Ephémérides anarchistes du mois d'octobre

Seront postés ici les textes pour enregistrement des éphémérides du mois d'octobre. Pour suivre les enregistrements (fait ou à faire) du mois, rendez-vous là : https://outils.thechangebook.org/calc/692rmrqxa213

17 octobre


Le 17 octobre 1960, naissance de Thierry MARICOURT.

Tour à tour ouvrier en imprimerie, bibliothécaire, libraire, éditeur, Thierry Maricourt connaît bien le monde du livre. Né à Saint-Denis, il vit à la Courneuve dans la cité, dite difficile, des 4000, alors qu’on y vivait plutôt bien. « Quand on est gamin dans un lieu comme cela, on se pose très vite des questions d’ordre politique. »

Son engagement militant commença à la fin des années 1970 par des activités militantes classiques (affiches, tracts…) en banlieue parisienne puis au groupe d’Amiens de la Fédération anarchiste où il écrivit dans le journal local Germinal qui se définit comme un « mensuel de désintoxication sociale ».

Insoumis au service national, suite à un refus délibéré de l’objection de conscience, il écopa en 1983 de six mois de prison ferme, peine qui sera confirmée en appel en 1984. Il fut à cette occasion soutenu par Léo Ferré, Catherine Ribeiro, Bernard Lavilliers et une large mobilisation militante. Il effectua sa peine en 1985 aux prisons d’Amiens et de Fresnes.

Écrivain et historien libertaire, antimilitariste., il est l’auteur d’ouvrages de références, tel que “Histoire de la littérature libertaire en France”, le “Dictionnaire des auteurs prolétariens”.

Antifasciste, il écrit: “Les nouvelles passerelles de l’extrême droite”.

Il est également poète et auteur de romans, tel que: “Adèle au-delà de l’ombre” “Plaidoyer pour Ravachol”, “Ne me tuez pas”, etc.

Extrait de “Délit de Vie” :
"Un mur en trompe l’oeil invente l’interdit
un homme en uniforme informe les passants :
“Ici commence l’ordre avec ses tragédies
avec ses rires jaunes, ces crimes indécents” (…)

Enregistrement fait et transmis le 04/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/229f0a...


18 octobre



Le 18 octobre 1976, assassinat de Laureano CERRADA SANTOS, à Paris.

Militant et activiste illégaliste anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol.

Il naît en 1902 à Miedes de Atienza (province de Guardalajara). Cheminot, affilié à la CNT depuis l920, il se montre un militant actif durant la République et prend part les 19 et 20 juillet 1936 aux combats de Barcelone et notamment à la prise de la caserne Atarazanas et à l'occupation de la station de Francia.

Initiateur du comité de contrôle ferroviaire, il devient responsable de la caisse centrale de l'administration des chemins de fer. En 1939 après la défaite, il s'exile en France, et va prendre une part active à la résistance anti-nazis en organisant et ravitaillant les maquis en armes et en propagande.

En 1944 et 1945, il occupe la charge de secrétaire de la CNT de la région parisienne. Il apporte alors une aide économique au "Mouvement Libertaire en Exil" et à sa presse . Il procure également des faux-papiers à de nombreux compagnons et financera la tentative d'attentat aérien contre Franco le 12 septembre 1948, à St-Sébastien. Mais dénoncé, il est arrêté après la découverte d'une imprimerie clandestine où il fabriquait de la fausse-monnaie et des faux-papiers.

Considéré comme un idéaliste ou comme un simple délinquant, il perd beaucoup de son prestige acquis pendant la guerre et à la libération, et sera même exclu de la CNT. Il sera de nouveau arrêté le 27 mai 1970, à Boulogne-Billancourt, à 67 ans, pour fabrication de faux-papiers et emprisonné jusqu'en 1974. Le 18 octobre 1976 à Belleville (Paris), il meurt sous les balles d'un tueur.

Enregistrement fait et transmis le 11/10/2019 | Dite par Miyette
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/73fd01...


19 octobre


Le 19 octobre 1910, mort de Luigi LUCCHENI

Né le 22 avril 1873 à Paris d'une mère italienne et de père inconnu, il est abandonné à sa naissance et séjourne à l'hospice des Enfants Assistés avant d'être renvoyé en Italie, d'orphelinats en familles d'accueil.

Devenu adulte, il effectue divers “petits boulots” avant de servir dans l’armée durant trois ans et demi. Mais se rendant bien compte que la société n’est pas faite pour les pauvres, il émigre en Suisse. C’est là qu’il y rencontrera les idées anarchistes.

Adepte de la “propagande par le fait”, il poignarde, le 10 septembre 1898, à l’aide d’une lime effilée, l’impératrice Elisabeth d’Autriche (dite Sisi) qui séjournait à Genève.

A son procès, le 12 novembre 1898, il se revendique anarchiste et dit avoir voulu tout d’abord tuer le duc d’Orléans, puis s’être décidé ensuite pour l’impératrice et frapper à travers elle “les persécuteurs des ouvriers”.

Condamné à la réclusion à perpétuité à l’âge de 25 ans, il mettra à profit la prison pour parfaire son éducation, puis se lancera ensuite dans la rédaction de ses mémoires. Lorsque celles-ci seront volées par des gardiens, Luigi se révoltera et subira des brimades, avant d’être retrouvé pendu dans sa cellule de cachot…

Petit détail morbide, sa tête fut longtemps conservée dans le formol. Ses mémoires, portant sur son enfance, ont été publiés en 1998 sous le titre « Histoire d'un enfant abandonné à la fin du XIXe siècle » aux éditions Le Cherche midi.

