupe italien « Germinal ».

En 1930, lorsque Armando Borghi victime de la répression est envoyé à Ellis Island, vers la déportation, Valerio participe à la collecte de 2 500 $ pour payer sa caution de libération. Il le cachera ensuite durant un mois dans sa maison, le temps qu'Armando et Vigilia d'Andrea (sa compagne) trouvent un asile à Brooklyn chez John Vattuone. Il se mobilise ensuite pour éviter l'expulsion de deux militants Ferrero et Sallitto et obtiendra leur libération, grâce à l'intervention de Rose Pesotta.

Valerio fréquentera assidument le groupe espagnol « Cultura Obrera » (qui deviendra ensuite »Cultura Proletaria »), jusque dans les années soixante. Valerio, qui était un ami proche de Rudolf Rocker, contribuera à faire publier son « Nationalism and culture » (en 1960) et aussi « Pioneers of American Freedom », en italien. Il a également collaboré au journal « Controcorrente » de Felicani. Admirateur d'Henry David Thoreau il a poursuivi des activités avec sa compagne Ida au « Club de Livre Libertaire » de New York , qu'il avait contribué à fonder en 1945.

Valerio, il décèdera le 12 juin 1996 à New York. Il était de ces anarchistes qui se montrait réticent devant le terrorisme et l'action individuelle, croyant davantage aux vertus de l'organisation.

Enregistrement fait et transmis le 01/12/2019 | Dite par Dan


23 décembre



Le 23 décembre 1908, mort à Florence (Italie) de Fortunato SERANTONI, Internationaliste et propagandiste anarchiste italien.

Il naît en 1856 à Florence. En novembre 1872, il adhère à la section florentine de l'Internationale et rallie rapidement la position anti-autoritaire. En 1877, il signe un manifeste contre les persécutions policières des internationalistes. En avril 1878, il est arrêté pour « trouble public » puis à nouveau à la fin de l'année après l'explosion d'une bombe durant une manifestation monarchiste. L'accusation étant infondée, il est libéré en février 1879, mais c'est pour être aussitôt arrêté pour « manifestation séditieuse et violation de l'admonition ».

Il s'exile en France puis se fixe en janvier 1883 à Barcelone, où il collaborera à divers journaux et dirigera jusqu'en 1889 le journal « La Revolución Social ». Toujours traqué par la police italienne, il part début 1893 pour l'Argentine. A Buenos-Aires, il devient, à partir d'octobre 1893, rédacteur au journal communiste-anarchiste (en italien) « La Ricossa » mais en avril 1894, le journal est saisi par la police et ses collaborateurs arrêtés, mais il parvient à s'enfuir. De 1894 à 1896, il édite la revue « La Questione Sociale ». Il ouvre une Librairie qui devient rapidement un foyer de diffusion de la presse et de la littérature anarchistes.

Il prend part à la création en 1902 du syndicat la FOA et à l'agitation ouvrière de novembre 1902 Serantoni, en fuite, se réfugie en Uruguay avant de rejoindre l'Espagne, puis la France et enfin l'Italie. A Florence, il fonde en 1904 une maison d'édition libertaire et anticléricale. En juin 1907, il participe au congrès anarchiste italien où il propose la création d'une Alliance socialiste anarchiste. Début 1908, il est de nouveau persécuté par la police puis condamné en appel le 29 octobre à six mois de prison pour « apologie de délits », mais il meurt à Florence ce 23 décembre.

Enregistrement fait et transmis le 01/12/2019 | Dite par Dan


24 décembre



Le 24 décembre 1975, mort de Nicolas LAZAREVITCH, à Paris, militant anarcho-syndicaliste russe.

Il naît le 17 août 1895 à Jupille près de Liège en Belgique, dans une famille de révolutionnaires russes en exil. En 1911, il fréquente les anarchistes et devient un actif syndicaliste. N'étant pas mobilisé au moment de la déclaration de guerre, il part travailler en Allemagne (1916) avant de rejoindre la Hollande où il entre en contact avec des soldats russes échappés d'Allemagne avec lesquels il va tenter en 1917 de constituer un Soviet de soldats. Arrêté par les autorités hollandaises il est interné dans un camp à Bergen, d'où il s'évade, et parvient à rejoindre la Russie en janvier 1919, après avoir rencontré les spartakistes à Berlin.

