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L'éphéméride anarchiste est la page de la pastille du même nom pour Radio Lutte : https://www.thechangebook.org/radiolutte/



En radio, une pastille est un programme court d'environ 2 à 5 minutes maximum. Une éphéméride fait référence à plusieurs sujets proches liés au calendrier. Dans notre cas, nous nous attacherons à parler de l'anarchie et des anarchistes.

Cette page est à la fois un lieu de rendez-vous pour les personnes qui souhaitent participer à la rédaction et à l'enregistrement des pastilles journalières et un carrefour avec les auditrices et auditeurs de Radio Luttes qui veulent retrouver les pastilles et leurs références. Les éphémérides sont diffusées tous les jours sur la webradio depuis le 17 octobre 2019, à 9h et rediffusées à 18h25 : https://radio.thechangebook.org/

Participer à la réalisation des éphémérides



Pour participer aux travaux de réalisation des pastilles, le mieux dans un premier temps est sans doute de vous faire connaître ici : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4316/vo...
Bienvenue, et au plaisir de travailler ensemble!

Écouter les éphémérides




Elles sont diffusées chaque jour à 9h00 et 18h25 sur Radiolutte (cliquer sur le mot cliquer dans la colonne de droite Smile )

Certaines des éphémérides déjà diffusées sont en ré-écoute ici : https://tube.thechangebook.org/video-channels/ephe...
Elles seront peu à peu disponibles dans les albums de la page éphémérides anarchiste (D'ores et déjà disponible :
- Les éphémérides anarchistes du mois de Mars

- Les Éphémérides Anarchistes du mois de Mai
- Les éphémérides anarchistes du mois de Juin
- Les éphémérides anarchistes du mois de Juillet
- Les éphémérides anarchistes du mois d'Août

Les textes des éphémérides


Les textes pour l'enregistrement des éphémérides à diffuser sur RadioLutte sont postés dans la partie discussion. Chaque mois de l'année à un fil en propre :

- Janvier : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4329/ep...
- Février: https://www.thechangebook.org/forum/thread/4328/ep...
- Fil de travail du mois de Mars, En écoute sur l'Album des éphémérides anarchistes du mois de Mars
- Avril : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4326/ep...
- Fil de travail du mois de Mai. En écoute sur l'Album des éphémérides anarchistes du mois de mai
- Juin : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4324/ep...
- Juillet : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4323/ep...
- Août : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4322/ep...
- Septembre : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4321/ep...
- Octobre : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4320/ep...
- Novembre : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4319/ep...
- Décembre : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4318/ep...

Pour suivre les enregistrements à faire / déjà fait, pour chaque mois, dans le premier message de chaque fil vous trouverez un lien vers un tableau à remplir par les personnes qui souhaitent participer.

La longueur des textes doit se situer environ entre 250 mots (ou 1 500 caractères) et 300 (ou 1 1800). La durée des éphémérides est de 5 minutes dont 3min42 maximum pour l'enregistrement voix. Comment procéder à l'enregistrement et le montage de la pastille : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4330/co...

Sources et remerciements


- kêr-Is : kerys@diaspora.psyco.fr
- L'éphéméride anarchiste : http://www.ephemanar.net/
- Chantier biographique des anarchistes en Suisse : http://www.anarca-bolo.ch/cbach/biografie.php?lang...
- Le Centre international de recherches sur l’anarchisme (CIRA) : https://www.cira.ch/
- Le dictionnaire bibliographique du mouvement ouvrier et social : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/
- Le dictionnaire des militant-e-s anarchistes : http://militants-anarchistes.info/
- Le Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones : https://cgecaf.ficedl.info/
- Anarchisme : Violence et non violence, de Xavier Bekaert, anthologie parue aux Éditions Monde libertaire





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1er MAI

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

En 1886 à Chicago, nait le tout premier des 1ers mai.
4 mai 1886, Haymarket, Une bombe éclate et les policiers ti­rent dans la foule. Le bilan se solde par une dou­zaine de morts, dont 7 policiers. 8 Anarchistes seront désignés pour servir de boucs émissaires, et sacrifiés malgré une mobilisation internationale.

Tout avait commencé en 1884, lorsqu'au IVe congrès de l'American Federation of Labor, les syndicats américains, qui s'étaient donné 2 ans pour imposer la journée de 8h, avaient choisi cette date, dernier jour des contrats précaires des ouvriers qui devaient alors déménager en quête d'un nouveau travail. C'était le Moving day.

Le premier Mai 1886, 200 000 travailleurs ont déjà obtenu satisfaction, mais beaucoup d'autres doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder. The Alarm,
organe de "l'International Working People's Association", fondé par Albert Richard Parsons et sa compagne Lucy, appelle également à cette journée d'action.
Alors que la foule se disperse, La police charge,faisant un mort et une dizaine de blessés.
Suivie par 340 000 salariés la grève paralyse près de 12 000 usines à travers les USA. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick Harvester donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés. La police appelée en renfort tire sur la foule, tuant à nouveau plusieurs grévistes.
Le 4 mai un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée en protestation, et tout Chicago est en grève. Alors que la foule se disperse, laissant tout juste 200 manifestants face à autant de policiers, la bombe éclate, les policiers tirent, une douzaine de personnes sont tuées. Les médias bourgeois se déchaînent et la loi martiale est proclamée. Des huits anarchistes recherchés pour servir de boucs émissaire, 7 sont arrêtés. Deux seuls d'entre-eux étaient pré­sents au moment de l'explosion, mais qu'importe, un premier ce suicide et quatre seront pendus le 11 novembre 1887, dont Richard Parson, le huitième, qui, convaincu d'être mis hors de cause, s'était rendu, confiant.

Le 25 juin 1893, un gouverneur de l'Illinois, John Altgeld, démontrera l'innocence des accusés. Les morts seront alors réhabilités, un peu tard pour eux, et les survivants libérés après 7 années de bagne.
Témoin de la barbarie capitaliste, ce 1er mai qui n'est donc pas du tout une "fête du travail", deviendra en 1889 la première journée internationale de revendication.

2 MAI

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 2 mai 1967 au Perreux en Région parisienne, mort de d'Ernst FRIEDRICH, Militant et propagandiste éminament pacifiste et antimilitariste, anarchiste allemand.

1917, Breslau, en silésie, à Wroclaw, actuelle pologne, les locaux du journal de propagande patriote prussien, le Schlesische Zeitung, sont visités en pleine nuit, et les machines sabotées.

Né le 25 février 1894, à Breslau, treizième enfant d’une famille modeste, il travaille très jeune en usine, tout en suivant les cours du soir. Il rejoint à 17 ans le Parti social-démocrate (SPD), qu'il quitte en 1914 après que ce denier eut voté les crédits de guerre et refuse une première fois la mobilisation, ce qui lui vaut d'être interné un temps en hopital psychiatrique.

En 1917, Ernst, qui fait parti des jeunesses antimilitariste révolutionnaires, est arrêté après son acte de sabotage perpétré, dira-t'il : "plutot que de porter l'uniforme de l'assassin" «La prison m’était plus sympathique que le champ de bataille».
Libéré au début de la révolution de novembre 1918, il s'engage politiquement, artistiquement contre la guerre pendant l'entre-deux guerre, faisant partie notamment des orateurs lors du rassemblement anti-guerre qui réuni, le 31 juillet 1921, plus de 100000 manifestant devant la cathédrale de Berlin.
Son livre Guerre à la Guerre! , paru en 1924, fait scandale, en montrant une documentation photographique des horreurs de la guerre, accompagnée de textes qui les prend à contrepied, pour exemple cet avant/après intitulé l’orgueil de la famille, et montrant d’abord un soldat posant fièrement pour ses proches suivi du «revers de la médaille», sa dépouille mortelle, quelques semaines plus tard.
Militant antimilistariste actif, agitateur et pédagogue pacifiste toute sa vie, il s'acharne notamment à monter et remonter son "musée antimilitariste. Il y présente les armes qui mutilent, les «instruments de meurtre», des combinaisons antigaz et antinucléaires taille enfant... Installé une première fois en 1925 près de l’Alexanderplatz, puis dévasté et occupé par les nazi qui l'arrêtent et le torturent, recréé après 1934 en Belgique, ou il a trouvé refuge, puis à nouveau détruit en 40. Arrêté par la gestapo il réussit à s’enfuir et rejoint la résistance, au sein de laquelle il sauve 70 enfants juifs de la déportation.
Il tentera une dernière fois de recréer son musée de l'anti-guerre après la libération, en vain, ainsi qu'un camp international de la jeunesse.
Retrouvez tous les détails de l'histoire de Ernst Friedrich sur les sites militants-anarchistes.info, Ephemanar.net et le saute rhin.eu

3 MAI

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Le 3 mai 1937, trois camions de gardes d’assaut sous le commandement personnel de Salas, commissaire à l’ordre public, membre du Parti Socialiste Unifié de Catalogne, débarquent à la Telefonica, le centrale téléphonique de Barcelone, conquis par les anarchistes de la C.N.T depuis le 19 juillet 1936. Surpris, les gardes des étages inférieurs sont désarmés. Mais une mitrailleuse empêche les gardes d’assaut d’occuper les étages supérieurs. Salas appelle des gardes en renfort. Les dirigeants anarchistes lui demande de quitter l’immeuble. Il refuse. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre aux usines et aux faubourgs ouvriers, les anarchistes ripostent et descendent en armes dans les rues qui se couvrent de barricades.
Les combats dureront jusqu'au 7 mai ; les anarchistes, pourtant supérieurs dans les combats, seront trahis par certains dirigeants de la C.N.T, membres du gouvernement. Six mille gardes d'assaut seront envoyés pour rétablir soit-disant "l'ordre"; ils désarmeront les derniers combattants. Bilan : 500 morts et un millier de blessés. Dès lors, le champ est libre pour la répression stalinienne. "Camarades ministres...
Dernière heure pour comprendre...
Ay, Carmela! Ay, Carmela!
Honte à ceux qui choisissent...
L'aliénation étatique...
Ay, Carmela! Ay, Carmela!"Extrait du: Chant des journées de mai.

Et bon là l'idée c'est de mixer un extrait du chant des journées de mai jusqu'au générique de fin de l'éphéméride.

4 MAI

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Le 4 mai 1897, naissance à Gualtieri (Reggio Emilia, Italie), de Giovannina CALEFFI ( qui deviendra Giovanna
BERNERI), Militante, pédagogue et propagandiste anarchiste

Institutrice proche des socialistes, Giovanna épouse Camillo Berneri en janvier 1917. Leur maison de Florence devient vite un point de rencontre pour les anarchistes et les antifascistes.
Après avoir subi deux agression, et étant dans l'impossibilité d’enseigner faute d’avoir juré fidélité au régime, Berneri est contraint de s’exiler en 1926 à Saint-Maur-des-Fossés, en région parisienne. Giovana le rejoint avec leurs deux filles. Il est harcelé par des agents fascistes, arrêté, expulsé, et contraint à des pérégrinations perpétuelles en Europe ; Giovanna le défend activement.
En 1933, grâce à l’aide de Louis Lecoin et d’autres compagnons, Giovanna Berneri ouvre une épicerie à la rue de Terre-Neuve (Paris XXe) pour subvenir aux besoins de la famille, qui accueillit nombre de militants français, exilés ou étrangers.
Camillo, parti combattre en Espagne en août 1936, y est assassiné par des agents staliniens le 5 mai 1937. Giovanna devient alors une militante active dans le soutien aux exilés, la publication d’écrits de Camillo et d’articles dans la presse anarchiste.
Sous l’occupation, elle est arrêtée le 28 octobre 1940 et, après avoir connu des prisons parisiennes, déportée en Allemagne en février 1941, puis en Italie où elle est condamnée à un an de rétention dans le camp de Lacedonia pour "activités subversives contre l'Etat italien"
Elle entre ensuite en clandestinité et prend part à la résistance jusqu’à l’arrivée des forces alliées. À la libération, elle participe à la reconstruction du mouvement anarchiste en Italie et fonde avec son compagnon Cesare Zaccaria La Rivoluzione libertaria (clandestin, 1943), puis la revue Volontà, qu’elle dirigea jusqu’à sa mort. Elle y publia des articles d’Ignazio Silone, d’Albert Camus, de Louis Mercier et bien d’autres. Elle collabore également à d’autres périodiques anarchistes et publie nombre d’ouvrages dans sa maison d’éditions RL / Collana Porro.
Après la mort de sa fille Marie-Louise, elle crée en sa mémoire, en 1951, une maison de vacances libertaire pour enfants qui fonctionnera plus de dix ans.
Affaiblie par une grave maladie, elle meurt d'une crise cardiaque le 14 mars 1962 à l'hôpital de Gênes Nervi.
"Nous sommes radicalement des révolutionnaires, même quand nous nous posons en éducateurs."
extrait de "La Société sans Etat »

Merci aux sites ephemanar et maitron, que nous avons compulsés pour la redaction de cette pastille.

5 MAI

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Le 5 mai 1903, naissance, dans le Morbihan de Pierre ODEON, Pierre PERRIN de son vrai nom, militant anarchiste et réfractaire.
En 1921, responsable des jeunesses libertaires, il est arrêté et condamné à 6 mois de prison pour une affiche incitant à « la désobéissance aux ordres de mobilisation » et à l'insurrection en cas de guerre.
administrateur du Libertaire du 3 novembre 1925 à fin juillet 1927, était partisan de la « plate-forme » (plate-forme dite d’Archinov*) et par conséquent d’une organisation structurée. Le 12 février 1927, il représenta la Jeunesse anarchiste à une réunion-débat qui vit la création d’un comité provisoire d’organisation d’une internationale anarchiste sur les bases de la "Plate-forme" (voir Nestor Makhno). Sous son impulsion,l’assemblée de la réunion internationale, tenue à L’Haÿ-les-Roses Le 20 mars, se déclare en accord avec les grandes lignes de la plate-forme.
Militant à l'Union Anarchiste jusqu'en 1926, il est, À l’issue du congrès d’Amiens (12-15 août 1928), élu membre de la commission administrative et secrétaire adjoint de l’Union anarchiste communiste révolutionnaire (UACR). Odéon représentait à ce congrès, le XIIIe arr. de Paris. En 1929, refusant d'effectuer la réserve militaire, il est condamné à 1 an de prison. Il y fera une grève de la faim, parce que les visites lui étaient refusées. Ayant obtenu satisfaction, il cesse la grève le 20 février. Il est libéré le 15 décembre 1930 et Au lendemain de sa libération, il fonda le Comité d’action contre le régime du Cherche Midi, renommé Comité d’action contre les prisons militaires et pour l’amnistie dont il est ensuite nommé secrétaire (cf. le Libertaire, 31 juillet 1931) aux cotés notamment de Louis Lecoin.
Dès le début de la révolution espagnole de 1936, délégué du Comité de l'Espagne libre, il accompagne les camions de vivres et d'armes en Espagne, et participe à la création de la "Centurie Sébastien Faure" puis, vers 1938, à l'organisation de la colonie "AscasoDurruti" pour les enfants victimes de la guerre. Outre sa collaboration au libertaire, il est le créateur, en 1934, d'un journal anarchiste "Le tocsin".
Durant l'occupation nazie, il est arrêté et déporté à Buchenwald, d'où il sera libéré en 1945.
Merci aux sites ephemanar et le dictionnaire international des anarchistes, dont nous avons compulsé les textes pour la rédaction de cette pastille.


6 MAI

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Le 6 mai 1877, naissance de Fernand JULIAN à Générargues dans le Gard.
Militant anarchiste, syndicaliste et coopératif.
Fils d'un ouvrier agricole illettré, il exerce divers emplois avant d'être incorporé en 1897 dans un régiment de ligne à Nice. Il y devient antimilitariste et déserte mais, arrêté, il est traduit en Conseil de guerre. En 1903, il est à Marseille où il est employé dans un asile d'aliénés. Devenu anarchiste, il sera, à la mort de Louise Michel, le porte-drapeau de tête qui conduira sa dépouille en cortège à la gare de Marseille. Après s'être marié, il vient s'installer à l'automne 1908 dans la région parisienne et va travailler à Vigneux comme terrassier aux Sablières de la Seine (encore marquées par les journées sanglantes du 2 juin et 30 juillet 1908). Il va participer à la nouvelle grève qui débute dans le courant de juin 1909. Le 6 juillet, il est mêlé à une bagarre entre grévistes et briseurs de grève. Deux jours plus tard, il est arrêté avec Edouard Ricordeau sous le motif d'avoir frappé le capitaine de la drague (ce qu'il contestera). Le 4 septembre 1909, le tribunal de Corbeil le condamne pour "violences et voies de fait, et coups et blessures volontaires" à 12 mois de prison et à 3 ans d'interdiction de séjour dans les départements de la Seine et de la Seine-et-Oise. Libéré le 6 avril 1910, il est acclamé par 1200 ouvriers et nommé Secrétaire du Syndicat des Terrassiers et Carriers de la Seine-et-Oise. Mais refusant de se conformer à l'interdiction de séjour, il est de nouveau arrêté en novembre 1911, et condamné à 3 semaines de prison.
Ne trouvant plus d'emploi, il crée en 1913 une petite entreprise "Les Puisatiers professionnels". Il participera également à la fondation de la Cité Coopérative Paris-Jardin à Draveil et y construira lui-même sa maison.
Fiché au Carnet B, il sera mobilisé en 1915 comme infirmier à Nîmes. En 1921, il fera parti de la direction de la Fédération CGT du Bâtiment et, en 1922, il sera secrétaire général de la CGTU du Bâtiment de Juvisy-sur-Orge. En juin 1923, il mènera une grève des terrassiers sur la ligne du Chemin de fer Paris-Orléans. Malade, il meurt dans sa maison à Draveil le 10 décembre 1927.

7 MAI

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Le 7 mai 1898 à Milan, plusieurs centaines d'ouvriers armées de pierres et de bâtons sont fusillés par l'armée Italienne. C'est le Massacre de Milan.
Tout avait commencé deux jours plus tôt, le 5 mai. les ouvriers organisent alors une grève pour protester contre le gouvernement d'Antonio Starrabba di Rudinì, le rendant responsable de la hausse des prix et de la famine qui touche le pays. Le premier sang est versé à Pavie, quand le fils du maire de Milan est tué en essayant d'arrêter les soldats marchant sur la foule.
Le lendemain, des manifestations ont lieu à Milan.

Le 7 mai 1898, à Milan, La grève générale est décrétée, des barricades sont élevées dans les rues pour protester contre l'augmentation du pain, et la foule se rend maîtresse de plusieurs quartiers de la ville. Le gouvernement de Rudinì décrète l'état de siège dans la ville. L'infanterie, la cavalerie et l'artillerie sont envoyées sous les ordres du général Bava Beccaris, qui donne l'ordre d'ouvrir le feu sur les manifestants et de démolir les barricades au canon. S'ensuivent une série d'affrontements autour de la ville entre soldats et manifestants armés de pierres et de bâtons. mais l'armée tire au canon sur la foule des manifestants faisant plusieurs centaines de victimes.
De nombreuses personnes sont arrêtées parmi lesquelles des anarchistes et des socialistes.
Selon le gouvernement, il y eut 118 morts et 450 blessés. L'opposition décompte 400 morts et plus de 2000 blessés.
Le premier ministre Antonio di Rudinì est forcé de démissionner en juillet, mais le général Bava Beccaris est fait grand-croix de l'ordre militaire de Savoie dans l'année : le roi le remercie d'avoir rendu « un grand service au roi et à l'Italie ».

Le 29 juillet 1900, alors qu'Humbert 1er effectue une visite à Monza, l'anarchiste Gaetano Bresci, rentré d'immigration des États-Unis après l'annonce du massacre, l'abat de trois coups de revolver.
Arrêté, il sera jugé le 29 août 1900 à Milan, et défendu par l'avocat Francesco Saverio MERLINO. Il déclarera être revenu directement d'Amérique pour venger les victimes de la répression, et l'affront constitué par la remise d'une décoration au général Bava Beccaris. Condamné aux travaux forcés et envoyé au pénitencier de Santo Stefano, il y trouvera la mort l'année suivante, dans sa cellule, vraisemblablement "suicidé" par la police.


Merci aux sites ephemanar et wikipédia, que nous avons compulsés pour la rédaction de cette pastille

8 MAI

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), si vous en assurez les 380 mots crédits compris)


Le 8 mai 1919, mort de Véra Ivanovna Zassoulitch, révolutionnaire russe, successivement anarchiste et nihiliste, puis marxistemenchevik.

Née le 27 juillet 1849 dans une famille noble, elle fréquente pendant ses études à Saint-Pétersbourg les milieux révolutionnaires estudiantins ce qui lui vaut d'être arrêtée en mai 1869 pour une correspondance échangée avec le nihilisteSerge Netchaïev.
Emprisonnée à la forteresse Pierre et Paul, puis libérée en mars 1871, elle s'établit alors à Kharkov, et intègre le groupe « Les émeutiers du Sud » qui organise des attentats contre le régime tsariste.
Revenue à Saint-Pétersbourg, elle tire au révolver, le 5 février 1878, sur Général Trepov, préfet de police responsable de tortures le révolutionnaire membre du mouvement "Terre et Liberté", Alexeï Stepanovitch Bogolioubov.
Trépov ne sera que blessé, et Vera passera en jugement le 31mars 1878. De façon inattendue, elle est acquittée. La police tente en vain de l'arrêter à la sortie du tribunal. Elle se cache quelque temps chez Anna Philosophova, avant de se réfugier en Suisse, puis retourne en Russie, où elle milite dans l'organisation Terre et Liberté. Après la scission de ce mouvement en août 1879, elle participe à la fondation de l'organisation Tcherny Peredel « Partage noir » à Saint-Pétersbourg.

Elle traduit en russe des ouvrages marxistes et notamment le Manifeste du Parti communiste, édité à Genève en 1882. Cette même année, alors réfugiée à Londres, elle lance une souscription en faveur des familles pauvres des nihilistes russes, avec l'aide de Piotr Lavrov, lui-même expulsé de France pour cette même raison3. Après un échange épistolaire avec Karl Marx en 1881, elle prend ses distances avec l'anarchisme pour adhérer au mouvement marxiste à partir de 1883.
Avec Gueorgui Plekhanov, elle fonde le groupe « Libération du Travail », première organisation marxiste russe, fait partie de l'équipe de rédaction de l'Iskra et prend part au deuxième congrès du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) à Bruxelles et Londres en juillet-. Membre du courant menchevik, elle s'oppose avec virulence aux thèses de Lénine.
C’est peu de temps après la révolution d'Octobre qu’elle s’éteint ce 8mai 1919,



Merci aux sites ephemanar et wikipedia, que nous avons compulsés pour la rédaction de cette pastille.

