Ephémérides anarchistes du mois de février

Seront postés ici les textes pour enregistrement des éphémérides du mois de février. Pour suivre les enregistrements (fait ou à faire) du mois, rendez-vous là : https://outils.thechangebook.org/calc/qvucd23fapkz

1 février



Le 1er février 1911, naissance à Bologne (Italie) d'Anteo ZAMBONI. Jeune anarchiste antifasciste auteur d'un attentat manqué contre Mussolini.

Il est le fils de Mammolo Zamboni un typographe anarchiste. Après l'école primaire Anteo travaille à son tour comme apprenti typographe. Le 31 octobre 1926, à Bologne, au plus fort des célébrations de la révolution fasciste, Mussolini est la cible d'un coup de feu qui ne l'atteint pas. Le jeune Anteo âgé de quinze ans et demi, dénoncé comme étant le tireur est arrêté. Désarmé d'un pistolet, il est lynché par la foule et par les fascistes de l'escorte du Duce qui le poignardent à mort. Son cadavre est ensuite traîné dans les rues de la ville et laissé deux jours sans sépulture.

Mais les circonstances de l'attentat resteront troubles et l'entière cupabilité d'Andeo sujette à caution, il aurait en effet pu être l'instrument d'une fraction fasciste dissidente. Le dilemme sera ré ouvert après la guerre, lorsque le père Mammolo, après avoir soutenu pendant des années l'innocence absolue d'Anteo, dans un pamphlet publié en 1946 affirmera le caractère volontaire du geste tyrannicide de son fils.

Le gouvernement fasciste se servira de cette tentative d'attentat pour mener une politique de terreur contre tous les opposants et en profitera pour dissoudre les partis d'opposition, rétablir la peine de mort pour délit politique, etc.

Son père Mammolo, sa mère Viola Tabarroni, son frères Lodovic et même sa tante Virginia Tabarroni, seront arrêtés et jugés par un tribunal spécial les 5, 6 et 7 septembre 1928. Le père et la tante connus pour leurs idées anarchistes seront condamnés pour "complicité de meurtre prémédité" à 30 ans de prison.

En 1932, l'avocat socialiste Roberto Vighi envoya à Mussolini un long mémoire pour leur défense, car ils ont été condamnés sans preuves et sous des accusations infondées. Dans le même temps son autre frère Assunto exilé en Suisse aurait subit des pressions de la police fasciste pour obtenir la libération de sa famille en échange d'une activité d'espionnage des exilés antifascistes. Son père et la tante d'Anteo finiront par être graciés et libérés par le décret du 24 novembre 1932.

Un film italien de Gianfranco Mingozzi s'inspire de cet événement : "Gli ultimi tre giorni" (Les trois derniers jours) sorti en 1978.

Enregistrement fait et transmis le 18/01/2020 | Dite par Dan


2 février



Le 2 février 1894, naissance de Roman DELGADO, à El Ferrol (Galice, Espagne). Militant anarchiste espagnol.

En novembre 1910, il fait partie du comité de grève des ouvriers forgerons de Ferrol. En 1912, il organise des souscriptions de solidarité avec les prisonniers politiques ou pour aider les libertaires mexicains. Il se mobilise ensuite contre la répression en Argentine (1913). Après avoir émigré à Cuba, il en est expulsé vers l'Espagne en 1915, pour avoir incité les ouvriers du sucre à se mettre en grève. Il part ensuite à New-York, puis à San Antonio (sud des Etats-Unis), où il se joint à un groupe Magoniste.

Dénoncé à la police, les membres du groupe se réfugient à Tampico (Mexique), ils participent à « La Casa del Obrero Mundial » (centrale syndicale révolutionnaire) dont Le même immeuble abritera une école Ferrer, et les locaux du journal « Regeneración ». Ils se joignent au groupe anarchiste « Los hermanos Rojos » qui édite le journal « Germinal ».

Le 4 août 1916, le gouvernement Carranza fait fermer « la Casa del Obrero Mundial » et l'armée réprime les grèves ; Delgado est emprisonné, il échappe même de peu à une exécution. A nouveau expulsé, il se fixe un temps à New York, puis revient au Mexique dans les années 20. Il poursuivra, jusqu'à sa mort survenue le 16 novembre 1952, son action militante avec les anarchistes de Mexico, et cela malgré la répression et une nouvelle expulsion en 1933.

Enregistrement fait et transmis le 19/01/2020 | Dite par Dan


3 février



Le 3 février 1902, naissance d'Hélène PATOU à Liévin (Pas-de-Calais). Écrivaine, militante anarchiste et néo-malthusienne.

La mère d’Hélène Patou était enfant de l’Assistance publique et mourut lorsque sa fille avait trois ans. Son père, un ouvrier mineur, socialiste, qui s’était remarié, fut mobilisé en 1914. L’enfant, qui souffrait de l’attitude de sa belle-mère à son égard, fit de la contrebande vers la Belgique pour vivre pendant la guerre. Elle fréquentait déjà à cette époque les milieux anarchistes, ce que son père, revenu de la guerre, voulut réprimer. Pour échapper à cette contrainte paternelle, Hélène Patou se maria à un ouvrier tisseur belge, Théodor Goedgebuer, le 26 mars 1921 à Croix.

Ouvrière dans les usines de tissage, elle fréquente les anarchistes, et ira vivre dans une colonie libertaire (Le Milieu Libre de Vaux), puis sera une des pionnières de la colonie de Bascon.

En 1936, elle est modèle pour les peintres (Matisse et Picabia, en autres), et fit la connaissance de Robert Louzon qui habitait Cannes et, dès les débuts de la guerre d’Espagne, rejoignit Barcelone avec Charrodeau, rencontra Durruti et prit part à la lutte antifranquiste. Au bout de quelques mois, elle revint en France. Après la défaite de juin 1940 et l’avènement du régime de Vichy, Hélène Patou et son mari, qui se savaient surveillés par la police, quittèrent Nice et se réfugièrent en montagne, à Pélasque, petit village isolé de l’arrière-pays.

En 1963, elle travaille comme correctrice de presse, et devient la compagne d'Henry Poulaille. Lorsque, des années plus tard, son fils, né en 1943, eût quitté le foyer pour poursuivre ses études, Hélène Patou ne supporta pas l’isolement intellectuel et vint habiter à Paris chez son amie Rirette Maîtrejean. Après le décès de celle-ci en juin 1968, elle retourna à Nice avant de s’installer à Palaiseau, puis à Cachan, chez Henry Poulaille avec lequel elle était depuis longtemps en correspondance. C’est à Cachan qu’elle s’occupa méthodiquement de l’installation du centre de documentation où Poulaille venait de rassembler ses importantes archives dans le local mis à sa disposition par la municipalité.

« L’Amitié par le livre » publia en 1972 le roman d’Hélène Patou, « Le Domaine du hameau perdu », chronique d’une famille paysanne flamande. Décédée subitement le 6 février 1977, Hélène Patou a laissé deux manuscrits inédits.