Enregistrement fait et transmis le 05/10/2019 | Dite par Dan
A réécouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/469489...


20 octobre


Le 20 octobre 1985, mort de Jean-Roger CAUSSIMON à Paris.

Comédien, acteur, poète, et chanteur compositeur libertaire, Jean-Roger Caussimon était né le 24 juillet 1918 dans le 14e arrondissement de Paris.

Après des études secondaires à Bordeaux et une formation de comédien (premier prix de comédie à 17 ans ), il “monte à Paris” où il est admis au conservatoire.

Mais la seconde guerre mondiale éclate et, mobilisé, il se retrouve en captivité en Allemagne. Libéré fin 1944, il peut enfin faire du théâtre, et tourner dans des films (une centaine).

Il eut une intense activité dans les cabarets et joua aussi sous la direction de metteurs en scène importants, comme Jean Mercure ou Roger Planchon et intégra un temps la troupe des « Grenier-Hussenot ». Parallèlement à sa carrière théâtrale, faite de hauts et de bas, Caussimon joua dans de nombreux films dont certains de Marcel Carné, Jean Renoir, Claude Autant-Lara ou Jean Yanne.

Il donna également des récitals de poésie et de chansons (de sa composition). Au “Lapin Agile”, sa rencontre avec Léo Ferré (qui débute aussi), marquera sa carrière de chanteur engagé. En 1970, il enregistre son premier disque qui sera suivi par plusieurs autres, couronnés par de nombreux prix.

Très loin de la variété commerciale, il saura enthousiasmer les gens, lors des 250 récitals donnés en France et à l’étranger.

Impossible de citer les titres de toutes ses chansons pleines de poésie et de révolte : “La Commune est en lutte”, “Les Coeurs purs”, " Si vis pacem", etc.

Enregistrement fait et transmis le 11/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/49769f...


21 octobre


Le 21 octobre 1928, naissance de Giuseppe PINELLI à Milan en Italie, militant anarchiste et anarcho-syndicaliste, victime du terrorisme d’État.

En 1944, il rejoint la résistance antifasciste comme agent de liaison des groupes de partisans anarchistes en Lombardie. Après la Libération, il prend part à la reconstruction du mouvement anarchiste.

D'abord proche du groupe qui édite "Il Libertario", il adhère en 1963 aux jeunesses libertaires "Gioventu Libertaria" et se lie avec Amedeo Bertholo. Membre du groupe "Bandiera Nera". Il prend part à la création d'une section de l'USI dans l'espoir de redonner vie à l'anarcho-syndicalisme d'avant-guerre.

En avril 1969, il s'implique dans la création d'une section de la "Croix noire anarchiste" dans le but d'apporter une aide aux anarchistes victimes de la répression et tout particulièrement en Espagne franquiste. Mais dès le 25 avril 1969 des bombes éclatent en Italie, explosions attribuées par les autorités aux anarchistes, mais qui étaient en réalité d'origine fasciste. D'autres attentats se produisent ensuite et le 12 décembre à Milan dans une banque où il provoque un carnage.

Arrêté, Pinelli est conduit au commissariat central pour interrogatoire mais trois jours plus tard (dans la nuit du 15 au 16 décembre) il chute du 4e étage, défenestré alors qu'il était certainement déjà mort. Les autorités tenteront de faire croire à un suicide puis finiront par conclure en 1970 à "une mort accidentelle".

Le commissaire Calabresi, responsable de l'interrogatoire de Pinelli, sera assassiné en 1972. Les présumés auteurs de cette vengeance, membres de l'extrême gauche "Lotta Continua" seront arrêtés et emprisonnés.

Enregistrement fait et transmis le 05/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/f955df...


22 octobre



Le 22 octobre 1867, naissance d’Émile DERRÉ à Paris, sculpteur et sympathisant anarchiste.

Émile Derré est un artiste engagé pour un "art fraternel et largement humain". C'est à lui que l'on doit la statue en bronze de Charles Fourier, inaugurée le 4 juin 1899 (elle sera fondue par les nazis). En 1905 il réalise le buste de Louise Michel qui ornera sa tombe. Un an plus tard, il crée pour le Salon des Artistes Français "le Chapiteau des Baisers", les effigies de Louise Michel, Elisée Reclus, et Auguste Blanqui. Ce chapiteau installé au Jardin du Luxembourg, à Paris, en sera retiré par Mitterrand en 1984, puis abandonné dans la cour de la manufacture des Gobelins. Ce n'est qu'à la fin des années 1990 qu'il sera restauré et installé sur la place de la mairie à Roubaix.

En 1908, il sculpte un buste d’Émile Zola. A signaler aussi un "Tronc aux filles mères" ainsi qu'une fontaine en pierre dite des "Innocents" au pied de la Butte Montmartre.

Après l'exécution de Francisco Ferrer, il réalise deux œuvres en son honneur : une érigée place Montmartre à Paris et un buste envoyé à Lisbonne. Après la première la Guerre mondiale sa statue monumentale intitulée "Réconciliation. Tu ne tueras pas" représentant l’étreinte d'un soldat français et d'un soldat allemand fait scandale au "Salon d'Automne" et entraine son retrait immédiat.

