Ephémérides anarchistes du mois de novembre

Seront postés ici les textes pour enregistrement des éphémérides du mois de novembre. Pour suivre les enregistrements (fait ou à faire) du mois, rendez-vous là : https://outils.thechangebook.org/calc/wi81iwrg0wi3

1 novembre



Le 1er novembre 1530, naissance d’Étienne de La BOÉTIE à Sarlat, penseur et écrivain français.

Il joua un rôle important de conseiller au parlement de Bordeaux. Caractérisé par son esprit tolérant, en une époque troublée par les guerres de religions. Il se lie d'amitié avec MONTAIGNE qui glorifiera plus tard cette amitié (« Parce que c'était lui, parce que c'était moi... »). Étienne de la Boétie meurt à Germinian (près de Bordeaux), le 18 août 1563.

L’œuvre principale d’Étienne de la Boétie « Discours sur la servitude volontaire », sera publiée après sa mort, par Montaigne. Ce texte, revendiqué comme précurseur de l'anarchisme et de la théorie de l’aliénation, démontre les mécanismes du pouvoir en remettant en cause la légitimité des gouvernants que La Boétie appelle « maîtres » ou « tyrans ».

La Boétie s’attache aussi à démontrer que de petites acceptations en compromis et complaisances, la soumission en vient à s’imposer à soi tel un choix volontaire fait dès les premiers instants. La question avec laquelle il interpelle la lectrice et le lecteur touche à l’essence même de la politique : « pourquoi obéit-on ? ». Il met en évidence les mécanismes de la mise en place des pouvoirs et interroge sur ceux de l’obéissance.

Un des moyens de s'en affranchir est la désobéissance civile, principe qui sera ensuite repris d’Henry David Thoreau à Gandhi. La Boétie est un de ces premiers théoriciens d’un mode d’action qu’il faut distinguer de la rébellion. Sans le soutien actif du peuple, les tyrans n’auraient aucun pouvoir. La désobéissance passive suffirait à briser les chaînes de la domination.

Étienne de La BOÉTIE fut ainsi un des premiers à prétendre qu’il était possible de résister à la misère et à l’oppression autrement que par la violence et le meurtre.

Enregistrement fait et transmis le 12/10/2019 | Dite par Miyette
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/06483c...


2 novembre



Le 2 novembre 1872, naissance d'Henri ZISLY à Paris, militant anarchiste naturien et adepte des "Milieux libres".

Il naît dans une famille ouvrière (vivant en union libre), et acquiert un bon niveau de culture. A 17 ans, il publie un premier article dans le journal socialiste "Légalité". Mais l'objet de son militantisme restera le même sa vie durant : le retour à une vie naturelle autosuffisante ; philosophie du mouvement libertaire naturien.

Avec Henri Beylie et Emile Gravelle, il fait paraître, de 1895 à 1898, la revue du mouvement "La Nouvelle Humanité" suivie par "Le Naturien" puis "Le Sauvage"puis un numéro de "L'Ordre Naturel" en 1905. En 1902, il est avec quelques autres l'initiateur d'une colonie anarchiste, qui verra le jour à Vaux dans l'Aisne ; mais cette expérience de communisme libre n'a pas le succès escompté et s'arrête en 1906.

Cheminot à la Compagnie des Chemins de fer du Nord depuis 1897, il est révoqué en mars 1915 pour un article antipatriotique publié dans "La Bataille Syndicaliste", qui lui vaudra également 8 jours de prison. Cela ne l'empêche pas de collaborer durant la guerre aux journaux individualistes : « Pendant la Mêlée » et « Par-delà la Mêlée » et après-guerre à « Terre libre », « La Voix Libertaire », « Le Semeur », etc., tout en éditant son propre journal « La Vie Naturelle ». Il adhère ensuite à la Fédération Anarchiste Française (crée en 1936) et participe encore, peu avant sa mort (accidentelle), en mai 1945, au soutien du journal de Louis Louvet, "C.Q.F.D".

Enregistrement fait et transmis le 08/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/de4f69...


3 Novembre



Le 3 novembre 1968, mort de Germinal de SOUSA à Lisbonne, militant anarchiste portugais, combattant et secrétaire de la Fédération Anarchiste Ibérique (FAI) durant la guerre d'Espagne.

Fils de l'anarchiste Manuel Joaquín de Sousa (Secrétaire général de la CGT portugaise et directeur du quotidien anarcho-syndicaliste de Lisbonne, A Batalha), il est né à Porto, le 22 mai 1909. A Lisbonne, il milite à partir de 1925 au sein des Jeunesses Syndicalistes de Lisbone ainsi qu'au groupe Germinal aux côtés d'Emídio Santana.

Après le coup d’État fasciste de 1926, il suit l'organisation dans la clandestinité et milite également dans les Comités d'actions de la CGT portugaise pour lesquels il est typographe. Il passe ensuite en Espagne, où il intègre en 1928 le groupe Solidaridad. En 1931, il prend part à la création d'une Alliance Libertaire et participe à divers groupes anarchistes.

Le 19 juillet 1936, lorsque la révolution espagnole éclate, il est membre du Comité péninsulaire de la F.A.I et combattra ensuite sur le front de Madrid dans la colonne "Tierra y Libertad". En novembre 1936, il donnera son aval à la participation de la CNT au gouvernement. Il sera secrétaire général de la F.A.I. de 1938 à 1939.

Il prendra ensuite le chemin de la France où il sera interné avec des milliers de réfugiés dans le camp de concentration français de Vernet ; puis sera envoyé à Djelfa en Algérie en 1942. Il fera partie du Conseil général du Mouvement Libertaire en Exil (crée en février 1939), qui représentait la CNT la FAI et la FIJL.

Libéré, il reprit le chemin de l’exil, puis décida de revenir au Portugal en 1948, où il vécut jusqu’à sa mort, étroitement surveillé par la police de Salazar.

Enregistrement fait et transmis le 12/10/2019 | Dite par Miyette
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/432240...


4 novembre | Spécial



Le 4 novembre 1954, mort de Stig DAGERMAN, à Danderyd, banlieue de Stockholm, écrivain, dramaturge, journaliste et anarcho-syndicaliste suédois.

Il est né le 5 octobre 1923 à Älvkarleby en Suède. Enfant naturel, il est élevé par ses grands-parents. En 1932, il arrive à Stockholm pour y poursuivre ses études et y retrouver son père ouvrier. Encore adolescent, il est attiré par l'anarchisme et militera avec les jeunes anarcho-syndicalistes.

A partir de 1941, il se passionne pour le littéraire et contribue à la revue "40-tal", et collabore au journal anarcho-syndicaliste « Arbetaren » (Le Travailleur) où il rencontre Albert Jensen, une figure du syndicalisme mondial. En 1943 il se marie avec Anne-Marie Götze (fille d'un anarcho-syndicaliste allemand recherché par les nazis) afin qu'elle puisse obtenir la nationalité suédoise.

En 1946 et 1947, il séjourne en Allemagne et témoignera des conditions misérables qui y règnent et de la souffrance du peuple ayant survécu au nazisme et aux bombardements alliés. En 1950, il divorce d'Anne-Marie et se remarie avec l'actrice Anita Björk.

Connu pour ses pièces de théâtre et ses romans tels que « Le serpent » qui paraît en 1945, ou encore : « L'île des condamnés » (1946), « Automne allemand » (1947), « L'Enfant brûlé » (1948), « Ennui de noces » (1949), etc. « La Dictature du chagrin et autres écrits politiques » rassemblera ses textes engagés écrits entre 1945-1950.