Enregistrement fait et transmis le 19/01/2020 | Dite par Dan


4 Février



Le 4 février 1876, naissance de Mélanie François SALSOU à Montlaur (Aveyron). Anarchiste naturien, partisan de la propagande par le fait.
Fils de cultivateurs pauvres, il devient orphelin de son père en 1891. Cadet de trois sœurs et d'un frère, il obtient son Certificat d'études primaires et, à 15 ans, travaille chez un conservateur des hypothèques où il lit « La Révolution sociale » de Proudhon. Il reste deux ans dans cette place avant de partir pour Montpellier, puis Alger. De retour en métropole, il manifeste des idées anarchistes à la nouvelle de l'assassinat de Carnot. Il travaille comme garçon pâtissier, mais est arrêté à Nemours pour vagabondage, et est finalement condamné le 24 octobre 1894 (en vertu des lois scélérates) à trois mois de prison pour propagande anarchiste. Il sera également condamné, le 17 juin 1899, à huit mois de prison pour une tentative d'homicide.

Partisan de la propagande par le fait, après avoir songé à s'en prendre à Rothschild, puis au président Casimir Perrier qu'il tient pour responsable des lois scélérates, le 2 août 1900, quelques jours après l'attentat de Gaetano Bresci contre le roi d'Italie, il tente de tuer le Shah de Perse, en visite officielle en France.

Il parvient à sauter sur le marchepied du landau officiel, mais n'arrive pas à faire feu, son revolver étant défectueux. Il est aussitôt désarmé et arrêté par les agents. L’instruction judiciaire montrera qu’il avait agi seul, que sa compagne Augustine Coadet ignorait ses intentions, que son ami le chansonnier anarchiste Auguste Valette n’avait aucune responsabilité dans cet attentat. C'est cependant grâce à ce dernier que François Salsou avait rencontré le poète libertaire Paul Paillette, avec qui il partageait les idées naturiennes.

Le 10 novembre 1900, François Salsou est jugé par la Cour d'Assises de la Seine en une seule après-midi. Il est défendu par l’avocat de Ravachol et de Léauthier mais les jurés, qui ne lui reconnaissent pas de circonstances atténuantes, le condamnent aux travaux forcés à perpétuité. Envoyé au bagne de St-Martin de Ré, il embarque le 31 mai 1901 pour Cayenne et les « Iles du Salut », il y décède environ un mois après son arrivée, le 19 juillet 1901, officiellement des suites de diarrhées et de fièvres. Son corps sera ensuite jeté aux requins sous les yeux amusés des médecins et lieutenants de troupes qui en firent des photos.

Enregistrement fait et transmis le 19/01/2020 | Dite par Dan


5 Février



Le 5 février 1894, à Paris, exécution d'Auguste VAILLANT, au cri de « Mort à la société bourgeoise et vive l'anarchie ».

La bombe que Vaillant avait jetée le 9 décembre 1893 à la Chambre des Députés, si elle ne tua personne, terrorisa la société bourgeoise, qui ne lui pardonnera pas cette frayeur. L’acte de Vaillant s’attaquant à un Parlement discrédité par le scandale de Panama, et qui n’avait pas fait de victimes, ne recueillit qu’approbations auprès des anarchistes.

Vaillant, né en 1861, connaît très jeune la misère. A 13 ans, il prend le train sans billet : première condamnation. A 17 ans, affamé, il mange dans un restaurant et ne peut payer : six jours de prison.

Vers 1884, il résidait dans la région parisienne, ainsi que l’atteste un rapport de police qui signale sa présence à un meeting organisé par le Comité révolutionnaire central (blanquiste). Vaillant était en effet attiré par les doctrines socialistes, fréquentait les groupes anarchistes, se passionnait pour l'astronomie, la philosophie, etc. En 1885, il appartenait à l’Union socialiste révolutionnaire.

Il se marie, et a une fille, Sidonie (qui sera plus tard recueillie par Sébastien Faure). Toujours dans la misère, il décide de tenter sa chance en Argentine, dans le Chaco, mais là-bas aussi, la misère règne en maître. Après 3 ans d'exil, il rentre en France où il ne trouve que des petits boulots qui n'arrivent pas à nourrir sa famille. C'est alors qu'il décide d'en finir en jetant sa bombe.

« Messieurs, dans quelques minutes, vous allez me frapper, mais en recevant votre verdict, j'aurai au moins la satisfaction d'avoir blessé la société actuelle, cette société maudite où l'on peut voir un homme dépenser inutilement de quoi nourrir des milliers de familles, société infâme qui permet à quelques individus d'accaparer les richesses sociales (...) Las de mener cette vie de souffrance et de lâcheté, j'ai porté cette bombe chez ceux qui sont les premiers responsables des souffrances sociales. »

Enregistrement fait et transmis le 20/01/2020 | Dite par Dan


6 février



Le 6 février 1864, naissance de John Henry MACKAY à Greenock (Écosse). Théoricien et propagandiste de l'anarchisme individualiste allemand, mais aussi poète et écrivain.

Né d'un père riche (courtier en assurance maritime), écossais, et d'une hambourgeoise, il obtiendra la nationalité allemande. Jeune poète, il publie 5 volumes de poésies sociales et révolutionnaire, et voyage à travers l'Europe et les États-Unis.

De sa rencontre, à Londres, avec Maria Dänhardt, veuve de Max Stirner, naît sa passion pour l'auteur de « L'Unique et sa propriété ». Dès lors, il n'aura de cesse de tirer Max Stirner de l'oubli. Il écrit dans ce but une biographie du théoricien de l'individualisme (mort en 1856). En 1891, paraît son roman « The Anarchists » (Anarchistes, 1892), argumentaire individualiste opposé à la notion de communisme. Ce livre sera complété en 1920 par « A la recherche de la liberté », puis « L'ouragan » et, de « Reddition de comptes »en 1932.

Extrait de « A la recherche de la liberté » :
« Il y a une limite à la liberté - la liberté d'autrui. Mais où se trouve cette limite?
Ou ma liberté est plus restreinte que celle d'autrui, et alors je ne suis pas libre.
Ou elle est plus grande que celle d'autrui, et alors ce sont les autres qui ne sont pas libres. Dans les deux cas (...) l'état de liberté n'existe pas. La liberté ne peut exister que dans le troisième état possible de la société humaine : l’égalité liberté pour tous ».

Sous le pseudonyme Sagitta, Mackay écrit une série d'ouvrages ayant pour thème l'émancipation homosexuelle. Il publie ainsi de nombreux essais sur « l'amour grec » et « l'amour sans-nom », mais également, en 1926, le roman Der Puppenjunge (mieux connu sous le titre anglais, The Hustler),

Outre Proudhon et Stirner, l'américain Benjamin Tucker, avec qui il était ami, aura une grande influence sur sa pensée. Grâce à ses recherches et à la réédition des œuvres de Stirner, il sera en Allemagne, avant 1914, à l'origine d'un renouveau de l'anarchisme individualiste. Retiré à Berlin-Charlottenburg, il meurt le 16 mai 1933 (probablement d'une surdose de morphine), alors que grondait déjà l'ouragan dévastateur du nazisme.

Enregistrement fait et transmis le 20/01/2020 | Dite par Dan


7 Février



Le 7 février 1922, mort de Samuel FIELDEN. Militant et propagandiste anarchiste américain, impliqué dans le procès d'Haymarket.

Il naît le 25 février1847 en Angleterre. Travailleur manuel, il décide d'émigrer en Amérique et arrive à New York en 1868. En 1871, il se fixe à Chicago où il effectue divers métiers dont celui de camionneur et milite au « Chicago Teamsters Union » en 1880. Libre-penseur et vice-président de la « Chicago liberal League », il est délégué en 1883 au congrès national de « l'American Secular League » à Milwaukee.