9 MAI

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Le 9 mai 1999, mort à Paris de Madeleine LAMBERET, Artiste peintre et dessinatrice anarchiste.
Elle est née en 1907, à Paris dans une famille de libres penseurs. Très jeune, elle se passionne pour le dessin et la peinture et sera élève à l'Ecole des Arts décoratifs. A partir de 1929 elle expose ses toiles au Salon d'Automne aux côtés de celles de Picasso et de Bonnard. Elle obtient plusieurs prix dont en 1934 le prix Blumenthal, dont elle ne reçoit que la moitié, à cause de… Hé bien de la domination masculine, hein ! En 1936 lorsqu'éclate la révolution en Espagne, suite à la tentative de coup d’état Franquiste, elle est en Andorre avec ses parents et sa soeur Renée (qui deviendra militante et historienne anarchiste). Après trois tentatives elles parviennent toute deux à rentrer en Espagne à la Seu d'Urgell, en 1937. En contact avec Bernardo Pou (qui était secrétaire pour la propagande de la CNT et qui deviendra le compagnon de Renée) elle effectue à la "Casa CNT" siège de l'organisation, toute une série de portraits de miliciens. Il y rencontre également son futur compagnon, Balkanski.Lors de la Retirada de février 1939, elle participa avec Renée à l’aide apportée aux réfugiés internés dans les camps du sud de la France et, là encore, dessine plusieurs scènes poignantes au passsage de la frontière au Perthus et au camp de Bram.
En France, durant la période de l'occupation, ses talents de graveur permettront à des compagnons de survivre dans la clandestinité, participant à l’atelier de faux papiers monté par le compagnon espagnol Laureano Cerrada..
Au lendemain de la Libération, sa sœur Renée préside la Commission d’aide aux antifascistes bulgares qui édita la brochure Bulgarie,nouvelle Espagne, dénonçant la féroce répression communiste dont les anarchistes étaient victimes. Madeleine Lamberet se rend en Bulgarie en 1947 pour y assurer la liaison avec les compagnons et en particulier avec Georges Grigorov. Ce dernier devra fuir la Bulgarie l’année suivante et parviendra à gagner fin 1949 la France où il deviendra le compagnon de Madeleine et militera sous le nom de Georges Balkanski. Madeleine ne cessera dès lors de participer aux activités de l’AIT, de l’Union des anarchistes bulgares en exil et du mouvement libertaire espagnol.

Merci aux sites ephemanar et militants-anarchistes.info, dont nous avons compulsé les textes pour la rédaction de cette pastille

10 MAI

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C’est revolver au poing que la rédaction de quelque journal mainstream voit surgir « Siger » et quelques autres compagnons, ce mois de mars 1898. Il exige que soit rectifié sur le champ le compte rendu peu satisfaisant d’une action de la cloche de bois, à laquelle il a participé le 28. Il s’agissait d’un déménagement « à la cloche de bois » (écouter à ce sujet l’éphéméride du 12 Avril), au profit d’une mère de trois enfants expulsée et dont le propriétaire et le concierge avaient, pour leur forfait,été rossés.

Comment ne pas faire le parallèle avec les tableaux déplorables deversés aujourd'hui par les médias. Sur fond de propriété privée baffouée de batisses pourtant à l’abandon, sont toujours dépeintes en vils traines-savates les personnes qui font revivre les lieux y rendant un peu de chaleur humaine et de quoi reconstruire un quotidien décent aux personnes livrée, sans cela, à la rude vie de la rue.



Jules REGIS, dit SIGER, Militant socialiste révolutionnaire puis anarchiste, Était né le 10 mai 1858, à Constantinople.

Ouvrier dans une fabrique de fleurs artificielles, il adhère d’abord au Parti Ouvrier socialiste révolutionnaire, mais après avoir assisté aux conférences de Sébastien Faure, il rejoint les anarchistes. Il fera pourtant partie de ses plus virulants détracteurs, à l’été 1898, l’accusant, et avec lui Pouget et Grave, de "faire de l’anarchie au profit de leurs ventres". C’est en réaction qu’il fondera par ailleurs le bi-mensuel Le Cri de Révolte.

Au delà de « l’impulsivité à l’excès pouvant aller jusqu’à la violence » mentionnée dans les rapports de police, il semble bien que le moteur de Siger, ce soit la solidarité envers les victimes de la répression, comme les anarchistes Etiévant et Luccheni, Dreyfus.
En témoigne aussi sa participation au meeting de protestation contre les condamnations de militants arrêtés lors de la manifestation en août 1899 contre le Fort Chabrol , et celui qu’il préside le Le 19 mai 1900 à la Maison du Peuple, en faveur des anarchistes espagnols libérés de Montjuich. Régis s’occupa également du père d’Étiévant après que celui-ci fut envoyé au bagne, et lui rendant de nombreuses visite à l’hôpital.

C’est à l'asile Sainte-Anne à Paris, ou il est interné des suites d'une crise de folie qu’il aurait été tué le 12 juin 1900 "à coups de barres de fer".

11 MAI

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Le 11 mai 1933, mort à New York de Virgilia D'ANDREA, poétesse, militante et active propagandiste de l'anarchisme et de l'anarcho-syndicalisme italien.
Elle est née le 11 février 1890 à Sulmona (Italie). Orpheline, elle est placée à l'âge de 6 ans dans un collège catholique. En rébellion contre l'institution et l'ordre social, elle développe son intelligence en trouvant refuge dans les livres et la poésie. Au début de la Première Guerre mondiale, elle fait le choix d'un engagement politique actif en prenant part à des conférences contre l'intervention de l'Italie dans la guerre impérialiste. Elle y rencontre des anarchistes et rejoint le mouvement libertaire.
Elle rencontre En 1917 l'un des principaux représentants du mouvement anarchiste, Armando Borghi, devient sa compagne et collaboratrice, et continue une militance active en donnant des conférences dans toute la péninsule, écrivant des articles et des poèmes chargés de foi et d'amour pour l'humanité. Du 27 octobre au 30 Décembre 1920, Virgilia est emprisonnée pour crimes de "conspiration contre les pouvoirs de l'État, incitation à l'insurrection, incitation à commettre des crimes et apologie du crime".
Virgilia assumera seule, durant le séjour en prison de Borghi à Isernia en 1921, la publication de "Guerra di classe" et la continuité des liens avec le mouvement.
Elle devient ensuite une dirigeante éminente de l'U.S.I, d'abord à Bologne puis à Milan. Outre ses discours et conférences, elle écrit dans "Guerra di classe" et "Umanità Nova".
En mars 1922, elle participe au 4ème congrès de l'U.S.I, où le secrétariat lui est à nouveau confié, avec Borghi. Fin 1922 le couple est à Berlin pour participer au Congrès de la nouvelle Internationale (AIT) antiautoritaire.

Sous le coup d'une nouvelle plainte pour "incitation criminelle" après la publication de "Tormento" et menacés de mort en Italie pour leur antifascisme. ils s’installent à Paris. Elle y fonde la revue "Veglia" dont 8 numéros sortiront entre mai 1926 et novembre 1927, au travers duquel elle soutient notamment Sacco et Vanzetti .
En 1928, elle rejoint Armando qui s'est installé aux Etats-Unis depuis 1926. Bonne conférencière, elle participe avec son compagnon à des meetings et collabore au journal anarchiste "L'Adunata dei Refratari". En 1932, son cancer progresse, mais elle poursuit l'écriture de son dernier livre "Torce nella Notte"(Torche dans la nuit), New York, 1933. Hôspitalisée le 1er mai 1933, elle n'a que 45 ans, lorsque elle meurt ce 11 mai à l'hôpital de Manhattan.

www.ephemanar.net/mai11.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Virgilia_D 'Andrea



12 MAI

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Le 12 mai 1876, naissance, à Paris, de Louis Eugène JAKMIN (dit JACQUEMIN),

Propagandiste, (le libertaire, le réveil anarchiste ouvrier, etc) responsable au sein du mouvement anarchiste et syndicaliste, (fédération révolutionnaire communiste, fédération communiste anarchiste, Cgt des maréchaux ferrands),
Antimilitariste,
"le sabotage (est) le seul moyen qui (reste) à la classe ouvrière pour le succès de sa cause"
"la Patrie n’(est) que la caisse des capitalistes".

« en cas de guerre, (j’appelle) tous les travailleurs à descendre dans la rue pour empêcher les soldats de partir, et si besoin est, (à employer) la dynamite",
(rajouter la partie du texte qui sera schintée, sur ravachol et si la police...)
, ces appels récurrents au sabotage, comme lors de ce meeting contre la vie chère à Firminy, ou il avait également appelé au boycottage de certaines denrées, lui valent diverses condamnations, dont un an de prison en 1912, pour « provocation de militaires à la désobéissance », et en 2014

à l’origine de la fondation de nombreuses coopératives ouvrières à Nancy, il appelle aussi à l’occupation

Dans le numéro du 27 août 1921 : « Travailleurs, n’acceptez plus le chômage ! Prenez l’usine, prenez la mine ! »
Cela lui valut d’être condamné le 3 décembre à 2 mois de prison et 2 000 francs d’amende pour « excitation au vol et au pillage ».

Lors de l’audience, Jacquemin revendique son anarchisme.

« anarchiste j’étais avant la guerre, et anarchiste je suis demeuré ». disait-il déjà en 1919.
Adversaire de toute scission syndicale et partisan du respect de la Charte d’Amiens, Il regrette également que l’ancienne majorité révolutionnaire de la CGT soit désormais divisée, et fait le vœu qu’elle se réconcilie et se reconstitue « non pas vers la droite, mais vers la gauche, comme nous l’avons toujours été ».
Il déclare également en 1925 :
"Il faut cesser les campagnes injurieuses, s’employer à atténuer l’animosité entre les militants de différentes tendances, créer une atmosphère de camaraderie sans laquelle aucune unité ne peut être solide ni durable....L’unité à la base peut se faire par la reconstitution d’un seul syndicat de métier dans chaque localité, d’une seule union de syndicats par département, d’une seule fédération par industrie, et la CGT ainsi reconstituée pourrait tenir son congrès et déterminer son orientation…"

Tombé malade , Jacquemin réduit ses activités à partir de 1928 et s’installe dans une ferme à Dommarin-lès-Toul avec sa famille, ou il s’éteint le 26 août 1930.

"J’ai dans la main, sans me vanter, toute une armée de libertaires, syndicalistes révolutionnaires et socialistes et je vous affirme que cette phalange d’avant-garde saura faire son devoir le jour du chambardement".

"C’est la société actuelle qui a suscité la vengeance des prolétaires et armé le bras de Ravachol et des autres compagnons anarchistes". " si la police continue de provoquer "il faudra recourir aux moyens énergiques".

http://www.ephemanar.net/mai12.html
http://militants-anarchistes.info/spip.php?article...

13 MAI

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Le 13 mai 1885, naissance à Paris. de Clovis POIRIER (CLOVYS de son nom d'artiste),
Chanteur (auteur, compositeur, interprète) anarchiste et pacifiste.

Fils d'un cuisinier devenu marchand de vin, il devient ouvrier peintre et s'intéresse très jeune à la chanson sociale. Devenu anarchiste vers ses 25 ans, il ne cessera plus, durant près d'un demi-siècle, de consacrer son talent à la propagande par la chanson. Après avoir interprèté les morceaux de ses aînés : Pottier, Rictus, Couté, il chantera son propre répertoire qui, dit-on, acquière une popularité certaine dans le mouvement ouvrier et libertaire.

Dès le début des années 1910 il collabore aux activités du groupe de chansonniers révolutionnaires La Muse rouge où, outre ses textes, il introduisit également des poésies de Gaston Couté qu’il contribua à faire connaître.

Exempté en 1914, il ne sera pas mobilisé, mais tentera malgré la censure de faire vivre à travers ses chansons l'idéal pacifiste. De 1917 à 1926, il dirige et anime "La Muse Rouge" société chantante composée de poètes et de chansonniers révolutionnaires.
En 1922, à l’occasion du mariage du maréchal Pétain, il publiait un texte intitulé Hyménée maréchalesque dont le refrain était : "Ohé les morts, les estropiés, Le maréchal Putain vient d’se marier !"

A la mort de Sébastien Faure (14 juillet 1942), il lui dédie quelques sonnets d'adieu. Extrait:

"Par delà ton sépulcre, une vie enrichie
D'amour universel et d'infini savoir
Unit l'homme à l'humain, dans l'ordre et l'anarchie."

Après une active collaboration à la presse libertaire, il participe encore, le 14 mars 1953, à un gala de soutien au bénéfice du journal de Louis Louvet "Contre-courant". Mais il est alors dans le dénuement, un comité d'entr'aide publie une plaquette de ses meilleurs poèmes et chansons et organise un gala en sa faveur en février 1955, mais il ne se rétablit pas et meurt à l'hôpital le 25 avril 1955.

" Les jours de manifestations
Nous avons un peu plus d'ouvrage
Mais contre un'foul' sans munitions
Je sais me battre avec courage;
Parfois en rev'nant triomphant,
Sur mon sabre j'essuie un'tache
De sang d'un'femme ou d'un enfant...
J'suis vache! "
Couplet de "Je suis Vache" , réquisitoire contre la police.

Pour plus d’informations à retrouver sur le site militants-anarchistes.info, en tapant https://s.42l.fr/cl dans la barre d’adresse de votre navigateur

http://www.ephemanar.net/mai13.html
http://militants-anarchistes.info/spip.php?article...
La muse rouge : https://s.42l.fr/RecMuseR

14 MAI

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Le 14 mai 1940, mort, à Toronto, d'Emma GOLDMAN, militante anarchiste, féministe, écrivain , figure très importante du mouvement anarchiste international.
Elle nait le 27 juin 1869 à Kovno (Lituanie), et passe ses premières années en Russie. En 1885 elle émigre aux Etats-Unis à Rochester, où elle travaille comme couturière.

En 1888, Hillel SOLOTAROFF lui fait découvrir l'anarchie et, l'année suivante, à New York, elle fréquente les groupes anarchistes juifs. Elle y rencontre Johann Most et se lie avec Alexandre Berkman, avec qui elle fait sa première tournée de conférence. Le 23 juillet 1892, ce dernier tire sur un patron d'industrie (il sera condamné à 22 ans de prison). En 1893, l'anarchiste autrichien Edward BRADY devient le compagnon d'Emma mais, le 30 août, elle est arrêtée et sera condamnée à un an de prison pour "incitation à l'émeute" à la suite d'un discours. De 1895 à 1900, elle effectue plusieurs tournées à travers l'Europe, à Londres Hippolyte Havel devient son ami.
Le 6 septembre 1901, l'anarchiste Léon Czolgosz tue le président américain McKinley, elle prend immédiatement sa défense. Le 1er mars 1906 elle publie sa propre revue "Mother Earth". En 1907, séjour en Europe avec Max Baginski, et participation au Congrès Anarchiste d'Amsterdam. En 1908, elle se lie avec le Dr Ben REITMAN. En 1916 elle subit 15 jours de prison après une conférence sur le contrôle des naissances, puis elle est de nouveau emprisonnée en 1918, avec Berkman, jusqu'à fin 1919, avant d'être finalement expulsés des Etats-Unis. Ils rejoignent la Russie, y rencontrent les dirigeants Bolcheviques, mais constatent que là aussi la répression anti-anarchiste bat son plein. Début 1922, ils quittent la Russie pour la Suède, puis Berlin. En 1924, passage à La Haye (expulsée), Paris et Londres. En 1926, elle séjourne en France, à St Tropez, où elle rédige ses mémoires. En 1932-36 : nouvelles tournées de conférences en Europe et en Amérique. De 1936 à 38, elle effectue plusieurs séjours en Espagne et organise le soutien à la révolution libertaire. Mars 39 : elle quitte Paris pour le Canada, où elle résidera jusqu'à sa mort.
Outre de nombreux articles et la publication de "Mother Earth " jusqu'en 1918, elle est aussi l'auteure de plusieurs ouvrages, autobiographiques où traitant de l'anarchisme, du féminisme, etc.
"If I can't dance I don't want to be part of your revolution."
"Si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à votre révolution."


15 MAI

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5 coup de revolver claquent depuis l’impériale d’un Omnibus dans la foule de la manifestation du 1er mai 1907, à Paris, place de la République, en direction des cuirassiers à cheval. Un seul d'entre eux sera légèrement blessé. Jacob Law, auteur des tirs, et aussitôt arrêté par les voyageurs, et échappe de peu au lynchage.
Jacob Law, Anarchiste individualiste, était né à Balta, en Ukraine, le 15 mai 1885
C’est pour fuir les pogroms que Yankev Lev avait émigré en 1905 avec sa famille aux Etats-Unis où il avait pris le nom de Jacob Law et avait commencé à travailler comme tailleur.
Il devenait anarchiste à la lecture, à Odessa, des poèmes de David Edelstadt.

En juillet 1906, il quitte le domicile parental et s'embarque pour l'Angleterre à bord d'un navire transportant du bétail. Il arrive à Paris où il est hébergé un temps chez une tante, Le 8 août 1906. Il travaille ensuite irrégulièrement comme apprenti tailleur.
Lors de son procès, le 9 octobre 1907 pour avoir tiré sur les cuirassiers le 1er Mai, il se déclare anarchiste individualiste, revendication qui lui vaut d'être condamné à 15 ans de travaux forcés. Il restera en réalité 18 ans au bagne de Guyane, dans des conditions terribles, demeurant néanmoins toujours fidèle à ses convictions.
En 1913 le Comité de défense sociale et le mouvement anarchiste lancent une grande campagne pour obtenir son amnistie. Début août alors qu’il venait de passer 35 jours en cellule, il avait écrit : "Camarades anarchistes, Je vous prie au nom de notre grande idée, de faire savoir à la presse anarchiste, en France et partout, que je suis en proie à une fièvre terrible … Les prisonniers tombent comme des mouches, le climat étant mortel pour les européens. Protestez, sinon on finira par me tuer ici".
Libéré en 1925, il revient à Paris, où il fréquente les réunions anarchistes et livre un récit de l'horreur du système pénitencière dans: "Dix-huit ans de bagne" (1926), livre préfacé par André Colomer et Georges Vidal. Mais les autorités prononceront son expulsion du territoire, et on perdra alors sa trace. Plus d’info à lire sur le site militants-anarchistes.info, en tapant https://s.42l.fr/j dans la barre d’adresse de votre navigateur, https://s.42l.fr/j

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16 MAI

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Le 16 mai 1887, naissance de Maria LACERDA de MOURA à Manhuassu (Etat de Minas Gerais, Brésil).
Educatrice, journaliste, écrivaine, conférencière anarchiste-individualiste, amour-libriste, néo-malthusienne, pionnière du féminisme au Brésil.
Elle devient enseignante en 1904. elle étudie la pédagogie (en particulier les expériences de Montessori, Paul Robin, Sébastien Faure, Franisco Ferrer, etc.) et fonde la Ligue contre l’analphabétisme.
elle est convaincue de l'importance du rôle de l'éducation dans le développement des individus et souligne qu'en ce qui concerne les femmes, elle est un moyen de les affranchir du poids des traditions sociales et religieuses qu'elles subissent.
Elle s'engage alors dans la lutte contre l'illettrisme et œuvre pour faciliter l'accès des femmes au savoir
En 1921, elle s'installe à São Paulo où elle commence à collaborer à la presse anarchiste brésilienne et internationale, en particulier à "A Plebe". Outre ses articles sur la pédagogie, ses écrits dénoncent l'hypocrisie bourgeoise et en particulier sa morale sexuelle. Dénonçant l'oppression dont sont victimes les femmes, elle revendique ouvertement le droit au plaisir sexuel et se fait la propagandiste de l'amour libre et du contrôle des naissances, ce que peu de femmes osaient alors faire au Brésil. Enfin, elle crée la revue Renascença (Renaissance) publication culturelle qu'elle consacre à la formation sociale et intellectuelle des femmes.
Parallèlement à son engagement féministe, elle se consacre également à l'amélioration des conditions de vie des gens dans le besoin et combat en compagnie d'autres femmes pour permettre aux sans-abris d'avoir un accès au logement.
Elle organise ainsi des fêtes pour récolter des fonds et améliorer le logement des plus pauvres : et c’est ainsi qu’elle fait construire sur une colline de Barbacena (Distrito Villa D.Vicoso), 22 barraquements qui seront cédés aux plus nécessiteux
Entre 1928 et 1937, elle rejoint une communauté agricole autogérée anarchiste à Guararema, composée d'anarchistes individualistes et d'exilés ou de déserteurs espagnols, français et italiens Cependant, le gouvernement fera fermer ce "foyer de subversion". Fichée comme subversive elle ne pourra trouver de travail.
Elle se réfugie alors à Rio de Janeiro chez sa mère, poursuivant son combat et ses travaux. Elle y meurt le 20 mars 1945.
"L'univers n'a aucune finalité morale : ce que nous dénommons "morale" est une limitation résultant de notre insuffisance mentale et de l'asservissement à la routine et à la tradition".
Extrait d'un article publié dans "l'en dehors" février 1933.

http://www.ephemanar.net/mai16.html
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Lacerda_de_Mou...


17 MAI

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Le 17 mai 1916, naissance de José BORRÁS CASCAROSA à Monegrillo, Saragosse (ne pas confondre avec José Ester Borrás).
Militant et combattant anarcho-syndicaliste espagnol et résistant antifasciste.
Il naît dans une famille d'ouviers agricoles de convictions radicales socialistes et évolue très jeune (16 ans) vers l'anarchisme et l'anarcho-syndicalisme. En 1936, il est secrétaire d'une section de la CNT dans son village. Mais lorsqu'éclate la révolution, il s'enrôle comme milicien au sein de la Colonne Durruti. Il est ensuite secrétaire général du Conseil régional des Collectivités et assistera à la razzia et à la destruction de ces dernières par la tristement célèbre division Lister (stalinien).
Le 11 août 1937, en Espagne, le gouvernement républicain, obéissant aux communistes, dissout par décret le "Conseil d'Aragon", dernier bastion révolutionnaire où les idéaux anarchistes de révolution sociale et de communisme libertaire étaient mis en pratique depuis un an dans les collectivités agricoles aragonaises. Son président Joaquín ASCASO (cousin de Francisco Ascaso) ainsi que les autres membres du conseil sont arrêtés. Pour mater tout mouvement de révolte de la part des paysans, le gouvernement envoie la 11e division commandée par le stalinien Líster. Celui-ci détruit toutes les réalisations collectives et contraint les paysans à restituer les terres et outils aux riches propriétaires fonciers. Líster fait également arrêter plus de six cent militants de la CNT (dont certains seront fusillés au nom du retour à l'ordre étatique). José BORRÁS CASCAROSA réintègre alors la Colonne Durruti et milite au sein des "Jeunesses Libertaires" .
Après la déroute républicaine en février 1939, il passe en France où il est interné dans les camps du Vernet et de Septfonds puis travaille dans l’agriculture. Lors de l’entrée des allemands en France il part pour Bordeaux, Toulouse, puis l’Ariège où il participe à la réorganisation de la CNT et au passage clandestin de la frontière et à la résistance anti nazie avec le réseau de Francisco Ponzan Vidal.
Outre une intense collaboration à la presse libertaire, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont "Políticas de los exiliados españoles 1944-1950"
Au printemps 1962, lors de la vague de grèves en Espagne, il est l’orateur de la CNT lors des nombreux meetings d’information et soutien tenus en France.
En 1969, José BORRAS, obtient la nationalité française. En août il est exclu de la CNT.
Il meurt à Toulouse le 5 décembre 2002.


www.ephemanar.net/mai17.html
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18 MAI

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le 18 mai 1874 à Paris dans le IIe arr., naissance de Madeleine PELLETIER, docteur en médecine, militante néo-malthusienne ; féministe et pacifiste ; franc-maçonne, socialiste puis communiste ; collaboratrice de la presse libertaire.

Première femme psychiatre interne des hôpitaux de Paris, elle milite également dans le mouvement socialiste, anarchiste et communiste. Madeleine Pelletier est l’une des rares femmes déléguées syndicales du début du siècle, mais particulièrement âpre à défendre la cause des femmes. Elle est représentante du Nord au congrès qui fonde le parti socialiste en 1905, puis membre du PS. Elle crée et édite le journal « La Suffragiste » de 1907 à 1914, afin d’accentuer la lutte pour le vote des femmes et collabore aussi à d'autres journaux néo-malthusien et libertaires.

Dans les années 20, Madeleine Pelletier lutte pour la liberté de contraception et d’avortement avec les néomalthusiens. Malgré quelques moments d'abattement face à à rudesse de la tâche, sa vie entière est un combat acharnée pour l'émancipation des femmes face à la domination masculine, pour sa liberté de créativité et sa liberté à choisir son destin : « Elle sera individu avant d’être sexe ». Madeleine Pelletier est l’une des leaders féministes les plus actives de son époque, avec Hélène Brion, Louise Saumoneau et Hubertine Auclert. Elle critique amèrement le conformisme des femmes, y compris les féministes de son temps, au rôle de genre qui leur est assigné.