Ce jeune et talentueux écrivain, profondément pessimiste, se suicidera à l'âge de 31 ans.
Sa dernière œuvre intitulée : « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » sera notamment mis en musique en 1989 par le compositeur français Denis Dufour. Nous allons en écouter une autre interprétation par Vaudan juste après l’éphéméride.

Enregistrement fait et transmis le 08/10/2019 | Dite par Dan


5 novembre



Le 5 novembre 1849, naissance de Louis DEJOUX à Replonges (Département de l'Ain), militant et propagandiste anarchiste.

Membre de la « Fédération révolutionnaire de l'Est » et gérant en 1882 du premier journal anarchiste lyonnais « Le Droit social » dont le premier numéro sort en février 1882 et disparaître après 24 éditions au profit de « L’Étendard révolutionnaire ». Il est condamné le 25 mai 1882, à un an de prison et 200 francs d'amende pour un article faisant l'apologie du geste d'un jeune ouvrier qui avait tiré sur son patron. Mais il parvient à s'enfuir en Suisse où il participera le 4 juin 1882, à Lausanne, au "Congrès de la Fédération Jurassienne".

Toujours en Suisse, il apprendra sa condamnation par défaut, à Lyon, à deux ans de prison dans le « procès dit des 66 », à la suite des violentes manifestations des mineurs de Montceau-les-Mines d’août 1882 et des attentats à la bombe perpétrés à Lyon en octobre 1882, procès au cours duquel il est reproché aux accusés « d’avoir (...) été affiliés ou fait acte d’affiliation à une société internationale, ayant pour but de provoquer à la suspension du travail, à l’abolition du droit de propriété, de la famille, de la patrie, de la religion, et d’avoir ainsi commis un attentat contre la paix publique. . Il aidera ensuite Jean Grave à Paris, à la publication du journal « La Révolte ». Son frère François DEJOUX (né le 19 mars 1836), anarchiste comme lui, sera arrêté en novembre 1882, et condamné dans le même procès des 66, à un an de prison et 100 francs d'amende.

Il avait alors regagné Paris où il parvint à continuer ses activités sans être repéré. Il y décéda le 18 mai 1884 des suites d’une bronchite pulmonaire.

Enregistrement fait et transmis le 12/10/2019 | Dite par Miyette


6 novembre



Le 6 novembre 1913 (ou 1915), naissance de María BRUGUERA PEREZ, à Jerez de la Caballeros en Espagne, militante féminine anarchiste du groupe « Mujeres Libres ».

Fille et sœur de militants anarchistes, elle se joint aux Jeunesses Libertaires dès leur création en 1932 et participe en particulier aux activités du groupe artistique et théâtral dénommé "Ni dios ni amo" (Ni dieu ni maître).

En 1937, les troupes franquistes entrent dans le village, elle est arrêtée en novembre, avec plusieurs membres de sa famille, bien qu'enceinte de 4 mois. Son compagnon Francisco Torrado Navarro sera quant à lui fusillé ainsi que sa mère Elisa Pérez Moreno. Condamnée à la réclusion à perpétuité elle souffrira des années durant dans différentes prisons avant d'être libérée en décembre 1945. Elle s’unit alors au compagnon Aureliano Lobo (mort en 1976) et rejoint la lutte clandestine dans le comité de Femmes Libres en liaison avec le Comité Régional du Centre de la CNT.

Après la mort de Franco, elle prend part à la reconstruction de groupe des Femmes Libres de Madrid et milite dans la section Santé de la CNT. Elle sera ensuite une des cofondatrices de la revue "Mujeres Libertarias". Elle est morte à Madrid le 26 décembre 1992.

Enregistrement fait et transmis le 08/10/2019 | Dite par Dan


7 novembre



Le 7 novembre 1913, naissance d'Albert CAMUS, à Mondovi (Algérie), romancier, dramaturge, journaliste, et sympathisant libertaire.

Orphelin de son père (tué à la guerre en 1914), il passe ses premières années à Belcourt (quartier pauvre d'Alger). En 1930, il obtient son baccalauréat, devient comédien dans une troupe de théâtre et joue dans une équipe de football. Mais, atteint de tuberculose, il est contraint de réduire ses activités et ne peut se présenter à l'agrégation de philosophie.

Son désir de participer à l'avenir du peuple algérien le pousse, en 1935, à adhérer au parti communiste; il en est exclu 2 ans plus tard, les communistes désapprouvant ses liens avec les indépendantistes. Il crée une maison de la culture à Alger, travaille comme journaliste au « Alger républicain » où il dénonce les abus du pouvoir colonialiste, et publie ses premiers textes. « L'Envers et l'Endroit » (1937) « le Mythe de Sisyphe » et « L’Étranger » (1942) qui rencontre le succès. En 1943, il s'installe à Paris, prend contact avec le réseau de résistance « Combat » et fait partie de la rédaction du journal clandestin durant la guerre, puis jusqu'en 1947, année où paraît « La Peste ».

Camus s'implique de plus en plus aux cotés des libertaires et dénonce la répression franquiste en Espagne. Son ouvrage majeur « L'homme révolté » (1950), éloge de la révolte, remporte l'adhésion des anarchistes mais suscite les critiques des staliniens.

« L'histoire d'aujourd'hui nous force à dire que la révolte est l'une des dimensions essentielles de l'homme. »

En 1957, il reçoit le prix Nobel de littérature. Outre de nombreux textes et sa collaboration à la presse libertaire, il crée en 1959, la revue "Liberté", pour soutenir les objecteurs de conscience. Il meurt dans un accident de voiture le 4 janvier1960.

Enregistrement fait et transmis le 17/10/2019 | Dite par Miyette


8 novembre



Le 8 novembre 2004, mort de Marie-Christine MIKHAÏLO à Lausanne, figure attachante de l'anarchisme suisse et international ; responsable du « Centre International de Recherche de l'Anarchisme » de Lausanne.

Issue de la haute bourgeoisie finlandaise, elle naît le 11 octobre 1916 à Helsingfors dans le Grand-Duché russe (qui deviendra un an plus tard la Finlande), elle passe son adolescence en Suisse dans la maison de Beaumont à Lausanne. Elle rentre en Finlande pour épouser un jeune diplomate dont elle aura cinq enfants.

En 1948, divorcée, elle revient à Lausanne où elle tient, jusque dans les années 1970, une pension pour étudiants. En 1954, elle découvre l'anarchisme après sa rencontre avec Pietro Ferrua, alors objecteur italien réfugié en Suisse. Plus tard, elle dira :

« Si je n'avais pas rencontré, il y a trente ans la pensée anarchiste, je n'aurais jamais osé briser les lois du conformisme bourgeois qui m'emprisonnaient. »

En 1957, celui-ci fonde, à Genève, le « Centre International de Recherche sur l'Anarchisme » (CIRA). Lorsqu'il est expulsé de Suisse, en janvier 1963, c'est Marie-Christine, aidée de sa fille Marianne Enckell, qui prend la direction du CIRA dont elle assurera la continuité et le développement. Entre temps, elle se remariera avec le réfugié libertaire bulgare et professeur de mathématiques Stoyadin Mikhaïlov.

En mars 1990, le CIRA quittera Genève pour s'installer dans sa maison de Beaumont à Lausanne. Dotée d'une grande culture et s'exprimant en de nombreuses langues, elle avait également trouvé le temps de militer à « Amnesty International » organisation dans laquelle elle voyait un moyen supplémentaire de dénoncer tous les pouvoirs et les abus qui sont leurs corollaires.