Orateur, il prend part à divers meeting organisés par les militants radicaux et évolue vers l'anarchisme. En 1884, il rejoint un groupe de l'IWPA « International Working People's Association » aussi nommée « Black International » dont il sera le trésorier.

Il prend part à la mobilisation autour du 1er mai 1886 pour la journée de 8 heures. Le 3 mai, il est un des orateurs avec August Spies du meeting qui se tient à proximité des usines McCormick, lequel s'achève dans un sanglant affrontement avec le police (deux ouvriers grévistes seront tués). Le lendemain 4 mai, il est le dernier orateur du rassemblement de protestation qui se tient à Haymarket ; une bombe est jetée et la police déclenche une fusillade. Arrêté avec sept autres leaders anarchistes, il est condamné à mort le 20 août 1886, des officiers de police déclareront sous serment qu'ils l'ont vu leur tirer dessus. Toutefois, il accepte avec Michael Schwab de signer une demande de grâce au gouverneur. Le 10 novembre 1887, sa condamnation à mort est commuée en bagne à perpétuité (le lendemain, quatre de ses compagnons seront pendus).

Libéré en 1893 après la révision du procès, il reprend son ancien travail. Ayant hérité d'une somme d'argent, il achète ensuite un ranch isolé dans le Colorado. Il entretiendra jusqu'à sa mort des contacts avec William Holmes. Sam Fielden est mort dans son ranch du Colorado en 1922 et est le seul accusé de Haymarket à ne pas avoir été enterré au cimetière de Waldheim.

8 février



Le 8 février 1878, mort de Severino ALBARRACIN BROSETA à Barcelone. Militant internationaliste et figure marquante de la « Fédération Régionale Espagnole ».

Il est né en 1850. A vingt ans, il milite avec les Jeunesses Républicaines et se charge un temps de l'enseignement des enfants au Centre républicain Valencien, avant d'en être exclu. Membre de la première Internationale, il fait un important travail militant au sein de la « Fédération Régionale Espagnole » (FRE). Délégué au Congrès de Saragosse (du 4 au 11 avril 1872) où il y est élu membre du Conseil Fédéral, puis à celui de Cordou (du 24 décembre 1872 au 2 janvier 1873) il y défend une motion visant à la création d'écoles internationalistes et est nommé responsable de la Commission de correspondances, chargé de publier le « Boletin » de la FRE.

Il prend ensuite part au mouvement cantonnaliste. Considéré comme responsable de la grève insurrectionnelle d'Alcoy de juillet 1873, où près de dix mille ouvriers s'étaient emparés de la ville, il est arrêté et emprisonné après l'entrée des troupes à Alcoy, le 13 juillet, et est accusé de « propagande clandestine ». Il est libéré après l'intervention de Gili et de Morago. En avril 1874, il est de nouveau arrêté comme membre du Conseil fédéral (l'Internationale étant interdite en Espagne). Il s'exile ensuite en Suisse, s'installe au Locle et commence à travailler à l'atelier coopératif des graveurs et guillocheurs sous le nom d'emprunt de Gabriel Albagès. Il est ensuite employé par le communard Dargere.

En février 1876, il est élu au nouveau Comité fédéral de l'Internationale. Réélu en août 1876, il occupera le poste jusqu'en octobre. N'ayant pas rompu le contact avec les internationalistes espagnols, il est désigné délégué pour le futur Congrès de l'Internationale à Berne en octobre 1876 (mais il n'y assistera pas). Il travaille ensuite comme peintre plâtrier à la Chaux-de-Fonds. Il est lié aux principaux représentants de l'anarchisme en Suisse, comme Bakounine, Kropotkine, Guillaume, Brousse, Pindy, etc. Les marxistes lui reprocheront d'avoir fait partie de « l'Alliance » (bakouniniste). Il restera dans le Jura Suisse jusqu'en juin 1877, date à laquelle il retournera en Espagne et s'installera à Barcelone, où il poursuivra jusqu'à sa mort son combat contre les politiciens.

9 février



Le 9 février 1866, naissance de Charles DARDARE À Pontoise. Militant anarchiste impliqué dans l'affaire du 1er mai 1891.

Ouvrier ciseleur résidant à Paris, le 1er mai 1891 il participe avec une vingtaine d'anarchistes, dont Henri Decamps, et Louis Léveillé, munis d’un drapeau rouge, à la manifestation ouvrière entre Levallois-Perret et Clichy. A l’arrivée, les trois amis s'arrêtent chez un marchand de vins et étaient en train de rouler leur drapeau quand un groupe de policiers surgit pour tenter de s'en emparer. S'ensuit une violente bagarre et une fusillade de part et d'autres les trois anarchistes étant armés. Conduits au commissariat, ils sont passés à tabac, puis sérieusement blessés et laissés sans soins. Inculpés pour « coups volontaires, suivis d’effusion de sang, portés à des agents de la force publique », le 28 août 1891, tous trois passent devant la Cour d’assises de la Seine. Dardare ayant deux condamnations à son actif, dont une pour port d'arme prohibée, reconnaît avoir tiré deux coups de revolver sur les agents et gendarmes en riposte. Lors du réquisitoire l'avocat général Bulot va jusqu'à demander qu'on les supprime de ce monde. Alors que Decamps écope de 5 ans de prison, et que Léveillé est acquitté, Dardare est condamné à 3 ans de prison.

Cette affaire aura un grand retentissement dans la presse anarchiste, notamment très commentée dans « La Révolte » et « Le Père Peinard » et Sébastien Faure consacrera une brochure à ce procès inique « L’Anarchie en Cour d’assises » (1891). Cet injustice sera à l'origine des attentats de Ravachol, du 11 et 27 mars 1892, contre les domiciles du président de la Cour d’assises Benoit, et de l’avocat général Bulot. On ne sait pas ce que devint Dardare après avoir purgé sa peine à la prison de Poissy.

10 février



Le 10 février 1794, suicide de Jacques ROUX dans sa prison, à Paris. Né le 21 août 1752 en Charente.

Ce révolutionnaire français n'est pas seulement un « curé rouge » impitoyable et parfois cruel ; il est aussi un précurseur du socialisme et de l'anarchisme moderne. Ne se contentant pas de dénoncer les accapareurs de la révolution, les spéculateurs et les marchands, ses diatribes viseront le gouvernement et tout l'appareil d’État parlementaire, ainsi que divers représentant de l'autorité.

Il est l'auteur du célèbre « Manifeste des Enragés » que signèrent Varlet et Leclerc d'Oze. Partisan de l'action directe, il fut à l'origine de plusieurs pillages de magasins. Il se fait le porte-parole des plus pauvres des « sans-culottes », incitant les femmes à revendiquer leurs droits.

du 22 au 27 août, relâché sous caution d’un tabletier et d’un cordonnier, arrêté de nouveau le 5 septembre et dès lors traité en suspect, d’autant plus qu’il en arrivait maintenant à critiquer la Terreur. Le tribunal correctionnel du Châtelet s’étant déclaré incompétent pour le juger et l’ayant renvoyé devant le tribunal révolutionnaire, le 12 janvier 1794, il attenta à ses jours aussitôt. Mais c’est seulement le 10 février qu’il se blessa assez grièvement pour succomber dans la journée.