Elle écrira par ailleurs : « La femme en lutte pour ses droits » (1908), « L'émancipation sexuelle de la femme » (1911), « L'éducation féministe des filles » (1914), « Idéologie d'hier : Dieu, la morale, la patrie » (1910), etc. Elle adhérera au Parti communiste avant d'en être « écartée » (1926) et de revenir vers les libertaires. Elle participera à « L'Encyclopédie Anarchiste », et prend la défense de Makhno dans « La Fronde » (1927).

Pionnière du droit à l'avortement, elle est condamné en 1939 pour avoir pratiqué des avortements, mais atteinte d'une hémiplégie qui ne laissait aucun espoir de guérison,elle est déclarée irresponsable de ses actes en raison de son état de santé, et internée. Elle meure à l’Asile de Perray-Vaucluse à Épinay-sur-Orge (Seine-et-Oise) le 29 Décembre 1939.
Pour en savoir plus, lire sa biographie sur site Maitron, en tapant s.42l.fr/MP dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/MP


https://maitron.fr/spip.php?article24398
http://www.ephemanar.net/decembre29.html#29


19 MAI

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)
Le 19 mai 1904 à Paris dans le 17è arr. de Daniel GUERIN, militant communiste libertaire, anticolonialiste et du mouvement pour la libération homosexuelle ; historien.

Issu de la bourgeoisie, il devient socialiste révolutionnaire et anticolonialiste à la suite de séjours en Syrie et en Indochine en 1930. Il rejoint les syndicalistes révolutionnaires la même année, et collabore à leurs périodiques "La Révolution prolétarienne" et "Le Cri du peuple". En 1933, il voyage dans l'Allemagne nazie dont il tirera le livre "Fascisme et grand capital". Il milite activement dans le Comité d’amnistie aux Indochinois qu’anime Francis Jourdain. Durant le front populaire, il participe activement aux occupations d'usines, et co-fonde les Auberges de jeunesse. En 1937, il dénonce les agissements des staliniens en Espagne. Envoyé à Oslo pour créer un secrétariat international contre la guerre, il est arrêté en avril 40 par l'armée allemande et interné civil jusqu'en 1942. Il participa au travail clandestin des trotskystes du Parti ouvrier internationaliste, qui combattait à la fois l’occupant (en faisant de la propagande antinazie et antimilitariste auprès des conscrits allemands) et le capitalisme français. En 1946, Guérin publie chez Gallimard son ouvrage en deux volumes La Lutte de classe sous la Première République, 1793-1797. Aux U.S.A en 1946, il prend part aux luttes des ouvriers et des noirs, avant d'être expulsé en 1949.
Guérin participe en 1955 à divers comités de soutien à la Révolution algérienne. L'écrasement des conseils ouvriers hongrois en 1956 confirme son orientation libertaire. En 1960, il signe "l'appel des 121" pour le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie. Après l’enlèvement du leader de l’opposition marocaine Mehdi Ben Barka le 29 octobre 1965, Daniel Guérin prend l’initiative de la fondation d’un Comité pour la vérité sur l’affaire Ben Barka.
Il est inculpé. Il soutient ensuite l'indépendance algérienne. Il prend part aux événements de mai 68 puis crée, avec Georges Fontenis, en 1969, le Mouvement communiste libertaire, avant de rejoindre l'U.T.C.L* en 1980. Pendant les années 70, Guérin s’intéresse beaucoup à Rosa Luxemburg, qui représente pour lui un marxisme « authentique », proche à certains égards de l’anarco-communisme, et il contribua ainsi à la résurgence d’intérêt pour elle.
Puis il participera aux actions des antimilitaristes, et militera également au F.H.A.R (Front homosexuel d'Action Révolutionnaire).
Historien, il est l'auteur de "Ni Dieu, ni Maître, anthologie du mouvement libertaire" (1965), mais aussi de plusieurs essais traitant de politique ou de sexualité.
Il meurt le 14 avril 1988.


https://maitron.fr/spip.php?article24776
http://www.ephemanar.net/mai19.html

20 MAI

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Le 20 mai 1897, naissance à Lodé en Italie, de Camillo BERNERI, professeur de philosophie, propagandiste et combattant anarchiste Italien.
Il milite d'abord aux jeunesses socialistes, puis adhère au mouvement anarchiste
Il est mobilisé en 1917. La guerre terminé, il devient professeur de philosophie. Lorsque le fascisme s'installe en Italie, il refuse de jurer fidélité au régime mussolinien, et est contraint à l'exil. En 1926, il arrive en France, mais il est emprisonné, puis expulsé, il le sera aussi de Suisse, d'Allemagne, de Belgique, du Luxembourg et de Hollande. Exil et difficultés également pour sa compagne et militante Giovanna, et ses deux filles Marie-Louise et Giliana.
A l'annonce de la révolution en Espagne, Camillo part pour Barcelone où il organise la première colonne de volontaires Italiens. Le 28 août 1936, il prend part aux combats à Monte Pelado, et le 3 septembre 1936 à Huesca
Il écrit également sur l'anarchisme où il défend des positions personnelles : « Il faut sortir du romantisme. Voir les masses, dirai-je, en perspective. Il n’y a pas le peuple, homogène, mais les foules, variées, séparées en catégories. Il n’y a pas la volonté révolutionnaire des masses, mais des moments révolutionnaires, dans lesquels les masses sont un énorme levier ».
Très tôt, il est de ceux qui affirment que seule la lutte anti-capitaliste peut s’opposer au fascisme et que le piège de l’antifascisme signifie l’abandon des principes de la révolution sociale. « Gagner la guerre est nécessaire ; cependant on ne gagnera pas la guerre en restreignant le problème aux conditions strictement militaires de la victoire, mais en les liant aux conditions politiques et sociales de la victoire »
Il devient journaliste pour la Radio CNT-FAI ECN1 et réalise des transmissions vers l'Italie. Dans le livre Pensée et bataille (1936), il formule des commentaires critiques sur la situation, mettant en garde contre le risque d'un putsch des communistes staliniens ou s'étonnant du « gouvernementalisme anarchiste »
en avril 1937, dans sa lettre ouverte à Federica Montseny, il réclamait une prise de position claire conre les manœuvres des communistes et de leurs alliés.
Durant les journées sanglantes de Barcelone, le 5 mai 1937, Camillo Berneri et Francesco Barbieri sont arrêtés à leur domicile par la police aux ordres des communistes. Ils seront retrouvés morts le lendemain, leurs corps criblés de balles.



http://www.ephemanar.net/mai20.html
https://maitron.fr/spip.php?article155630
https://fr.wikipedia.org/wiki/Camillo_Berneri

21 MAI

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Retour de l’ordre bourgeois dans le sang, la Semaine sanglante reste l’un des évènements les plus sombres du mouvement révolutionnaire français. Environ 30.000 communard.es seront tué.es dans les combats et 46.835 seront fait prisonnier.es. Ils et elles seront ensuite 95 à être condamné.es à mort, 4586 seront déporté.es, pour beaucoup en Nouvelle Calédonie, 1 247 seront condamné.es à la réclusion perpétuelle et 3 359 à des peines de prison variables. Si elle avait débuté dans la liesse populaire et l’union entre le peuple de Paris et les bataillons de l’armée [1], la Commune finit dans le sang. L’espoir suscité par l’expérience révolutionnaire régnant sur Paris depuis déjà deux mois était une défiance impardonnable pour le vieux monde. La réponse d’Adolphe Thiers fut sans pareil dans l’Histoire de Paris. En une semaine, du dimanche 21 mai au dimanche 28 mai, l’armée versaillaise reprend Paris dans ce qui reste l’évènement le plus meurtrier de l’Histoire de la ville.

Le dimanche 21 mai, entre 14 et 15 heures, Jules Ducatel, piqueur des Ponts et Chaussées et indicateur de l’armée versaillaise, découvre que la porte de Saint-Cloud et ses environs ne sont plus gardés. Il alerte les lignes versaillaises positionnées dans des tranchées creusées en contrebas, du côté du parc des Princes. Informé par le capitaine de frégate Auguste Trève, le général Douay en réfère à Adolphe Thiers, qui ordonne à l’armée régulière de pénétrer dans Paris. Libéré sur ordre de Douay après avoir été brièvement arrêté par les soldats qui craignaient une ruse des fédérés, Ducatel guide ensuite la division Vergé, alors commandée par le colonel Piquemal, vers le Trocadéro.
Le Conseil de la Commune, qui est en train de juger Cluseret, ancien délégué à la guerre tombé en disgrâce pour incompétence ; n’envoie aucun renfort, malgré la demande qu’avait formulée le général Dombrowski, qui commande le secteur.
Le Comité de Salut Public dépêche un observateur qui est fait prisonnier par les versaillais. L’armée de la République occupe Auteuil et Passy. Ils fouillent systématiquement les maisons, procèdent sur dénonciation à des arrestations et commencent à fusiller les gardes nationaux du secteur, qui seront ensuite conduits au cimetière de Longchamp. Au même moment se déroule la dernière réunion du Conseil de la Commune.

Merci à l'Almanach de Myrelingues, M.Y.R.E.L.I.N.G.U.E.S, sur Rebellyon, dont nous avons adapté les textes de cette pastille
et enregistrer une présentation pour le temps des cerises à faire suivre

22 MAI

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Lundi 22 mai 1871, c’est le deuxième jour de la semaine sanglante. Les Versaillais qu’on a renoncé à poursuivre pour se concentrer surles élections municipales, sur l’avisd’Édouard Moreau contre une minorité d'inspiration blanquiste, (une décision qui sera critiquée par Karl Marx), poursuivent l’offensive. https://fr.wikipedia.org/wiki/Soulèvement_du_18_m...

Au matin, ils occupent les 15e et 16e arrondissements. Le reste de Paris apprend enfin la nouvelle par une affiche signée de Charles Delescluze, délégué à la Guerre. À la suite de cette proclamation, une grande partie des combattants de la Commune se replie dans leurs quartiers pour les défendre, abandonnant toute lutte coordonnée et rendant impossible toute contre-attaque pour repousser les versaillais. Des barricades s’érigent un peu partout dans Paris dans une ultime volonté défensive. L’armée de Thiers prend dans la journée le 7e, 8e et 17e arrondissement, durant leur offensive, les troupes versaillaises procèdent à de très nombreuses exécutions sommaires. Tout communard combattant est abattu.
Mardi 23 mai

Implacablement les forces versaillaises continuent à envahir Paris. Sur leur route les exécutions sommaires sont nombreuses. Face aux chaos et à la débandades des forces communardes, le Comité de Salut Public publie, en vain, un appel à la fraternisation entre les troupes versaillaises et le peuple. Durant les combats le général Jaroslaw Dombrowski est tué rue Myrha. Cet ancien général de l’armée russe avait offert ces compétences à la Commune de Paris et avait commandé la 11e légion de la Garde nationale. Il était, avec son compatriote polonais Walery Wroblewski, en exil à Paris après avoir participé aux insurections polonaises de 1861-1864. Il y réclamait déjà la démocratie, la fin du servage et l’indépendance polonaise face à l’Empire Russe.
Dans la soirée débute les premiers incendies de grands bâtiments parisiens.

Mercredi 24 mai

Les incendies, qui débutèrent la veille, continuent et s’amplifient. Les dirigeants communards évacuent et font incendier volontairement l’Hôtel de Ville, la Préfecture de police et le Palais de justice. À la prison de la Roquette, les Communards exécutent l’archevêque de Paris Georges Darboy et cinq autres otages, dont le président Bonjean. Face à l’implacable répression, l’espoir de changer le vieux monde s’est transformé en politique de la terre brûlée.



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23 MAI

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Le 23 mai 1876, naissance d'ISHIKAWA Sanshiro, théoricien, historien, traducteur, anarchiste et anarcho-syndicaliste japonais.
Étudiant, il est d'abord militant socialiste chrétien. Alors que le Japon se montre de plus en plus répressif envers les mouvements socialistes et anarchistes (douze anarchistes japonais sont exécutés par pendaison), il échappe de peu à une arrestation et fuit le pays en 1913. Il s'exile en Europe, en Belgique puis en France et entre en contact avec Edward Carpenter et Paul Reclus auprès desquels il parfait sa formation politique.
En février 1916, il est un des signataires du "Manifeste des 16" qui appelle à rejoindre les alliés dans une résistance face à l’agression allemande considérée comme un triomphe de l’autoritarisme contre la Révolution. Ce manifeste fut controversé par la plupart des anarchistes.
En 1920, il retourne au Japon et crée un groupe anarchiste (parmi lesquels Miura Seiichi) qui édite le journal "Kokusen". Mais son engagement pour l'anarcho-syndicalisme divise alors les anarchistes japonais. En 1927, il fonde la Société d’éducation mutuelle et la revue Dynamique dont il rédigea les numéros monographiques consacrés à Elisée Reclus, E. Carpenter, Han Ryner, Il traduit et édite les oeuvres de Kropotkine.
Après la défaite de 1945, la fin de l'Empire du Japon est vécue comme une libération : les anciennes élites sont décrédibilisées et le mouvement ouvrier se caractérise par une très forte activité syndicale, dont les luttes prennent parfois une tournure autogestionnaire. Dans ce contexte, Ishikawa Sanshirō est également gagné par le sentiment que le moment de reconstruire une société plus juste est venu, il écrit ainsi une utopie sociale, « Le Japon cinquante ans après ».
En 1946, il prend part en tant que conseiller à la création de la "Fédération Anarchiste Japonaise". Passionné d'histoire, notamment celle de l'Asie ancienne, il est aussi un historien et un théoricien anarchiste.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : sur l'anarchisme du point de vue esthétique; sur l'anarchisme et ses principes; sur l'histoire des mouvements socialistes en Europe et en Amérique; sur la mythologie japonaise, ainsi qu'une biographie d'Elisée Reclus, sans compter ses nombreuses traductions des textes anarchistes les plus connus.
Sanshiro Ishikawa meurt d’une congestion cérébrale, le 18 novembre 1956


Retrouver plus d'infos sur Sanshiro Ishikawa sur le site militants-anarchistes.info, militants-anarchistes au pluriel, .info.
http://militants-anarchistes.info/spip.php?article...
http://www.ephemanar.net/novembre28.html#ishikawa


24 MAI

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Le 24 mai 1864, naissance de ZO D'AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD) à Paris.
Pamphlétaire et propagandiste de l'anarchisme individualiste, fondateur de journaux, et écrivain.
Pour échapper au joug d'une famille bourgeoise, il s'engage à 18 ans dans l'armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte... en compagnie de la jeune femme de son capitaine! Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l'amnistie de 1889.
En mai 1891, il publie le premier numéro de l'hebdomadaire "L'Endehors"(titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l'arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d'Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s'exiler à Londres. Il voyage ensuite en Europe. Expulsé d'Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français qui le ramène à Paris, où il purgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre "De Mazas à Jérusalem", qui obtient un vif succès.
En 1898, c'est l'affaire Dreyfus. Zo d'Axa publie " la feuille" pamphlet illustré par Steinlen, Luce, Willette, Hermann Paul, etc. Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. "L'honnête ouvrier n'a que ce qu'il mérite".
Son grand succès sera la présentation de l'âne nommé "Nul" aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par "La Feuille", après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre "partisans de l'âne et partisans de l'ordre" ; dernier baroud d'honneur pour Zo d'Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l'Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930.
Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: "Le mousquetaire Zo d'Axa 1864-1930", mais aussi le cahier de "Pensée et Action" n°35-36 (Bruxelles,1968) ainsi que l'ouvrage de "Plein Chant" n° 81-82 (printemps 2006), témoignages rassemblés par sa petite-fille Béatrice Arnac d'Axa.


25 MAI

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Jeudi 25 mai, poursuite de La semaine sanglante.

Des combats acharnés à la Butte-aux-Cailles (sud-est de Paris) font rage. Le général Wroblewski résiste tant bien que mal face aux forces versaillaises. Place du Château d’Eau (au nord de Paris) Charles Delescluze, délégué à la Guerre de la Commune, est tué. Wroblewski est proposé pour le poste de commandement en chef des forces de la Commune. Il le refuse, arguant du peu d’hommes restants sont capables de se battre de manière disciplinée et coordonnée, et terminera la Semaine sanglante en se battant comme simple soldat.

Vendredi 26 mai

Durant la journée du 26 mai, toutes les forces communardes sur la rive gauche de la Seine sont tuées, arrêtées ou mises en déroute. Seul le nord-est de la ville continue le combat autour des Buttes-Chaumont et du cimetière du Père Lachaise. Les exécutions sommaires sont nombreuses dans les deux camps. Au Panthéon de nombreux communard.es sont massacrés et 52 prisonniers de la Roquette soupçonnés de sympathie pour Thiers sont exécutés au 85 de la rue Haxo.

Samedi 27 mai

Large offensive versaillaise au cimetière du Père-Lachaise où l’on combat à l’arme blanche entre les tombes. 147 Fédérés, combattants de la Commune, sont fusillés et jetés dans une fosse ouverte au pied du mur des fédérés. Ce mur deviendra le lieu habituel de la commémoration de la Commune. Les Buttes-Chaumont tombe aussi sous la coupe des troupes versaillaises. Le soir même il ne reste plus que le quartier de Belleville aux main des Communards.

Dimanche 28 mai

Dans une ultime bataille, les dernier.es Communard.es tombent à Belleville. Si le lieu de la dernière barricade est incertaine, une plaque commémorative des derniers combats se trouve rue de la Fontaine-au-Roi, dans le 11e arrondissement de Paris. Face aux 130.000 soldats versaillais déployés pour l’opération de reprise de la ville, entre 25.000 et 30.000 communard.es combattant.es auront résistés tant bien que mal. Il ne reste plus que le fort de Vincennes encerclé par les Allemands, il se rendra sans combattre le lundi 29 mai.
Le bilan officiel, rapporté par le général Appert devant l’Assemblée nationale en 1875, fait état de 43 522 arrestations, dont 819 femmes et 538 enfants dans des conditions d'hygiène épouvantables. L’estimation des exécutions sommaires ayant eu lieu durant la semaine n’a pas pu être arrêtée avec exactitude. Elle s’approche des 20000 à 30000.


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26 MAI

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Le 26 mai 1953, mort à Cusano Milanino, province de Milan, en Italie, de Carlo MOLASCHI, militant italien, pédagogue et propagandiste anarchiste individualiste puis socialiste anarchiste.

Né le 7 novembre 1886 dans une modeste famille milanaise, il travaille très jeune tout en poursuivant ses études en cours du soir. Il commence alors à s'intéresser à la philosophie de Nietzche et à fréquenter les cercles anarcho-individualistes milanais. Arrêté pour une distribution de tracts lors d'une grève à quinze ans,, En 1901, il est licencié et rompt avec sa famille. Il rencontre l'avocat anarchiste Luigi Molinari, promoteur de la pédagogie libertaire et fondateur en 1900 de l'Università popolare (qui publie ses premiers articles?) et de la revue du même nom. Carlo y publie ses premiers articles. Il fréquente également le Cercle d'Etudes Sociales "de la Barrière" créé à Milan en 1905. inspiré de la pédagogie de Francisco Ferrer, ce cercle se transformera en 1911 en "Ecole Moderne". Carlo y rencontrera deux femmes importantes dans sa vie, Leda Rafanelli et Maria Rossi,. qui deviendra sa compagne en 1918.

Carlo Molaschi fonde, gère ou participe à de nombreuses de publications, dont "il Libertario" et "Il Ribelle, de 1914 à 1915, et dans lequel il réaffirme ses positions antimilitaristes et anti-guerre contre l'interventionnisme de certains anarchistes italiens.

Il est arrêté en février 1915 pour avoir distribué des tracts incitant les soldats à la désobéissance. Bien qu'exempté de service militaire pour cause de tuberculose il est tout de même mobilisé début 1918 dans une brigade territoriale avant d'être libéré durant l'été.
À la suite de l'attentat anarchiste du théâtre Diana en mars 1921, qui fait 21 morts et déclenche des représailles fascistes contre les journaux anarchistes, Carlo abandonne ses positions individualistes pour rallier le socialisme anarchiste. Après avoir adhéré à "L'Union communiste anarchiste Italienne", il propose la création du groupe libertaire syndicaliste en substitution de l'U.S.I. En 1926 il facilite le passage de son ami Luigi Fabbri vers la Suisse. Le régime fasciste congédie sa compagne Maria rendant précaire sa situation familliale. En 1941 qu'il sera arrêté et envoyé en détention à Istonio Marino dans les Abruzzes. Libéré au bout de neuf mois, il s'installe d'abord à Chiavenna puis à Cusano Milanino où il prend part à la lutte antifasciste.

Son militantisme anarchiste prend toutefois fin après la Libération, il adhère au "Parti Socialiste Italien", est élu maire adjoint et conseiller pour l'enseignement public à Cusano et travaille à la construction d'une "Ecole du Soir" qui ouvrira en 1946.



www.ephemanar.net/mai26.html
(pas dans le maitron ni dans le dico international des anarchistes, et pas non plus dans wikipédia. On le retrouve sur d'autres sites anarchistes en espagnol ou en anglais.)


27 MAI

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Le 27 mai 1890, naissance à Verdun, dans la Meuse, de René André VALET, Anarchiste, illégaliste, membre de bande à Bonnot.
Son père, entrepreneur de travaux publics connaît des revers de fortune), et après l'école primaire, à Paris, René André VALET est placé en apprentissage. Ouvrier serrurier il réussira à monter un petit atelier de serrurerie. Il fréquente les milieux anarchistes et le 10 décembre 1910, il est condamné à 15 jours de prison pour "outrage à agents" lors d'une manifestation de commémoration de la Commune. Insoumis au service militaire, il part en Belgique où il rencontre Octave Garnier. Il retourne ensuite en France. Il adhère au groupe la "Jeunesse Révolutionnaire" et fréquente la communauté à Romainville, autour du journal "l'anarchie" qu'éditent Victor Kibaltchiche et Rirette Maitrejean. Il y seconde Raymond Callemin à la typographie. Il commence alors à commettre quelques actions illégalistes avec la bande, mais il est bientôt contraint avec les autres compagnons de quitter Romainville surveillée par la police. Il loge alors avec Metge à Garches, mais après l'arrestation de celui-ci le 4 janvier 1912, il se cache avec Garnier. Le 25 mars 1912, il prendra part aux braquages à Montgeron puis à Chantilly.
Après le siège et la mise à mort de Bonnot le 28 avril 1912, ils sont désormais traqués de toutes parts. Réfugiés avec Garnier à Nogent-sur-Marne dans un pavillon qu'ils louent sous un faux nom, ils sont finalement dénoncés et repérés par la police dans la soirée du 14 mai. Ne se faisant aucune illusion sur le sort qui leur est promis, ils vont alors vendre chèrement leur peau en soutenant un siège héroïque de plusieurs heures contre des forces considérables de polices et de l'armée et cela devant des milliers de badauds accourus pour l'hallali. Ils finissent par succomber le 15 mai 1912, vers les deux heures du matin, après avoir employé, pour les réduire au silence, les mitrailleuses lourdes et la dynamite. Pourtant encore vivant lors de l'assaut de l'armée, Valet aurait été d'après les révélations de la presse, achevé dans le fourgon de police. Et c'est la raison pour laquelle on aurait refusé à son père de voir le corps. Merci à l'ephemanar, dont nous avons repris le texte de cette pastille http://www.ephemanar.net/mai27.html


28 MAI

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Le 28 Mai 1871, mort à Paris d'Eugène VARLIN, Relieur, militant ouvrier, internationaliste, communard et libertaire.
La commune, disait Eugène Varlin, c'était " la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, de l'agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage, la Patrie, ses malheurs et ses désastres".