Enregistrement fait et transmis le 08/10/2019 | Dite par Dan


9 novembre



Le 9 novembre 1933, sortie à Paris du premier numéro du journal « l'action libertaire » Organe révolutionnaire.

Épigraphe : « De chacun selon ses forces à chacun selon ses besoins. »

Bimensuel dont l'administration et la trésorerie est assurée par une femme : Lucie Huberty, militante anarchiste communiste à Paris, précédemment membre de la commission administrative de l’Union anarchiste communiste révolutionnaire (UACR) qu’elle quitta pour fonder avec Achille Lausille le journal.

Cette publication s'arrêtera vraisemblablement après le 19 mars 1934. Elle respectait scrupuleusement la règle de l’anonymat, était diffusé principalement dans les Xe et XIIIe arrondissements parisiens ainsi qu’à Bezons et Aulnay-sous-Bois.

A noter dans ce premier numéro un article sur le droit à la révolte qui commence ainsi :

« Donc le droit à la révolte doit aller jusqu'à l'insurrection contre les formes barbares de réaction étatiste, de fascisme, de dictature. Le droit à la révolte doit être contre l'infamie du dilemme qui est imposé à la majorité des hommes : Ou travailler pour le bénéfice des autres ou mourir. En réalité si le cerveau des travailleurs n'avait pas été contraint depuis des siècles et n'avait subi une déformation de la logique ils ne seraient pas habitués à attendre de la besogne c'est-à-dire du pain, de la volonté du patron ou de la grâce de la loi qui leur procure l'existence. »

Le titre « Action Libertaire » sera repris de 1963 à 1965 par Marc Prévotel en tant qu'Organe de la section française de la « Fédération Internationale des Jeunesses Libertaires ».

Enregistrement fait et transmis le 17/10/2019 | Dite par Miyette


10 novembre



Le 10 novembre 1887, à Chicago, mort de Louis LINGG, anarchiste d’origine allemande.

Né en Allemagne le 9 septembre 1864 de parents pauvres, il connut les désagréments de la misère dans l’enfance et l’adolescence. Louis Lingg devint menuisier et fit son apprentissage dans la Wanderschaft. Il voyagea dans le sud de l’Allemagne et en Suisse. A Berne, il se mit en rapport avec des anarchistes.

À cette époque, le mouvement anarchiste était à son apogée en Suisse. La propagande par le fait, les attentats contre la police de Vienne battaient également leur plein.

Il arriva à Chicago en 1885 et tout de suite adhéra au mouvement anarchiste, dans lequel il organisa la Chicago’s Carpenters Union. Il y avait dix mois qu’il y était lorsque se déroulèrent les évènements liés au tragique meeting d'Haymarket, survenu à Chicago le 4 mai 1886, constituant le point culminant de la lutte pour la journée de huit heures aux États-Unis, et un élément majeur de l'histoire de la fête des travailleurs du 1er mai.

Alors qu'on attend une décision concernant une hypothétique grâce des sept condamnés à mort dans le procès débuté le 21 juin 1886 à la cour criminelle du comté de Cook dans le centre de Chicago, procès des anarchistes et du mouvement ouvrier, on apprend le suicide de Louis LINGG, dans la cellule de sa prison avec un bâton de dynamite. Il évitera ainsi d'être pendu le lendemain avec ses compagnons.

Finalement, parmi les sept condamnés à mort du 20 août 1886, seuls Samuel Fielden et Michael Schwab qui avaient signé un recours en grâce auprès du gouverneur échapperont à la peine capitale qui sera commuée en travaux forcés à perpétuité.

Enregistrement fait et transmis le 08/10/2019 | Dite par Dan


11 novembre



Le 11 novembre 1887, exécution d'Adolph FISCHER à Chicago, militant et propagandiste anarchiste américain, un des martyrs d'Haymarket.

Il naît à Brême, Allemagne, en 1858. A 15 ans, il émigre aux États-Unis où il apprend le métier de typographe à Little Rock, puis à Saint-Louis. Il découvre très tôt les idées socialistes dont les écrits de Proudhon et milite dans le syndicat des typographes. Après Nashville, puis Cincinnati (où il adhère au Parti socialiste ouvrier) il se fixe ensuite à Chicago en 1883, et travaille comme chef typographe au journal « Arbeiter Zeitung ». Il milite alors au groupe du Nord-ouest de l'IWPA (International Working People's Association). Co-éditeur avec George Engel du journal « Der Anarchist » publié à partir de janvier 1886, Fischer est aussi un orateur de talent, réputé pour sa douceur et sa détermination.

Après la grève du 1er mai 1886, des affrontements se produisent le 3 mai aux usines McCormik, deux ouvriers sont tués par la police. En réponse à ce massacre, il fait imprimer des affiches invitant le 4 mai à un meeting de protestations à Haymarket. L'affiche se termine par un appel aux travailleurs à venir armé (mais August Spies qui doit prendre la parole au meeting lui demande de retirer cette dernière phrase).

Il a déjà quitté le rassemblement lorsque explose la bombe et que la fusillade commence. Arrêté le lendemain avec ses compagnons de lutte, il est condamné à mort avec eux le 20 août 1886, et pendu ce 11 novembre.

Alors que les autorités françaises entretiennent (non sans nostalgie), le souvenir des barbaries guerrières, nous, anarchistes, avons une pensée pour nos compagnons de Chicago pendus sur l'autel du capitalisme.

Enregistrement fait et transmis le 18/10/2019 | Dite par Miyette


12 novembre



Le 12 novembre 1903, mort de Camille PISSARRO à Paris, (né le 10 juillet 1830,à St Thomas, Antilles Danoises), peintre de talent de l'école impressionniste et anarchiste de convictions.

Son enfance se passe dans les Antilles. En 1855, il est à Paris pour suivre les cours des Beaux-Arts. Passionné par le dessin et la peinture, il devient l'ami de Monet, Renoir et Cézanne. En 1863, il expose au "Salon des Refusés".

Durant la guerre de 1870, il se réfugie en Angleterre, mais il est contraint d'abandonner de nombreuses toiles qui seront détruites par la soldatesque. De retour en France, il participe dès 1874 aux premières expositions des impressionnistes (qui ne rencontrent qu'incompréhensions). En 1884, une exposition de ses toiles aux U.S.A, est couronnée de succès. Il se lie avec Signac et Seurat, découvre les idées anarchistes (comme bon nombre de néo-impressionnistes) et fait la connaissance de Pouget et de Grave, à qui il apporte un soutien financier, aidant également les familles d'anarchistes emprisonnés ou des compagnons italiens en exil.

Mais après l'assassinat de Sadi Carnot par Caserio, il est recherché par la police comme d'autres anarchistes non-violents. Il se réfugie en Belgique, et y rencontre Elisée Reclus. De retour en France, il participe à la parution des « Temps Nouveaux », journal anarchiste fondé en 1895 par Jean Grave, et s'engage contre l'antisémitisme lors de « l'affaire Dreyfus ».

Convaincu de la nécessité de la révolution sociale, Pissarro est plus un anarchiste d'idée que d'action. Même s'il participe, en 1899, au Club de l'art social aux côtés d'Auguste Rodin, il est un partisan de l'art pour l'art. Optimiste, il voyait un avenir anarchiste proche où les gens, débarrassés des idées religieuses et capitalistes, pourront apprécier l’art et, en particulier, le sien.

Enregistrement fait et transmis le 08/10/2019 | Dite par Dan


13 novembre



Le 13 novembre 1882, naissance de François LE LEVE, dans le Morbihan, militant anarchiste et syndicaliste breton.