Engagé dans l'Armée rouge, il est envoyé à Odessa pour s'infiltrer et faire de la propagande révolutionnaire aux soldats français. Bloqué dans son repli par l'armée blanche de Dénikine, il est contraint de passer en Roumanie durant l'été 1919. Il traverse ensuite la Yougoslavie puis arrive en Italie à l'été 1920, pour prendre part au mouvement d'occupation des usines, et se lie alors à Fancesco Ghezzi. Après un court emprisonnement, il rejoint en 1921 la Russie. Mais il commence à être critique vis-à-vis du régime bolchevique. A Moscou il poursuit un militantisme ouvrier qui mènera à son arrestation par la Guépéou le 8 octobre1924 et à sa condamnation à 3 ans de camp. Grâce à une mobilisation internationale, il est libéré le 29 septembre 1926 et expulsé de Russie.

De retour en Belgique il crée avec Jean de Boë le journal « Le Réveil syndicaliste » mais est condamné en 1933 à quatre mois de prison pour une prise de parole lors d'un meeting ouvrier interdit, puis séjourne à nouveau en prison en 1934 et 1936. Il revient en France en 1936 et travaille comme correcteur d'imprimerie. Après la Libération il redevient correcteur et se lie avec Albert Camus.

Enregistrement fait et transmis le 01/12/2019 | Dite par Dan


25 décembre



Le 25 décembre 1889, naissance d'Octave Albert GARNIER à Fontainebleau, militant anarchiste individualiste et illégaliste, membre de la « bande à Bonnot ».

Très tôt révolté contre l'injustice sociale, il milite dans le milieu syndicaliste. Devenu anarchiste et insoumis, il part en Belgique où il va rencontrer Callemin, Carouy, De Boë et Metge. Mais il est bientôt recherché pour avoir en particulier cambriolé le café où travaille sa maîtresse Marie Vuillemin. Il aurait tué un chauffeur à Gand, lors d'un vol de voiture en compagnie de Bonnot et aurait été aussi impliqué dans un vol qualifié à Charleroi, en mars 1911. Il préfère alors revenir avec Marie, en France. Ils vont vivre un temps dans la communauté de Romainville où ils vont retrouver les compagnons belges, et d'autres individualistes, partisans de l'illégalisme. Après avoir volé une automobile avec Bonnot, il prend part le 21 décembre 1911 au braquage, de la rue Ordener où il tire sur un garçon de recette pour lui voler sa sacoche, le blessant grièvement. Recherchée par toutes les polices, la bande va alors rentrer dans un engrenage fatal.

Le 27 février 1912, place du Havre à Paris est abattu un agent qui tentait de les interpeller pour une infraction automobile. Le 25 mars 1912, à Montgeron puis à Chantilly, c'est un chauffeur et deux employés de banque qui sont succombent, probablement tués par lui, car il est devenu le véritable tueur de la bande. Soudy, Carouy, et Callemin, sont arrêtés. Bonnot réfugié chez le garagiste Dubois soutiendra un véritable siège avant d'être tué par la police.

En fuite, Garnier est finalement repéré avec Valet dans la soirée du 14 mai 1912 à Nogent-sur-Marne dans un pavillon qu'ils ont loué sous un faux nom. Le 15 mai 1912, il succombe avec Valet après une résistance acharnée face forces considérables de la police et de l'armée.

Enregistrement fait et transmis le 23/12/2019 | Dite par Miyette


26 décembre



Le 26 décembre 1876, naissance à San Luis (Argentine) de Virginia BOLTEN, militante et propagandiste anarchiste et féministe.

Fille d'un émigré allemand, marchand ambulant, elle travaille d'abord à Rosario à fabriquer des chaussures avant d'être employée dans la raffinerie sucrière de la ville. Elle fait la connaissance de Juan Marquez, membre du syndicat des travailleurs de la chaussure. En 1888, à 18 ans, elle participe au journal « L'ouvrier boulanger de Rosario », l'un des premiers journaux anarchistes argentins. Un an plus tard, elle organise une manifestation et une grève des couturières de Rosario, sans doute la première grève des travailleuses en Argentine.