Le 28 Mai 1871, pour l'heure, c'est bien la commune de Paris qui s'achève le dernier jour de la semaine sanglante. C'est aussi le jour ou, au terme de cette semaine de combat, Eugène Varlin, élu membre de la commune de paris le 26 mars précédant, est arrêté, roué de coups, puis fusillé par les versaillais, après avoir crié "Vive la République, vive la Commune"!

Né le 5 octobre 1839, à Claye Souilly, en Seine-et-Marne, près de Paris, dans une famille de petits paysans, Eugène Varlin entre en apprentissage à 13 ans comme relieur.
Dès 1857, il participe à la fondation de la Société civile des relieurs et en 1864 à la grève des relieurs qui fut couronnée de succès, puis une autre en 1865 qui échoua.
Créée à Londres en 1864, l'A.I.T. (l'Internationale) ouvre son premier bureau parisien en 1865. Varlin adhère à l'organisation et en devient un des secrétaires du bureau parisien.
En 1865, il participe à la fondation d'une société d'épargne et de crédit mutuel des ouvriers relieurs. Il sera délégué au congrès de l'A.I.T à Genève en 1868, et de Bâle en 1869. Il s'y prononce pour l'égalité des sexes ou encore pour "la collectivisation de la terre par les communes solidarisées". Il est aussi, en 1868, à l'origine de coopératives de consommation. Lorsque la répression s'abattra sur l'A.I.T, Varlin sera condamné une première fois à 3 mois de prison, puis contraint de s'exiler en Belgique pour se soustraire à une nouvelle condamnation en 1870. Il rentre en France à la chute de l'empire, devient le commandant d'un bataillon de la garde nationale, participe aux élections du 8 février 1871 puis, à partir du 18 mars, jour de l'insurrection, il fait partie du Comité central de la garde nationale.
La Commune aura ouvert la voie à La séparation de l’Eglise et de l’Etat, la scolarité gratuite pour tous, le droit d’association ou encore la loi Waldeck-Rousseau autorisant les syndicats, et la réaffirmation de la liberté de la presse.

Autres sources :
https://maitron.fr/?article24876
https://maitron.fr/?article155239


29 MAI

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 29 mai 1881, naissance, à Goayang, province de Hebei, Chine, de LI SHIZENG, militant et pédagogue anarchiste chinois. Fils d'un haut personnage de la Cour impériale mandchoue, il arrive en France en 1903 pour y poursuivre des études à l'école pratique d'agriculture de Montargis, il y restera trois ans, avant de rejoindre la Sorbonne et l'Institut Pasteur, où il assiste aux cours de chimie et de biologie. Il découvre les idées anarchistes qu'il va tenter de faire partager à ses compatriotes, en créant le Groupe anarchiste de Paris, qui publiera à partir de juin 1907 un journal anarchiste en chinois : "Xin Shiji" (Nouveau siècle). En 1908, il crée une petite usine de transformation du soja "La Caséo-Sojaine" à La Garenne-Colombes (près de Paris) dans laquelle il va faire travailler une trentaine de ses concitoyens, auxquels il va (avec l'aide de l'enseignant anarchiste Wu Zhihui), donner des sortes de "Cours du soir". C'est ainsi que naîtra, en 1912, avec l'appui des nouvelles autorités chinoises le "Mouvement travail-étude" qui se développera et permettra à plus de mille chinois de venir étudier en France tout en subvenant à leurs besoins par le travail et en bénéficiant d'un cadre d'entr'aide, de coopération et d'égalité (cher aux anarchistes). En 1914, Li Shizeng ouvrira le premier restaurant chinois de Paris. En 1915, il fonde en Chine "La Société du Travail Diligent et des Études Économiques" et en 1916 à Paris, une école pour les travailleurs chinois. Mais le "Mouvement travail-étude" rencontrera des difficultés dans l'après-guerre. Cela poussera, en 1921, les étudiants-ouvriers à organiser plusieurs manifestations, dont une Marche sur Lyon, après la création d'un Institut franco-chinois dont l'accès est réservé aux seuls étudiants sélectionnés en Chine. Les autorités françaises et chinoises craignent une contagion par les éléments les plus subversifs, et préfèrent former des élites plutôt qu'instruire des travailleurs.
Les étudiants-travailleurs occuperont à cette occasion le Fort St-Irénée, siège de L'Institut, mais n'obtiendront pas satisfaction et seront arrêtés, une centaine d'entre eux sera expulsée. Quant à Li Shizen, il poursuivra son action pédagogique avec, entre autres, la création de l'Université franco-chinoise de Pekin, ainsi que de la Bibliothèque sino-internationale de Genève. En 1945, après la défaite du Japon, il se fixe à Shanghaï, et en 1956 s'installe à Taiwan où il meurt en 1973. Pour plus d'Infos voir l'ouvrage de J-J Gandini: "Aux sources de la révolution chinoise, les anarchistes".

Merci à l'ephemanar, dont nous avons repris le texte de cette pastille!

www.ephemanar.net/mai29.html

30 MAI

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)
Le 30 mai 1814, naissance de Michel BAKOUNINE à Premoukhino (Russie).
Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d'action, incarnation même de l'esprit de révolte. Issue de l'aristocratie, il fait ses études à l'école militaire de Saint-Petersbourg. d'où il en sort officier d'artillerie à 17 ans. Passionné par la philosophie de Hegel, il renonce pourtant à la carrière militaire et part étudier à l'Université de Berlin puis à Dresde. C'est à Paris, En 1844, qu'il rencontre Proudhon et, fréquente les milieux socialistes, Il est expulsé de France, en 1847, mais retourne à Paris et participe à "l'ivresse révolutionnaire" de février 1848.
Séduit par le fédéralisme de Proudhon, et alors que l'agitation révolutionnaire gagne l'Europe centrale, il part participer en juin 1848 au congrès slave de Prague et à l'insurrection de Dresde. Arrêté et emprisonné, il est condamné à mort le 14 janvier 1850, par le tribunal de Saxe, puis extradé en Autriche, il est livré à la police Tsariste le 17 mai 1851. Emprisonné dans la forteresse Pierre et Paul, il se résout à faire une confession qui lui vaut d'être déporté en Sibérie, d'où il s'évade et rejoint Londres en décembre 1861.
Il reprend son activité révolutionnaire, parcourt l'Europe de la Suède à l'Italie où il crée une société secrète "La Fraternité Internationale". En 1867, il s'installe à Genève et adhère l'année suivante à la section genevoise de l'Internationale. Déçu par "la Ligue Internationale de la paix et de la liberté"(démocrate), il fonde le 25 septembre 1868 "l'Alliance Internationale de la démocratie socialiste" qu'il tente de faire entrer à l'A.I.T. En 1869. il est en contact avec Netchaiev (révolutionnaire russe) auteur du "Catéchisme révolutionnaire". Le 15 septembre 1870, il proclame à Lyon, et organise avec d'autres internationalistes, un "Comité de Salut de la France" qui proclame l'abolition de l'Etat et la constitution de communes révolutionnaires, mais l'insurrection populaire du 28 septembre échoue et le contraint à fuir. Le 12 novembre 1871, à Sonvillier les sections de l'A.I.T du Jura séduite par les idées anti-autoritaires de Bakounine s'unissent pour former la "Fédération Jurassienne". Mais, au congrès de La Haye en 1872, les socialistes autoritaires (marxistes) prononcent l'exclusion de James Guillaume et de Bakounine, délégués de la tendance anti-autoritaire. Les 15 et 16 septembre 1972, il prend part à Saint-Imier au Congrès constitutif de l'Internationale antiautoritaire. En 1873, Il écrit "L'Etat et l'Anarchie" un des textes les plus significatif de sa pensée théorique.
En juillet 1874, il est à Bologne (Italie), pour prendre part à un mouvement insurrectionnel mais celui-ci échoue et il regagne Locarno (Suisse) où Carlo Cafiero l'héberge. Malade et fatigué, il meurt deux ans plus-tard.


www.ephemanar.net/juillet01.html#1
https://maitron.fr/spip.php?article153790



31 MAI

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le 31 mai 1836, naissance à Boulogne de Jean-Baptiste CLEMENT, Communard et auteur de la célèbre chanson "Le Temps des Cerises".
Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets "Les Carmagnoles", "89", etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Eugène Varlin et Théophile Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu'après l'amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s'engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.
Le "Temps des Cerises" fut écrit en 1866. Mais c'est en 1885 qu'il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris.
"Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux, du soleil au cœur!
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur! (...)

http://www.ephemanar.net/fevrier23.html#23


1er JUIN

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Le 1er juin 1905, à Chatelaillon (Charente-Maritime), à l'initiative du compagnon BRUNIA, pêcheur et ostréiculteur installé depuis six ans à Chatelaillon, s'ouvre une "plage libertaire", qui accueillera près de 3 ans environ 25 anarchistes par quinzaine entre le 1er juin et le 1er octobre . Selon l'annonce faite dans "Les Temps Nouveaux" du 6 mai 1905,. Le séjour des "colons", c'est ainsi qu'étaient alors désignés les participants à ces colonies, revient à 2 francs 25 par jour et par personne (1fr. pour les enfants de moins de 10 ans). Prix modique quand on le compare au prix d'un verre d'absinthe, d'environ 25 centimes. Cette "Libertaire-Plage" sera fréquentée par les anarchistes individualistes parisiens du journal "l'anarchie" : Libertad la découvre alors qu'il lance tout juste le journal, et l'année suivante, il annonce la nouvelle saison, encense la cuisine de Brunia, sa capacité à écarter les "idiots et les importuns" et à former un "véritable milieu de camarades", et invite les lecteurs de "L'anarchie", à s'inscrire auprès de Brunia. Il y voit l'endroit idéal pour de nouvelles "Causeries populaires", mouvement qu'il a initié en 1902.
Anna Mahé, anarchiste individualiste fondatrice, avec Libertad, du journal "l'anarchie" lance le même appel aux "amis libres" en mai 1907, décrivant ces séjours sur « cette plage de sable magnifique que les bourgeois n’envahiront pas car nous faisons bonne garde ». Mais le 26 juillet 1908, un rapport de police annonce la fin de l'aventure :

Ça va très mal à Chatelaillon...

On n'en parle plus dans « l'anarchie » et l'on a refusé d'y recevoir Libertad et d'autres. On n'y vit plus en commun. Celui (Brunia) qui s'en occupait est écœuré de la conduite des compagnons.

De telles expériences communautaires, nombreuses dans l'histoire de l'Anarchie, et représentées comme autant d'échecs par leurs détracteurs participent pourtant à faire évoluer le projet d'une organisation sociale émancipatrice, plus juste et plus égalitaire, en montrant quels écueils éviter, et comment surmonter les difficultés par la suite. Entre autres exemples, à un tout autre niveau, la Zad de Notre Dame des landes a ainsi perduré près de 50 ans et le Rojava continue de construire malgrés une redoutable adversité, un modèle d'organisation qui pourrait bien être la réponse à l'impasse destructrice du capitalisme.
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Sources consultées :

- http://www.ephemanar.net/juin01.html
- https://infokiosques.net/lire.php?id_article=299 (rechercher dans la page "chronologie"
- https://infokiosques.net/lire.php?id_article=299#n...
- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1193330/f44...
- Annonce Tps nouveaux cf page 7 ici : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6348351v/f1...
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Libertaire-Plage
- http://archive.wikiwix.com/cache/display2.php/Micr...
- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6348351v/f1...
- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1193330/f44... 'Anarchie%20:%20paraissant%20tous%20les%20jeudis.langFR.zoom
- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k119330v/f32...
- https://romainvillia.pagesperso-orange.fr/individu...

Retranscription des annonces dans "L'anarchie" :

* Annonce "Les Amis Libres" dans le journal "l'anarchie" du 11 Juillet 1907 :
" Les Amis Libres.
Tous les copains, tous les sympathiques qui ont réussi (tant mieux pour eux) à mettre de coté quelque énergie-argent afin de quitter Paris, une quinzaine ou plus se rencontrerons à Chatelaillon, aux Amis Libres, chez le copain Brunia. Qu'est-ce que c'est ça? Kekcekça, pour parler parisien. Celà. Celà! Voici : Chatelaillon est placé sur le bord de l'océan, en face des iles de Ré et d'Oléron, entre la Rochelle et Rochefort, à 600 km de Paris. C'est une plage de sable magnifique que les bourgeois n'envahiront pas, car nous faisons bonne garde. Brunia poussé par un double désir de propagande et de camaraderie a réuni les Amis libres. À quelles conditions : 1 fr. 50 pour les divers frais généraux et en échange de la carte d'adhérent, exigée pour le voyage... 7fr. 75 pour le voyage collectif aller, par dix; 2 fr.25 par jour et par personne pour la "pension", 7fr. 75 pour le retour individuel. Il faut porter avec soi, ses draps et son linge de table et de toilette, évidemment. C'est donc pour une quarantaine d' francs le moyen de villégiaturer avec des copains, au loin de Paris, devant l'Océan. Le prochain départ aura lieu le samedi 13 juillet. On reçoit des partants jusqu'au dernier moment. Rendez-vous est donné à 8 h. 1/2 du soir à la gare de Montparnasse, en ace de l'Enregistrement des bagages. Se faire inscrire aux Caus. Pop., 22, rue de la Barre. Du matin jusqu'au soir, les vastes bureaux sont ouverts. Le départ suivant se ferait le 20 juillet. Il serait bon pour l'assurer de se faire inscrire le plus tot possible."___________________________________
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* Albert Libertad, « Villégiature anarchiste », l’anarchie , 21 juin 1906, n°63
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k119330v/f32... :

"Et cette fois-ci, c'est bien sérieusement que nous causons. Il est un coin de terre où nous pouvons villégiaturer au milieu de camarades. Il y a un an, Brunia nous avait présenté l'idée de la "Plage Libertaire". Grâce à une somme de deux francs par jour - des camarade pouvaient venir passer cinq, dix, quinze jours, un mois s'ils le voulaient, dans un milieu sympathique, au bord de la mer. J'étais fort malade, mais le journal qui commençait demandait tous nos efforts; c'est alors qu'intervint un ami qui retint pour lui l'effort pécuniaire. Je fus donc à Chatelaillon, *** la Plage Libertaire. Dans cette sorte d'association, il y a un chef, un chef cuisinier, le madre coq, c'est Brunia en personne. Ah l'homme expert en cuisine. On se pourlèche les babines après avoir tâté de son fricot. Mais qu'est cela auprès de la tranquillité, de la camaraderie, de la bonhomie du milieu! Pendant quinze jours, on peut se reposer de la vie extérieure. On ignore les autres hommes. Ce Brunia a l'art d'écarter les idiots où les importuns et c'est un vrai milieu de camarades qu'il réussit à former. Cette année, il recommencera. . Disons le vite, il *** anarchiste. l'autre année. Les camarades qui ont l'intention de passer quinze jours à la mer, à la Plage Libertaire, écriront DÈS MAINTENANT, à Brunia, à Chatelaillon (Charentes inférieure). retiendront leur place, le préviendront afin qu'il puisse faire des provisions à l'avance et par conséquent dans les meilleures conditions possibles. Je ne sais si j'aurais le plaisir de descendre par là-bas cette année, mais ce dont je suis sur, c'est que les Causeries y seront joliment bien représentées et qu'il n'y aurait rien d'étonnant de voir naître et grandir, florissantes, les Causeries Populaires de Chatelaillon. Bonne chance à ceux qui ont de l'initiative. Albert Libertad. P.S. - Nous voulions former une association pour les camarades parisiens dans le but d'aller collectivement
t à la mer. Nous n'avons pu réussir cette année. Dans chaque ville, si plusieurs camarades voulaient venir à la places, ils pourraient se préoccuper de prendre des billets collectifs. En tout cas il doivent toujours s'informer des billets dits de bains de mer, qui sont d'un tarif fort réduit. P.S; du P.S. - Pour les camarades parisiens, je crois que nous allons pouvoir réussir à former l'association. Nous donnerons des explications la semaine prochaine. Mais dès maintenant on peut adresser à nous. Les premiers départs peuvent avoir lieu aux premiers jours de juillet."





2 JUIN

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 2 juin 1908, à Vigneux-sur-Seine, alors que les ouvriers des sablières sont en grève depuis un mois pour l'amélioration de leurs conditions de travail (douze heures par jour, les pieds dans l'eau, pour un salaire de misère), des heurts se produisent entre grévistes et briseurs de grèves protégés par les gendarmes. Dans l'après-midi le comité de grève, installé dans l'Hôtel-restaurant du Progrès, est encerclé par les gendarmes qui exigent qu'on leur livre un ouvrier accusé d'avoir frappé un gendarme. Empêchés d'entrer dans le local par les grévistes, les gendarmes font usage de leurs armes, tuant deux ouvriers : Emile Goebellina (terrassier de 17 ans) et Pierre Le Foll (ouvrier charpentier de 48 ans) et blessent plus ou moins grièvement par balles neuf autres travailleurs.
Lors des funérailles de Le Foll le 4 juin, puis celles de Goebellina le 5 juin, alors que la Fédération du Bâtiment appelle à venger les camarades assassinés, des escadrons de cuirassiers patrouillent dans les rues. Cela n'empêchera pas de plusieurs sabotages contre les installations, mais la CGT traîne à appeler à la grève générale alors que le patronat menace de recourir au lock-out c'est à dire la fermeture provisoire.
Les anarchistes individualistes groupés autour de Libertad participent activement.
Mais le pouvoir et en particulier le président du Conseil Georges Clémenceau, jouant sur le pourrissement, va faire de nouvelles victimes le 30 juillet 1908.
Ce jour là, après un meeting à Vigneux, les milliers de manifestants se dirigent en cortège vers le cimetière de Villeneuve-St-Georges au chant de l'Internationale, lorsqu'un régiment de Dragons charge la colonne de grévistes sabres au clair, blessant grièvement plusieurs personnes, dont Rirette Maîtrejean. Libertad, contraint de se jeter à l'eau, échappera de peu à la mort.

Lorsque les manifestants arrivent à Villeneuve-St-Georges, de nombreux blessés dans leurs rangs, les rues menant à la gare sont bloquées par l'armée rendant tout retour sur Paris impossible. Les manifestants commencent alors à dépaver les rues, à dresser des barricades et à jeter des cailloux sur les soldats, qui, ouvrant le feu sur la foule, font un carnage. Le bilan est lourd : si l'Armée comptabilise 69 blessés dont 5 par balle, Coté ouvriers, on déplore 4 morts et plus de 200 blessés par balles ou à coups de sabres.

Merci à l'ephemanar, dont nous avons adapté les textes pour cette pastille...

http://www.ephemanar.net/juin02.html





3 JUIN

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 3 juin 1945, naissance à Paris de Gilbert ROTH, militant anarchiste, figure incontournable des CIRA de Marseille et du Limousin. Il fut également membre de la Fédération anarchiste, de la CNT, du COJRA (Commission d'organisation des journées de réflexion anti-autoritaire) et de l'UPF (Union Pacifiste de France), et l'un des animateurs du MIAJ (Mouvement Indépendant des Auberges de Jeunesse). (une voix pour ce paragraphe, une autre pour le suivant?, une troisième pour celui d'après? Smile )

Il découvre les idées anarchistes avant Mai 68, et commence à militer à partir de 1969.
En néo-malthusien convaincu, et déjà père d'une petite Cécile, il ira en Suisse se faire vasectomiser, et se fera ensuite le propagandiste de cette méthode contraceptive.

Après les arrestations de plusieurs membres des GARI (Groupes d'action révolutionnaires internationalistes) en 1974, il participe à diverses actions spectaculaires de solidarité : plastiquage de la statue de Saint Louis au Palais de Justice, décapitation et enlèvement de la tête et des mains en cire du roi Juan Carlos au Musée Grévin, sabotage d'une course hippique à Auteuil, etc.

Tour à tour électricien, chauffeur de taxi (surtout pour les camarades !), coursier, représentant en vin... Il monte également une SCOP (Société coopérative et participative) d'informatique et s’investit dans le mouvement des coopératives.
S'inspirant de Marius Jacob, il se fait "travailleur de la nuit" pour arrondir les fins de mois difficiles, mais, rattrapé par "la justice", effectue plusieurs séjours en prison. On l'accuse notamment d'un casse chez un notaire de Montmorency sur la seule présence d'un pied de biche à son domicile. Lors de son procès en juillet 1975, Léo Campion, qui témoigne en sa faveur avec May Picqueray, déclare alors: "Monsieur le président, j’ai, sur moi, tout ce qu’il faut pour commettre un viol, et pourtant je n’ai jamais commis de viol !" Cette fois-là, Gilbert est relâché après quatre mois de préventive.

C'est en 1998 qu'il s'investit dans les activités du CIRA (Centre international de recherches sur l'anarchisme) de Marseille, où il met en place l'informatisation du centre. Jusqu'à son décès, il en occupera le poste de secrétaire .
Il est également l'un des fondateurs, En 2008, du CIRA Limousin.
Malade depuis plusieurs mois, C’est chez un copain, en Belgique, ou il se rendait à une foire du livre libertaire, qu’Il s'éteint dans son sommeil le 14 avril 2015.

Pour en savoir plus sur Gilbert Roth, taper s.42l.fr/g dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/g!




4 JUIN

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 4 juin 1986, Umberto MARZOCCHI, Figure importante de l'anarchisme et de l'anarcho-syndicalisme italien, s'éteint à à Savona, en Ligurie.

Né Le 10 octobre 1900, Il découvre très jeune l'anarchisme. Ouvrier sur les chantiers navals de La Spezia, il est nommé à 17 ans secrétaire de "l'Union des ouvriers métallurgistes". Après le premier conflit mondial, il prend part à l'agitation anarchiste, et fait partie, en 1920, d'un groupe qui s'attaque à la poudrerie de La Spezia dans le but d'impulser un mouvement révolutionnaire. Fiché par la police comme "anarchiste très dangereux à surveiller attentivement" il sera contraint à l'exil avec l'arrivée du fascisme en Italie.

En 1923, il émigre en France.. À Lille, où il habite longtemps avec sa famille, vivant des recettes de la Librairie moderne. Son activité militante consiste alors à faire passer la frontière belge à des réfugiés politiques pour le compte du Comité pour les victimes politiques. Finalement expulsé de France, il se fixe en Belgique où il poursuit son action au sein du Comité de soutien aux victimes politiques.

A l'automne 1936, il rejoint les combattants anarchistes italiens sur le front d'Aragon, en Espagne.
Marzocchi fait partie de ceux qui s’opposent à la militarisation des milices. Face à ceux qui soutiennent la présence de ministres de la CNT au gouvernement, il se sent plus proche des "Amis de Durruti".

En juin, alors que les contrôles de la police de la Generalitat et du consulat soviétique à Barcelone deviennent insupportables, Marzocchi décide de rentrer en France.
Il participe ensuite à la résistance antifasciste dans les maquis des Pyrénées. Son emploi de représentant d’une entreprise chimique lui permet de circuler et de renforcer un réseau de contacts pour secourir les antifascistes. Marzocchi aide également à ravitailler en nourriture le camp du Vernet, et, lorsque c’est possible, organise les évasions...

En 1945, il rentre en Italie et travaille à la reconstruction de la "F.A.Italienne" et au développement de la propagande, et s'y consacre désormais entièrement. Il sera nommé secrétaire du Comité de relation de l’Internationale des fédérations anarchistes (Crifa) en 1971, poste qu'il occupera jusqu’en 1984.

C'est à Livourne, à la manifestation antimilitariste anarchiste du 13 mars 1982, qu'il participera à son tout dernier meeting...
Pour en savoir plus sur Umberto Marzocchi, voir l'article le concernant sur le Maitron, en tapant s.42l.fr/u dans la barre d'adresse de votre navigateur!