En 1932, en collaboration avec l'architecte Théodore Petit, il décore la façade d'une maison au 8 rue Alphand à Paris, de sa sculpture "La chevelure étonnante de la femme" puis celle du 276 Bd Raspail représentant les trois étapes de la vie.

Profondément marqué par les horreurs de la première guerre mondiale il met fin à ses jours en 1938 à la veille d'un nouveau conflit.

Enregistrement fait et transmis le 11/10/2019 | Dite par Dan

A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/2a7dbb...


23 octobre



Le 23 octobre 1894, naissance de Jean Alexandre BODY (dit Marcel BODY) à Limoges, typographe, communiste puis libertaire.

Né dans une famille ouvrière, fils d’un ouvrier céramiste-tourneur de ceux plus tard co-fondateur de l’Union coopérative de Limoges et d’une couturière, Marcel Body eut deux frères céramistes et deux sœurs couturières.

En 1916, militaire français en Russie, il se rallie à la révolution bolchévique, côtoie les dirigeants, Lénine, Trotski, Staline. Après être devenu citoyen russe, puis diplomate en Norvège, il critique la dérive du régime.

Il regagne la France en 1927 où il traduit notamment Lénine, Trotski. Il est exclu du Parti communiste français en 1928. Il donne alors des articles dans la presse libertaire et pacifiste.

À partir de 1956, il contribua à la publication des archives Bakounine par Arthur Lehning sous l’égide de l’Institut international d’Histoire sociale d’Amsterdam. Enfin, à partir de 1974, il apporta sa collaboration au Réfractaire, journal d’esprit libertaire dont le fer de lance était son amie May Picqueray. Il nourrissait alors son analyse de socialisme d’avant-guerre et de communisme libertaire.

Il est aussi l'auteur du livre "Un piano en bouleau de Carélie" (1981), réédité sous le titre de "Un ouvrier limousin au cœur de la révolution russe". Extrait :

"Mon cheminement à travers cette période trouble m'amène, malgré tout, à ignorer le pessimisme qui est à l'homme ce que l'hiver est à la nature. Or les pires froids n'ont jamais empêché le printemps de revenir, ni l'été de mûrir les moissons, et les plus abondantes seront toujours celles d'hommes forts et d'esprits libres..."

Il meurt le 12 novembre 1984.

Enregistrement fait et transmis le 06/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/2e4ef3...


24 octobre



Le 24 octobre 1975, mort de Cipriano MERA, (né à Madrid le 04 novembre 1897).
Anarcho-syndicaliste espagnol membre de la C.N.T.

Travailleur du bâtiment, il organise les groupes de défense confédérales, et fait partie à Saragosse, avec Durruti, du Comité National Révolutionnaire. Arrêté plusieurs fois. Il se retrouve en 1936 aux côtés de Durruti et de sa colonne, pour défendre Madrid. En mars 1937, il est à la tête de la 4eme division, victorieuse des troupes italiennes à Guadalajara. Il est promu responsable du 4 éme corps d'armée, mais les Fronts Républicains s'écroulent.

À la chute de Madrid, Mera il se réfugie en Algérie où il est immédiatement arrêté par des gendarmes français et interné dans un camp d'internement. Il s'évade et part au Maroc, où il est à nouveau arrêté, en mars 1941. Après la défaite de l'armée française, le gouvernement de « Vichy » le livre à Franco en février 1942. Le 26 avril 1942, il est condamné à mort, puis à la prison à perpétuité, et finalement libéré en 1945.

Il passe en France en 1947, où il exercera son métier de maçon (jusqu'à 72 ans) et continua à militer à la C.N.T. Dans les années 1960, il participe aux activités clandestines du Mouvement libertaire en exil, avant d'être exclu de la CNT (1965, qu'il accusait d'immobilisme bureaucratique), puis prend part aux émeutes parisiennes de Mai 68.

Il a écrit son autobiographie : "Guerra, exilio y carcel de un anarco-sindicalista" sortie en français qu’en 2011 sous le titre « Guerre, exil et prison d’un anarcho-syndicaliste » aux éditions du Coquelicot.

Enregistrement fait et transmis le 11/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/ef6151...


25 octobre



Le 25 octobre 1806, naissance de Johann Kaspar SCHMIDT, dit Max STIRNER à Bayreuth (Bavière), théoricien de l'individualisme anarchiste.

Orphelin de son père et délaissé par sa mère qui sombrera peu à peu dans la folie, il effectue pourtant entre 1826-1828, des études universitaires de philologie et de théologie à l'académie de Berlin.

Marié en 1837, il se retrouve veuf six mois plus tard. En 1839, il obtient une place de professeur dans une institution privée pour jeunes filles. Le soir, il fréquente une taverne berlinoise où se réunit la "ligue des Affranchis" composée de journalistes et écrivains radicaux. Il y côtoie Engels et Marx, et y rencontre sa future épouse Maria Dänhardt.

En 1842-43 il publie quelques articles de philosophie sociale sous le pseudonyme de "Stirner"(surnom dû à son large front). En 1844, paraît son livre "L'Unique et sa propriété". Extrait :

« L'état n'a toujours qu'un but: borner, lier, subordonner l'individu, l'assujettir à la chose générale; il ne dure qu'autant que l'individu n'a pas sa plénitude et n'est que l'expression bornée de mon moi, ma limitation, mon esclavage. »

Apologie du moi individuel comme valeur suprême, il pourfend tout ce qui peut aliéner sa soif de liberté et d'absolu : État, religion, parti et même révolution. Le livre reçoit un large écho grâce au scandale qu'il provoque dans intelligentsia et est interdit un temps par la censure. Stirner perd alors son poste de professeur.