En 1900, il entre comme apprenti à l'Arsenal de Lorient, puis effectue son service militaire. Il est ensuite un actif militant du syndicat des travailleurs du port, l'animateur du groupe libertaire des « Temps Nouveaux » et l'administrateur de la Bourse du Travail. En 1913, il est secrétaire adjoint de l'Union départementale des syndicats; en contact avec Emile Masson, il collabore à la revue d'éducation paysanne bilingue (français-breton) « Brug » Bruyères.

Fiché au « Carnet B » des antimilitaristes, il se rallie pourtant à « l'Union sacrée » lors de la déclaration de guerre (1914) et, en accord avec Jean Grave et de Pierre Kropotkine, signe en mars 1916 le « Manifeste des Seize » favorables à l'intervention armée.

Après guerre, il poursuit son militantisme syndical ; il est de 1929 à 1939 secrétaire général de l'Union départementale CGT. En 1936, il participe aux comités du « Front populaire » et gére « L'Action syndicaliste », organe du syndicat de l'Arsenal.

Durant la seconde guerre mondiale et l'occupation allemande, il est administrateur de la « Caisse régionale des Assurances sociales » mais en janvier 1943, il est contraint de quitter Lorient pour Vannes en raison des bombardements sur la ville, il y retrouve René Lochu. Il prend part ensuite au comité départemental de la Résistance. Arrêté par la police allemande en mars 1944, il est finalement déporté en juillet au camp de Neuengamme près de Hambourg (Allemagne). Libéré, il meurt d'épuisement le 20 juin 1945, durant le voyage de retour en France.

14 novembre



Le 14 novembre 2003, mort de Ramón ALVAREZ PALOMO dit Ramonín, militant anarcho-syndicaliste espagnol.

Il est né en mars 1913 à Gijón (Asturies). Il est élève de l'école rationnaliste créée par le cénétiste Eleuterio Quintanilla, qui aura une grande influence sur son engagement. Contraint de travailler très jeune, il adhère en 1928 à la CNT, et devient à 18 ans le secrétaire de la section des boulangers de Gijón. Il sera ensuite à plusieurs reprises secrétaire régional de la CNT des Asturies.

En 1934, membre du comité révolutionnaire pendant le mouvement insurrectionnel dans les Asturies, il sera emprisonné avec Durruti à Saragosse. En avril 1935, il se réfugie en France jusqu'à l'arrivée du Front populaire espagnol, en février 1936. Membre de la commission de défense de Gijón en juillet 1936, il sera ensuite à la tête des milices confédérales. Après la perte des Asturies, il rejoint Barcelone, où il est responsable de la propagande de la FAI, puis secrétaire de Segundo Blanco lorsque celui-ci devient ministre cénétiste de l'Instruction publique dans le gouvernement Negrín.

Après la déroute du camp républicain, il revient en France où il tente de réorganiser le mouvement libertaire en exil. Il est nommé secrétaire du Comité National de la CNT (en exil) et en 1945 du Comité régional des Asturies. Il participe à divers congrès et meeting après guerre, activité militante qui lui vaudra quelques mois de prison en France, dans les années 60. Il retourne à Gijón après la mort de Franco.

En 1979, il adhère avec son syndicat à la CGT espagnole où, jusqu'en 1994, il publie le journal "Acción Libertaria". Outre ses nombreuses collaborations à la presse libertaire espagnole, il est l'auteur de plusieurs biographies de militants asturiens.

Enregistrement fait et transmis le 08/10/2019 | Dite par Dan


15 novembre



Le 15 novembre 1862, naissance d'Alfred MARPAUX à Champagnole (Jura), militant fédéraliste, syndicaliste et coopératiste ; puis « socialiste possibiliste » de Bourgogne et de Franche-Comté.

Ouvrier typographe à Dijon, il adhère au syndicat de sa corporation dont il est délégué au 3ème congrés des Bourses du travail à Lyon du 25 au 27 juin 1894. Il prend part également au développement des coopératives à Dijon puis à Saint-Claude (dans le Jura).

Influencé par les idées de Proudhon, de Bakounine et de Benoît Malon, il se revendique d'un « socialisme intégral » empreint des idées libertaires qui avaient présidées au sein de la « Fédération Jurassienne ». Il participe ensuite à la création de la "Fédération de l'Est" et se montre un actif propagandiste ; « socialiste possibiliste » il s'écarte des idées anarchistes par sa participation aux élections. En 1894, Marpaux se montre un ardent dreyfusard.

En mai 1896, il est élu à la municipalité de Dijon ; en tant que premier adjoint au maire, il est associé à de nombreuses réalisations sociales : caisse de chômage, maison de retraite, assistance médicale gratuite, cantines scolaires (gratuites pour les plus pauvres) etc. Au congrès socialiste de Paris en 1899, il s'élève contre le sectarisme et se prononce pour un fédéralisme communal.

Après la défaite municipale de 1900, il quitte Dijon pour diriger une imprimerie coopérative dans l'Ain. Malade, il poursuivra ensuite son militantisme au sein de la SFIO jusqu'à sa mort le 6 mai 1934. Il est l'auteur de nombreux articles dans la presse socialiste et de divers ouvrages et brochures.

16 novembre



Le 16 novembre 1953, mort à Rome de Gigi DAMIANI, militant et propagandiste anarchiste italien.

Il est né à Rome le 18 mai 1876. Dés 18 ans, il subit la prison pour son militantisme; il sera de nombreuses fois poursuivi par la justice et condamné. C'est en prison qu'il fait la connaissance d'un autre Italien, Oreste RISTORI, qui deviendra un figure importante de l'anarchisme Brésilien.

En 1899, pour fuir la répression en Italie, Gigi Damiani émigre au Brésil, où il vit en confectionnant des décors de théâtre. Il collabore à de nombreuses publications anarchistes (La Plebe, Guerra Social, La Barricada, A Propaganda) et dirige le journal « O Amigo do Povo », ainsi que « La Battaglia » créée avec son ami Oreste Ristori.

En 1919, suite à l'agitation ouvrière et aux grèves à São Paulo, il est expulsé du Brésil et déporté en Italie, où il est de nouveau emprisonné. Libéré grâce à la mobilisation des compagnons, il devient rédacteur en 1920, « d'Umanita Nova » aux côtés d'Errico Malatesta. Après les attaques du journal par les fascistes, en 1921 et 1923, il fonde à Rome le journal « Fedé », qui cède à son tour devant la dictature. Il s'exile en France d'où il est expulsé en 1927, puis de la Belgique.

Il passe ensuite en Espagne et enfin en Tunisie où il réside jusqu'à la fin du fascisme. Il y rencontre Giuseppe Pasotti avec qui il milite, avant de retourner à Rome en 1946 pour assurer la direction de « Umanita Nova », et ce jusqu'à sa mort. Gigi Damiani est également poète dont une centaine de textes de longueur et de style variés sont regroupés en quatre recueils.

Enregistrement fait et transmis le 09/10/2019 | Dite par Dan


17 novembre



Le 17 novembre 1866, naissance de Voltairine de CLEYRE à Leslie dans le Michigan (U.S.A.).
D'abord libre penseuse, puis propagandiste et théoricienne anarchiste et féministe, écrivaine et poète.

Elle est la troisième fille d'une famille ouvrière pauvre mais militante (notamment pour l'abolition de l'esclavage). Sa mère, Harriet Billings, est américaine et son père Hector de Claire, né français, obtiendra la nationalité américaine après avoir combattu avec l'armée nordiste durant la guerre de sécession.