Le 1er mai 1890, après que le mouvement ouvrier avait décidé d'en faire une journée internationale d'action en souvenir des évènements de Haydmarket, elle participe au cortège d'un millier de travailleurs. À l'issue de la manifestation, Virginia et d'autres militantes prennent la parole pour dénoncer la violence institutionnelle exercée contre la classe ouvrière, mais elle est arrêtée pour avoir « attenté à l'ordre social existant ». Le 8 janvier 1896, elle est parmi les fondatrices de « La Voix de la femme » qui portera l'épigraphe : Ni dieu, ni patron, ni mari. En novembre 1900, avec Teresa Marchisio, elle organise une manifestation contre une procession de l'église catholique, où elle sera encore arrêtée.

En 1907, elle participe à la fondation du premier centre anarchiste féministe d’Argentine. A Montevideo, elle collabore au journal féministe « La Nueva Senda » (1909-1910), manifeste contre la répression brutale du 1er mai 1909 à Buenos Aires et prend part à la campagne internationale de soutien au pédagogue libertaire espagnol Francisco Ferrer. En 1923, elle s'implique dans le « Centre international d'études sociales », une association libertaire de Montevideo.

Elle meurt dans le quartier modeste de Manga, à Montevideo, en 1963.

Enregistrement fait et transmis le 22/12/2019 | Dite par Dan


27 décembre



Le 27 décembre 1893, mort de Victor CONSIDERANT, né le 12 octobre à Salins (Jura) penseur socialiste français.

Élève de son père, Jean-Baptiste, professeur de rhétorique au collège de Salins, Victor Considerant fut bachelier à seize ans. En 1824, il vint préparer Polytechnique au collège de Besançon et fut initié au fouriérisme par sa correspondante Clarisse Vigoureux, qui y avait été elle-même initiée par Just Muiron. Reçu au concours en 1826, il fit à Paris la connaissance de Fourier.

Il s'attache à développer les thèses de Fourier, notamment sur l'idée du phalanstère. Il s'installe à Paris, où il publie divers journaux : « Phalanstère », « La Réforme industrielle », « La Phalange » (1836), « La Démocratie pacifique » (1843).

Élu député de Montargis en 1848, et, en 1849, de Paris, il siège à l'extrême-gauche et il précise la notion de droit au travail qui devient une des idées fortes des socialistes français de cette époque. En juin 1848 il est le seul député à proposer le droit de vote pour les femmes. Mais dut s'exiler en 1849 en Belgique après avoir participé à la journée du 13 juin 1849 contre Louis-Napoléon Bonaparte, puis aux Texas (1852), où il tenta de fonder une colonie.

Amnistié, il rentre en France et, en mars 1871, il adhère à la Première Internationale et se range aux côtés de la Commune de Paris. Il finit sa vie au Quartier Latin, refusant obstinément de reprendre toute activité politique.

Outre ces journaux, il a écrit: « Destinée Sociale » (1838), « Manifeste de l’École sociétaire » (1845), « Théorie du droit à la propriété et du droit au travail » (1848), etc.

Enregistrement fait et transmis le 22/12/2019 | Dite par Dan


28 décembre



Le 28 décembre 1914, mort de Léon BONNEFF à Toul, écrivain prolétarien.

Il est né le 20 septembre 1882, à Gray (Haute-Saône). Avec son frère Maurice (né le 28 décembre 1884), ils viendront s'installer à Paris où ils poursuivront leur formation en autodidacte et rencontreront Gustave Lefrançais et Lucien Descaves.

Décidés à témoigner de la condition ouvrière, ils publieront ensemble plusieurs ouvrages comme « La vie tragique des travailleurs » (1908), « Les métiers qui tuent » (1905), « Les Marchands de folie », « Aubervilliers », etc.

Ils poursuivront auprès des syndicats ouvriers une enquête sur les maladies professionnelles ou encore la situation de l'enfance dans l'industrie et publient leurs articles dans divers journaux de gauche, de la « Guerre Sociale » à « l'Humanité ».