5 JUIN

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

le 5 juin 2005, Josefa CARPENA-AMAT, dite Pépita CARPENA, Militante anarcho-syndicaliste et féminine anarchiste espagnole s'éteint à Marseille, après une dure vie bien remplie.

Elle est née le 19 décembre 1919 à Barcelone.
Aînée d'une famille ouvrière de six enfants, elle commence à travailler à 12 ans comme couturière et milite à 14 ans à la CNT et aux "Jeunesses Libertaires" (JJLL).
En juillet 1936, elle prend part à la révolution et assiste le 20 juillet comme aide-soignante à l'assaut de la caserne Atarazanas. Elle prend part aux événements de mai 1937 et rejoint, fin 1937, le mouvement anarchiste féminin "Mujeres Libres" puis travaille dans une fabrique d'armes. Désignée par "Mujeres Libres" comme secrétaire à la propagande du Comité régional de Catalogne, elle effectue des tournées dans les villages et sur le front et rencontre Emma Goldman.
Malade, elle quitte Barcelone le 25 janvier 1939 (veille de l'entrée des troupes franquistes dans la ville) pour la France, où elle sera internée dans un camp près d'un an à Clermont-l'Hérault, à côté de Montpellier. Elle se marie avec un Français puis le quitte pour rejoindre Marseille où se retrouvent de nombreux réfugiés espagnols. Elle y devient la compagne de l'anarchiste Juan Martinez Vita dit Moreno, et poursuit son militantisme après la Libération. En avril 1945, elle est déléguée à Toulouse, pour le 1er congrès de la "FIJL" en exil. Elle prend ensuite part aux activités théâtrales de la troupe "Acratia" et milite à la CNT en exil.
Dès 1979, elle participe aux activités du CIRA de Marseille, elle en sera la coordinatrice de 1987 à 1999. Elle rédige dans un court récit son cheminement "De toda la vida", en 1992, texte qui sera publié en français dans une brochure des éditions du Monde Libertaire et Alternative Libertaire. Elle a par ailleurs collaboré à divers ouvrages historiques sur le mouvement "Mujeres libres" ainsi qu'à deux Bulletins du CIRA, et à la presse libertaire espagnole et française.
À noter que Pépita Carpena apparaît dans le film de Richard Prost "Un autre futur"et dans celui de Lisa Berger et Carol Mazer "De toda la vida".
"L'homme et la femme doivent avoir les mêmes droits et la même liberté"
"Vivre, c'est servir à quelque chose et, si en plus c'est pour des idées, que demander de plus." (est-ce que par hasard ce serait des citations du film, dont on pourrait mettre le passage original?)

http://www.ephemanar.net/juin05.html





6 JUIN

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 6 juin 1982, mort, à Santa Barbara, en Californie, de Kenneth REXROTH, poète, écrivain et traducteur; libertaire mystique; figure de la contre-culture américaine.

Il naît en 1905 dans l'Indiana, dans une famille de militants anti-esclavagistes, socialistes et anarchistes. Orphelin à 12 ans,s on adolescence est partagée entre des études d’art et de petits boulots, après quoi il parcourt le pays, travaillant dans les ranchs de l'Ouest. Autodidacte très instruit, chacun de ses écrits regorge de références à des thèmes aussi divers que l’anarchie politique, la peinture, la religion, la littérature Chinoise, la philosophie, etc.
il fréquente la bohème artistique et les militants radicaux des années vingt, comme les wobblies de l'I.W.W. Expériences qu'il raconte dans "An Autobiographical Novel"

En 1927, il se fixe à San Francisco et milite dans divers groupes libertaires, pacifistes et antiracistes. Objecteur de conscience durant la seconde guerre mondiale, il participe ensuite à l'effervescence littéraire; écrit et traduit de la poésie (de sept langues) et s'intéresse au théâtre d'avant-garde.
En 1968, il s'installe à Santa Barbara, où il donne des cours sur la poésie et la chanson, et devient chroniqueur littéraire sur une radio alternative.

"Tous les Etats font tous les jours des choses qui, si c'était des actes d'individus, mèneraient ceux-ci tout droit en prison, et souvent à la potence."
Dans "Eloge de Kenneth Rexroth" par Ken Knabb

Kenneth Rexroth fut une des figures de proue de la « Renaissance poétique de San Francisco », et eut une influence reconnue sur la Beat generation, bien qu’il fut assez critique envers les évolutions du mouvement et chercha à s’en distancer, refusant d'être assimilé au mouvement. L'œuvre de Rexroth (qui comprend de la poésie, mais aussi des essais et des publications journalistiques) reflète un intérêt et une préoccupation constante pour la vie politique, culturelle, sociale, ainsi que pour l’écologie. Le ton habituel des vers de Rexroth peut les rapprocher de ceux de son poète préféré, Du Fu : tantôt révolté par les inégalités qui gangrènent le monde, tantôt émerveillé par le simple fait d’exister ; mais toujours sage et profondément humaniste. Il fut un anarchiste engagé, qui se tourna par la suite vers le socialisme et le syndicalisme.

Pour en savoir plus sur Kenneth Rexroth, voir l'article que lui a consacré Ballast, en tapant s.42l.fr/k dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/k
(rajouter le reste des infos qu'on a une fois enregistré, sous forme de "petit plus" lecture...)




7 JUIN

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 7 juin 1914, à Ancône (Italie), alors que dans tout le pays les forces socialistes, républicaines et anarchistes s'étaient unies pour transformer cette journée de fête patriotique en journée d'action antimilitariste et exiger la libération de l'anarchiste Augusto Masetti (emprisonné depuis 1911), les événements prennent rapidement un tour violent.
A l'issue du meeting d'Errico Malatesta (qui avait été arrêté puis relâché le jour même) la police ouvre le feu sur la foule, elle tue trois jeunes manifestants (un anarchiste et deux républicains) et blesse une quinzaine d'autres personnes.
En réponse à la violence policière, le syndicat révolutionnaire "Unione Sindacale Italiana" proclame la grève générale dans tout le pays, où un mouvement insurrectionnel va se développer. C'est le début de "La Settimana Rossa" (La Semaine Rouge), qui durera jusqu'au 14 juin et sera matée par une sanglante répression. Malatesta, échappant à la police, reprendra la route de l'exil.

Le 8 juin 1914, deuxième jours de la "Settimana Rossa". Au lendemain de la tuerie policière d'Ancône, la grève générale est proclamée en Romagne, Marche et Emilie, régions où les anarchistes sont particulièrement nombreux. Dans ces régions le mouvement prend subitement un aspect insurrectionnel et plusieurs centres tombent aux mains des insurgés.

Le 10 juin 1914, au quatrième jour de la "Settimana Rossa", la grève générale s'étend à toute l'Italie. Les carabiniers et la troupe sont débordés par les actions révolutionnaires contre les symboles de l'autorité et de l'Église. Dans le même temps, la centrale syndicale socialiste "C.G.L" (Confederazione Generale del Lavoro) envoie un télégramme dans toute la péninsule pour inciter à la reprise du travail.

Les 11 et 12 juin 1914, malgré l'ordre du syndicat socialiste "CGL" de cesser le mouvement, l'agitation sociale se poursuit dans de nombreuses villes. Des morts et des blessés sont à déplorer dans les affrontements avec les forces de l'ordre.

Le 14 juin 1914, à Ancône et dans toute l'Italie, c'est la fin de la "Settimana rossa" (Semaine rouge), l'ordre bourgeois est rétabli. De nombreux prolétaires ont payés au prix de leur vie, ont été blessés ou arrêtés dans les affrontements avec les forces de répression durant cette semaine révolutionnaire qui a vu une fois de plus des camarades socialistes renier leur classe et se ranger derrière le pouvoir étatique.




8 JUIN

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Le 8 juin 2010, à Montady, dans l'hérault, s'éteignait Sara BERENGUER LAOSA, Militante féminine libertaire, et poétesse.

Née le 1er janvier 1919 à Barcelone dans une modeste famille ouvrière, son père, maçon est également un militant libertaire. A treize ans, elle commence à travailler dans une boucherie de marché, mais révoltée par l'exploitation et le machisme, elle quitte plusieurs emplois successivement.
Elle n'a que 17 ans, le 19 juillet 1936, lorsqu'éclate la révolution. Alors que son père part se battre sur le front, elle s'investit dans la lutte. De secrétaire pour le "Comité Révolutionnaire", elle se retrouve un jour responsable de la distribution des armes. Le soir, elle milite au sein des "Jeunesses Libertaires" et donne des cours aux enfants des rues. De 1937 à 1938, alors que la révolution est grignotée par la guerre, elle s'engage dans une section de "Solidarité Internationale Antifasciste", (S.I.A), où elle se démène sans compter.
En octobre 1938, elle rejoint le mouvement féminin "Mujeres Libres" puis s'occupe du secrétariat régional. Mais "la Generalitat" (gouvernement autonome catalan) obéissant maintenant aux communistes, exige la restitution du "Casal" (maison de la femme ouvrière) dirigé par la militante Amparo Poch y Gascon. Les gardes d'assaut reprennent le local où s'étaient retranchées Sara et ses compagnes.

En janvier 1939, c'est l'exode vers la France. Elle y poursuit son travail pour la "Solidarité Internationale Antifasciste" à Perpignan puis à Béziers, où elle tente de secourir les internés des camps, dont son compagnon Jésus Guillén. Dans une situation très précaire, elle ne cesse pas la lutte pour autant, malgré la naissance de deux enfants. Après la libération, avec Jésus, elle poursuit son action au sein de la C.N.T en exil. Ils en seront exclus en 1965 pour leur soutien aux jeunes activistes antifranquistes que le mouvement sclérosé ne reconnaît plus. Mais elle ne se laisse pas abattre et, en 1965, elle reprend avec Suceso Portales, la rédaction de la revue "Mujeres Libres". Sa maison, près de Béziers, reste un lieu de rendez-vous des anarchistes. Elle se consacre alors
à la poésie et à la rédaction d'un récit autobiographie "Entre el Sol y la Tormenta"(1988).
Lire : la brochure "Graine d'ananar", écrite par Jacinta Rausa qui lui est consacrée.

Merci à l'ephemanar, ephemanar.net, dont nous avons adapté le texte, pour cette pastille!

http://www.ephemanar.net/janvier01.html#berenguer
cf aussi : https://maitron.fr/spip.php?article156007






9 JUIN

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Le 9 juin 1945, mort d'Ervin BATTHYÁNY à Stroud Gloucestershire (Royaume-Unis).
Penseur, propagandiste et pédagogue anarchiste hongrois.

Héritier Foncier, le Comte Ervin Batthiany, procède, aux alentours de 1905, à la distribution de ses terres aux journaliers agricoles dont, à l'image de Tolstoi, il partagera un temps le mode de vie.

Il né aristocrate, le 17 octobre 1877.
Après des études primaires à Budapest, il poursuit des études universitaires à Londres puis à Cambrige où il découvre la pensée socialiste et anarchiste à la lecture d'Edward Carpenter, William Morris, Léon Tolstoi et Pierre Kropotkine qu'il rencontrera personnellement. De retour en Hongrie, sa famille aristocrate, craignant que son patrimoine ne soit distribué aux travailleurs, le place sous tutelle en 1901 dans un sanatorium viennois, dont il ne sortira qu'en 1903.
Il participe ensuite à l'activité politique et intellectuelle hongroise, donnant des conférences, comme en 1904, où il expose le point de vue anarchiste aux débats de la *"Társadalomtudományi Társaság", Société de Sociologie : "nous devons comprendre un ordre social fondé sur la libre coopération fraternelle du peuple, sans pouvoir ou violence externe. En lieu et place du système de règles basées sur la violence, s'exprimant dans les institutions coercitives de la propriété, du droit et de l'État, les formes de la société anarchiste viendront à être créées par la solidarité cachée dans la nature humaine, par la liberté, l'égalité et la coopération volontaire qui en découlent."

Il fonde alors, en 1905, dans son ancienne propriété, une école gratuite pour les enfants de paysans, inspirée de Ferrer (co-éducation des sexes, enseignement libre, remise en cause des manuels scolaires, vie pratique incluant une réflexion sur l'habillement et la nourriture, etc.). l’Église catholique, des familles de propriétaires fonciers et des autorités du Comté, après avoir tenté d'empêcher l'ouverture de l'école, finiront par la faire fermer en 1910.
Le 8 février 1907, il publie"Társadalmi Forradalom" (Révolution Sociale), bimensuel qui paraîtra sous différents noms jusqu'à la chute des Conseil ouvrier.

En 1910, Ervin Batthyány quitte définitivement la Hongrie, part s’installer à Londres, et renonce, en 1913 à la citoyenneté hongroise. Il militera dans les cercles anarchistes londoniens durant la guerre et se fixera ensuite à Stroud, où il finira sa vie.

Retrouvez plus d'infos sur Ervin BATTHYÁNY sur l'ephemanar, dont nous avons adapté le texte, pour cette pastille...

http://www.ephemanar.net/juin09.html




10 JUIN

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Le 10 juin 1819, naissance à Ornans dans le Doubs, de Gustave COURBET, peintre de renom, socialiste révolutionnaire, proudhonien, communard et libertaire.

Après l'école chez les curés qui le rend anticlérical, il poursuit ses études à Paris en 1839. Passionné de peinture, il est admis au "Salon de 1844" et devient le chef de file du "réalisme". Devenu socialiste en 1848, il ouvre un club social qui s'opposera au clubs jacobins et montagnards "Républicains sans nature propre". Après le retour de la république le 4 septembre 1870, Courbet est nommé, Le 14 septembre, président de la commission artistique pour la conservation des musées nationaux.

Il fait scandale en 1870 en refusant la Légion d’honneur décernée par Napoléon III.

La Commune de Paris proclamée, il en est élu membre et s'occupe de la commission de l'enseignement, puis devient un des responsables de la Fédération des artistes.
Il vote contre le Comité de salut public et signe, le 15 mai, la déclaration de la minorité : « La Commune de Paris a abdiqué son pouvoir entre les mains d’une dictature à laquelle elle a donné le nom de Salut public. »
La destruction de la colonne Vendôme ayant été décrété, il en réclame l'exécution, ce qui le désignera ensuite comme responsable de sa destruction. Arrêté le 7 juin 1871, il est condamné à six mois de prison, mais la réaction conçoit ensuite le projet de lui faire payer la reconstruction de la colonne. Courbet se réfugie en Suisse, mais ses biens et tableaux sont saisis.
Par solidarité avec ses compatriotes exilés, Courbet refusa toujours de retourner en France avant une amnistie générale.
Anti-autoritaire, il participe le 1er août 1875, à un congrès de la Fédération Jurassienne à Vevey, où il s'était fixé, et où il meurt le 31 décembre 1877.
On peut citer parmi ses œuvres, un magnifique portrait de Proudhon entouré de ses filles, ainsi que le tableau "L'origine du monde", qui fait toujours scandale chez les tenants de l'ordre moral.
"Je me suis constamment occupé de la question sociale et des philosophies qui s'y rattachent, marchant dans ma voie parallèlement à mon camarade Proudhon. (...) J'ai lutté contre toutes les formes de gouvernement autoritaire et de droit divin, voulant que l'homme se gouverne lui-même selon ses besoins, à son profit direct et suivant sa conception propre". Gustave Courbet.

https://maitron.fr/spip.php?article56165
http://www.ephemanar.net/juin10.html




11 JUIN

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Le 11 juin 1888, naissance à Villafalletto dans le Piémont italien, de Bartolomeo VANZETTI, Militant anarchiste italo-américain victime du terrorisme étatique.
Né dans une modeste famille, il est placé en apprentissage chez un pâtissier à l'âge de 13 ans. Exploité, vivant dans des conditions misérables, il tombe malade. Après le décès de sa mère, il part pour l'Amérique, le 9 juin 1908. A New-York, il partage la misère des émigrants, exerce divers boulots et devient anarchiste vers 1913. Il s'installe ensuite à Plymouth, et travaille à la "Cordage Company" où il participe, avec l'anarchiste Luigi Galleani, à une grève d'un mois, début 1916. Désigné comme meneur, il est placé sur les listes noires du patronat.
Le 5 mai 1917, il obtient la citoyenneté américaine, mais l'obligation de s'inscrire en vue de la future mobilisation est votée le même mois. Pour y échapper, il décide avec une trentaine d'anarchistes de se réfugier au Mexique; il y fait la connaissance de Nicola Sacco. Mais après quelques mois, il retourne à Plymouth, alors que la répression s'intensifie contre les réfractaires et les anarchistes
Le 5 mai 1920, il est arrêté avec Sacco; ils sont soupçonnés d'avoir commis deux braquages (lors desquels deux convoyeurs ont été tués). La machine judiciaire se met en marche. Le 16 août 1920, Vanzetti seul est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison. Le second procès qui se clôt le 14 juillet 1921 les condamne tous les deux à la peine capitale pour les crimes de South Braintree, malgré le manque de preuves formelles. Des comités de défense se mettent en place dans le monde entier pour sensibiliser l'opinion sur cette injustice. De même que Sacco en 1923, Vanzetti est placé début 1925 en hôpital psychiatrique. Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Le 26 mai, un bandit dénommé Madeiros avoue de sa prison être l'auteur du braquage de South Braintree, mais le juge Thayer refuse de ré-ouvrir le dossier. Malgré une mobilisation internationale intense et le report à plusieurs reprises de l'exécution, Nicola Sacco, Bartolomeo Vanzetti et Celestino Madeiros passent sur la chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927, suscitant la réprobation internationale.

Merci à l'ephemanar, ephemanar, point, net,
dont nous avons adapté le texte, pour cette pastille!

http://www.ephemanar.net/juin11.html#vanzetti



12 JUIN

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C’est revolver au poing que la rédaction de quelque journal mainstream voit surgir « Siger » et quelques autres compagnons, ce mois de mars 1898. Il exige que soit rectifié sur le champ le compte rendu peu satisfaisant d’une action de la cloche de bois, à laquelle il a participé le 28. Il s’agissait d’un déménagement « à la cloche de bois » (écouter à ce sujet l’éphéméride du 12 Avril), au profit d’une mère de trois enfants expulsée et dont le propriétaire et le concierge avaient, pour leur forfait,été rossés.

Comment ne pas faire le parallèle avec les tableaux déplorables deversés aujourd'hui par les médias. Sur fond de propriété privée baffouée de batisses pourtant à l’abandon, sont toujours dépeintes en vils traines-savates les personnes qui font revivre les lieux y rendant un peu de chaleur humaine et de quoi reconstruire un quotidien décent aux personnes livrée, sans cela, à la rude vie de la rue.

Jules REGIS, dit SIGER, Militant socialiste révolutionnaire puis anarchiste, Était né le 10 mai 1858, à Constantinople.

Ouvrier dans une fabrique de fleurs artificielles, il adhère d’abord au Parti Ouvrier socialiste révolutionnaire, mais après avoir assisté aux conférences de Sébastien Faure, il rejoint les anarchistes. Il fera pourtant partie de ses plus virulants détracteurs, à l’été 1898, l’accusant, et avec lui Pouget et Grave, de "faire de l’anarchie au profit de leurs ventres". C’est en réaction qu’il fondera par ailleurs le bi-mensuel Le Cri de Révolte.

Au delà de « l’impulsivité à l’excès pouvant aller jusqu’à la violence » mentionnée dans les rapports de police, il semble bien que le moteur de Siger, ce soit la solidarité envers les victimes de la répression, comme les anarchistes Etiévant et Luccheni, Dreyfus.
En témoigne aussi sa participation au meeting de protestation contre les condamnations de militants arrêtés lors de la manifestation en août 1899 contre le Fort Chabrol , et celui qu’il préside le Le 19 mai 1900 à la Maison du Peuple, en faveur des anarchistes espagnols libérés de Montjuich. Régis s’occupa également du père d’Étiévant après que celui-ci fut envoyé au bagne, et lui rendant de nombreuses visite à l’hôpital.

C’est à l'asile Sainte-Anne à Paris, ou il est interné des suites d'une crise de folie qu’il aurait été tué le 12 juin 1900 "à coups de barres de fer".





13 JUIN

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Le 13 juin 1982, mort d'André CLAUDOT, Dessinateur et militant anarchiste.

Né le 14 février 1892, André Claudot entre en 1905 à l’École des Beaux-Arts de Dijon, ou il est primé, notamment pour l’aquarelle et la peinture décorative. En 1909, il s’installe à Paris et entre comme boursier de la ville à l’École nationale des Arts décoratifs. Il n’y resta que trois mois, déçu là encore par le caractère académique de l’enseignement. Il fabrique alors pour une entreprise des décors de théâtre à Belleville, aux Halles et sur les quais. Après l’inondation de Paris en 1910, il vit un certain temps la rue. il fréquente les anarchistes et donne ses dessins dans les journaux anticléricaux et anarchistes. Une illustration parue dans "Le libertaire" en 1911 lui vaut d'être poursuivit par la justice.
Fiché au Carnet B (des antimilitaristes), il est mobilisé en 1914, mais continue de collaborer, durant et après le conflit, à la presse libertaire.
Favorable à la Révolution russe, « l’affaire » du naufrage de Jules Lepetit, Marcel Vergeat et Raymond Lefebvre après le IIe Congrès du Komintern, connue en France à la fin de l’année 1920, l’empêche toutefois d’adhérer à la SFIC. Annoncé d’abord par l'"Humanité" En février 1921, c'est finalement pour "Le Libertaire" , qui rejette la thèse de l’accident, qu'il illustre le naufrage. Les événements de Kronstadt accentuent ensuite encore sa rupture avec les communistes.
En 1926, sa passion de l'Orient le pousse en Chine, où il devient professeur à l'institut national des Arts de Pékin. Il proteste violemment contre le coup d’État de Tchang-Tso-Lin qui a fait exécuter plusieurs de ses étudiants. En 1930 il revient à Paris, puis à Dijon comme professeur des beaux arts en 1935. Il s'éloigne alors de l'anarchisme et adhère temporairement à la SFIO et à la franc-maçonnerie.
Révoqué en 1941, il s'engage dans la résistance, puis milite au parti communiste à la Libération.
Claudot dénonce avec vigueur le franquisme, il s’oppose aussi À travers ses œuvres et des affiches, à la guerre du Vietnam, à la guerre d’Algérie, ainsi qu'à de Gaulle.
La fin de sa vie est essentiellement consacrée à la peinture.
Le cinéaste libertaire Bernard Baissat lui a consacré un film en 1979 "Ecoutez Claudot".

Pour plus d'information sur André Claudot, consultez les sites ephemanar (.net) et Maitron (.fr), que nous avons compulsé pour l'écriture de cette pastille!

http://www.ephemanar.net/juin13.html
https://maitron.fr/spip.php?article20083







14 JUIN

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Le 14 juin 1968, à Limeil-Brévannes, en Seine-et-Oise, mort de Rirette MAITREJEAN, militante et propagandiste anarchiste individualiste.
Née Anna Henriette ESTORGES le 14 août 1887 en Corrèze dans un milieu paysan, elle perd son père à 16 ans. Faute d'argent, elle ne peut devenir institutrice, mais refuse un mariage arrangé par sa mère, et rejoint Paris en 1904. Elle y découvre la rude vie des couturières, prend des cours à la Sorbonne, puis dans "les Universités populaires" qui fleurissent alors, et fréquente "Les Causeries populaires" animées par Libertad. En 1906, elle donne naissance à deux filles Maud et Sarah et se marie avec le compagnon Louis Maîtrejean. Le 30 juillet 1908, elle est prise sous les tirs d'un régiment de dragons et sérieusement blessée à la jambe au cours d'une manifestation en solidarité aux terrassiers tués lors du mouvement de grêve de Vigneux.