Après la séparation de ses parents en 1879, elle vit en donnant des leçons de piano et de français et commence à militer dans le mouvement de la libre pensée. En 1887, elle découvre les idées socialistes puis devient anarchiste après la parodie de justice qui mènera les martyrs de Chicago à la potence (11 novembre 1887).

Bien que son anarchisme individualiste s'oppose sur certains points avec celui prôné par Emma Goldman, elle prendra sa défense dans un essai, en 1894, « Pour la défense d'Emma Goldman et du droit d'expropriation ».

Après avoir été proche de Benjamin Tucker, elle privilégie un anarchisme qualifié de "sans adjectif". En 1900, elle publie un recueil de poèmes « The Worm Turns ». En 1901, elle crée le « Social Science Club » qui devient rapidement un lieu de réunion pour les anarchistes de Philadelphie.

Le 19 décembre 1902, un de ses anciens élèves tire sur elle. Elle se remet de ses blessures et refuse de porter plainte contre son agresseur. Plus tard, elle collabore à la revue d'Emma Goldman « Mother Earth » et se lie avec Alexandre Berkman. En 1910, elle se fixe à Chicago et en 1911 elle soutient la révolution mexicaine et Ricardo Flores Magon. Elle meurt le 20 juin 1912 à l'hôpital de Chicago d'une méningite.

18 novembre



Le 18 novembre 1919, mort de Ferdinand Domela NIEUWENHUIS, figure importante de l'anarchisme et de l'antimilitarisme néerlandais.

Il naît le 31 décembre 1846, à Amsterdam, dans une famille bourgeoise aisée. Pasteur protestant comme son père, il rompt pourtant avec l'église vers 1870, et crée en 1878 le journal socialiste « Justice pour tous » qui deviendra l'organe de la « Sociaal Democratische Bond » (S.D.B) première organisation socialiste dont il est un des fondateurs. Arrêté pour « trahison » (en fait, un simple « délit de presse »), il est libéré le 31 août 1887 grâce à la pression de l'opinion publique, mais échappe de très peu à un attentat à Rotterdam. L'année suivante il est élu député et exerce son mandat jusqu'en 1891.Cette expérience lui fait découvrir le rôle néfaste du parlementarisme. Dès lors il abandonne les politiciens et le pouvoir pour se rallier à l'anarchisme de Bakounine et à la libre pensée. En 1894, il publie à Bruxelles une première brochure "Le Socialisme en danger" (préfacée par Elisée Reclus), qui deviendra en 1897 un livre de référence.

En 1896, il quitte avec fracas le Congrès socialiste de Londres (où vient d'être voté l'exclusion définitive des anarchistes), puis édite en 1898 le journal anarchiste « Le Libre socialiste » autour duquel graviteront de nombreux groupes anarchistes.

En 1914, fidèle à l'idéal libertaire, il s'oppose au manifeste des 16 (favorable à l'interventionnisme dans la guerre) et signe avec Emma Goldman, Malatesta, etc., le manifeste « L'Internationale et la guerre ». En 1918, il apporte son aide à Rudolf Rocker (expulsé d'Angleterre), mais meurt l'année suivante. Ses funérailles donneront lieu à une impressionnante manifestation de ferveur de la classe ouvrière.

Enregistrement fait et transmis le 10/10/2019 | Dite par Dan


19 novembre



Le 19 novembre 1949, mort de James ENSOR, peintre anarchiste, symboliste puis expressionniste belge.

Il est né à Ostende le 13 avril 1860, fils d'un ingénieur anglais ruiné et d'une mère flamande qui tient une boutique de souvenirs (environnement fantastique qui aura une grande influence sur son inspiration créatrice).

En 1877, il s'inscrit à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et commence à fréquenter le milieu artistique bohème de la capitale, alors fortement influencé par l'anarchisme. Il se lie avec Fernand Knopff, Félicien Rops, Théo Van Rysselberghe et le professeur Rousseau qui l'introduit plus avant dans l'anarchie. En 1881, il expose ses premières œuvres symbolistes, et va dès lors intégrer divers cercles artistiques d'avant-garde « L'Essor » puis les « XX » de (1883-93) mais ses toiles empreintes d'humour noir et hantées par une fascination de la mort ne suscitent qu'incompréhensions et refus des Salons d'Anvers et de Bruxelles.

C'est en 1888 qu'il peint le tableau qui le rendra par la suite célèbre : « Entrée du Christ à Bruxelles ». Soutenu par des écrivains tel qu’Émile Verhaeren, il expose au Salon de la « Libre Esthétique » puis à Paris en 1894, sans pourtant soulever un grand intérêt.

Ce précurseur du surréalisme et du mouvement Cobra, est aussi un musicien et un écrivain pamphlétaire insolent et savoureux. La reconnaissance officielle ne viendra que bien plus tard, à partir de 1929, année où il devient citoyen belge, et où la bourgeoise, pas rancunière, lui décerne le titre de Baron, organisant même une grande rétrospective de son œuvre au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Proclamé « Prince des peintres », il illustrera même de son effigie un billet de banque.

Enregistrement fait et transmis le 27/10/2019 | Dite par Dan


20 novembre



Le 20 novembre 1916, mort de James GUILLAUME, (né le 16 février 1844 à Londres), militant libertaire et historien de l'Internationale.

Né d'une mère française et d'un père suisse. C'est dans ce dernier pays, où il devient professeur, qu'il fonde en 1866 avec Constantin Meuron la section de l'Internationale du Locle. En 1869 il rencontre Bakounine et adhère à ses idées collectivistes (anarchistes). Le 11 avril 1870 il devient le rédacteur de « La Solidarité » organe de la fédération romande de l'A.I.T, puis véritable artisan de la Fédération Jurassienne, il en rédige le Bulletin dont le premier numéro sort le 15 février 1872 à Sonvillier.

Son fédéralisme libertaire se heurte au centralisme autoritaire marxiste et, lors du congrès de La Haye en 1872, il est exclu avec Bakounine, il prend ensuite part au Congrès antiautoritaire de Saint-Imier. Victime également d'un interdit professionnel il s'établit à Neuchâtel où il travaille dans l'imprimerie familiale puis en donnant des leçons.

En 1878 il quitte la Suisse pour Paris où il devient rédacteur de la Revue Pédagogique. Guillaume a joué un rôle clé dans la conversion de Pierre Kropotkine à l'anarchisme. Devenu français en 1889, il soutiendra ensuite le syndicalisme révolutionnaire et Fernand Pelloutier (le créateur des Bourses du travail). Historien de l'Internationale il publie de 1905 à 1910, le résultat de ses minutieuses recherches.

Il disait : « Il ne s'agit pas d'améliorer certaines institutions du passé pour les adapter à une société nouvelle, mais de les supprimer. Ainsi, suppression radicale du gouvernement, de l'armée, des tribunaux, de l'église, de l'école, de la banque, et de tout ce qui s'y rattache. »

Enregistrement fait et transmis le 17/10/2019 | Dite par Dan


21 novembre



Le 21 novembre 1870, naissance d'Alexandre BERKMAN, à Vilna (Russie), anarchiste russe exilé aux États Unis.

Ses deux parents moururent pendant sa jeunesse et il émigra en 1888 aux USA à l'âge de dix-sept ans.

Il commet un attentat le 22 juillet 1892 contre le directeur de l'usine de Homestead en grève, mais celui-ci n'est que blessé. Berkman, lui, sera condamné à 22 ans de prison. Il en sort le 18 mai 1906. Publie « Souvenirs de prison d'un anarchiste » et rédige le bulletin « Mother Earth » de 1910 à 1911. Il est l'un des fondateurs de l'école Ferrer de New York. En 1916-17, il publie son journal « The Blast » (le souffle de l'explosion), à San Francisco.