Le manifeste des enragés sera la cause de sa chute. La Convention se sentant attaquée, elle fait arrêter Jacques Roux les 22 et 27 août 1793, avec l'intention de l'envoyer à la guillotine. Relâché sous caution d’un tabletier et d’un cordonnier, il est arrêté de nouveau le 5 septembre et dès lors traité en suspect, d’autant plus qu’il en arrivait maintenant à critiquer la Terreur. Le tribunal correctionnel du Châtelet s’étant déclaré incompétent pour le juger et l’ayant renvoyé devant le tribunal révolutionnaire, le 12 janvier 1794, il attenta à ses jours. Mais c’est seulement le 10 février qu’il se blessa assez grièvement pour succomber dans la journée. La répression s'abattra ensuite sur ses partisans, et le « Club des femmes », soutien des enragés, sera dissous.

Il disait : « Le despotisme qui se propage sous le gouvernement de plusieurs, le despotisme sénatorial est aussi terrible que le sceptre des rois, puisqu'il tend à enchaîner le peuple, sans qu'il s'en doute, puisqu'il se trouve avili et subjugué par les lois qu'il est censé dicter lui-même ».

11 février



Le 11 février 1994, mort de Mercedes COMAPOSADA GUILLEN, à Paris. Militante et pédagogue anarchiste féminine espagnole.

Elle est née le 14 août 1901, à Barcelone, fille d'un cordonnier autodidacte et socialiste, elle baigne dès son enfance dans un milieu militant et cultivé, pour qui la pratique de la solidarité n'est pas un vain mot. Elle travaille très tôt et devient monteuse dans une entreprise de production cinématographique, et adhère à la C.N.T des spectacles. Elle se rend ensuite à Madrid pour y poursuivre des études, notamment en droit.

Sensibilisée par la condition de la femme, elle se fait pédagogue, et donne des cours à celles qui sont privées d'instruction, victimes de la misère et du machisme. De sa rencontre avec Lucia Sanchez Saornil naît l'idée de créer un groupe de femmes spécifique, au sein du mouvement libertaire. Le groupe « Mujeres Libres » (MM.LL) est créé en avril 1936 ; il édite le mois suivant la revue du même nom. Elle est illustrée par le sculpteur Baltasar LOBO (compagnon de Mercedes). Lorsque la révolution éclate en juillet 1936, elle se rend à Barcelone et y rejoint un autre groupe de femmes, avec lequel elle travaille à la création d'une fédération nationale. L'organisation se développe rapidement, rassemblant plus de 20 000 ouvrières et paysannes de la zone républicaine en 1938.

De santé fragile, elle poursuit pourtant ardemment durant le conflit son action éducative, sa participation à « Mujeres Libres », et sa collaboration à la presse libertaire. Après la défaite, elle se réfugie à Paris avec son compagnon, où ils bénéficient de la protection de Pablo Picasso. Elle en devient la secrétaire, puis effectue des travaux de traductions et se consacre à l’œuvre artistique de son compagnon. Dans les années 1970, elle commence à écrire un livre, pour lequel elle demande aux anciennes combattantes de lui envoyer des lettres en racontant leur propre expérience. Le manuscrit de cet ouvrage et la documentation qu'elle avait rassemblée n'ont pas été retrouvés après sa mort.

12 février



Le 12 février 1900, naissance de Fernand PLANCHE, en Auvergne. Ouvrier coutelier, écrivain et militant libertaire de la « Synthèse anarchiste » (qui fera le lien entre toutes les tendances de l'anarchisme).

Orphelin très tôt de père, puis de mère, Fernand Planche fut recueilli par ses grands parents. Après avoir travaillé comme apprenti coupeur, il fut placé, à sa demande, par son grand-père comme apprenti polisseur au salaire de 5 francs par semaine. Après la mort de ses grands parents, il quitta à l’âge de 19 ans l’Auvergne pour Paris, puis effectua son service militaire à Dijon puis en Allemagne occupée comme mécanicien dans l’aviation.

A son retour en région parisienne, il commença à travailler comme coutelier et se mit à fréquenter les milieux libertaires. Il assista au 3è congrès tenu par l’Union anarchiste (UA) à Levallois début décembre 1922 et commença l’année suivante à collaborer à la série quotidienne du « Libertaire ». Lors des élections législatives du printemps 1924, il fut candidat abstentionniste sur la liste libertaire à Saint-Denis et Sceaux. Opposé à la ligne plateformiste suivie par l’UA et partisan de la synthèse anarchiste, il participa ensuite à l’Association des Fédéralistes anarchistes (AFA) créée le 8 janvier 1928 et collabora à son organe « La Voix Libertaire ».

De 1934 à 1935, il publiera le journal-revue « La Conquête du pain », et participera à la « Brochure mensuelle ».

Pendant l'hiver 1939-1940, il est incarcéré à la prison de la Santé, à Paris, pour « complicité de désertion ». On l'internera ensuite comme « élément subversif ». Après un passage en Allemagne, il rentre chez lui, à Boulogne-Billancourt, mais un bombardement détruit sa maison. Il est relogé à Paris, et hébergera de nombreux compagnons de passage, ou en difficulté. A la libération, il prend part à la reconstruction du mouvement libertaire. Il collabora au « Libertaire » parfois sous la signature de Fernand Granier, à « L’Unique » (1945-1956) d’Armand et à « Pensée et Action » (Bruxelles, 1945-1952) de Hem Day.

En 1950, il part s'installer en Nouvelle Calédonie : il s'opposera au régime colonial, prenant la défense (comme l'avait fait Louise Michel) du peuple Canaque. Renversé par un chauffard alors qu'il circulait à vélo, il meurt le 19 avril 1974 à Nouméa.

Il est l'auteur de plusieurs livres dont : « Durolle au pays des couteliers » (1946), une biographie de Louise Michel et, avec Jean Delphy, une autre de Kropotkine.

13 février



Le 13 février 1874, naissance d’Émile MAINCE à Levallois-Perret (Seine, aujourd'hui Hauts-de-Seine). Réparateur d'objets d'art, anarchiste.

Photographié, mesuré et enregistré comme « anarchiste » le 6 janvier 1894 à Paris, probablement arrêté au cours des rafles anti-anarchistes liées au vote des « lois scélérates ».

On ne sait pas précisément pour quelles raisons, ni dans quelles circonstances, Émile Maince figure comme anarchiste sur cette fiche anthropométrique. Ce fichier constitué par le criminologue Alphonse Bertillon, qui fonda en 1870 le premier laboratoire de la police judiciaire permettra d'identifier et de mémoriser, outre les délinquants de droits communs, les visages des minorités jugés dangereuses ou réfractaires aux lois de la société bourgeoise.

Bertillon inventa donc l'anthropométrie judiciaire, appelée aussi « Bertillonnage ». Ce système d'identification sera ensuite adopté dans toute l'Europe, puis aux États-Unis, et permettra notamment de faire la « chasse » aux anarchistes. Il sera complété par un « État signalétique confidentiel » du Ministère de l'Intérieur, Direction de la Sûreté générale répertoriant les anarchistes par listes alphabétiques, qu'ils soient français ou étrangers, expulsés ou non, résidant en France ou hors de France et mis à jour chaque année et communiqué aux services de police et des frontières.

Les individus signalés comme anarchistes faisaient ensuite l'objet d'une surveillance des services de police spécialisés qui constituaient des dossiers parfois très importants à l'insu de ces personnes, où lors de perquisitions. Ils favorisèrent l'infiltration policière et une répression étendue du mouvement anarchiste. Si ces dossiers sont aujourd'hui une source historique importante pour les historiens et les chercheurs, il ne faut pas oublier que l'histoire suit son cours et que les militants d'aujourd'hui sont toujours l'objet de l'attention des « Renseignements Généraux » et autres services de police qui ont en leur pourvoir des moyens beaucoup plus performants pour exercer leurs surveillances que par le passé.