Elle succède à Lorulot en juillet 1911, à la direction de "L'anarchie" à Romainville, avec Victor Kibaltchiche qu'elle vient de renconter. et certains compagnons belges de Victor. De plus en plus portés vers l'illégalisme, ces derniers sont bientôt contraints de fuir Romainville, et Rirette et Victor, ne pouvant plus payer le terme, reviennent s'installer à Paris, où ils poursuivent la publication du journal. C'est là qu'ils apprendront le braquage de la rue Ordener. Le 31 janvier 1912, ils sont perquisitionnés par la police, puis Victor est arrêté. Rirette subit plusieurs interrogatoires avant d'être à son tour placée en détention le 25 mars 1912 (pour un recel de revolvers), alors que la bande poursuit une escalade sanglante à Chantilly. Elle est jugée en février 1913 puis acquittée, mais Victor est condamné à 5 ans de prison.
"J'essayai d'expliquer au tribunal que si l'anarchie enseignait aux hommes le mépris des morales conventionnelles, par contre elle ne les incitait pas au meurtre. Chacun demeurait libre de se déterminer selon sa conscience..."

Le tableau amère qu'elle dressera du milieu individualiste dans ses "souvenirs d'anarchie" livrés au journal "Le Matin" lui sera vivement reproché.

Elle devient ensuite typographe, puis, correctrice de presse, et intégre le syndicat des correcteurs en 1923.

Durant les années trente, elle collabore à "La Revue Anarchiste". Devenant progressivement aveugle sur la fin de sa vie. le journal "liberté", fondé par Louis Lecoin, sera le dernier auquel, en 1959, elle participera.

http://www.ephemanar.net/juin14.html


15 JUIN

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Le 15 juin 1942, mort de Vera FIGNER, née le (7 juillet), à Kazan ( Russie).
Figure marquante du mouvement populiste russe, bakouniniste puis socialiste révolutionnaire.

Elle est issue de l’aristocratie, pour autant, sestrois sœurs connaîtront comme elle des destins plus ou moins révolutionnaires.

Vera part finir ses études de médecine en 1872 à Zurich Suisse, où elle découvre les idées de Bakounine et adhère à l'A.I.T anti-autoritaire. En 1875, alors que la répression frappe les révolutionnaires à Moscou, elle regagne la Russie pour poursuivre la lutte. Elle travaille d'abord comme infirmière dans les campagnes, se consacre à l’éducation des paysans et à la propagande, puis, ne voyant pas la révolution venir de la seule action éducative, s'engage dans l'action clandestine, au sein de "Terre et Liberté" puis du groupe "Volonté du Peuple", avec lesquels elle participe à l'organisation des attentats contre le Tsar.
Alexandre II est tué le 1er mars 1881, mais le nouveau pouvoir décime les révolutionnaires. En 1882, seule représentante du mouvement en Russie, elle rejoint les socialistes révolutionnaires. Le 10 février 1883, trahie par un militant, elle est arrêtée par la police. Condamnée à mort le 28 septembre 1884, sa peine est ensuite commuée en réclusion à perpétuité. Elle passe les 20 premiers mois qui précèdent son procès en cellule d'isolement avant d'être emprisonnée pendant 20 ans à Schlusselbourg et encore 5 ans dans le nord. Elle est libérée après la Révolution de 1905 et sillonne l'Europe pour dénoncer les conditions d'emprisonnement dans l'Empire russe dès 1906. Elle crée des comités de secours aux prisonniers russes, tâche quelle continuera d'assumer à son retour en Russie en 1915. Elle assiste à la révolution d'octobre 1917, avant d'entreprendre l'écriture de ses : "Mémoires d'une révolutionnaire", dont le 3e tome sortira en 1924 ( traduites en français par Victor Serge).
Elle prend une part active dans un magazine appelé Katorga et l'exil. Elle est enfin l'auteur d'un certain nombre de biographies de narodnikis et d'articles sur l'histoire du mouvement révolutionnaire russe des années 1870 et 1880

Vera FIGNER Elle assistera impuissante à l'écrasement de la liberté par les bolchéviques, puis à l'invasion nazie.

Merci aux sites ephemanar et wikipedia, dont nous avons compulsé les textes pour la rédaction de cette pastille!






16 JUIN

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Dans la nuit du 16 juin 1923 Kurt Gustav WILCKENS, Militant anarchiste, pacifiste tolstoïen, responsable de l'attentat contre Varela, est abattu dans sa cellule de prison durant son sommeil par le fanatique Pérez Millan, membre de la ligue patriotique.

né le 3 novembre 1886 à Bad-Bramstedt (nord de l'Allemagne).

D'abord mineur en Silésie, il émigre aux Etats Unis à 24 ans où, après avoir exercé divers métiers, il retrouve la mine en Arizona. Devenu anarchiste et membre de l'I.W.W, industrial workers of the world, il anime une grève en 1916, qui lui vaudra d'être arrêté. Interné dans un camp de prisonniers allemands, il parvient toutefois à s'en évader. Repris, il sera expulsé en Allemagne en 1920, et rejoindra l'Argentine le 29 septembre où il travaille comme ouvrier agricole à Rio Negro, puis comme docker. Le 12 mai 1921, à Buenos-Aires, alors qu'il fréquente le local anarchiste, il est victime de la manipulation d'un policier qui tente de le faire expulser d'Argentine, et ne retrouve la liberté qu'après 4 mois de prison. Il consacre ensuite son énergie et son argent à aider les compagnons emprisonnés.
En 1922, révolté par l'assassinat des 1500 ouvriers agricoles grévistes en Patagonie (commis par le lieutenant colonel Varela), il décide de frapper le responsable de cette barbarie.

Le 25 janvier 1923, il jette une bombe sur Varela. Blessés tous les deux aux jambes, Varela tente de dégainer son sabre, Wilckens vide alors son arme sur lui, est arrêté, puis emprisonné.

Pérez Millan, fanatique membre de la ligue patriotique, devenant gardien de prison, tire sur Kurt Wilckens qui dort dans sa cellule.

La police et le gouvernement confisquent le corps de Kurt Gustav WILCKENS, mais ne peuvent empêcher que la nouvelle de son assassinat se répande, provoquant une grève générale illimitée dans tout le pays. Une fusillade avec la police éclate lors d'une manifestation du lendemain, faisant 3 morts (dont l'anarchiste espagnol Enrique GOMBAS), 20 blessés, et 163 arrestations.

Selon l'historien argentin Osvaldo Bayer : « Ce fut l’indignation face à la répression infâme de l’armée argentine – qui avait pour habitude de faire creuser leurs tombes à ceux qu’elle allait fusilier – qui arma le bras vengeur de Wilckens, un anarchiste non violent. »

Merci aux sites ephémanar et wikipedia, que nous avons compulsé pour la rédaction de cette pastille!





17 JUIN

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Le 17 juin 1953, en Allemagne de l'Est, éclate une révolte ouvrière d’ampleur. Pour enfin se faire entendre de la bureaucratie soviétique, qui, depuis 1949, ne cessait de réclamer de plus hauts rendements des travailleurs (pour réarmer) et provoquait des disettes (à cause de collectivisations menées en dépit du bon sens), la population investit les places, libère les prisonniers politiques et désarme les policiers.

Partie des ouvriers du bâtiment de Berlin-Est, la révolte gagne rapidement les autres corps de métiers et s'étend à travers le pays. Dans un contexte déjà fait de pénurie et d’inflation, la décision récente de l'appareil d’État communiste d'augmenter encore les normes de productivité de dix pour cent pour un salaire équivalent met le feu aux poudres.

Un million de personnes descend dans les rues pour manifester son opposition au régime, que Alberto Vega qualifia de « capitalisme bureaucratique », et demander le départ des troupes soviétiques. La foule réclame la démission du gouvernement, la tenue d’élections libres ainsi que des mesures lui permettant de vivre décemment (baisse des prix, annulation de la loi des 10 %, construction de logements neufs, etc)

En guise de réponse s’abat une féroce répression. A l’appel du stalinien Walter Ulbricht, secrétaire général alors en position délicate, les chars soviétiques écrasent violemment la rébellion. Ce 17 Juin 1953 entre 50 et 125 manifestants sont tués ainsi qu'une quinzaine de fonctionnaires du Parti ou des forces de sécurité. Près de 1400 personnes sont emprisonnées. Les autorités communistes, habituées à la propagande, qualifieront ce soulèvement ouvrier de fasciste et diront qu’il fut commandité par les Occidentaux.

Dans un poème intitulé La Solution, écrit juste après la répression mais qui ne sera publié qu’à titre posthume, en 1956, le dramaturge est-allemand Bertold Brecht moque le mépris des hiérarques communistes pour le peuple :

Après l'insurrection du 17 juin,
Le secrétaire de l'Union des Écrivains
Fit distribuer des tracts dans la Stalinallee.
Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
Perdu la confiance du gouvernement
Et ce n'est qu'en redoublant d'efforts
Qu'il peut la regagner.
Ne serait-il pas
Plus simple alors pour le gouvernement
De dissoudre le peuple
Et d'en élire un autre ?


Merci aux sites ephemanar et herodote, point net, ainsi que wikipédia et marxists au pluriel sans e, point org, qui ont servi de source à la rédaction de cette pastille !

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Ephemanar

https://www.herodote.net/17_juin_1953-evenement-19...

https://www.marxists.org/francais/vega/works/1953/...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Insurrection_de_juin...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertolt_Brecht#R%C3%...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Die_L%C3%B6sung






18 JUIN

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Le 18 Juin 2007 mort, à Perpignan, de José Salamé Miro militant communiste libertaire espagnol
Né le 8 avril 1920 à Vinebre, Espagne, Il rejoint très jeune Barcelone où il adhère à la CNT et aux Jeunesses libertaires de la FIJL. En juillet 1936 il participe aux combats de rues à Barcelone puis, mentant sur son âge, il s’enrôle dans la Colonne Durruti pour partir combattre sur le front d’Aragon. Il participe à la bataille de l´Ebre. Blessé au visage et au bras, et atteint par la gangrène a la fin de la guerre. Il est opéré à vif avant d’être interné dans les camps français. Pendant l’occupation il est réquisitionné pour travailler à la construction de la base sous-marine de Lorient où il échappe de peu à un bombardement.
Après la guerre il suit une formation d´électricien et intègre une entreprise du secteur, dont il est licencié après avoir défendu des ouvriers maghrébins et la CGT fait courir le bruit qu'il est un agent franquiste. C’est à la même époque qu’il rencontre sa compagne Renée Desvaux.
Membre de la Fédération Unie des Auberges de Jeunesse, il en anime plusieurs Avec Renée. Celle du fort de l´île Sainte-Marguerite, fréquenté par des jeunes du monde entier, abritera de nombreuses réunions espagnoles et internationales. Durant l´été 1949, un camp de formation de la FA qui aboutira à la formation en janvier 1950 d´une tendance communiste libertaire interne quasi clandestine, l'Organisation Pensée Bataille. Leurs activités mises au jour provoqueront une grave déchirure du mouvement libertaire en France.
En juin 1962, avec Renée, il participe à plusieurs actions de soutien et de solidarité avec Louis Lecoin en grève de la faim pour obtenir le statut d’objecteur de conscience.

Après l’indépendance de l’Algérie, José Salamé participe en 1962 à un chantier du Service Civil International à El Khemis, au sud de Tlemcen, ainsi qu'à plusieurs kibboutz en Israel.
En Mai 68 et dans les années suivantes, José participe à la formation politique de nombreux jeunes libertaires de la région niçoise au sein du groupe Makhno de l´Organisation révolutionnaire anarchiste (ORA), alternant conseils amicaux et témoignages vécus d´occupations d´usines, de collectivisations.

Très affecté par le décès accidentel de Renée en 1989 , José Salamé, s'installe à Amélie- les-Bains où il continue de fréquenter les militants libertaires des deux côtés de la frontière.




19 JUIN

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Le 19 juin 1981, mort, au Mexique, de Senya FLECHINE, photographe, militant et propagandiste anarchiste.
Il est né le 19 décembre 1894 à Kiev, de parents russo-juifs. En 1910, âgé de 15 ans, il émigre aux Etats Unis, y découvre l'anarchisme et devient un collaborateur de "Mother Earth" journal d'Emma Goldman. Après la révolution de 1917, il retourne en Russie poursuivre son activité militante, participant au "Nabat" conférence anarchiste d'Ukraine, lors de laquelle il dénonce les bolcheviks et "la muraille de Chine qu'ils sont en train de dresser entre eux et les masse". En novembre 1918, janvier puis juin 1920, il est arrêté par la police bolchévique, puis relâché après quelques semaines de prison.
En décembre 1921, il travaille au musée de la révolution à Petrograd, et rencontre Mollie Steimer (expulsée des U.S.A) qui deviendra sa compagne.
Le 1er novembre 1922, ils sont tous deux arrêtés pour aide aux « éléments criminels » et liens avec des anarchistes étrangers (tous deux correspondent en effet avec Emma Goldman et Alexander Berkman, alors à Berlin). Incarcérés à Petrograd et condamnés à la déportation perpétuelle, ils sont cependant libérés suite à leur grève de la faim et grâce à l’intervention auprès de Trotsky de l’anarchiste française May Picqueray. A Berlin, il prend part au comité de défense des révolutionnaires russes, fondé par Alexandre Berkman.
En 1924, ils habitent à Paris chez Voline puis chez Jacques Doubinsky, et participent en 1927 à la création du groupe d'entraide aux anarchistes exilés. Senya devient photographe et part en 1929 exercer son métier de photographe à Berlin, mais, suite à la montée du nazisme, il rentre en France en 1933. Fléchine y travaille pour les studios Harcourt jusqu’en 1940. Le 18 mai 1940, Mollie est arrêtée mais parvient à s'échapper d'un camp d'internement et à rejoindre Senya à Marseille, d'où ils arrivent à fuir au Mexique.
Senya y ouvre un studio de photo avec l'aide des anarchistes américains retrouvés sur place, rencontre une certaine renommée, et gagne bien sa vie. Mais Mollie et lui, pour autant, restent des militants actifs du mouvement humanitaire anarchiste.
Senya FLECHINE survit de quelques mois seulement à Mollie, morte brutalement d'une attaque cardiaque le 23 Juillet 1980 à Cuernavaca.

Pour en savoir plus Senya FLECHINE, consultez l'ephemanar, point, net, et le Matron, point, fr, que nous avons compulsés pour l'écriture de cette pastille!

http://www.ephemanar.net/juin19.html
https://maitron.fr/spip.php?article221636





20 JUIN

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Le 20 juin 1912 à l'hôpital de Chicago, Mort de Voltairine de CLEYRE, libre penseuse, puis propagandiste et théoricienne anarchiste et féministe, écrivaine et poète.

Née Le 17 novembre 1866, dans le Michigan (U.S.A.), elle est la troisième fille d'une famille ouvrière pauvre mais militante (notamment pour l'abolition de l'esclavage). Sa mère, Harriet Billings, est américaine et son père Hector de Claire, né français, obtiendra la nationalité américaine après avoir combattu avec l'armée nordiste durant la guerre de sécession.

Après la séparation de ses parents en 1879, son père la place dans un couvent. Elle en sort athée et anticléricale au bout de 3 ans. Elle vit alors en donnant des leçons de piano et de français et commence à militer dans le mouvement de la libre pensée. En 1887, elle découvre les idées socialistes puis devient anarchiste après la parodie de justice qui mènera les martyrs du haymarket de Chicago à la potence le 11 novembre de la même année.

Bien que son anarchisme individualiste s'oppose sur certains points avec celui prôné par Emma Goldman, elle écrira, en 1894, « Pour la défense d'Emma Goldman et du droit d'expropriation ».

Après avoir été proche de Benjamin Tucker, elle privilégie un anarchisme qualifié de "sans adjectif". En 1900, elle publie un recueil de poèmes « The Worm Turns ». En 1901, elle crée le « Social Science Club », lieu de réunion pour les anarchistes de Philadelphie.

après l'assassinat du président MacKinley par Léon Czolgosz, une violente répression frappe les anarchistes. En mars 1902, elle s'offre comme cible au sénateur Hawley, qui se disait prêt à payer 1000 dollars pour pouvoir tirer sur un anarchiste.

Le 19 décembre 1902, blessée par balle par un de ses anciens élèves, elle refuse de porter plainte contre lui.
De retour de voyage, elle tombe malade, et doit réduire ses activités. Souffrances et dépressions l'amènent en 1905 à tenter de mettre fin à ses jours.
Sa santé s'améliorant, elle collabore à la revue d'Emma Goldman « Mother Earth ».
En 1911 elle soutient la révolution mexicaine et Ricardo Flores Magon.

Pour en savoir plus sur Voltairine de Cleyre, consultez l’article que lui consacre Le Maitron, et celui d’ ephemanar . Net, que nous avons adapté pour les besoins de cette pastille !





21 JUIN

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Le 21 juin 1852, naissance à Ravenne, en Italie, de Maria Luisa MINGUZZI, dite Gigia, anarchiste internationaliste.

Femme de tempérament, adepte d'Errico Malatesta, elle épouse l'anarchiste Francesco Pezzi. et fait partie avec lui des tout premiers internationalistes italiens, lesquel.les choisirent la Romagne comme terre d'élection.

"Gigia" met en place la section féminine de la 1ère Internationale à Florence.

Avec son conjoint, Iels sont régulièrement traqués et arrêté, en 1874 pour avoir participé à l'organisation d'une grève, iels s'en sortent par une audacieuse fuite à Lugano, en Suisse, mais encore en 1876, puis en 1878 à Florence, pour le premier procès "politique" intenté contre les "subversifs" du nouvel État unitaire. Tous sont finalement acquitté.e.s. Mais en 1884, nouvelle arrestation.

Entre deux arrestations, Gigia et Francesco poursuivent leurs activités militantes.

En 1883, "Gigia" assiste son ami Carlo Cafiero durant un grave épisode d'épuisement.

en 1885, elle se précipite au chevet des malades du choléra de Naples, travaillant comme infirmière.
Puis le couple rejoint l'Argentine.
Ce sont des années d'aventure, passées entre Buenos Aires, la Pampa et la Patagonie. Avec Malatesta, Gigia participe, toujours avec son mari Francesco, à la naissance du journal libertaire "La Questione Sociale".

De retour en Italie en 1891, ils subissent la politique répressive de Crispi. Les arrestations se succédent. Tandis que Francesco parvient à s'échapper en Tunisie, "Gigia" est assignée à résidence sur l'île de Lipari en 1895. Libérée en Août 1896, elle retrouve en octobre Francesco qui sort de 5 mois de détention. Mais Maria commence à décliner : malade et à moitié aveugle, désormais marginalisée de l'action directe à laquelle elle avait consacré sa vie, elle meurt à 64 ans, le 13 mars 1911.

Elle laisse un testament moral :
"Que le peuple spolié et trahi se soulève une fois pour toutes contre cette masse de boue, de corruption et d'iniquité que constitue la société moderne, qu'il brise les chaînes par lesquelles il est lié et que, libre et émancipé, il proclame sur les ruines du monde bourgeois, le triomphe de la paix, de la fraternité et du bonheur humain."

Pour en savoir plus sur Maria Luisa Minguzzi, consulter les sources de l'article que nous avons adapté pour cette pastille, en tapant https://s.42l.fr/l dans la barre d'adresse de votre navigateur, s.42l.fr/l ! (à la lecture, c'est un L)

Sources :
https://www.migrer.org/storie/luigia-minguzzi/ , qui englobe :
Fabrizio Montanari, "Libertarie. Quattordici figure esemplari di donne anarchiche” (Quatorze figures exemplaires de femmes anarchistes"), Reggio Emilia, 2007
Biographie contenue dans le “Catalogo dell’emigrazione femminile” ("Catalogue de l'émigration féminine") (2010) promu par le Conseil de l'Emilia Romagna dans le monde. L'idée d'un Catalogue de l'émigration féminine d'Emilie-Romagne est née lors de la Conférence des jeunes d'Emilie-Romagne dans le monde, tenue à Buenos Aires en 2007.

https://treccani.it/enciclopedia/luisa-minguzzi_ (Dizionario-Biografico)/
https://www.migrer.org/storie/luigia-minguzzi/





22 JUIN

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Le 22 juin 1836, naissance à Nîmes, dans le Gard, de Gaston CREMIEUX, républicain radical puis socialiste proudhonien, insurgé de la Commune de Marseille.
Fils d'un modeste marchand israélite, il fait de brillantes études et obtient, en 1856, une licence de Droit. Surnommé "l'Avocat des pauvres", il est aussi journaliste littéraire. En 1862, il se fixe à Marseille où il devient membre de la franc-maçonnerie et déploie une grande activité : création de chambres syndicales, de coopératives et de la Ligue de l'enseignement. Ses idées politiques se portent alors vers les républicains qui tentent de s'opposer à l'Empire. Il est également en contact amical avec la section de l'Internationale de Marseille. Le 8 août 1870, il se trouve porté à la tête d'un mouvement insurrectionnel, mais celui-ci est rapidement maté. Arrêté le lendemain, il est déféré le 28 août devant un conseil de guerre qui le fait emprisonner. Avec l'annonce de la chute de l'Empire, il est libéré ainsi que ses compagnons dans la nuit du 4 au 5 septembre par une foule de plus de vingt mille personnes. Il reprend aussitôt son activité radicale et fédérative avec la création de la "Ligue du Midi" (regroupant 15 départements) qui rentre rapidement en conflit avec le gouvernement de défense nationale. Le 1er novembre 1870, il est en tournée de propagande pour la "Ligue du Midi" dans le département de l'Isère lorsqu'éclate l'insurrection marseillaise qui proclame une Commune révolutionnaire. Mais avec l'arrivée d'un émissaire républicain, le gouvernement récupère rapidement le pouvoir, la situation reste cependant tendue et un nouveau mouvement insurrectionnel éclate le 23 mars1871. Crémieux est alors porté à la tête d'une Commission départementale insurrectionnelle, composée de 12 membres (dont Alerini pour l'AIT) qui ratifie les pouvoirs de la Commune marseillaise et du département des Bouches-du-Rhône. Après s'être emparée des bâtiments publics et de la préfecture, la Commission y fait arborer le drapeau rouge puis le noir (en signe de deuil de la Patrie). Mais le 4 avril, la Commune marseillaise, après une ultime
médiation tentée par Gaston Crémieux, est écrasée par la troupe qui n'hésite pas à bombarder la ville. Arrêté le 8 avril, il sera condamné à mort par un conseil de guerre et fusillé sur ordre de Thiers, le 30 novembre 1871.

Merci à l'Ephemanar, .Net, dont nous avons repris le texte de cette pastille!




23 JUIN

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Le 23 juin 1971, mort de Louis LECOIN

Figure importante de l'anarchisme, du syndicalisme, et plus encore de l'antimilitarisme et du pacifisme français, ce fils d’ouvrier agricole a eu une vie rythmée par de nombreux emprisonnements, tous infligé à cause de ses convictions en faveur de la paix.

Ainsi, en novembre 1912, il est arrêté pour la publication avec Pierre Ruff d'une affiche antimilitariste et condamné à cinq ans de prison pour "menées anarchistes - provocation au meurtre à l'incendie et au pillage".
Libéré en Novembre 1916, il rédige un tract, « Imposons la paix », avec Pierre Ruff et Julien Content, qui lui vaut une nouvelle condamnation, cette fois pour « propos alarmistes et « troubles à l’ordre public».
Au sortir de cette peine et quatre jours seulement après sa libération, il écope d’une condamnation de 5 ans pour « insoumission ». Il en purgera trois.