En décembre 1919, il est expulsé vers la Russie avec Emma Goldman, sa compagne et et de 247 autres Américains (socialistes, anarchistes, syndicalistes). Mais ils déchantent bien vite découvrant le côté sombre du « paradis des travailleurs » ; la révolution russe installe une nouvelle tyrannie.

En 1921, ils quittent la Russie pour la Suède, puis Berlin où il publie « Le mythe bolchevique » dans lequel il raconte non seulement son périple dans la Russie des années 1920, de Moscou à la Sibérie en passant par la Géorgie, mais surtout comment il passe d'un soutien sans faille aux bolcheviques à son opposition frontale contre un système qui derrière l'aura émancipatrice cachait en réalité un régime basé sur l'arbitraire, les privilèges personnels, la création d'une caste privilégiée au sein du Parti communiste et la répression de toute liberté. Il écrit aussi « La rébellion de Kronstadt », un des premiers textes dénonçant publiquement les événements de Kronstadt face à la chape de silence imposée par les bolcheviks.

Il arrive en France en 1925. Malade, il se suicide à Nice, le 28 juin 1936.

Enregistrement fait et transmis le 27/10/2019 | Dite par Dan


22 novembre



Le 22 novembre 1850, naissance de Camille CAMET à Lyon, membre de l'Internationale et partisan bakouniniste.

Tisseur lyonnais (canut), il s'affilie dès 1869 à l'Internationale. Soldat à St-Etienne en 1871, il déserte et passe en Suisse. Mais le 30 avril 1871, il est de retour à Lyon porteur de placards révolutionnaires, au moment où se produit une tentative insurrectionnelle dans le quartier de la Guillotière puis de la Croix-Rousse. Mais après l'échec du mouvement (maté par la troupe) il retourne à Zürich, en Suisse.

Les 15 et 16 septembre 1872, il représente, avec Pindy, les sections françaises au Congrès de l'Internationale anti-autoritaire à Saint-Imier. Ami de Bakounine, il se rend en mars 1873 à Barcelone, avec Charles Alerini et Paul Brousse (lesquels seront délégués de la « Fédération Régionale Espagnole » et de la section de langue française de Barcelone, au 6ème Congrès général de l'Internationale à Genève). Il publie avec eux au nom du « Comité de propagande révolutionnaire socialiste de la France méridionale » un manifeste anarchiste, et crée le journal « La Solidarité révolutionnaire ».

De retour en France, après le congrès de Genève, il déploie une intense activité militante à Lyon et St-Etienne, élaborant un programme révolutionnaire dans l'éventualité de la proclamation d'une Commune insurrectionnelle. Mais surveillé par la police, il est arrêté le 16 novembre 1873, avec 29 autres militants, et condamné le 25 avril 1874 à cinq ans d'emprisonnement pour le complot, dit de Lyon. A nouveau jugé en décembre 1874 pour désertion, il est condamné à cinq ans de travaux publics (avec confusion des peines). Il sera amnistié fin mai 1879, et deviendra ensuite un militant socialiste guesdiste. En 1892, il sera responsable du « Parti Ouvrier Français » pour la région Lyonnaise.

23 novembre



Le 23 novembre 1987, mort de Max SARTIN, de son vrai nom Raffaele SCHIAVINA à Salt Lake City (USA), militant et propagandiste anarchiste individualiste italo-américain.
Il naît le 8 avril 1894 à San Carlo, province de Ferrara (Italie) dans une famille de paysans. En 1912, il émigre aux États-Unis et découvre l'anarchisme (durant l'été 1914), à la lecture des mémoires de Pierre Kropotkine. Il devient ensuite un collaborateur du journal de Luigi Galleani « Cronaca Soversiva » et en avril 1916, en accepte le poste d'administrateur.

L'année suivante il est arrêté, pour son refus d'être soldat. Condamné à un an de prison, il est ensuite expulsé vers l'Italie le 9 juillet 1919. A Naples, il à nouveau inquiété par les autorités militaires (pour désertion en temps de guerre). Au début de 1920 à Turin, il reprend le poste d'administrateur de « Cronaca Soversiva », mais après 20 numéros le journal est contraint de cesser sa parution à cause de la publication d'articles anti-militaristes. En août 1922, il est arrêté et emprisonné durant 15 mois, avant d'être finalement acquitté.

En 1923, face à la menace fasciste en Italie il s'installe à Paris où il publie avec Emilio CODA, « La Difesa », bulletin pour la défense de Sacco et Vanzetti. Après un court séjour à Londres, il reviens à Paris où il publie le journal « Il Monito » (1925-1928) et collabore à la revue de Virgilia d'Andrea « Veglia ». Il réside ensuite à Marseille, mais expulsé de France, il retourne aux États-Unis.

Il y collaborera puis publiera l'hebdomadaire « L'Adunata dei Refrattari » de 1928 jusqu'en avril 1971. Outre ses articles dans de nombreux journaux anarchistes et sous divers pseudonymes, il est l'auteur de la brochure « Berneri en Espagne ».

Enregistrement fait et transmis le 27/10/2019 | Dite par Dan


24 novembre



Le 24 novembre 1943, mort de Max BAGINSKI à New York, militant social démocrate allemand, puis actif propagandiste anarchiste.

Il naît en 1864 à Bartenstein (Prusse-Orientale). En 1882, il vit à Berlin et commence à militer avec son frère Richard dans le groupe des jeunes (anarchisants) du « Parti Social Démocrate » allemand ; il devient en 1890 l'éditeur de leur organe de presse « Proletarier aus dem Eulengebrige ». Passionné de théâtre, il fait partie du théâtre populaire libre de Berlin. En 1891, il est condamné à 2 ans et demi de prison pour « délit de presse ».

S'étant acquitté de sa peine, il quitte l'Allemagne pour Zurich, Paris puis Londres et finalement New York où il arrive en 1893. En août, il rencontre Emma Goldman à Philadelphie, puis se fixe à Chicago. A partir de 1894, il est nommé rédacteur du « Chicagoer Arbeiter-Zeitung » puis édite en 1896, son propre journal « Les Tocsins ». Il collabore également au journal « Liberté » que Johann Most publie à New York.

En 1900, il est à Paris avec sa compagne Millie Schumm (dite "Puck"), mais retourne en 1901 à Chicago. En 1905, il se fixe à New York et vit un moment avec Emma Goldman avec qui il va fonder en 1906 la revue mensuelle « Mother Earth ».

Il travaille alors comme publiciste dans divers journaux ouvriers de langue allemande et publie en 1914 un nouveau journal « L'Internationale Arbeiter Chronik » (qui n'aura que 7 numéros). Après la première guerre mondiale il retourne un an en Allemagne, avant de rentrer en Amérique en 1920. Il poursuivra sa collaboration à de nombreux journaux anarchistes jusque dans les années 30 puis se retirera à Towanda (Pennsylvanie). Il sera victime d'une maladie dégénérative, qui finira par lui enlever toute lucidité.

Enregistrement fait et transmis le 18/10/2019 | Dite par Dan


25 Novembre



Le 25 novembre 1904, naissance de Jehan MAYOUX en Charente, enseignant, pacifiste, antimilitariste et libertaire.

Dès l’âge de douze ans, il passa en correctionnelle pour avoir posé des papillons pacifistes. A plusieurs reprises, il subit des brimades du fait de l’activité de ses parents, puis de la sienne, et se vit notamment contester, voire refuser l’accès à des concours de l’instruction publique.