En six années, entre 1908 et leurs derniers écrits en juillet 1914, juste avant le déclenchement de la guerre, les deux frères avaient publié quelque 265 articles dans L’Huma, tous consacrés à la description et à la dénonciation des conditions de travail effroyables des ouvriers, hommes, femmes et enfants, employés dans une industrie en plein développement, mais aussi dans le bâtiment, ou encore à domicile dans le secteur textile. Articles militants, réalisés souvent avec la complicité de syndicats CGT, et revendiquant, toujours, l’adoption de lois protectrices et réparatrices pour ces travailleurs.

Mobilisé lors de la déclaration de la première guerre mondiale, son frère a été porté disparu après un combat dans la Meuse. Trois mois plus tard, Léon était grièvement blessé par un éclat d’obus et décèdera à l'hôpital militaire des suites de blessures reçues en Lorraine.

Enregistrement fait et transmis le 22/12/2019 | Dite par Dan


29 décembre



Le 29 décembre 1939, mort de Madeleine PELLETIER (née le 18 mai 1874), médecin et féministe française.

Première femme psychiatre interne des hôpitaux de Paris, elle milite également dans le mouvement socialiste, anarchiste et communiste. Madeleine Pelletier est l’une des rares femmes déléguées syndicales du début du siècle, mais particulièrement âpre à défendre la cause des femmes. Elle est représentante du Nord au congrès qui fonde le parti socialiste en 1905, puis membre du PS. Elle crée et édite le journal « La Suffragiste » de 1907 à 1914, afin d’accentuer la lutte pour le vote des femmes et collabore aussi à d'autres journaux néo-malthusien et libertaires.

Dans les années 20, Madeleine Pelletier lutte pour la liberté de contraception et d’avortement avec les néomalthusiens. Pour elle, la femme doit être libre de sa créativité et libre de choisir son destin : « Elle sera individu avant d’être sexe ». Madeleine Pelletier est l’une des leaders féministes les plus actives de son époque, avec Hélène Brion, Louise Saumoneau et Hubertine Auclert. Elle critique amèrement le conformisme des femmes, y compris les féministes de son temps, au rôle de genre qui leur était assigné.

Elle écrira par ailleurs : « La femme en lutte pour ses droits » (1908), « L'émancipation sexuelle de la femme » (1911), « L'éducation féministe des filles » (1914), « Idéologie d'hier : Dieu, la morale, la patrie » (1910), etc. Elle adhérera au Parti communiste avant d'en être « écartée » (1926) et de revenir vers les libertaires. Elle participera à « L'Encyclopédie Anarchiste », prendre la défense de Makhno dans « La Fronde » (1927).

Pionnière du droit à l'avortement, elle sera condamné en 1939 pour avoir pratiqué des avortements, mais elle fut déclarée irresponsable de ses actes, et internée. Elle mourra à l'asile, alors qu'elle avait commencé sa carrière comme psychiatre.

Enregistrement fait et transmis le 22/12/2019 | Dite par Dan


30 décembre



Le 30 décembre 1910, mort de Práxedis Gilberto GUERRERO, poète, journaliste et combattant anarchiste mexicain

Né le 28 août 1882, à Leon (Mexique), dans une famille fortunée, à 19 ans, il abandonne une carrière militaire pour se consacrer à la propagande anarchiste du Parti Libéral Mexicain.

En 1904, il s'installa aux États-Unis et commença à travailler comme ouvrier minier à Denver, au Colorado. En 1905, il s'installe à San Francisco, en Californie, où il publie le journal « Alba Roja » (« Red Dawn ») ; il collabore à « Revolución » de Los Angeles.

En mai 1906, Manuel Sarabia se rendit à Guerrero et l'invita à participer aux travaux du comité d'organisation du Parti libéral mexicain (JOPLM). A partir de là et jusqu’en 1910, il participe à divers mouvements insurrectionnels au Mexique.

L'opposition libérale au régime de Díaz a finalement déclaré la rébellion ouverte le 20 novembre 1910, dans le cadre du Plan de San Luis de Francisco Ignacio Madero. Guerrero, qui avait été nommé chef des opérations de la Confédération des groupes de l'armée libérale au Mexique, a décidé de mobiliser une force armée à El Paso, au Texas, et de la diriger de l'autre côté de la frontière, même avec la désapprobation du comité d'organisation du PLM.