Durant l’entre-deux guerres, il ne renonce à aucune de ses convictions mais ne connaît plus d’arrestation. S’il milite encore au sein de la CGT et de l"l'Union Anarchiste", participe aux Comités d'action antifasciste et s’efforce de réunir les forces pacifistes, il se consacre à partir de 1922 à la défense des prisonniers politiques et des militants menacés d'extradition via Le Comité international du droit d’asile". Comité qui défendra, entre autres, Emile Cottin, Germaine Berton, Jeanne Morand, Nestor Makhno, Camillo Berneri, Durruti, Ascaso, Jover, et Sacco et Vanzetti.

Avec le retour des temps de guerre, les séjours en prison reprennent.

En 1938, il participe au "Centre syndical d'action contre la guerre" (CSACG), et est condamné pour "provocation de militaires à la désobéissance". Il se prononce alors pour un "pacifisme pur" et s'oppose aux positions de "l'UA" prônant un "pacifisme révolutionnaire". Il reste en détention jusqu’en septembre 1941, puis sous surveillance.

Après la Seconde guerre mondiale, il s’éloigne des milieux anarchistes et met son énergie dans la promotion du pacifisme. Il anime plusieurs revues et s’investit toujours autant. Alors qu’il avait 72 ans, il endure une grève de la faim de 22 jours. Il obtient des promesses gouvernementales et d’autres poursuivent sa lutte jusqu’à l’adoption, le 22 décembre 1963, d’un statut pour les objecteurs de conscience.

Merci à l'Ephemanar, E-P-H-E-M. A-N-A-R, l'Ephemanar - point - net, dont nous avons adapté le texte, pour cette pastille!





24 JUIN

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Le 24 juin 1995, mort d'André LAUDE à Paris.
Poète, écrivain, militant anarchiste et anticolonialiste, journaliste, surréaliste.
Il est né le 3 mars 1936 à Paris, d'un père ancien mineur, et d'une mère qu'il perdra prématurément . En 1939, son père est mobilisé. Après l'école primaire, et le cours complémentaire à Aulnay-sous-bois , André Laude tente sans succès le concours d'entrée à l'Ecole normale d'instituteurs puis cessera ses études vers 1953.
En 1954, à 18 ans, il publie sa première plaquette de poésie "La Couleur végétale". Sa rencontre avec le poète Serge Wellens qui édite les "Cahiers de l'Orphéon"est déterminante, celui-ci publie en 1956 le recueil d'André Laude "Pétales du chant". Autre rencontre : celle de Michel Donnet, instituteur anarchiste (secrétaire en 1953 de la nouvelle "Fédération Communiste Libertaire"), qui lui fait découvrir les idées anarchistes (et qui mourra dans un accident de voiture en 1957).
Jeune poète anarchiste, André Laude fréquente à Paris les surréalistes André Breton, Benjamin Péret, et collabore au "Libertaire", à "Combat", et aux nombreuses revues de poésie qui fleurissent en ce début des années soixante. En 1954, journaliste anticolonialiste, il apporte son soutien aux révolutionnaires algériens indépendantistes, insoumis dès 1956 il entre dans la clandestinité mais il est arrêté et emprisonné quelques temps avant d'être amnistié.
A l'indépendance, il fonde à Alger une agence de presse, mais après la chute de Ben Bella (1965) il rentre en France et passe en procès pour "collaboration avec l'ennemi", . La poésie devient sa raison de vivre, il n'en poursuit pas moins une carrière de journaliste, collaborant au "Monde" aux "Nouvelles littéraires" à l'hebdomadaire "Tribune socialiste" du PSU "Parti Socialiste Unifié" où il militera un temps.
En 1968, il participe à "l'Internationale situationniste", . Il se lie également avec des artistes du mouvement "Cobra" et avec des photographes comme Doisneau et Cartier-Bresson. Il participe aux revues comme "Le Fou Parle" t, "Hors Jeu", "Albatroz" où il publiera ses derniers recueils. Le poète sans domicile fixe aura une courte mais intense carrière
"Seuls les poètes qui prônent le désordre sont, à mes yeux d'authentiques poètes" in "Comme une blessure rapprochée du soleil" (1979).

"Il mourut comme proscrit pour avoir été un trop parfait amant de la liberté." hommage de Serge Wellens.
Les Editions de la Différence ont réédité (en un épais volume), en octobre 2008, son "Oeuvre Poétique".





25 JUIN

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Le 25 juin 1903, naissance, à Motihari au Bengale, en Inde, de George ORWELL (de son véritable nom Eric BLAIR), Journaliste et "écrivain politique" anglais, combattant antifranquiste.
George Orwell n'est pas vraiment un anarchiste. S'il figure ici, c'est pour son magnifique livre, "Hommage à la Catalogne libre" (fruit de son expérience espagnole), dont Ken loach s’inspirera pour son film "Land and Freedom » mais aussi pour ses dénonciations des dangers du totalitarisme : "La ferme des animaux" et "1984".
Après une éducation anglaise, il s'engage en 1922 comme officier de police en Birmanie (colonie anglaise), mais il en démissionne en 1928 pour se consacrer à l'écriture. Il mène à Paris une vie misérable, pratiquant divers petits boulots. C’est pourtant cette dure existence parisienne, ainsi qu’une expérience similaire à Londres, qui lui inspirent son premier livre « Dans la dèche à Paris et à Londres »)

Orwell évolue vers le socialisme à partir de 1930 environ.
Juillet 1936, la révolution espagnole éclate, il se rend alors à Barcelone et dans l'enthousiasme révolutionnaire s'engage dans les milices du POUM. Il prend part aux événements de mai 1937, puis retour sur le front de Huesca où, le 20 mai, une balle lui traverse la gorge. Blessé et dégoûté des trahisons staliniennes, il rentre en Angleterre où il se remet à l'écriture.

En 1937 paraît The Road to Wigan Pier (Vers le quai de Wigan), livre dans lequel Orwell rassemble les résultats de ses enquêtes sociales dans les secteurs les plus atteints par le chômage dans le nord de l'angleterre, ainsi que son expérience personnelle.
C’est en 1938 que Orwell adhére à l’Independent Labour Party (Parti travailliste indépendant).

« Il n’est pas possible, pour un individu conscient, de vivre dans une société telle que la nôtre sans vouloir la changer. Au cours des dix dernières années, j’ai eu l’occasion de connaître sous quelques-uns de ses aspects la véritable nature de la société capitaliste. J’ai vu l’impérialisme britannique à l’œuvre en Birmanie, et j’ai vu certains des ravages exercés en Angleterre par la misère et le chômage."

Atteint de tuberculose, George ORWEL meurt le 21 janvier 1950.

Merci au site Ephemanar, Ephemanar, point, net et Maitron, maitron point fr, dont nous avons utilisé le texte
pour cette pastille!




26 JUIN

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Le 26 juin 1920, à Ancône (Italie), éclate la révolte des "besaglieri". D'une mutinerie de soldats qui refusent l'expédition militaire en Albanie, la révolte qualifiée de "rivolta anarchica" s'etend grâce à l'action des militants révolutionnaires à toute la ville prenant la forme d'une véritable insurrection. Durant la nuit du 25 au 26 juin 1920, les soldats prennent le contrôle de la caserne, désarmant leurs supérieurs : ils craignent d'être envoyés en Albanie où est en cours l'occupation italienne et où de violents affrontements opposent les troupes italiennes et albanaises. Les bersagliers de Villarey ont observé dans le port la présence du bateau à vapeur, le Magyar et suspectent, à juste titre, son arrivée pour les transporter à Valone. Durant plusieurs jours, ils luttent contre les forces de police et de carabiniers que l'administration locale puis le gouvernement national envoient pour réprimer le soulèvement.
Les bersagliers agissent de concert avec les organisations politiques anarchistes, républicaines et socialistes de la ville, qui propagent rapidement le soulèvement dans les rues et sur les places de la ville, élevant des barricades
De violents affrontements se succèdent durant plusieurs jours et s'étendent aux communes et aux autres villes des Marches, de la Romagne et de l'Ombrie. Des grèves sont proclamées et des manifestations de masse organisées pour soutenir le refus des bersagliers de partir pour l'Albanie et pour obtenir le rapatriement des soldats déjà partis. Pour stopper les forces de l'ordre que le Gouvernement envoie à Ancône, les lignes ferroviaires sont également bloquées.
À Milan est proclamée une grève de solidarité avec la révolte d'Ancône et un cortège rejoint la caserne Mameli pour manifester l'opposition au départ d'autres troupes pour l'Albanie. Des décisions similaires sont prises à Crémone.
Le gouvernement et le roi décident alors ensemble d'envoyer de Rome à Ancône la garde royale pour étouffer la révolte, les troupes stationnées en ville ayant manifesté des signes de fraternisation avec les insurgés.

le 28 juin, la révolte est désormais complètement soumise, soit par les bombardements, soit par l'amélioration de l'armement des forces de l'ordre et par les renforts considérables qu'elles reçoivent des localités voisines.

Merci aux sites ephemanar - point - net, et wikipedia, dont les textes ont servi de source, à la rédaction, de cette pastille!






27 JUIN

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Le 27 juin 1869, naissance à Kovno en Lituanie, d'Emma GOLDMAN, militante anarchiste, féministe, écrivain , figure très importante du mouvement anarchiste international.
Elle passe ses premières années en Russie, avant d'émigrer aux Etats-Unis à Rochester, en 1885, où elle travaille comme couturière.

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En 1888, Hillel SOLOTAROFF lui fait découvrir l'anarchie et, l'année suivante, à New York, elle fréquente les groupes anarchistes juifs. Elle y rencontre Johann Most et se lie avec Alexandre Berkman, avec qui elle fait sa première tournée de conférence. Le 23 juillet 1892, ce dernier tire sur un patron d'industrie (il sera condamné à 22 ans de prison). En 1893, l'anarchiste autrichien Edward BRADY devient le compagnon d'Emma mais, le 30 août, elle est arrêtée et sera condamnée à un an de prison pour "incitation à l'émeute" à la suite d'un discours. De 1895 à 1900, elle effectue plusieurs tournées à travers l'Europe, à Londres Hippolyte Havel devient son ami.
Le 6 septembre 1901, l'anarchiste Léon Czolgosz tue le président américain McKinley, elle prend immédiatement sa défense. Le 1er mars 1906 elle publie sa propre revue "Mother Earth". En 1907, séjour en Europe avec Max Baginski, et participation au Congrès Anarchiste d'Amsterdam. En 1908, elle se lie avec le Dr Ben REITMAN. En 1916 elle subit 15 jours de prison après une conférence sur le contrôle des naissances, puis elle est de nouveau emprisonnée en 1918, avec Berkman, jusqu'à fin 1919, avant d'être finalement expulsés des Etats-Unis. Ils rejoignent la Russie, y rencontrent les dirigeants Bolcheviques, mais constatent que là aussi la répression anti-anarchiste bat son plein. Début 1922, ils quittent la Russie pour la Suède, puis Berlin. En 1924, passage à La Haye (expulsée), Paris et Londres. En 1926, elle séjourne en France, à St Tropez, où elle rédige ses mémoires. En 1932-36 : nouvelles tournées de conférences en Europe et en Amérique. De 1936 à 38, elle effectue plusieurs séjours en Espagne et organise le soutien à la révolution libertaire. Mars 39 : elle quitte Paris pour le Canada, où elle résidera jusqu'à sa mort.
Outre de nombreux articles et la publication de "Mother Earth " jusqu'en 1918, elle est aussi l'auteure de plusieurs ouvrages, autobiographiques où traitant de l'anarchisme, du féminisme, etc.
"If I can't dance I don't want to be part of your revolution."
"Si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à votre révolution."
http://www.ephemanar.net/mai14.html
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Emma_Goldman




28 JUIN

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le 28 juin 1936 à Nice, Alexandre BERKMAN, anarchiste russe exilé aux États Unis, au prise avec la maladie, se suicide.

Alexandre Berkman est né le 21 novembre 1870, à Vilna, en Russie. Ses deux parents meurent pendant sa jeunesse et il émigre en 1888 aux USA à l'âge de dix-sept ans.

Le 22 juillet 1892, alors agé de 22 ans, il tente d’assassiner le directeur de l'usine de Homestead qui venait de faire tuer une dizaine de métallos lors d'une grève. Celui-ci n'est que blessé, mais Berkman est condamné à 22 ans de prison. Il en fera quatorze au pénitencier de Pennsylvanie. Il en sort le 18 mai 1906. De ce séjour, Berkman tira ses bouleversantes "Mémoires de prison d'un anarchiste", tout à la fois condamnation implacable du système carcéral, manifeste anarchiste, enquête ethnographique et récit de soi pris dans sa condition historique. Il y a là une humanité qui persiste à se tenir debout. Il rédige également le bulletin « Mother Earth » de 1910 à 1911, est l'un des fondateurs de l'école Ferrer de New York, et, en 1916-17, publie son journal « The Blast » (le souffle de l'explosion), à San Francisco.

En décembre 1919, il est expulsé vers la Russie avec Emma Goldman, sa compagne et et de 247 autres Américains (socialistes, anarchistes, syndicalistes). Mais ils déchantent bien vite découvrant le côté sombre du « paradis des travailleurs » ; la révolution russe installe une nouvelle tyrannie.

En 1921, ils quittent la Russie pour la Suède, puis Berlin où il publie « Le mythe bolchevique » dans lequel il raconte Notemment son périple dans la Russie des années 1920, de Moscou à la Sibérie en passant par la Géorgie. Mais on y observe surtout comment il passe d'un soutien sans faille aux bolcheviques à son opposition frontale contre un système qui, derrière l'aura émancipatrice, cache en réalité un régime basé sur l'arbitraire, les privilèges personnels, la création d'une caste privilégiée au sein du Parti communiste et la répression de toute liberté.

Il écrit aussi « La rébellion de Kronstadt », un des premiers textes dénonçant publiquement les événements de Kronstadt face à la chape de silence imposée par les bolcheviks.

Merci aux sites ephemanar, point – net, wikipédia, point-Org, et « en-attendant-nadeau.fr », qui ont servi de source, à la rédaction, de cette pastille !





29 JUIN

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Le 29 juin 1879, naissance de Pedro VALLINA MARTINEZ à Guadalcanal (province de Séville).
Figure marquante de l'anarchisme andalou.
Etudiant en médecine, il participe à la "Fédération des Travailleurs de la Région Espagnole" (F.T.R.E). Condamné à huit ans de travaux forcés pour propagande anarchiste, il parvient à s'enfuir. En 1904, il est à Paris où il milite contre la répression en Espagne. Fin mai 1905, il est arrêté préventivement lors de la visite du roi d'Espagne Alphonse XIII, à Paris. Mais après l'attentat contre le roi rue de Rohan (dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1905), il est avec Charles Malato, ainsi qu'un anarchiste anglais du nom d'Harvey et un nommé Caussanel, inculpé de complicité dans l'attentat. Jugés le 27 novembre 1905, ils seront acquittés faute de preuves.
Expulsé de France, il trouve refuge à Londres et y poursuit ses études de médecine. En 1907, il participe au Congrès Antimilitariste d'Amsterdam. A la faveur d'une amnistie, il retourne en Espagne en 1914, et publie à Séville, en 1918, la revue "Paginas Libres". Son action révolutionnaire au sein de la CNT durant la dictature de Primo de Rivera lui vaut plusieurs emprisonnements. En 1931, il est de nouveau arrêté pour avoir participé à Almaden (où il est médecin), à un soulèvement.
Le 19 juillet 1936, à la tête d'une milice de 500 mineurs, il participe à la prise de Santa Eufemia et est nommé président du Comité révolutionnaire d'Almaden. Il est ensuite chargé des services de Santé à Madrid puis responsable de l'hôpital de la colonne Del Rosal à Cañete. Sur le front d'Albacete jusqu'en mars 1938, il dirige ensuite l'hôpital de Bonanova à Barcelone et lors de la déroute, organise l'évacuation de l'hôpital de Massanet. D'abord interné à Perpignan, il parvient à embarquer pour le Mexique. En 1943, il fonde le "Consultorio médico quirúgico (dispensaire médical et chirurgical) "Ricardo Flores Magon" à Loma (province d'Oaxaca) où il soigne les Indiens.
Il s'est éteint à Veracruz (Mexique), le 16 février 1970.
Outre ses nombreuses collaborations à la presse libertaire, il est l'auteur d'une biographie de Fermín Salvochea (avec qui il était lié), ainsi qu'un recueil de ses propres souvenirs: "Mis Memorias" (1968).

Merci au site Ephemanar, Ephemanar, point, net, dont nous avons utilisé le texte
pour cette pastille!




30 JUIN

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 30 juin 1882, naissance à Paris, de Robert LOUZON, Militant anarchiste et syndicaliste révolutionnaire.

Issu d'une famille bourgeoise, il devient ingénieur. Attiré très tôt par les idées socialistes, il découvre "Le Père Peinard » qui fait de lui un anarchiste ".

En 1906, il prête l'argent nécessaire à l'achat d'un immeuble pour la CGT (alors révolutionnaire). Ce qui lui vaudra d'être révoqué par la Société du Gaz de Paris où il était ingénieur.


Après avoir fait la guerre, il retourne en Tunisie où il avait déjà séjourné en 1913, et adhère en 1919 à la section de Tunis du PS tunisien. Il assume ensuite la direction de "l’Avenir social", organe de la Fédération communiste tunisienne, puis en devient le secrétaire.

En 1921, il est ecope d'un sursis pour "diffamation envers les officiers de l'armée française". En 1922, suite à la publication d'une brochure et d'un poème en arabe il est à nouveau condamné à 6 mois de prison, puis expulsé de Tunisie.

Il participe En 1925 à la fondation de la revue "La Révolution prolétarienne" et participera activement, en 33, à la campagne pour la libération de Victor Serge emprisonné en URSS.

En août 1936, mandaté par la C.N.T espagnole il tente d'empêcher le recrutement de troupes par Franco au Maroc. Il rejoint en 37 la Colonne Durruti mais étant donné son âge et son état de santé, il ne restera que quelques mois sur le front. Il est à Perpignan, début 1939, lors de la "retirada" (exil des républicains espagnols en France) et lance un appel pressant : "C’est un crime inouï, monstrueux (…) Plus de 100.000 hommes, soldats de l’armée catalane ou civils, parqués comme des bestiaux sur les plages d’Argelès et de Saint-Cyprien, à 20 kilomètres de Perpignan, sont en train de mourir de faim et de froid, en attendant de périr de la dysenterie et de la typhoïde (...)
Il permet de sortir clandestinement du camp d’Argelés plusieurs camarades. Il est arrêté en mai 1940, Accusé de "défaitisme et propagande antinationale", envoyé dans un camp de détention à Nexon puis à Djelfa, dans le Sud algérien.

Libéré en août 1941, il cesse toute activité militante durant l'occupation. il publiera encore 1947 à près de 92 ans, dans "la Révolution prolétarienne", un reportage sur son voyage en Chine et meurt à Antibes le 8 septembre 1976.




1er JUILLET


1er Juillet 1876, mort, à Berne, en Suisse, de Michel BAKOUNINE, Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement anarchiste international,

Il est Né le 30 Mai 1814 a Premoukhino, en Russie.
Issue de l'aristocratie, il fait ses études à l'école militaire de Saint-Petersbourg. il en sort officier à 17 ans. Passionné par la philosophie de Hegel, il renonce pourtant à la carrière militaire et part étudier à l'Université de Berlin puis à Dresde. C'est à Paris, En 1844, qu'il fréquente les milieux socialistes, et participe à "l'ivresse révolutionnaire" de février 1848.
Séduit par le fédéralisme de Proudhon, et alors que l'agitation révolutionnaire gagne l'Europe centrale, il part participer en juin 1848 au congrès slave de Prague et à l'insurrection de Dresde. Arrêté et emprisonné, il est condamné à mort le 14 janvier 1850, puis extradé en Autriche, il est finalement livré à la police Tsariste le 17 mai 1851. Emprisonné, il se résout à faire une confession qui lui vaut d'être déporté en Sibérie, d'où il s'évade et rejoint Londres en décembre 1861.

Il reprend son activité révolutionnaire, parcourt l'Europe de la Suède à l'Italie. En 1867, il s'installe à Genève et adhère l'année suivante à la section genevoise de l'Internationale. Déçu par "la Ligue Internationale de la paix et de la liberté"(démocrate), il fonde le 25 septembre 1868 "l'Alliance Internationale de la démocratie socialiste" qu'il tente de faire entrer à l'A.I.T. En 1869. Le 15 septembre 1870, il proclame à Lyon, avec d'autres internationalistes, l'abolition de l’État et la constitution de communes révolutionnaires, mais l'insurrection populaire du 28 septembre échoue et le contraint à fuir. Le 12 novembre 1871, les sections de l'A.I.T du Jura séduite par les idées anti-autoritaires de Bakounine s'unissent pour former la "Fédération Jurassienne". Mais, au congrès de La Haye en 1872, les socialistes autoritaires (marxistes) prononcent l'exclusion de James Guillaume et de Bakounine, délégués tous deux de la tendance anti-autoritaire. Les 15 et 16 septembre 1972, il prend part à Saint-Imier au Congrès constitutif de l'Internationale anti-autoritaire. En 1873, Il écrit "L’État et l'Anarchie" un des textes les plus significatif de sa pensée théorique.
En juillet 1874, il est à Bologne, en Italie, pour prendre part à un mouvement insurrectionnel mais celui-ci échoue et il regagne Locarno (Suisse).

Malade et fatigué, il meurt deux ans plus tard.

Pour en savoir plus sur Bakounine, consulter les sites ephemanar.net et Maitron.fr, dont nous avons compulsé les textes, - pour la rédaction - de cette pastille!

www.ephemanar.net/juillet01.html#1
https://maitron.fr/spip.php?article153790





2 JUILLET

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Le 2 juillet 1910, à Paris, à 4 h 47, Jean Jacques LIABEUF, est guillotiné.
il Né le 11 janvier 1886 à St-Etienne.
Cordonnier au chômage il commet quelques larcins qui lui valent plusieurs condamnations. À l'issue de sa dernière peine, il est envoyé dans les bataillons d'Afrique.
Son service militaire terminé, il vient vivre à Paris où il rencontre Alexandrine Pigeon, une prostituée dont il tombe amoureux. alors qu'elle est sous la coupe de "Gaston", un proxénète et indicateur de la police : en conflit avec celui-ci, Liabeuf est placé sous surveillance, puis arrêté et condamné en juillet 1909 à trois mois de prison et à une nouvelle interdiction de séjour, pour "proxénétisme". À sa sortie de prison Il est profondément révolté, crie vengeance et exhibe des tranchet de cordonnier, et des brassards hérissés de pointes acérées qu'il a fabriqué en prévention d'une nouvelle arrestation. Le 8 janvier 1910, alors que 2 agents, ayant eu vent de ses déclarations, viennent l'appréhender , il est Ivre, et armé. Les agents se blessent sur les pointes, il tue l'un, blesse le second à la gorge, et en envoie six autres à l'hôpital, avant d'être arrêté.
Alors que la presse unanime dénonce l'acte criminel, le socialiste insurrectionnel et antimilitariste Gustave Hervé provoque le scandale en prenant sa défense. « je trouve que dans ce siècle d'aveulis et d'avachis [Liabeuf] a donné une belle leçon d'énergie et de courage à la foule des honnêtes gens ; à nous-mêmes, révolutionnaires, il a donné un bel exemple ». L'Article, "Doit-on le tuer ?" fait scandale, et vaut à son auteur d'être condamné au terme d'un procès tumultueux.
Une « fièvre liabouviste » s’empare alors de la capitale, les anarchistes et une frange du mouvement social y voyant un crime politique.
L'exécution de Liabeuf, dans la nuit du 1er au 2 juillet se fait dans un climat d'insurrection, un agent est tué et des centaines de manifestants blessés dans les affrontements avec la police. Jusque sous le couperet de la guillotine, Liabeuf continuera de crier: "Je ne suis pas un souteneur".
Un siècle plus tard, en 2011, le journaliste Frédéric Lavignette évoquera une « affaire Dreyfus des ouvriers ».