A Dunkerque, Mayoux fut élu délégué du syndicat des enseignants du Nord et, en 1936, devint secrétaire adjoint à la Bourse du Travail, puis secrétaire du comité de Front populaire.

Il s'insoumet à l'ordre de mobilisation en 1939 et est condamné à 5 ans de prison et révoqué de l'enseignement. Il s'évade à l'issu d'un bombardement de la Centrale de Clairvaux. Arrêté par les Allemands, il est transféré dans un camp en Ukraine. Il réintègre l'enseignement à la libération.

Poète surréaliste, ami de Benjamin Peret, il collaborait depuis 1951 au « Libertaire » avec les autres membres du groupe surréaliste. En 1958, membre du Comité de Vigilance et de Défense républicaine, il se prononça pour une réponse négative lors du référendum. La guerre d'Algérie survient, Jehan Mayoux réclame le droit à l'insoumission en signant le manifeste des 121. Il subit à nouveau un interdit professionnel pendant 5 ans (1960-1965).

En 1967, il prit sa retraite d’enseignant. Militant toujours enthousiaste. Il participe au mouvement de mai 68 à Paris et à Montpellier, mais il est écœuré par l'attitude des syndicats.

Il mourra le 14 juillet 1975, toujours fidèle à ses idées libertaires. Il laisse une belle œuvre poétique. "Ma tête à couper" (1939) "Au crible de la nuit" (1948), etc.

Enregistrement fait et transmis le 27/10/2019 | Dite par Dan


26 novembre



Le 26 novembre 1964, mort d'Emil SZITTYA (de son vrai nom Adolf SCHENK) à Paris, écrivain libertaire, critique d'art de l'avant-garde artistique.

Il est né le 18 août 1886 à Budapest (Hongrie). A 20 ans, il arrive à Paris où il fréquente le milieu de la bohème artistique et libertaire. Il séjourne entre 1906 et 1907 à Ascona (Suisse) dans la colonie Monte Verità. Vers 1908, il rencontre Blaise Cendrars à Leipzig, ils se retrouveront ensuite à Paris.

En 1910, Szittya publie à Paris une première série d'une revue anarchiste (en langue allemande) « Les Hommes Nouveaux ». Une deuxième série paraîtra en 1911. En octobre 1912, en collaboration avec Marius Hanot, Blaise Cendrars et Freddy Sausey, paraît le premier numéro (et dernier) de la version française de cette revue libre (franco-allemande).

Lorsqu'éclate la guerre de 1914, il s'installe à Zurich jusqu'en 1918 où il se lie avec toute l'avant-garde artistique et révolutionnaire. En 1915, en collaboration avec Hugo Kersten, il publie le journal pré-dadaïste « Der Mistral ». En 1916, Il rencontrera également au Cabaret Voltaire de Zurich un concitoyen, le peintre et écrivain hongrois Lajos Kassák qui publie la revue avant-gardiste « A Tett » et avec qui il retourne en Hongrie en 1918 lorsqu'éclate la révolution. Il co-édite ensuite à Budapest, Vienne et Berlin, la revue « Horizont-füzet » et collabore dans les années vingt à Berlin à divers magazines. Fuyant le fascisme, il est de retour à Paris en 1933 où il participe à une revue antifasciste « La Zone ».
Il fuit ensuite l'occupation allemande dans le sud de la France, et prendra part aux actions de la Résistance dans la région de Limoges. A la Libération, il revient à Paris où il travaille au Café des Deux Magots. Mais, malade, il meurt à Paris au Pavillon des tuberculeux le 26 novembre 1964.

Enregistrement fait et transmis le 18/10/2019 | Dite par Dan


27 novembre



Le 27 novembre 1841, naissance de Jean RENAUD à Lons-le-Saunier (Jura), militant anarchiste et anarcho-syndicaliste.

Membre de la fédération révolutionnaire lyonnaise. Le 22 octobre 1882 il annonce, dans une réunion, qu'un attentat se prépare pour le soir même. Quelques heures plus tard, une bombe explose au restaurant Bellecour (l'Assommoir). Pour éviter des poursuites judiciaires, il s'exile un temps à Genève. Il sera condamné par défaut, deux fois : le 6 décembre 1882 à 2 ans de prison, et le 19 janvier 1883 (procès des 66) à 5 ans de prison, 2 000 francs d’amende et dix ans d’interdiction des droits civils, civiques et de famille ainsi que 10 ans de surveillance.

Il revient en France sous une fausse identité et participera à de nombreuses actions. Soupçonné d'un vol de dynamite à Marseille, il fut arrêté, transféré à Lyon, jugé le 27 mai 1885 et condamné à 18 mois de prisons. Gracié par décret le 8 janvier 1886, il travaille ensuite comme ouvrier métallurgiste à Saint-Denis et fait la connaissance de Paul Reclus (neveu d'Elisée Reclus), avec lequel il arrive à Bessèges (Gard) où il trouva du travail à la Compagnie des Fonderies et Forges. Il y organise la chambre syndicale des travailleurs, et devient correspondant au journal « Le révolté » de Jean Grave.

Au cours de l’année 1887, Renaud sembla s’être rapproché des blanquistes, quoique la police l’ait considéré toujours anarchiste en 1889. En 1894, il fut signalé à Saint-Etienne.

Renaud était noté par la police comme très intelligent et « agitateur dangereux au tempérament très exalté, s’occupant de politique révolutionnaire ainsi que de mouvements grévistes qu’il cherche à déterminer dans les localités où il passait.

Il meurt à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 20 janvier 1904.

Enregistrement fait et transmis le 27/10/2019 | Dite par Dan


28 novembre



Le 28 novembre 1956, mort d'ISHIKAWA Sanshiro, théoricien, historien, traducteur, anarchiste et anarcho-syndicaliste japonais.

Il naît le 23 mai 1876. Étudiant, il est d'abord militant socialiste chrétien. Alors que le Japon se montre de plus en plus répressif envers les mouvements socialistes et anarchistes, il échappe de peu à une arrestation et fuit le pays en 1913.

Il s'exile en Europe, en Belgique puis en France et entre en contact avec Edward Carpenter et Paul Reclus qui parfait sa formation politique, mais en février 1916, il est un des signataires du « Manifeste des 16 » favorables l’union sacrée et guerrière face à l’Allemagne.

En 1920, il retourne au Japon et crée un groupe anarchiste (parmi lesquels Miura Seiichi) qui édite le journal « Kokusen ». Mais son engagement pour l'anarcho-syndicalisme divise alors les anarchistes japonais. En 1929, il publie le périodique « Dynamic », traduit et édite les œuvres de Kropotkine. En 1946, il prend part en tant que conseiller à la création de la « Fédération Anarchiste Japonnaise ». Passionné d'histoire, notamment celle de l'Asie ancienne, il est aussi un historien et un théoricien anarchiste.

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : sur l'anarchisme du point de vue estéthique ; sur l'anarchisme et ses principes ; sur l'histoire des mouvements socialistes en Europe et en Amérique ; sur la mythologie japonaise, ainsi qu'une biographie d’Élisée Reclus, sans compter ses nombreuses traductions des textes anarchistes les plus connus.

Enregistrement fait et transmis le 18/10/2019 | Dite par Dan


29 novembre



Le 29 novembre 1865, naissance de Teresa MAÑE I MIRAVENT (dite Soledad GUSTAVO) à Cubelles (Catalogne), militante et conférencière de la Libre-Pensée puis propagandise anarchiste.