Du 28 au 30 décembre 1910, il prend la ville de Casas Grandes (Chihuahua), avec des troupes vingt fois inférieurs en nombre aux forces gouvernementales. Mais lors d'un combat à Janos, une balle l'atteint en pleine tête. Figure de proue du mouvement anarchiste mexicain, propagandiste et révolutionnaire courageux, il sera « récupéré » par les autorités, qui en feront un « héros national ».

Enregistrement fait et transmis le 22/12/2019 | Dite par Dan


31 décembre



Le 31 décembre 1967, mort de Paulette BRUPBACHER, docteresse, militante des droits de la femme.

Elle naît le 16 janvier 1880 à Pinsk (Pelta), Russie (aujourd'hui en Biélorussie). En 1903, elle effectue des études de lettres à Berne, puis de médecine à Genève où elle obtient son doctorat en 1907. Durant ces années d'études, elle a travaillé dans une clinique pour toxicomanes.

Après un premier mariage et un divorce en 1924, elle devient la compagne de Fritz Brupbacher avec qui elle exerce la médecine à Zurich et partage son engagement politique, luttant notamment pour l'émancipation de la femme et en particulier pour ses droits à la contraception, au divorce et à une libre sexualité. Ses conférences dans toute la Suisse étaient assez controversées et dans les cantons de Soleure et d'Argovie totalement interdites. Elle traduisit du russe en français la Confession de Bakounine découverte en 1917 et publiée en URSS en 1921, publiée (Paris, Rieder 1932) avec une préface de Fritz Brupbacher.

A la mort de Fritz (1945), elle publie ses dernières œuvres et poursuit une collaboration à la revue « Révolution Prolétarienne » où elle dénonce dans un article écrit en 1948, les effets pervers du stalinisme sur certains écrivains. En 1952, elle alla passer quelques années dans un kibboutz à Tel Aviv (Israël) où elle écrivit ses dernières œuvres, puis rentra en région zurichoise.

Ennemie de tous les conformismes et de toutes les disciplines partisanes, elle est l'auteure de plusieurs ouvrages dont Les tempéraments humains (1925), Rationalisation et hygiène (1932), Problèmes sexuels et contrôle des naissances (1936), À la mémoire de Fritz Brupbacher (1874-1945) (1945), Mes patients. Du cabinet de consultation d'une gynécologue (1953) Hygiène pour tous (1955).

Enregistrement fait et transmis le 22/12/2019 | Dite par Dan
Faut que je refasse le 3, j'ai buggé sur une date :(

Voilà le 5 en attendant...

https://share.riseup.net/#uVlZ59JuCr-V4rf5KlFhPQ
Récriminer n'est pas proposer
Le 3 Décembre!
https://share.riseup.net/#lOrz6hg1G5Puen-VISZJzQ
(désolée, je crois bien que c'est un peu speed Tears )
Récriminer n'est pas proposer
Miyette a dit...

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Pour le 5/12, ok : récupérée/montée/uploadée/programmée
Miyette a dit...

Le 3 Décembre!
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Pour le 3/12, ok : récupérée/montée/uploadée/programmée
7 Décembre :

https://share.riseup.net/#gDQB2xG2LtpnUYiP0XxCNA

Pour l'instant, il semble que je sois parfaitement incapable de contrôler le débit dans un sens comme dans l'autre... Espérons que ça viendra avant la fin de l'année Smile
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Miyette a dit...

7 Décembre :
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Pour l'instant, il semble que je sois parfaitement incapable de contrôler le débit dans un sens comme dans l'autre... Espérons que ça viendra avant la fin de l'année Smile


Pour le 7/12, ok : récupérée/montée/uploadée/programmée
Licioula a dit...

euh qui connaît ça ?
http://militants-anarchistes.info/

Il est recensé dans les sources de la page (cf bas de page info) : https://www.thechangebook.org/lephemerideanarchist...

Pour le 17/12, ok : récupérée/montée/uploadée/programmée

Pour le 13/12, ok : récupérée/montée/uploadée/programmée