Son éditeur, un des seuls qui lui reste fidèle, lui confie des traductions. Une tentative commerciale (création d'une laiterie) tourne au fiasco, le ruine et le jette par deux fois en prison. Dans la misère et oublié de tous, il meurt à Berlin le 25 juin 1856.

Enregistrement fait et transmis le 06/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/0fd13d...


26 octobre



Le 26 octobre 1879, naissance de Vicente ROJAS LIZCANO, dit BIÓFILO PANCLASTA, à Chinácota (Colombie), écrivain et militant anarchiste individualiste colombien.

Il fait des études secondaires, puis fréquente l'école normale de Bucaramanga en 1897-98, il en est ensuite exclu pour s'être prononcé contre la réélection du président Miguel Antonio Caro. D'abord attiré par le libéralisme, il s'exile au Venezuela où il prend part à la création d'une école publique à Capacho Nuevo (État de Táchira). En 1898, il s'enrôle dans les troupes du chef militaire venezuelien Cipriano Castro, dans le but de renverser le président Ignacio Andrade. Une fois Cipriano Castro installé sur le fauteuil présidentiel, il continue de parcourir le pays avec d'autres révolutionnaires.

Après des actions en Colombie, au Panama et en Argentine, il part pour l’Europe dans le but de participer au Congrès international anarchiste à Amsterdam. A Barcelone, il prend le pseudonyme de Biófilo (qui aime la vie, en grec) et Panclasta (celui qui détruit tout), et se proclame ouvertement anarchiste. En 1908, il est expulsé d'Espagne. Emprisonné en Colombie puis au Vénézuela, finit par être libéré en 1921.

En 1923, il assiste comme délégué de "l'Association anarchiste mexicaine" à un congrès à Barcelone. Il y propose (sans succès) un projet dénommé "Opération Europe" consistant à créer un comité international destiné à planifier et assassiner en un seul jour plusieurs dirigeants et monarques.

Un an après le décès de sa compagne, en janvier 1939, il tente sans succès de se suicider, il sombre ensuite dans l'alcoolisme et meurt le 1er mars 1942, à l'asile de vieux de Pamplona en Colombie.

Enregistrement fait et transmis le 11/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/4dea04...


27 octobre



Le 27 octobre 1898 naissance de Germain DELATOUSCHE à Châtillon-en-Dunois dans l'Eure et Loir, peintre et dessinateur anarchiste.

Très tôt passionné par le dessin et la peinture, il est pourtant contraint d'effectuer de nombreux "petits" métiers pour vivre. En 1920, il participe au "Salon des Indépendants". Il fréquente les cabarets de Montmartre et y organise des expositions autour d'un groupe d'amis "les Compagnons" et collabore à diverses revues d'art comme "La Vache enragée".

Après de nombreuses années de galère, la reconnaissance arrive enfin en 1927 où il est élu sociétaire du "Salon d'Automne" et reçoit un prix pour l'ensemble de son œuvre. Germain Delatousche n'en oublie pas pour autant sa révolte, donnant de nombreux dessins ou bois gravés pour illustrer la presse anarchiste, la poésie d'Eugène Bizeau, "Le pain quotidien" d'Henry Poulaille et bien d'autres.

Pendant la guerre d’Espagne, Delatousche, avec plusieurs autres artistes sympathisants dont Claudot, Vlaminck, Luce et Moreau, avait organisé au début de l’été 1937 une exposition d’œuvres d’art offertes au profit des orphelins de la Colonie libertaire organisée par la Solidarité Internationale Antifasciste.

L’œuvre de Germain Delatousche est le reflet de la misère qu’il a subie. Il a su y transposer sa vision accablante des vieilles rues désertes des quartiers populaires de Paris (le XIIIe était son quartier de prédilection), des maisons délabrées, des mornes coins de zones. Et cependant, s’il était un révolté, il n’était nullement un être triste ou morose. Plusieurs de ses toiles ont été acquises par des musées français (Carnavalet, en particulier) et étrangers.

Il est décédé le 31 octobre 1966.

Enregistrement fait et transmis le 06/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/819caf...


28 octobre



Le 28 octobre 1954, mort d'Enrique FLORES MAGON à Mexico, révolutionnaire et propagandiste anarchiste mexicain.

Il naît le 13 avril 1877 dans l'Oaxaca. En mai 1901, alors que ces deux frères, Jésus et Ricardo, sont emprisonnés pour délit de presse, il poursuit la publication du journal "Regeneración". En 1902, il édite avec Ricardo le journal satirique "El Hijo del Ahuizote", ce qui lui vaut d'être emprisonné à deux reprises avec son frère. En 1904, ils s'installent au Texas, mais un tueur à la solde du dictateur mexicain tente de les assassiner.

En 1905, ils déménagent le journal à Saint-Louis. Mais la répression ne cesse pas et, le 12 octobre, le journal est investi par les "Pinkerton"; Enrique est emprisonné, puis libéré sous caution en décembre. En 1906, les deux frères se réfugient au Canada et tentent de coordonner les groupes de révolutionnaires, en vue d'une insurrection au Mexique. En 1907, Enrique est à San Francisco, où il fait paraître clandestinement le journal "Revolución", mais son frère Ricardo est arrêté et emprisonné avec les révolutionnaires Librado Rivera et Villareal.