Elle naît dans une famille aisée qui lui permet de faire des études nécéssaires pour devenir enseignante. Militante de la Libre-pensée, elle donne avec Anselmo Lorenzo, Tarrida del Marmol et Pere Esteve des conférences pour contrer l'influence d'un cléricalisme rétrograde et milite en premier lieu pour un enseignement laïque (elle deviendra une des premières institutrices laïques d'Espagne).

De sa rencontre avec Joan Montseny dit Federico Urales naitra leur union et leur engagement mutuel au sein du mouvement anarchiste (certain assurent que Teresa, qui possédait une grande culture, était anarchiste depuis ses quinze ans). Elle se fixe alors à Reus, où elle fonde avec Joan une école, mais celle-ci est contrainte à la fermeture après l'emprisonnement de son compagnon. En 1889, elle obtient un prix au Concours Socialiste barcelonais avec son travail sur l'Amour libre. La même année, elle se fixe avec Joan à Madrid (après son retour clandestin d'Angleterre) et édite avec lui la célèbre « Revista Blanca ». En 1901, elle reprend ses tournées de conférences pour la défense des prisonniers politiques de Jerez.

Le 12 février 1905, elle donne naissance à une fille nommée Federica Montseny. Ils retournent ensuite à Barcelone, où elle assiste Joan dans son écriture pour le théâtre, la littérature avec « Novela Ideal », la reparution de la « Revista Blanca » (1923) ou encore le journal « El Luchado » (1931). Elle est l'auteur de très nombreux articles, de traductions, mais aussi d'ouvrages comme « La Sociedad futura » (1889), « El Sindicalismo y la Anarquia »(1932), etc.

En plein exode, elle meurt à Perpignan le 5 février 1939.

Enregistrement fait et transmis le 27/10/2019 | Dite par Dan


30 novembre



Le 30 novembre 1867, naissance d'Henri-Gabriel IBELS, à Paris, peintre, dessinateur et illustrateur anarchiste.

Élevé à l’École des Arts Décoratifs jusqu'en 1887, il intègre ensuite l'Académie Jullian où il se lie avec le groupe des peintres Nabis. Devenu un des maîtres de l'affiche et du dessin, il n'en est pas moins sensibilisé par les conditions sociales des travailleurs, ce qui l'amènera à fréquenter le milieu anarchiste et à participer à sa presse, ce lui vaudra le surnom de « Nabi journaliste ». Néanmoins, Ibels prend ses distances avec le groupe Nabis souvent décrit comme neutre, pour participer à des entreprises plus engagées. Il puise son inspiration dans la vie de la rue, des cafés-concerts, des rings de boxe et du cirque…

Dès 1890, il collabore comme illustrateur au « Père Peinard » de Pouget, et en 1893 à « La Revue Anarchiste » (que fait paraître son frère André), à la « Plume », à « La Revue Blanche », « Le Cri de Paris », « L'Assiette au Beurre », etc.

En 1893 il fonde avec Georges Darien le journal satirique illustré « L'Escarmouche ». Ami de Toulouse-Lautrec, avec qui il fréquente les lieux de la bohème, il réalisera de nombreuses lithographies pour les programmes du Théâtre libre. Ardent dreyfusard, il publiera, de février 1898 à juin 1899, le journal « Le Sifflet » pour défendre Dreyfus.

Au cours de cette décennie 1890, l’œuvre et la biographie d'Ibels font état d'un intérêt croissant pour les questions sociales et politiques. Les milieux qu'il fréquente, les thématiques représentées dressent le portrait d'un artiste à la lisière entre symbolisme et convictions libertaires.

Il a également illustré Sébastien Roch, le roman d'Octave Mirbeau (Fasquelle, 1906). En relation avec Jean Grave, il soutiendra également « Les Temps Nouveaux ».

Il est mort à Paris en février 1936.

Enregistrement fait et transmis le 18/10/2019 | Dite par Dan
Dan d'Auge a dit...

1 novembre



Enregistrement fait et transmis le 12/10/2019 | Dite par Miyette
https://share.riseup.net/#e8PNG8fVICIob5us8Wj_ig
Récriminer n'est pas proposer
Dan d'Auge a dit...

5 novembre




Enregistrement fait et transmis le 15/10/2019 ci dessous | Dite par Miyette


https://share.riseup.net/#p066ZlPHY5DBQCyORY10Xg
Récriminer n'est pas proposer
Miyette a dit...

5 novembre


Enregistrement fait et transmis le 15/10/2019 ci dessous | Dite par Miyette



OK : récupérée/montée/Uploadée/Programmée
Dan d'Auge a dit...


7 novembre




https://share.riseup.net/#GR7CCZDkQTJ15TIPyEWWSw

Enregistrement fait et transmis le 17/10/2019 | Dite par Miyette
Récriminer n'est pas proposer
Miyette a dit...

https://share.riseup.net/#GR7CCZDkQTJ15TIPyEWWSw
Enregistrement fait et transmis le 17/10/2019 | Dite par Miyette


Ok : récupérée/montée/uploadée/programmée + MàJ dans le message 1 du fil/tableau
Dan d'Auge a dit...


9 novembre




Enregistrement fait et transmis le 17/10/2019 | Dite par Miyette


https://share.riseup.net/#BHcUyW2SpwOA0zxbVCZ-AA
Récriminer n'est pas proposer
Miyette a dit...

Enregistrement fait et transmis le 17/10/2019 | Dite par Miyette

https://share.riseup.net/#BHcUyW2SpwOA0zxbVCZ-AA


Pour le 9/11, ok : récupérée/montée/uploadée/programmée.

Quand tu vois que le texte est un peu plus court, n'hésites pas à ralentir un peu le débit.

Attention, le 15 c'est Pierre (cf https://www.thechangebook.org/forum/thread/4316/vo... ), j'ai corrigé dans le tableau.
Dan d'Auge a dit...



Pour le 9/11, ok : récupérée/montée/uploadée/programmée.

Quand tu vois que le texte est un peu plus court, n'hésites pas à ralentir un peu le débit.

Attention, le 15 c'est Pierre (cf https://www.thechangebook.org/forum/thread/4316/vo... ), j'ai corrigé dans le tableau.


Ben mert' jl'ai déjà enregistré!
Bon ben tant pis Tears ...
Récriminer n'est pas proposer
Miyette a dit...

Ben mert' jl'ai déjà enregistré!
Bon ben tant pis Tears ...

Dans ce cas, arranges toi avec Pierre, pour qu'il en prenne un autre Wink ainsi ça ne sera pas du temps/travail perdu
Dan d'Auge a dit...


Quand tu vois que le texte est un peu plus court, n'hésites pas à ralentir un peu le débit.



J'ai déjà enregistré jusqu'au 17 inclu, ça va aller si j'y fait attention au delà?

Voici celui du

11 Novembre

:

https://share.riseup.net/#nhoHYL_SuncqbeSMbhLBtA
Récriminer n'est pas proposer
Miyette a dit...

J'ai déjà enregistré jusqu'au 17 inclu, ça va aller si j'y fait attention au delà?
Voici celui du

11 Novembre

:
https://share.riseup.net/#nhoHYL_SuncqbeSMbhLBtA


Pour le 11/11 ok : récupérée/montée/uploadée/programmée.

Pour les enregistrements de novembre au delà du 17/11, tu peux, si tu le veux/peux, continuer sur les dates impaires. Un grand merci de ta participation.

Ok : récupérée/montée/uploadée/programmée
https://share.riseup.net/#GxnPTMuOYy-Wnb5hvrcokw

13 novembre
Récriminer n'est pas proposer