14 février



Le 14 février 1991, mort d'Emilienne MORIN à Quimper (Bretagne). Militante anarchiste française.

Elle est née à Angers (Maine-et-Loire) en 1901, dans une famille engagée, son père Etienne Morin était un militant anarcho-syndicaliste du Bâtiment. Elle fréquente très jeune le milieu anarchiste et dès 1916 devient secrétaire du journal de Sébastien Faure « Ce Qu'il Faut Dire ». Elle milite ensuite dans le groupe des « Jeunesses syndicalistes de la Seine ».

En juillet 1927, elle fait la connaissance de Buenaventura Durruti, et devient sa compagne. Mais celui-ci qui vient d'être libéré des geôles françaises est ensuite expulsé vers la Belgique. Elle abandonne alors son emploi de sténodactylo pour le rejoindre à Bruxelles où résident dans une semi-légalité de nombreux anarchistes espagnols. Elle n'hésite pas à manifester ses convictions et ses talents oratoires lors de controverses publiques avec les communistes à La Maison du Peuple de Bruxelles. Jusqu'en 1931, elle mène avec Durruti une vie de proscrite, rythmée par les menaces d'expulsions ou d'extraditions. Ils finiront par rentrer clandestinement en France, avant de rejoindre l'Espagne en 1931 à l'avènement de la République.

Le 4 décembre 1931, elle donne naissance, à Barcelone, à une fille prénommée Colette, qu'elle va élever quasiment seule, Durruti étant la plupart du temps emprisonné où contraint à la clandestinité. Elle fait des ménages pour subsister, puis les compagnons syndicalistes lui trouvent un travail d'ouvreuse au théâtre Goya. Après les journées révolutionnaires de juillet 1936 et le départ de Durruti avec sa Colonne sur le Front aragonais, elle le rejoint en Aragon où elle va travailler comme secrétaire puis responsable du département de presse de la Colonne. Mais les soins à sa fille l'obligent à quitter le Front.

Elle rentre en France en 1938, où elle poursuit, au sein de SIA « Solidarité Internationale Antifasciste », une campagne de solidarité avec les révolutionnaires espagnols, collaborant au « Libertaire » (où elle relate ses souvenirs du Front) et participant aux meetings de « l'Union Anarchiste ». Après la guerre et jusqu'à son décès, en 1991, elle continuera d'entretenir des relations avec de nombreux militants espagnols.

15 février



Le 15 février 1922, mort de Clara Gertrud MEIJER WICHMANN à La Haye (Pays-Bas). Avocate, philosophe pacifiste, antimilitariste et anarcho-féministe hollandaise.

Elle est née le 17 août 1885 à Hambourg (Allemagne), mais elle passera son enfance aux Pays-Bas, à Utrecht où son père était professeur de géologie. Elle suit des cours de philosophie et commence à étudier le droit à l’université d’Utrecht. En tant que juriste, elle pense à la possibilité d’effectuer un travail social. En 1908, étudiante en droit, elle est la cofondatrice de la « Ligue Néerlandaise pour le suffrage féminin ». Elle donne des conférences et écrit des articles sur des sujets s’y référant (1908-1911). Mais elle refuse de se limiter à ça ; la libération des femmes doit être une libération sociale, économique. Et pour l’émancipation sociale, il faut également une émancipation spirituelle.

Après sa maîtrise, elle achève ses études en décembre 1912 avec l’obtention d’un doctorat, sa thèse s'intitulant « Réflexions sur les fondements historiques de la transformation dans le temps présent de la notion de punition ». Dans le prolongement de sa thèse, elle est nommée, en 1914, chercheur au département central des statistiques judiciaires du ministère, à La Haye.

« Le droit pénal doit être banni complètement, parce que, proclame-t-elle, l’acte de représailles n’est pas une manière de rendre justice. »

Elle fréquente alors les milieux libertaires et en 1915 fonde à Amersfoort « l'École Internationale de la Philosophie ». En 1919, elle crée le « Comité d’Action contre les notions existantes du Crime et de la Punition ». A l’aide de cette organisation, elle va s’opposer aux conditions pénitentiaires. Elle est également membre d'une association de libres-penseurs « De Dageraad ». A l’École Internationale de la Philosophie, elle se lie avec le militant antimilitariste Bart de Ligt et l'objecteur de conscience Jo Meijer avec qui elle se marie en 1921. En mars 1921, tous deux sont les co-fondateurs de « l’Internationale des Résistants à la Guerre ». Mais l'année suivante Clara meurt à La Haye, à 36 ans, quelques heures après avoir donné naissance à sa fille.

Depuis 1988, un prix, avec une médaille à son nom, est décerné par « la Ligue des Droits de l'Homme » (et depuis 2003 par la fondation « J'accuse »). Il est remis chaque année, le 10 décembre (Jour des Droits de l'Homme), à une personnalité ayant œuvré à la défense de l'humanité.

Bon, j'ai quand même fondu les transitions.
Vu l'heure, tant pis s'il est pas parfait, je l'ai programmé.

8 février montée : https://framadrop.org/r/HRpFUyVDDw#ZnV/nhNnono2Hev...

Nue : https://framadrop.org/r/S5XGaqKhaF#PBzj4xbBw+SjZ06...
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10 février


Le 10 février 1794, suicide de Jacques ROUX dans sa prison, à Paris. Né le 21 août 1752 en Charente.

Ce révolutionnaire français n'est pas seulement un « curé rouge » impitoyable et parfois cruel ; il est aussi un précurseur du socialisme et de l'anarchisme moderne. Ne se contentant pas de dénoncer les accapareurs de la révolution, les spéculateurs et les marchands, ses diatribes viseront le gouvernement et tout l'appareil d’État parlementaire, ainsi que divers représentant de l'autorité.

Il est l'auteur du célèbre « Manifeste des Enragés » que signèrent Varlet et Leclerc d'Oze. Partisan de l'action directe, il fut à l'origine de plusieurs pillages de magasins. Il se fait le porte-parole des plus pauvres des « sans-culottes », incitant les femmes à revendiquer leurs droits.

du 22 au 27 août, relâché sous caution d’un tabletier et d’un cordonnier, arrêté de nouveau le 5 septembre et dès lors traité en suspect, d’autant plus qu’il en arrivait maintenant à critiquer la Terreur. Le tribunal correctionnel du Châtelet s’étant déclaré incompétent pour le juger et l’ayant renvoyé devant le tribunal révolutionnaire, le 12 janvier 1794, il attenta à ses jours aussitôt. Mais c’est seulement le 10 février qu’il se blessa assez grièvement pour succomber dans la journée.

Le manifeste des enragés sera la cause de sa chute. La Convention se sentant attaquée, elle fait arrêter Jacques Roux les 22 et 27 août 1793, avec l'intention de l'envoyer à la guillotine. Relâché sous caution d’un tabletier et d’un cordonnier, il est arrêté de nouveau le 5 septembre et dès lors traité en suspect, d’autant plus qu’il en arrivait maintenant à critiquer la Terreur. Le tribunal correctionnel du Châtelet s’étant déclaré incompétent pour le juger et l’ayant renvoyé devant le tribunal révolutionnaire, le 12 janvier 1794, il attenta à ses jours. Mais c’est seulement le 10 février qu’il se blessa assez grièvement pour succomber dans la journée. La répression s'abattra ensuite sur ses partisans, et le « Club des femmes », soutien des enragés, sera dissous.