En 1910, les forces du P.L.M, décident d'occuper la Basse-Californie (Mexique) et adoptent la devise "Tierra y Libertad". En 1912, les frères sont condamnés à San Francisco, à 2 ans la prison. Libérés en avril 1914, ils poursuivent la propagande et travaillent dans une communauté….

A nouveau emprisonné en 1918, il retrouve la liberté en 1923, quelques mois après l'assassinat de son frère. Il rentrera ensuite au Mexique et y exercera les métiers de comptable public, d'avocat et de journaliste.

Enregistrement fait et transmis le 11/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/058166...


29 octobre



Le 29 octobre 1901, exécution de Léon CZOLGOSZ, dit Fred Nieman à Auburn (État de New York), individualiste anarchiste partisan de la "propagande par le fait"

Il naît en 1873 près de Détroit, dans une famille d'émigrants polonais. Il perd sa mère très jeune et travaille ensuite dans une verrerie en Pennsylvannie et plus tard dans une usine à Cleveland, où il prend part à une grève. Mais, dépressif, il retourne dans la ferme familliale dans l'Ohio.

Il commence alors à lire des publications anarchistes et à assister à des meetings socialistes et anarchistes. Il est alors fortement influencé par l'attentat de Gaetano Bresci. Il entre en contact avec les éditeurs de "Free Society" à Chicago, mais ceux-ci le prennent pour un indicateur de la police.

Le 31 août 1901, il se rend à Buffalo, où doit se dérouler une grande exposition Pan américaine. Le 6 septembre 1901, alors que le président de États-Unis, William McKinley (venu pour l'inauguration) prend un "bain de foule", Czolgosz tire sur lui à bout portant avec un revolver. Deux balles dans la poitrine, McKinley meurt le 14 septembre.

Arrêté, Czolgosz dit être un "anarchiste individuel", lié à aucune organisation. Jugé à Buffalo à partir du 23 septembre 1901, il déclare avoir frappé en la personne du président "un ennemi de la classe ouvrière". Il est condamné à mort le 26 septembre et sera ensuite exécuté sur la chaise électrique.

Les autorités vindicatives refusent de restituer le corps à sa famille et le détruisent à l'acide, espérant sans doute éradiquer "le virus" de l'anarchie. Le nouveau président Roosevelt en profitera pour faire passer une loi interdisant l'entrée aux USA des anarchistes et l'expulsion de ceux qui s'y trouvent.

Enregistrement fait et transmis le 06/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/35dc66...


30 octobre



Le 30 octobre 1904, naissance de Georges NAVEL à Pont-à-Mousson, écrivain autodidacte et libertaire.

Il est le treizième enfant d'une famille ouvrière. Au début de la guerre de 1914, il est évacué en Algérie puis retrouve ses parents, six mois plus tard à Lyon. Son frère Lucien, de 10 ans son aîné, lui fait découvrir le milieu libertaire et anarcho-syndicaliste. Il fréquente alors les « Causeries populaires », les fêtes du « Nid rouge » et rêve d'une société communiste libertaire.

Il change fréquemment de travail, ajusteur dans l'industrie automobile, ou journalier dans des travaux saisonniers et séjourne quelques temps dans la colonie anarcho-naturiste de Bascon. En 1927, il s'insoumet au service militaire et travaille sous un nom d'emprunt, situation qui finira par régulariser en 1932 et qui lui vaudra la prison et une incorporation.

En 1936, il rejoint durant deux mois les rangs de la C.N.T à Barcelone. De retour à Paris, il fréquente le « Musée du soir » crée par Henry Poulaille. En 1940, il est mobilisé quelques mois dans l'Est, puis l'exode le conduit dans le midi, près de Forcalquier.

A la libération il se consacre à apiculture et à l'écriture. En 1954, il s'installe dans la région parisienne et travaille comme correcteur d'imprimerie. Son livre « Travaux » publié en 1945, récompensé par le prix Sainte-Beuve en 1946, est un récit autobiographique et un témoignage sur la condition ouvrière :

« Il y a une tristesse ouvrière dont on ne guérit que par la participation politique. Moralement, j'étais d'accord avec ma classe. »

D'autres ouvrages suivront : « Parcours » (1950), « Sable et limon » (1952), etc.

Il meurt le 1er novembre 1993.

Enregistrement fait et transmis le 11/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/f182bb...


31 octobre



Le 31 octobre 1892, naissance de Maurizio GARINO, à Ploaghe (Sardaigne), militant anarchiste italien.

A Turin, il travaille d'abord comme menuisier puis comme mécanicien modeleur. En 1908, il milite au sein des jeunesses socialistes, mais il évolue rapidement vers l'anarchisme et fonde à Turin, en 1910, le Cercle d'Etudes Sociales Francisco Ferrer. Membre du "Groupe libertaire de Turin de la Barriera di Milano", il participe alors à toutes les luttes sociales et antimilitaristes, notamment durant le mouvement antiguerre d'août 1917 qui sera violemment réprimé.

