Ephémérides anarchistes du mois de février

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10 février


Le 10 février 1794, suicide de Jacques ROUX dans sa prison, à Paris. Né le 21 août 1752 en Charente.

Ce révolutionnaire français n'est pas seulement un « curé rouge » impitoyable et parfois cruel ; il est aussi un précurseur du socialisme et de l'anarchisme moderne. Ne se contentant pas de dénoncer les accapareurs de la révolution, les spéculateurs et les marchands, ses diatribes viseront le gouvernement et tout l'appareil d’État parlementaire, ainsi que divers représentant de l'autorité.

Il est l'auteur du célèbre « Manifeste des Enragés » que signèrent Varlet et Leclerc d'Oze. Partisan de l'action directe, il fut à l'origine de plusieurs pillages de magasins. Il se fait le porte-parole des plus pauvres des « sans-culottes », incitant les femmes à revendiquer leurs droits.

du 22 au 27 août, relâché sous caution d’un tabletier et d’un cordonnier, arrêté de nouveau le 5 septembre et dès lors traité en suspect, d’autant plus qu’il en arrivait maintenant à critiquer la Terreur. Le tribunal correctionnel du Châtelet s’étant déclaré incompétent pour le juger et l’ayant renvoyé devant le tribunal révolutionnaire, le 12 janvier 1794, il attenta à ses jours aussitôt. Mais c’est seulement le 10 février qu’il se blessa assez grièvement pour succomber dans la journée.

Le manifeste des enragés sera la cause de sa chute. La Convention se sentant attaquée, elle fait arrêter Jacques Roux les 22 et 27 août 1793, avec l'intention de l'envoyer à la guillotine. Relâché sous caution d’un tabletier et d’un cordonnier, il est arrêté de nouveau le 5 septembre et dès lors traité en suspect, d’autant plus qu’il en arrivait maintenant à critiquer la Terreur. Le tribunal correctionnel du Châtelet s’étant déclaré incompétent pour le juger et l’ayant renvoyé devant le tribunal révolutionnaire, le 12 janvier 1794, il attenta à ses jours. Mais c’est seulement le 10 février qu’il se blessa assez grièvement pour succomber dans la journée. La répression s'abattra ensuite sur ses partisans, et le « Club des femmes », soutien des enragés, sera dissous.

Il disait : « Le despotisme qui se propage sous le gouvernement de plusieurs, le despotisme sénatorial est aussi terrible que le sceptre des rois, puisqu'il tend à enchaîner le peuple, sans qu'il s'en doute, puisqu'il se trouve avili et subjugué par les lois qu'il est censé dicter lui-même ».
Récriminer n'est pas proposer