Il disait : « Le despotisme qui se propage sous le gouvernement de plusieurs, le despotisme sénatorial est aussi terrible que le sceptre des rois, puisqu'il tend à enchaîner le peuple, sans qu'il s'en doute, puisqu'il se trouve avili et subjugué par les lois qu'il est censé dicter lui-même ».
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Miyette a dit...

10 février

du 22 au 27 août, relâché sous caution d’un tabletier et d’un cordonnier, arrêté de nouveau le 5 septembre et dès lors traité en suspect, d’autant plus qu’il en arrivait maintenant à critiquer la Terreur. Le tribunal correctionnel du Châtelet s’étant déclaré incompétent pour le juger et l’ayant renvoyé devant le tribunal révolutionnaire, le 12 janvier 1794, il attenta à ses jours aussitôt. Mais c’est seulement le 10 février qu’il se blessa assez grièvement pour succomber dans la journée.



?
Dan d'Auge a dit...



?


Ben, ça fait une grosse redite, voilà l'enregistrement, dis moi si ça te va : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4328/ep...
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11 Février Montée (dis si ya besoin des fichiers) :
https://framadrop.org/r/D65_zej-yc#97NdZsR/KtQZCzv...

10 Février nue et nettoyée pour écoute modif texte : https://framadrop.org/r/noWV-sgFfJ#9diyj5jM7Nnst30...
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Miyette a dit...


Bon, j'ai quand même fondu les transitions.
Vu l'heure, tant pis s'il est pas parfait, je l'ai programmé.

8 février montée : https://framadrop.org/r/HRpFUyVDDw#ZnV/nhNnono2Hev...

Nue : https://framadrop.org/r/S5XGaqKhaF#PBzj4xbBw+SjZ06...


8 février programmée, du coup, vu l'heure Smile
Arf, j'arrive pas à gagner beaucoup de temps! Happy
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9 programmée.
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Je vais programmer ces deux là, et finir celle du 15, mais je risque fort de ne pas pouvoir aller au delà pour l'instant, faut que je calme la névralgie cervico-brachiale que je me suis redéclenchée avant de recommencer
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La suite du mois de février, textes à raccourcir d'une trentaine de mots.... https://pad.thechangebook.org/p/Eph%C3%A9m%C3%A9ri...

Le 16 février 1848, naissance d'Octave MIRBEAU, en Normandie.Journaliste, écrivain, et polémiste libertaire.Il est d'abord un jeune bourgeois réactionnaire et antisémite, par tradition familiale. Puis, prenant conscience de l'injustice sociale, il se range du côté des plus pauvres et devient anarchiste. Il collabore au journal "Le Cri du peuple" dirigé par Séverine. En 1885, il préconise l'abstention lors des élections. Il publie plusieurs romans autobiographiques :"Le calvaire" "L'abbé Jules", "Sébastien Roch" dans lesquels il dénonce l'éducation religieuse, l'hypocrisie bourgeoise, etc.Il est également critique d'art avant-gardiste, et soutient de jeunes peintres et écrivains. En 1891, il participe au journal "L'Endehors" que publie Zo d'Axa. En 1893, il préface "La Société mourante et l'Anarchie" de Jean Grave, qui vaudra à ce dernier une condamnation a deux ans de prison.Mirbeau devient un journaliste réputé, un polémiste de talent et un chroniqueur redouté (on lui reprochera toutefois sa misogynie). Lorsqu'éclate l'affaire Dreyfus, il se range parmi ses défenseurs. En décembre 1897, sa pièce de théâtre "Les mauvais bergers" fait scandale. Il poursuit une brillante carrière : romans ("Le journal d'une femme de chambre" est publié dans "La Revue Blanche" en 1900); pièces de théâtre ; articles ponctués de coup d'éclat contre l'armée, la religion, le conformisme en général. Il meurt à Paris le jour de son anniversaire, en 1917.Octave Mirbeau, juillet 1890 : "Toutes les lois sont oppressives et criminelles. Elles ne protègent que les riches et les heureux.""J'ai horreur du sang versé, des misères, de la mort. J'aime la vie toute vie m'est sacrée ! C'est pourquoi je vais demander à l'idéal anarchiste ce que nulle forme de gouvernement n'a pu me donner : l'amour, la beauté, la paix entre les hommes. Ravachol ne m'effraie pas. Il est transitoire comme la terreur qu'il inspire... La société seule a engendré Ravachol. Elle a semé la misère, elle récolte la haine. C'est juste".In "L'Endehors" (1892)

Source : Ephéménar

Le 17 février 2006, mort de Paul AVRICH à New York.
Historien incontournable de l'anarchisme russe et américain.
Il naît le 4 août 1931 à New York, dans une famille juive originaire d'Odessa. En tant qu'étudiant en histoire, il bénéficie d'un voyage d'études en Russie qui va lui permettre de soutenir en 1961 à l'Université de Columbia sa thèse sur "La Révolution russe et les comités d'usine". C'est lors de ses études qu'il découvre le rôle des anarchistes russes dans la révolution et l'insurrection de Kronstadt; il en tirera plusieurs ouvrages dont: "The Russian anarchists"(1967), "Kronstadt"(1970), "Russian Rebels"(1972), "The Anarchists in the Russian Revolution"(1973).
Sa passion pour l'histoire de l'anarchisme (qu'il finira par enseigner au Queen's College, université de New York), éveillera un certain intérêt pour les recherches sur l'anarchisme américain, dont il sera une figure de proue avec la publication de nouveaux ouvrages sur : "The life (la vie) of Voltairine de Cleyre" (1978), sur l'éducation libertaire en Amérique dont "The Modern School" (Les Ecoles Modernes, issues de la pédagogie de Francisco Ferrer) (1980), sur la Tragédie de Haymarket (1984), sur des biographies d'anarchistes "Anarchist Portraits" (1988), sur "Sacco and Vanzetti" (1991), ou sur des témoignages d'anarchistes "Anarchist voices: an oral history of anarchism in America" en 1995.
Malheureusement pour les francophones, seuls deux de ces ouvrages sont pour l'instant disponibles en français : "Les anarchistes russes" et "La tragédie de Cronstadt".
Cet historien polyglotte, s'exprimant en particulier en russe et en yiddish, sera victime les dernières années de sa vie de la maladie d'Alzheimer.
"Les anarchistes ont exercé et continuent d'exercer une grande influence. Leur internationalisme rigoureux et leur antimilitarisme, leurs expériences d'autogestion ouvrière, leur lutte pour la libération de la femme et pour l'émancipation sexuelle, leurs écoles et universités libres, leur aspiration écologique à un équilibre entre la ville et la campagne, entre l'homme et la nature, tout cela est d'une actualité criante." in préface à l'ouvrage de Domenico Tarrizzo sur "L'Anarchie".(325 mots)