Militant syndical à la F.I.O.M (Fédération des ouvriers métallurgistes), il prend part, avec Pietro Ferrero, à l'organisation de la grève dans la métallurgie à Turin, qui débute le 27 mars 1920. Pour briser le mouvement, les autorités arrêteront de nombreux militants dont Garino (le 14 avril).

Mais c'est en tant que théoricien anarchiste qu'il apporte sa contribution la plus importante, avec son rapport sur les Conseils d'usine et entreprise qu'il présente lors du Congrès de l'Union Anarchiste Italienne à Bologne début juillet 1920, rapport qui est publié dans « Umanità Nova » :

« La conviction que nous sommes finalement à la veille d'une transformation sociale qui, si elle ne nous mènera pas à la réalisation des postulats les plus importants de l'idée anarchiste, déblayera certainement le terrain pour des conquêtes ultérieures ».

Fin août, éclatait le « mouvement d'occupation des usines », mouvement révolutionnaire auquel il prendra naturellement part, comme il prendra part à la lutte antifasciste contre Mussolini.

Il est mort à Turin en avril 1976.

Enregistrement fait et transmis le 07/10/2019 | Dite par Dan
A ré-écouter ici : https://tube.thechangebook.org/videos/watch/7b4d34...
Fin des enregistrements pour octobre 2019. Il faudra penser à revenir sur le mois d'octobre pour compléter les textes et faire les enregistrements du 1 au 16 (qui seront diffusés sur l'année 2020). Pour le moment, rendez-vous au mois de novembre : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4319/ep...
Pfiouuuu! Dur pour mes mômes ce soir, mais j'ai fini de programmer celles d'octobre, et avec elles, les créneaux pour la suite. La seule qui manque à programmer pour Octobre à priori, c'est celle du 30, que je n'ai pas trouvée Etonné
Récriminer n'est pas proposer
Miyette a dit...

Pfiouuuu! Dur pour mes mômes ce soir, mais j'ai fini de programmer celles d'octobre, et avec elles, les créneaux pour la suite. La seule qui manque à programmer pour Octobre à priori, c'est celle du 30, que je n'ai pas trouvée Etonné

Ok, c'est fait Smile pour le 30/10. Merci Miyette
Piste pour le 8 Octobre : https://fr.wikipedia.org/wiki/Escuela_moderna
Récriminer n'est pas proposer
Ma proposition pour reprendre les éphémérides, recommencer maintenant en nous concentrant d'abord sur le 16 oct, puis le 15, puis le 14, etc, jusqu'à ce qu'on arrive à la période en cours, comme ça on est sur de pas devoir les suspendre à nouveau.

J'ai crée un pad pour les éphémérides, j'y ai déjà mis du texte pour le 16, à recalibrer donc pour que ça rentre (entre 280 et 300 mots, entre 2000 et 2600 caractères, je crois, faut que je vérifie) https://pad.thechangebook.org/p/Eph%C3%A9m%C3%A9ri...

Bon j'ai fais un choix un peu au hasard pour ce premier texte à travailler, si vous avez d'autres propositions à faire à la place, elles sont archi-bienvenues.

Le principe c'est de commencer sur le texte du 16 octobre, donc, puis quand il est qualibré, mettre le 15 au dessus, etc, mais en parallèle de commencer les enregistrements aussi, en pensant bien à en indiquer les (auto-)attributions et avancées ici : https://outils.thechangebook.org/calc/692rmrqxa213


EDIT pour l'organisation :


(propositions pour le pad : entrer les textes dans l'ordre du 16 octobre au... periode en cours, et passer les textes à la fin (ou les supprimer) une fois qu'ils sont enregistrés?)

Sommaire rebours du 16 Octobre à période en cours




16 Octobre

ÉCRIT - À S'ATTRIBUER - À ENREGISTRER : texte 16 Octobre
Fin du congrès d'Amiens (à deux voix pour distinguer citation et présentation) - > Texte prêt, sauf si corrections à apporter , Un peu court, faudra le lire en mode relaxation Smile Si ok, s'inscrire volontaire pour l'enregistrement -> ICI <-

15 Octobre

ÉCRIT - À S'ATTRIBUER - À ENREGISTRER : Texte 15 Octobre
Naissance d'Amparo Poch y Gascon - > Texte prêt, sauf si corrections à apporter , Caractères, mots. Si ok, s'inscrire volontaire pour l'enregistrement -> ICI <-

14 Octobre

ÉCRIT - À S'ATTRIBUER - À ENREGISTRER:Texte 14 Octobre
Naissance d'Aniela Wolberg (source du Dictionnaire des anarchistes pour compléter celle de l'éphémanar ) ou un truc sur le ps, tu disais lilith? mais quoi? - > Texte prêt, sauf si corrections à apporter , 2225 Caractères, 331 mots. Si ok, s'inscrire volontaire pour l'enregistrement -> ICI <-

13 Octobre

ÉCRIT - À S'ATTRIBUER - À ENREGISTRER : Texte 13 Octobre
Charte dite d'Amiens, Le vote de la motion pour une cgt visant non seulement à faire avancer les droits des travailleurs-euses, mais aussi et surtout à supprimer salariat et patronat, pour un syndicat directement en charge de la production. (à deux voix pour distinguer citation et présentation) - > Texte prêt, sauf si corrections à apporter , 2325 caractères, 358 mots. Si ok, s'inscrire volontaire pour l'enregistrement -> ICI <-

12 octobre

ÉCRITE - À S'ATTRIBUER - À ENREGISTRER : (Sources diverses au choix, dont Éphémanar, Mars info, recherche Ephéméride, wikipédia, ou autre.)
- Naissance d'émile Pouget ou sortie du "freedom"

11 Octobre

À ÉCRIRE sur le pad - À S'ATTRIBUER - À ENREGISTRER : (Sources diverses au choix, dont Éphémanar, Mars info, recherche Ephéméride, wikipédia, ou autre.) Antonio soto canalejo, ou le Congrès constitutif de la "Federación Anarco Communista Argentina" (Fédération Anarchiste Communiste d'Argentine) F.A.C.A., si on trouve suffisamment de sources

10 Octobre

À ÉCRIRE sur le pad - À S'ATTRIBUER - À ENREGISTRER : (Sources diverses au choix, dont Éphémanar, Mars info, recherche Ephéméride, wikipédia, ou autre.)
- Umberto MARZOCCHI.

9 Octobre

À ÉCRIRE sur le pad - À S'ATTRIBUER - À ENREGISTRER : (Sources diverses au choix, dont Éphémanar, Mars info, recherche Ephéméride, wikipédia, ou autre.)
- Condamnation de Ferrer, solidarité internationale, son histoire

8 Octobre

À ÉCRIRE sur le pad - À S'ATTRIBUER - À ENREGISTRER : (Sources diverses au choix, dont Éphémanar, Mars info, recherche Ephéméride, wikipédia, ou autre.)
- Naissance de Pierre Besnard ou mort de Celestin Freinet ou alors la proposition plus
ancienne que j'avais oubliée :
Miyette a dit...
Qui d'ailleurs fait le lien avec la condamnation de ferrer le lendemain.




Récriminer n'est pas proposer
oui du coup c'est que les mort...
Sinon une idée comme ça à voir :
Ca pourrait être suivi du coup par une émission qui approfondie l'histoire d'un événement, une théorie, etc... en lien avec la personne

oui du coup c'est que les mort...
Sinon une idée comme ça à voir :
Ca pourrait être suivi du coup par une émission qui approfondie l'histoire d'un événement, une théorie, etc... en lien avec la personne


Oui, mais ça c'est encore un truc en plus Wink
C'est vrai, j'essaye d'éviter les décés, mais c'est pas facile. On est pas obligé de rester sur les personnages, ou du coup on a une chance sur deux de tomber sur leur tombe, mais aussi les avancées, les évènements marquants, tout ça?
Récriminer n'est pas proposer

oui du coup c'est que les mort...
Sinon une idée comme ça à voir :
Ca pourrait être suivi du coup par une émission qui approfondie l'histoire d'un événement, une théorie, etc... en lien avec la personne


Miyette a dit...



Oui, mais ça c'est encore un truc en plus Wink
C'est vrai, j'essaye d'éviter les décés, mais c'est pas facile. On est pas obligé de rester sur les personnages, ou du coup on a une chance sur deux de tomber sur leur tombe, mais aussi les avancées, les évènements marquants, tout ça?


Remarque, à propos d'éphéméride et de mort, y'a quand même l'exécution de Marie Antoinette un 16 octobre Sataniste .

.
Récriminer n'est pas proposer
On peut aussi choisir la idea libra, mais je sais pas si on va trouver assez de matière

ou ça : ou le congrès de la charte d'amiens
www.ephemanar.net/octobre16.html
https://www.universalis.fr/encyclopedie/charte-d-a... .
Récriminer n'est pas proposer
Miyette a dit...

On peut aussi choisir la idea libra, mais je sais pas si on va trouver assez de matière

ou ça : ou le congrès de la charte d'amiens
www.ephemanar.net/octobre16.html
https://www.universalis.fr/encyclopedie/charte-d-a...

.


Ah ben j'ai l'impression que sur le congrès d'amiens on peut faire toute la semaine Happy.
Récriminer n'est pas proposer
Alors alors...
Ce que je proposais c'était entre autre pour pas bouleverser le format de l'émission.
Je trouve toujours dommage de mettre en avant des personnalité(e)s plutôt que l’histoire populaire.
Mais mais mais... en réfléchissant ça permet de parler justement des personnes qui ne sont pas les grandes personnalités de l'Histoire,les oubliés de l'Histoire. Donc en fait c'est pas mal ça rentre totalement dans "l'histoire populaire" ou "La mémoires des vaincus"
Et en ce qui concerne les femmes même les plus connus c'est pas un luxe d'en parler Happy
Puis pour l'instant c'est juste une idée lancée, une piste à réflexion mais qui se combine bien toute les deux je trouve.

Sinon la charte d'Amiens ça me parle bien mais du coup ça permettrai de parler de l'évolution, des compromissions et trahisons extrêmement rapide ( au plus tard les années trente voir avant)de la cgt et des l'histoire des syndicats en fait.
Mais du coup ça rentre plus du tout dans le format.

Alors alors...
Ce que je proposais c'était entre autre pour pas bouleverser le format de l'émission.
Je trouve toujours dommage de mettre en avant des personnalité(e)s plutôt que l’histoire populaire.
Mais mais mais... en réfléchissant ça permet de parler justement des personnes qui ne sont pas les grandes personnalités de l'Histoire,les oubliés de l'Histoire. Donc en fait c'est pas mal ça rentre totalement dans "l'histoire populaire" ou "La mémoires des vaincus"
Et en ce qui concerne les femmes même les plus connus c'est pas un luxe d'en parler Happy
Puis pour l'instant c'est juste une idée lancée, une piste à réflexion mais qui se combine bien toute les deux je trouve.