Source : Ephéménar

Le 18 février 1927, naissance d'Osvaldo BAYER à Santa Fé (Argentine).
Journaliste, scénariste pour le cinéma et historien du mouvement anarchiste argentin.
Après des études d'histoire à l'Université de Hambourg de 1952 à 1956, il retourne en Argentine où il devient secrétaire de rédaction dans le journal "Noticias Graficas" de Patagonie. Il collabore à diverses revues et milite dans le syndicat de presse dont il devient (de 1959 à 1962), le secrétaire général. Il se consacre par ailleurs à des recherches historiques et publie le livre "Patagonie Rebelle", qui sera tourné en film par Hector Ovivera dont il sera le scénariste (film lauréat de l'Ours d'Argent au festival de Berlin en 1974). Mais il est contraint à l'exil en 1975 sous la présidence de Peron, après avoir été à plusieurs reprises menacé et persécuté par les autorités.
Il s'installe et vit à Berlin jusqu'en 1983, date à laquelle il retourne à Buenos-Aires, et y poursuit son travail de journaliste et d'historien. Il est également l'auteur de : "Severino Di Giovanni, el idéalista de la violencia"(1970), Les anarchistes expropriateurs" (1974) , "Radowitsky, martyr ou assassin ?"(1974) etc.
Il est aussi le scénariste d'une dizaine de films.
Il participe par ses travaux à la réapropriation de la mémoire collective des peuples autochtones, en révélant les responsabilités des hauts personnages génocidaires de l'Etat, ce qui lui vaudra en 1963 de passer deux mois en prison pour avoir demandé à débaptiser un édifice portant le nom d'un des bourreaux du peuple. En 2008, il a écrit le scénario et produit le film "Awka Liwen" qui aborde l'histoire de la propriété des terres en Argentine et la dépossession des peuples indigènes.
Le 20 avril 2003, l'Université Nationale du Centre de la Province de Buenos-Aires, lui décernera le grade de "Docteur Honoris Causa" pour l'ensemble de son action en faveur des Droits de l'Homme; en mai 2009 l'Université Nationale de Cordoue (Espagne) fera de même.
Osvaldo nous a quitté le 24 décembre 2018 à Buenos-Aires.
(329 mots)

Source : Ephéménar

Le 19 février 1962, mort d'Ernest JUIN dit E. ARMAND, à Rouen.
Militant anarchiste individualiste et propagandiste d'une libre sexualité.
Il naît le 26 mars 1872 à Paris. Instruit par son père (ancien communard), il n'ira jamais à l'école, ce qui ne l'empêchera pas de pratiquer de nombreuses langues. D'abord empreint d'humanisme chrétien, il travaille pour l'Armée du Salut. Il découvre l'anarchisme à la lecture des "Temps Nouveaux" de Jean Grave. En 1902, il participe aux "Causeries populaires" qu'anime Libertad, et s'engage définitivement pour l'anarchisme individualiste, en publiant de nombreux journaux "L'Ere Nouvelle" (1901-1911) "Hors du troupeau" (1911), "Les Réfractaires" (1912-1914), "par delà la mêlée" (1916) ), mais surtout en reprenant à partir de 1922 "L'Endehors"dont il modifie le titre en "l'en dehors", bi-mensuel qu'il publiera jusqu'en octobre 1939, puis enfin "L'Unique" de 1945 à 1956. Il écrit des milliers d'articles dans la presse militante, et participe à "l'Encyclopédie Anarchiste" de Sébastien Faure. Il subit à plusieurs reprises des condamnations, notamment pour "complicité de désertion" lors du 1er conflit mondial. Entre 1940 et 1941, il est interné dans différents camps.
Son action militante s'oriente vers "Les milieux libres" ou colonies anarchistes ; partisan de l'amour libre, du naturisme et du refus des contraintes. C'était un véritable en-dehors, auteur de "l'Initiation individualiste anarchiste" (1923) et de "La révolution sexuelle et la camaraderie amoureuse." (1934) etc.
"Chaque homme ou femme disposant de sa vie sexuelle, et ce sans restrictions ni réserves, il ne peut y exister théoriquement de jalousie. Pratiquement, cependant, l'absence de jalousie ne se réalise qu'à condition que l'atmosphère éthique qui baigne ce milieu soit révolutionnaire, quant à la conception de la liberté de l'amour."
(in "La révolution sexuelle et la camaraderie amoureuse")

(283 Mots)

Source : Ephéménar

Le 20 février 1882, naissance de Margarethe FAAS-HARDEGGER à Berne.
Militante anarchiste, syndicaliste, pacifiste, féministe et amour-libriste suisse.
Durant sa scolarité elle développe déjà un esprit revendicatif, ce qui lui vaudra d'être placée dans un pensionnat par ses parents. Elle travaille ensuite à la Poste suisse (où son père était employé), se marie avec Philippe Faas et donne naissance à sa première fille Olga. Elle décide alors de faire des études de médecine, mais elle se rend vite compte que c'est la misère engendrée par l'ordre social qui est la cause de la plupart des maux dont souffrent les individus. Rompant avec la médecine elle entreprend des études de droit et vit en faisant des traductions et en donnant des cours. Puis elle prend part à la création d'une Union syndicale des travailleurs du Textile. En 1904, elle donne vie à sa seconde fille Lisa. Elle fréquente alors le milieu anarchiste et antimilitariste et se lie en particulier avec Fritz Brupbacher, James Guillaume, et Gustav Landauer (dont elle sera amoureuse). Elle devient ensuite secrétaire de l'Union Suisse des Syndicats Professionnels où elle va se consacrer à la condition féminine des ouvrières et à la publication de deux journaux "Die Vorkämpferin"( La Pionnière), en langue allemande, et à partir du 1er mai 1907 de "L'Exploitée", en français. Dépassant le cadre syndical, elle y impulse les revendications féminines et féministes mais aussi éducatives, néo-malthusiennes, anticléricales et antimilitaristes. En 1907, elle participe à la première conférence des femmes socialistes à Stoccarda (Allemagne), puis fait la connaissance de l'anarchiste zurichois Ernest Frick. Son compagnon la quitte pour poursuivre une carrière de chanteur lyrique à Vienne. En 1908, elle participe à un Congrès anarchiste à la Chaux-de-Fonds dans lequel elle expose ses thèses sur l'amour libre.
Mais les thèmes traités dans "l'Exploitée" concernant les questions sexuelles et le contrôle des naissances ne plaisent pas à tous, et Margarethe entre en conflit avec le Comité central du syndicat. Elle finira par quitter ses fonctions en avril 1909. "L'Expoitée" a cessé de paraître en octobre 1908, après dix-huit numéros. Margarethe poursuivra son action aux côtés de Landauer, adhérant au "Sozialistiche Bund" et collaborant au journal "Der Sozialist". En 1909, elle rencontre Erich Mühsam avec qui elle participe à la création du groupe TAT, puis rompt avec Landauer (qui avait critiqué un ouvrage sur l'amour libre). En 1912, elle est condamnée à trois mois de prison puis à nouveau en 1915 à un an de prison pour propagande néo-malthusienne, et aide à l'avortement. Elle tentera ensuite plusieurs expériences de vie communautaire avec son nouveau compagnon Hans Brunner, près de Zurich, puis à Minusio (dans le Tessin), près de la Baronata.
Elle fondera ensuite un Comité pour la protection des orphelins de la guerre.
Elle poursuivra, toute sa vie, son combat pour la paix et la justice sociale, et rien d'étonnant si l'on la retrouve dans les années cinquante dans une action visant à interdire les armes nucléaires, puis dans une campagne pour l'égalité des droits pour les femmes, jusque dans le vote. Elle meurt le 23 septembre 1963 à Minusio.
(512 Mots)