Sinon la charte d'Amiens ça me parle bien mais du coup ça permettrai de parler de l'évolution, des compromissions et trahisons extrêmement rapide ( au plus tard les années trente voir avant)de la cgt et des l'histoire des syndicats en fait.
Mais du coup ça rentre plus du tout dans le format.


bha on peut glisser des ptites phrases, au moins Wink
Récriminer n'est pas proposer
ok
Je vais regarder ce que t'as chopé
Mais du coup on reste sur une personnalité quand même en incluant des "ptite phrases" comme tu dit ou sur "événement" la charte en elle-même...
Je sais pas si je suis claire...
On parle du congrès ou d'Emidio SANTANA ?

ok
Je vais regarder ce que t'as chopé
Mais du coup on reste sur une personnalité quand même en incluant des "ptite phrases" comme tu dit ou sur "événement" la charte en elle-même...
Je sais pas si je suis claire...
On parle du congrès ou d'Emidio SANTANA ?


Ben je t'avoues que j'ai pas encore les idées hyper claires sur ce qu'il convient de faire, alors je te file ce que j'ai, si tu te sens de trancher, (ou qui voudra le faire) ce sera top Happy

là ou j'en suis, je m'aperçois que de ce congrès de presque 10 jours, qui a réuni prés de 2000 représentants syndicaux si j'ai bien compris, ce qui est entré dans l'histoire, d'une certaine façon, c'est une des décisions du 13 octobre, et qu'on a renommé en 1912 "la charte d'Amiens". Il semblerait que la plupart des organisations syndicales d'aujourd'hui la revendique comme base théorique, alors que dans la pratique c'est pas vraiment ça, puisque que cette motion votée à la quasi unanimité, à 830 voies sur 839, stipulait notamment que "La C.G.T regroupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat", (ce qui est une position politique radicalement différente de celle que ce syndicat porte aujourd’hui.)

Bon. Donc ça c'est pour le 13, et là je pense que ça tient. Reste que ce congrès à démarré le 8 et s'est terminé le 16, avec un certain nombre d'autres décisions que je n'ai pas encore fini d'éplucher, dont une sur l'antimilitarisme.

Je suppose du coup, de là ou j'en suis, que c'est surtout la date du 13 qui restera? Mais ce n'est sans doute pas celle qui marque le plus, puisque c'est la date du 16 (dont les travaux n'ont pourtant pas porté là dessus) qu'on retenu l'ephémanar et Mars info...

( mes autres sources https://www.herodote.net/8_13_octobre_1906-eveneme... https://www.universalis.fr/encyclopedie/charte-d-a... https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_d%27Amiens https://www.humanite.fr/node/301497 et la plus magnifique, le compte rendu d'origine Smile https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110952p/f18... )

Le texte entier de la motion votée : « Le Congrès confédéral d'Amiens confirme l'article 2, constitutif de la C. G. T.
« La C. G. T. groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs
« conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat.
« Le Congrès considère' que cette déclaration est une reconnaissance de la
ic lutte de classe qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte
« contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression, tant matérielles que
« morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière
« Le Congrès précise, par les points suivants, cette affirmation théorique
« Dans l'eeuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coor-
« dination des efforts ouvriers, l'accroissement du mieux-être des travailleurs
« par la. réalisation d'améliorations immédiates, telles que la diminution des
u heures d? travail, l'augmentation des salaires, etc.

« Mais cette besogne n'est qu'un côté de l'œuvre du syndicalisme il prépare « l'émancipation intégrale, qui ne peul, se réaliser que par l'expropriation ca-
« pitaliste il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère
« que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance sera, dans l'avenir,
« le groupernenL de production et de répartition, base de réorganisation sociale
« Le Congrès déclare que celte double besogne, quotidienne et d'avenir,
« découle de la situation des salariés qrii pèse sur la classe ouvrière et. qui fait
« de tous les travailleurs, quelles que soient leurs opinions ou leurs tendances
« politiques ou philosophiques, nn devoir d'appartenir au groupement essentiel
« qu'est le syndicat

u Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le Congrès affirme
« l'entière liberté pour le syndiqué, de participer, en dehors du groupement cor-
« poratif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique
« ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire
« dans le syndicat les opinions qu'il professe au dehors

« En ce qui concerne les organisations, le Congrès décidc qu'afin que le syn-
« dicalisme atteigne son maximum d'effet, l'action économique doit s'exercer
« directement contre le patronat, les organisations confédérées n'ayant pas, en
k tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes
« qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre en toute liberté, la transforma-
k tion sociale. » X


À noter que la partie qui parle des opinions politiques ne se réfère pas à ce que nous considérons ajd "opinions politiques", c'est d'ailleurs assez clair dans le reste du texte qui est super politique Happy , mais bien, comme précisé dans le dernier paragraphe, à la propagande encarté, sachant que dans le même congrès le tenant d'un parti était présent et avait d'ailleurs proposé une toute autre motion (rejetée), qui préconisait justement l'entente avec le parti socialiste, crée un an ou quelques mois auparavant, et qui, semble-t'il, créait une certaine tension.
Récriminer n'est pas proposer