Source : Ephéménar
Le 21 février 1868, naissance d'Attilio CINI à Dosolo (Italie).
Anarchiste italien.
Il figure à la 145e place dans "l'Etat signalétique des anarchistes étrangers, d'avril 1903" de la Sûreté Générale (699 noms recensés, par liste alphabétique, pour la plupart italiens). On y trouve sa date et son lieu de naissance, sa description physique, sa profession : mosaïste, ainsi que le nom de son père : Mansueto Cini. Mais la police avoue ignorer son lieu de résidence en 1903, et ne nous renseigne pas davantage sur ses activités d'anarchiste.
Des recherches ultérieures nous apprennent que sa mère serait morte à sa naissance. En 1905, il épouse une française de Normandie, Marie Dauverchin, avec laquelle il aura quatre enfants qui naîtront tous dans des lieux différents : Yvonne à Longwy en 1910, Edmond à Turin (où Attilio avait encore de la famille), Suzanne en Mayenne en 1913. Quant à Maurice (le dernier) il naîtra fortuitement à Montélimar sur la route de l'Italie, alors que la guerre vient d'éclater.
En 1915, Attilio s'installe à Turin avec ses deux aînés, tandis que Marie retourne en Normandie avec les deux plus jeunes. Deux ans plus tard le couple se reformera. Mais malade, Attilio meurt en 1926, d'un cancer à l'estomac. Avant de mourir, il laisse à ses enfants un manuscrit que sa femme Marie -qui avait semble-t-il des idées plus conformistes- détruira, privant ses enfants comme nous-mêmes d'informations sur ce que pouvait être la vie et les activités d'un mosaïste anarchiste entre l'Italie et la France et la raison pour laquelle il figurait sur ce registre signalétique des anarchistes de la police française.
La graine de l'anarchie a poursuivi son chemin, sautant une génération, elle germera en la personne de Gilbert Roth, militant bien connu du CIRA de Marseille et de celui du Limousin, qui n'est autre que le petit-fils d'Attilio CINI et le fils d'Yvonne (décédée en 1976). (314 Mots)


Source : Ephéménar


Le 22 février 1937, mort à Barcelone de Tomás HERREROS MIGUEL (pseudo supposé: Timoteo HERRER).
Militant et propagandiste anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol.
Il serait né dans la Rioja à Logroño en 1877, mais il se fixe à Barcelone où, militant de la Société des Arts de l'imprimerie, il va présider en 1905 "La Ligue des droits Humains" et faire partie du groupe acrate du "Quatre Mai". Il sera emprisonné durant plusieurs mois après un meeting à Madrid. Après avoir été typographe du periodique "El Progreso" d'Alexandre Lerroux, il s'opposera à lui en dénonçant ses dérives opportunistes. Délégué du 6 au 8 septembre 1908, au Congrès constitutif de la Confédération Régionale des Sociétés de Résistance "Solidaridad Obrera", il en sera nommé membre du conseil directeur et interviendra à ce titre lors de la grève des charretiers. Rédacteur du journal "Solidaridad Obrera" dès sa création, il est également un ami intime de Francisco Ferrer. En juillet 1909, il sera arrêté dès le début de la "Semaine Tragique". En 1910, il assiste au congrès constitutif de la CNT. En 1911, il devient directeur du journal "Tierra y Libertad" et membre du groupe du même nom. En 1918, il prend une part active à la Conférence anarchiste de Barcelone où il incite les anarchistes à adhérer en bloc à la CNT. En janvier de 1919, au début de la grève de la "Canadienne" il sera emprisonné sur le bateau "Pelayo". Il sera dès lors, et jusqu'en 1936, le responsable du "Comité de soutien aux prisonniers". En 1922, il assiste au plénum anarchiste de Catalogne; importante activité militante qui le désigne comme cible aux pistoleros du syndicat libre qui tenteront de l'assassiner en juillet 1923 (il ne sera que blessé, et s'exilera quelques mois en France). Il sera également le correspondant et distributeur du journal anarchiste argentin "La Protesta", puis l'administrateur de "Solidaridad Obrera" de 1933 jusqu'à sa mort.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont : "Alejandro Lerroux tal cual es", "Historia de une infamia..."(1907), "El obrero moderno" (1911), "La política y los obreros"(1913).

340 Mots

Source : Ephéménar

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne).
Communard et auteur de la célèbre chanson "Le Temps des Cerises".
Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets "Les Carmagnoles", "89", etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu'après l'amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s'engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.
Le "Temps des Cerises" fut écrit en 1866. Mais c'est en 1885 qu'il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris.
"Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux, du soleil au coeur!
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur! (...)
Le Temps des Cerises.

(à rallonger. Complément source Wikipédia?)

Source : Ephéménar

Le 24 février 1889, à Paris, sortie par le pamphlétaire anarchiste Emile POUGET, du premier numéro du "Père Peinard". Sous-titré Réflecs d'un gniaff (cordonnier) à partir du numéro 21 et Réflecs hebdomadaires d'un gniaff à partir du numéro 62, il distille à travers ses articles au ton populaire, mélange d'argot, de néologismes et d'expressions savoureuses de son cru, des attaques en règle contre le système politique et économique de l'époque. Les thèmes abordés sont variés : action directe, antimilitarisme, anticléricalisme, dénonciation de la répression et critiques de la « bourgeoisie » et des « exploiteurs ».

Souvent poursuivi en justice à cause de ses appels à l'action directe, Le Père peinard voit changer régulièrement ses gérants qui écopent de peines de prison ou d'amendes, ce qui n'a cependant jamais empêché la publication du journal.
En 1893 sont adoptées les « lois scélérates » visant à interdire toute forme de propagande anarchiste. Le Père peinard est particulièrement visé. Le dernier numéro de la première série paraît le 21 février 1894.

Pouget se réfugie à Londres, où il entreprend la publication de la « série londonienne » qui comprend huit numéros entre 1894 et 1895. C'est en retournant en France en 1895, après avoir été acquitté, que Pouget relance le journal, d'abord sous le nom de La Sociale, puis en lui redonnant son nom d'origine en octobre 1896. Le dernier numéro de cette deuxième série paraît le 1er mai 1899. La troisième série paraît de janvier à avril 1900. En 1902 paraît l'unique numéro de la quatrième série

« La politique ? Le vieux gniaff s'en occupera juste assez pour en fiche sa salopise en lumière ; par l'accumulation des faits, il prouvera la malfaisance permanente des gouvernants. Puis, c'est avec une faramineuse jubilation qu'il crossera les souteneurs de la société actuelle. Les Gallonards qui abrutissent nos fistons dans leurs casernes, au point de les transformer en assassins de leurs paternels, de leurs frangins et de leurs amis. Les Ratichons qui rêvent le rétablissement de l'Inquisition et qui, avec leurs cochonnes de Croix, empoisonnent le pays. Les Jugeurs qui distribuent l'Injustice au gré des dirigeants, sont patelins avec les gros bandits et teignes avec les mistoufliers. Pas un de ces chameaux, non plus que les autres vermines, ne passera au travers et n'évitera l'astiquage du père peinard. »
— 14 janvier 1900.
Récriminer n'est pas proposer
Bon bha le 16 Février et le 17 Février sont uploadés et programmés.
J'ai enregistré jusqu'au 23, mais pas nettoyé, pas monté. Je ne sais pas ce que je pourrais faire ou non, à suivre...
Récriminer n'est pas proposer