"Retrouver les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/207, dans la barre d'adresse de votre navigateur" :

http://www.ephemanar.net/juillet02.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Liabeuf

https://www.pierre-mazet42.com/liabeuf-le-dreyfus-...

https://www.leparisien.fr/politique/liabeuf-l-ouvr...






3 JUILLET

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Le 3 juillet 1883, naissance, à Prague, de Franz KAFKA.

Considéré comme l'un des écrivains majeurs du XXe siècle, Kafka n'est pas à proprement parler un "écrivain anarchiste" : Son œuvre ne saurait être réduite à une doctrine politique. Mais il s’intéressait à l'anarchisme, a notamment fréquenté des cercles anarchistes à Prague, et on peut repérer des liens entre son esprit anti-autoritaire, sa sensibilité libertaire, ses sympathies pour l’anarchisme d’une part, et ses principaux écrits de l’autre. Sans oublier l’esprit libertaire qui semble inspirer certaines de ses déclarations ; comme la petite remarque qu’il fit un jour au sujet de son travail au Bureau des assurances sociales, où les ouvriers victimes d’accidents venaient plaider leurs droits : « Comme ces hommes-là sont humbles... Ils viennent nous solliciter. Au lieu de prendre la maison d’assaut et de toute mettre à sac, ils viennent nous solliciter. »
.Un anti-autoritarisme d’inspiration libertaire traverse l’ensemble de l’œuvre romanesque de Kafka, dans un mouvement de « dé-personnalisation » et réification croissante : de l’autorité paternelle et personnelle vers l’autorité administrative et anonyme.
les romans de Kafka, nous parlent de l’État comme d’un système de domination impersonnel qui écrase, étouffe ou tue les individus. C’est un monde angoissant, opaque, incompréhensible, où règne la non-liberté. On a souvent présenté Le procès comme un ouvrage prophétique : l’auteur aurait prévu, avec son imagination visionnaire, la justice des États totalitaires, les procès nazis ou staliniens.
il faut néanmoins rappeler que Kafka ne décrit pas dans ses romans des États « d’exception » : c’est la nature aliénée et oppressive de l’État « normal », légal et constitutionnel.
Ce n’est pas un hasard si le mot « kafkaïen » est entré dans le langage courant : il désigne un aspect de la réalité sociale que la sociologie ou la science politique tendent à ignorer, mais que la sensibilité libertaire de Kafka avait merveilleusement réussi à capter.

il meurt à l'âge de 40 ans le 3 juin 1924, vraisemblablement de malnutrition ainsi que de tuberculose

Avant sa mort, Kafka avait demandé la destruction de ses manuscrits. C'est finalement la Gestapo qui s'en chargera, en saisissant des pièces et des manuscrits... jamais retrouvés depuis.

Retrouvez en tapant s.42l.fr/307 3.0.7, les sources utilisées pour la rédaction de cette pastille!


https://www.erudit.org/fr/revues/etudlitt/2010-v41...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_Kafka




4 JUILLET

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Le 4 juillet 1905 à Torhout (près de Bruges), Jacques-Elisée RECLUS, Géographe, penseur et militant, .meurt d'une crise cardiaque.

Né le 15 mars 1830, à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), Elisée RECLUS, est une figure importante de l'anarchisme.
En 1851, il suit à Berlin les cours du célèbre géographe Karl Ritter, tout en donnant des leçons de français pour vivre, et entre à la Société de Géographie, en France, en 1857.
En 1859, la "Revue des Deux-Mondes" publie ses récits de voyage en Amérique. Il rédige ensuite pour les éditions hachette, en déplacement à travers l'Europe, des guides de voyage. Il adhère à la section parisienne des Batignolles de l'AIT ("l'Association Internationale des Travailleurs") créée à Londres en 1864, et rencontre Bakounine à Paris avec qui l'entente est immédiate.
Entre 1867 et 1869, il assiste au deuxième congrès de l'AIT à Lausanne, à Genève, puis à Berne au 2èm congrès de la "Ligue internationale de la Paix et de la Liberté". Début 1868, la parution du premier volume de "La Terre" lui vaut d'être reconnu comme un grand géographe. Il participe à la création de "La République des travailleurs" organe des sections des Batignolles et des Ternes de l'AIT, et, le 28 mars 1871, à la proclamation de la Commune. Fait prisonnier par les Versaillais le 4 avril 1871, et emprisonné, sa condamnation à la déportation qui tombe Le 15 novembre 1871 sera commuée en 10 ans de bannissement en 1872, grâce au soutien de la communauté scientifique internationale.
Il commence alors à Zurich la rédaction de son grand ouvrage "La Nouvelle Géographie universelle" qui l'occupera jusqu'à la fin de l'année 1893.
Il assiste au "Congrès de la Paix" de septembre 1872, à Lugano et participe activement à la Fédération Jurassienne. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui devient son ami et qu'il remplacera ensuite à la tête du journal "Le Révolté" (lorsque Kropotkine sera emprisonné). En février 1893, il va soutenir à Florence, des anarchistes italiens en procès pour avoir traduit en italien son ouvrage "L'Évolution et la Révolution".
Il enseigne, à partir d'octobre 1894 à "Université Nouvelle", crée sous son impulsion et crée, En 1898, un Institut géographique.

En janvier 1904, un an avant sa mort, Élisée Reclus termine le manuscrit de "L'Homme et la Terre"

retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/407 dans la barre d'adresse de votre navigateur!

https://maitron.fr/spip.php?article24356
http://www.ephemanar.net/mars15.html#15




5 JUILLET

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Le 5 juillet 1940, mort de Carl EINSTEIN, à Betharram (Pyrénées Atlantiques).
Poète, écrivain, historien de l'art et combattant anarchiste.
il naît Juif allemand le 26 avril 1885 à Neuwied (Allemagne).

Sans rechercher de diplômes, Carl Einstein fait des études d’histoire, de philosophie, d’histoire de l’art.

Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, blessé en Alsace, il est envoyé à Bruxelles où il joue un rôle dans les conseils de soldats après la défaite allemande. À Berlin, il participe au mouvement spartakiste. Installé à Paris en 1928, il fut avec Georges Bataille et Michel Leiris un fondateur de la revue Documents.

Entre autres activités, il travaille cmme scénariste et conseiller artistique de Jean Renoir pour son film Toni en 1935.
Passionné d'art, il fréquente les milieux artistiques et devient un représentant du mouvement expressionniste en Allemagne, où il fait découvrir Picasso, le cubisme, mais aussi l'art africain. Son œuvre "L'Art du 20e siècle" publiée en 1926, révolutionne la façon d'aborder la peinture et les Arts Plastiques. Il s’éloigne des avant-gardes artistiques au début des années trente, leur reprochant leur ralliement aux idéologies dominantes.

En 1928, il s'installe en France et fonde avec Georges Bataille et Michel Leiris la revue "Documents".

Épris de liberté et profondément révolté, en 1936, il part en Espagne, avec d'autres compatriotes comme Helmut Rudiger, combattre dans les rangs de la C.N.T anarchiste. Il s'intègre au sein du Groupe international de la Colonne Durruti, mais il est blessé durant les combats. À Barcelone, le 22 novembre 1936, Il prononce l'oraison funèbre de Durruti.

La guerre terminée, il passe les Pyrénées et se retrouve interné dans les camps du sud de la France avec les combattants antifascistes et la population espagnole fuyant les exactions des troupes franquistes.

En 1940, sans illusions sur ce qui l'attend s'il tombe aux mains des nazis, il se donne la mort en se jetant dans le Gave de Pau. Une stèle dans le cimetière de Boel-Bezing (Pyrénées Atlantiques) rappelle son combat pour la liberté.
"Où que pénètre la Colonne, on collectivise. La terre est donnée à la communauté, les prolétaires agricoles, d'esclaves des caciques qu'ils étaient, se métamorphosent en hommes libres. On passe du féodalisme agraire au libre communisme."
Extrait de l'oraison à Durruti

Pour en savoir plus sur Carl EINSTEIN, retrouvez les sources utilisées pour la rédaction de cette pastille, en tapant s.42l.fr/507 dans la barre d'adresse de votre navigateur!


http://www.ephemanar.net/juillet05.html
https://maitron.fr/spip.php?article24283





6 JUILLET

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Le 6 juillet 1975, mort, en Bulgarie, d'Alexandre SAPOUNDJIEV, militant et propagandiste anarchiste bulgare.

Il est né le 18 février 1893.

Étudiant en philosophie puis en droit, il milite très tôt aux cotés des anarchistes. Il est ensuite nommé professeur dans une ville de campagne.

Mobilisé en 1915, immédiatement après son service militaire, il termine ses études de droit, mais il préfère ne pas pratiquer le droit car il considère cette activité en conflit avec les idéaux anarchistes. En juin 1919, il participe au congrès fondateur de la FACB. (Fédération communiste anarchiste bulgare).

En 1921, après plusieurs arrestations, il est radié définitivement de l'enseignement, et se consacre alors à la publication de journaux clandestins : "Anarchiste", "Robotnitcheska Missal"(Pensée Ouvrière), "Société Libre".

Après le coup d'État du 9 juin 1923, il est interné à Iskrets, et le sera de nouveau lors du soulèvement de septembre. Libéré, la tuberculose le contraint à se rendre à l'hôpital de Sofia dirigé par le médecin anarchiste Paraskev Stoyanov.

Une fois rétabli, il reprend ses activités de propagande

Après l'attentat de Sofia en 1925, auquel il n'est pas mêlé et qu'il critique vivement, il est arrêté. Il se réfugie pendant une courte période en Yougoslavie, où il travaille comme ouvrier à Veliki-Betchkerek.
Plus tard cette année-là, un groupe d'anarchistes bulgares a commencé à émigrer illégalement en France. Dernier des anarchistes bulgares à émigrer illégalement en France, à partir, Sapoundjiev s'exile à Toulouse en 1928, où il travaille comme ouvrier et entre en contact avec des anarchistes espagnols et français sous le nom de Nicolas Tanev.
Amnistié en 1931, il rentre en Bulgarie et parcourt le pays pour reconstruire le mouvement. Après le coup d'État pro-fasciste du 19 mai 1934, il se retire dans le village de Biala pour se consacrer à la viticulture et au mouvement coopératif.

En 1942, il est à nouveau inquiété et emprisonné pendant six mois, et sera à nouveau victime de la répression anti-anarchiste en décembre 1948, dirigée cette fois par les communistes. Libéré, il est resté un militant infatigable jusqu'à sa mort, le 6 juillet 1975, dans un village près de la mer Noire.

Pour en savoir plus sur Alexandre SAPOUNDJIEV et retrouver les sources de cette éphéméride, tapez s.42l.fr/607, dans la barre d'adresse de votre navigateur. S, point 42 L, point fr, slash 6 - 0 - 7!

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Sources :
http://www.ephemanar.net/juillet06.html
https://www.anarcopedia.org/index.php/Alexandre_Sa...

Et une bonne traduction de l'article par le biais de ce site :
https://www.deepl.com/fr/translator

Il est devenu un anarchiste militant alors qu'il fréquentait le lycée de Kustendil en 1911, et de 1913 à 1916, il a étudié la philosophie à Sofia. Il a ensuite été nommé professeur dans une ville de campagne, mais a réussi à maintenir le contact avec ses camarades de Kyustendil et de Sofia.

Mobilisé en 1915, immédiatement après son service militaire, il termine ses études de droit, mais il préfère ne pas pratiquer le droit car il considère que c'est une profession en conflit avec les idéaux anarchistes. En juin 1919, il participe au congrès fondateur de la FACB. (Fédération communiste anarchiste bulgare). En 1921, après plusieurs arrestations, il est définitivement radié de l'enseignement. Il participe au deuxième congrès de la F.A.C.B. qui se tient à Mal-Tépé, dans les montagnes de Kazanlik. Dès lors, il se consacre à la publication de journaux clandestins tels que Robotnitcheska Missal ("Pensée ouvrière"), Sociètà Libera, etc.

Présent au grand meeting de Sofia le 30 avril 1922, il est arrêté avec cinquante autres militants sur ordre du gouvernement Stamboliski. La rédaction du Pensiero Operaio est transférée à Kustendil sous la direction de Dimitar Panov. Délégué au 5e Congrès de la F.A.C.B., tenu à Yambol au début de 1923, où il présente un important rapport, il continue à jouer un rôle très actif dans la coordination des différents mouvements. Il sera par la suite rédacteur en chef du mensuel théorique Free Society, qui paraît pour la première fois le 1er mai 1923.

Après le coup d'État du 9 juin 1923, il est interné à Iskrets. Lors du soulèvement de septembre, il a subi le même sort. Libéré, la tuberculose le contraint à se rendre à l'hôpital de Sofia dirigé par le médecin anarchiste Paraskev Stoyanov. Une fois rétabli, il reprend ses activités de propagande en s'occupant du magazine Free Society. Après l'attentat de Sofia en 1925, auquel il n'avait rien à voir et qu'il avait vivement critiqué, il a été arrêté. Il s'est ensuite réfugié pendant une courte période en Yougoslavie, où il a travaillé comme ouvrier à Veliki-Betchkerek.

Plus tard cette année-là, un groupe d'anarchistes bulgares a commencé à émigrer illégalement en France. Dernier à partir, Sapoundjiev s'exile à Toulouse en 1928, où il travaille comme ouvrier et entre en contact avec des anarchistes espagnols et français sous le nom de Nicolas Tanev.

En 1931, amnistié, il rentre en Bulgarie et parcourt le pays pour reconstruire le mouvement. Après le coup d'État pro-fasciste du 19 mai 1934, il se retire dans le village de Biala pour se consacrer à la viticulture et au mouvement coopératif.

En 1942, il est à nouveau inquiété et emprisonné pendant six mois. En décembre 1948, il est à nouveau victime de la répression anti-anarchiste, dirigée cette fois par les communistes. Libéré, il est resté un militant infatigable jusqu'à sa mort, le 6 juillet 1975, dans un village près de la mer Noire.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)




7 JUILLET

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Le 7 juillet 1992, mort de Mika ETCHEBEHERE, Anarchiste, communiste, combattante du P.O.U.M en Espagne.

Née le 2 février 1902 en Argentine de parents juifs ayant fuit les pogroms en Russie, Dès son plus jeune âge, elle entend raconter les terribles récits des révolutionnaires échappés de Sibérie ou de bagnes russes. À quatorze ans, elle adhère au groupe anarchiste de Rosario.

C’est en 1920, à Buenos Aires qu’elle fait la connaissance d’Hippolyte Etchebehere et le rejoint au groupe Insurrexit (ou Insurrecti). Elle entre au Parti communiste en 1925 où elle fit ses premières armes dans la constitution de groupes de femmes à l’intérieur des usines ainsi que la constitution de groupes d’ouvriers agricoles.
Très populaire parmi les militants du parti en raison de ses qualités d’oratrice exercées à la porte des usines en grève ou dans la rue pendant les campagnes électorales, elle est néanmoins exclue dès le début de 1926 pour tendance anarchiste et activités fractionnelles.
En juillet 1936, à Madrid, Mika et son conjoint s'engagent dans la colonne du P.O.U.M), mais Hippolyte meurt au combat le 16 août 1936. Mika prend à son tour le fusil, et est élue responsable de la compagnie par ses camarades. La campagne du Parti communiste contre le POUM, se faisant de plus en plus violente et le décret de militarisation prononcé par le gouvernement ne tolérant plus les petites unités, les miliciens du POUM sont intégrés dans un bataillon de la 38e brigade en tant que 4e compagnie. Elle y prend place avec le grade de commandant en second. Elle participe aux combats jusqu'en juin 1938, puis, les femmes étant renvoyées à l'arrière, elle donne des cours d'alphabétisation. A l'entrée des troupes franquistes dans Madrid, elle parvient à leur échapper et à passer en France. Durant le second conflit mondial, elle séjourne en Argentine, puis rentre en France la guerre terminée.
Elle est l'Auteure d'une autobiographie : "Ma guerre d'Espagne à moi", paru en 1975. "Ce qui peut me rester de l'anarchisme, c'est mon incapacité à respecter les hiérarchies imposées et ma foi dans le cercle de l'égalité...".

Pour en savoir plus sur Mika Etchebehere, retrouvez les sources de cette éphéméride en tapant s.42l.fr/707, 7, 0, 7, dans la barre d'adresse de votre navigateur. S, point 42 L, point Fr, slash 707!

https://maitron.fr/spip.php?article24734
http://www.ephemanar.net/juillet07.html




8 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 8 Juillet 1898 naissance de Marie Jeanne Picqueray, dite May Picqueray, anarcho-syndicaliste , antimilitariste libertaire et résistante. Sa vie est un modèle de probité, de constance, d’engagement et de courage.
En 1921, alors que Sacco et Vanzetti sont condamnés à mort par la justice américaine malgré la mobilisation internationnale, May Picqueray adresse un colis piégé à l’Ambassade américaine afin d’obliger les médias à sortir de leur silence.
En 1922, en tant que déléguée du syndicat des Métaux, elle se rend au congrès de l'Internationale syndicale rouge, au cours duquel elle dénonce des congressistes en train de se goberger alors que le peuple meurt de faim.
Lors d’une rencontre avec Trotski, duquel elle souhaite obtenir la libération de camarades anarchistes enfermés dans le camp d'Arkhangelsk, elle refuse de lui serrer la main en raison de sa trahison de Makhno et de sa responsabilité dans l’écrasement de la commune de Kronstadt.
En 1924, elle fait le coup de poing au meeting de la Grange-aux-Belles au cours duquel les communistes tuent deux ouvriers anarchistes à coups de revolver.
Quand éclate la guerre d’Espagne, May Picqueray entre au Comité d'Aide aux enfants espagnols où elle s’efforce de venir en aide aux orphelins et de réunir les familles que les combats ont séparées.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle fabrique de faux papiers en association avec Renée et Madeleine Lamberet, aidant plusieurs personnes à franchir la ligne de démarcation, et obtient plusieurs libérations.
Elle devient ensuite correctrice pour Libération et officie pendant plus de 20 ans au Canard enchaîné. Dans cette profession, elle tient une place syndicale importante.
Enthousiaste en mai 68, très engagée dans la lutte du Larzac, elle participe à toutes les campagnes anti-nucléaires et soutient objecteurs de conscience et réfractaires au service militaire.
D’ avril 1974 à novembre 1983, date de sa mort, elle est directrice fondatrice du journal Le Réfractaire, périodique pacifiste et antimilitariste. « organe libertaire pour la défense de la paix et des libertés individuelles »,
Cette vie pleine ne l’empêche pas de fonder une famille. Elle élève seule ses trois enfants nés de trois pères différents.

Pour en savoir plus sur May Picqueray , retrouvez les sources utilisées pour la rédaction de cette pastille en tapant s.42l.fr/807 dans la barre d'adresse de votre navigateur!

https://monde-libertaire.fr/?article=Des_idees_et_...
https://maitron.fr/spip.php?article153948
et wikipédia)







9 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

e 9 juillet 1906, Mort, à Paris, de Constant MARTIN, employé puis crémier ; membre des sections du Panthéon et de Paris 13e de l’Internationale ; blanquiste, puis anarchiste.

*Après le meurtre de Victor Noir, le 10 janvier 1870, et l’arrestation de Rochefort, le 7 février, Constant Martin est de ceux qui engagent les ouvriers au calme afin de ne pas compromettre l’issue de la lutte. (appel du 9 février 1870).
en tant que délégué des vingt arrondissements, il est un des signataires, Après la chute de l’Empire, de l’Affiche rouge du 6 janvier 1871, appel à la révolte qui se termine par ces mots : « Place au peuple ! Place à la Commune ! ». Il est alors secrétaire de la délégation à l’enseignement, et joue un rôle actif dans les derniers moments, rejetant, pour l'honneur de la commune, toute négociation avec les Versaillais. Les derniers îlots de résistance vaincus, Il sera condamné à la déportation par contumace le 25 novembre 1872.

*À Londres, dès l’été 1871, Constant Martin entre au conseil général de l’Internationale.

Il aurait été également un des membres fondateurs de l’École française organisée à Londres par les réfugiés et destinée aux enfants des proscrits.

À son retour d’exil, Constant Martin s’installe à Paris, et fait partie, Après la mort de Blanqui — 1er janvier 1881 — des fondateurs du « parti » blanquiste, le Comité révolutionnaire central.

Sa crémerie servant de refuge aux compagnons, la police y perquisitionne le 23 avril 1892 et ne va dès lors plus cesser de le persécuter.
Considéré comme une figure dirigeante du mouvement, il est notamment jugé par contumace dans le cadre du « procès des Trente ». Il sera toutefois acquitté, en 1896, de cette condamnation à vingt ans de travaux forcés

En février 1897, il joue un rôle actif dans la campagne de protestation contre la « nouvelle inquisition » qui fait suite, en Espagne, à l’attentat de Barcelone de juin 1896.

Il participe également à de nombreuses revues et brochures, dont en 1872, la brochure Internationale et Révolution, « La Commune révolutionnaire », la brochure Aux Communeux, en 1874, en 1888, le Ça ira, le Libertaire en 1895, en 1898, Le Droit de vivre, L’Anticlérical fin 1898, Le Journal du Peuple puis Cri de révolte et sa brochure Inquisition et antisémitisme.


Pour plus d’info sur Constant Martin, tapez s.42l.fr/907, dans la barre d’adresse de votre navigateur.42l.fr/9-0-7 !

www.ephemanar.net/avril05.html#5
https://maitron.fr/spip.php?article153695




10 JUILLET

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Le 10 Juillet 1849, Naissance, à Cherbourg, de Béatrix EXCOFFON, née Julia EUVRIE, communarde.

Julia Béatrix Euvrie naît au sein d'une famille protestante de Cherbourg. Son père, Ange, y est horloger, et plutôt rebelle à l’autorité, puisque brièvement incarcéré en 1851 pour avoir dénoncé le coup d'État de Louis-Napoléon

En 1870, Béatrix Excoffon est sans profession. Elle vit depuis quatre ans avec un compositeur d’imprimerie dont elle a deux enfants et qu’elle épousera le 5 septembre 1874.
Vice-présidente, en 1871, du club de la Boule-Noire, elle réquisitionne dans son immeuble au 32, rue des Acacias (XVIIe arr.) un appartement dans lequel installer le comité de vigilance formé sous ses auspices. Le 3 avril, elle se joint, place de la Concorde, au défilé des femmes qui marchent sur Versailles et rencontrent à la porte de Versailles une délégation de francs-maçons. On se réunit salle Ragache et Béatrix, remplaçant la présidente épuisée, considère le groupe trop nombreux pour aller à Versailles, mais propose de soigner les blessés. Elle passe une quinzaine de jours à Issy comme ambulancière des Enfants-Perdus. Responsable d’une ambulance mobile, elle n’hésite pas à traverser les lignes versaillaises pour porter secours aux combattants du fort d’Issy
Au cours de la semaine sanglante où les troupes versaillaises entrent dans Paris, Excoffon défend la place Blanche sur une barricade le 23 mai 1871 en compagnie notamment d'Élisabeth Dmitrieff. 120 femmes y retardent les troupes du général Clinchant avant de se replier, épuisées et à court de munitions, place Pigalle.
Elle est condamnée, le 13 octobre 1871, par le 4e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée et est emprisonnée à Auberive. Rebelle à son arrivée, son insoumission est peu à peu brisée, jusqu'à obtenir d'elle qu'elle exprime son repentir et demande pardon à Dieu : Sa peine est ainsi commuée, puis réduite. Finalement libérée en 1878, elle continue à militer pour ses idées, aux côtés notamment de la Vierge rouge, Louise Michelle, qui reste toujours son amie malgré des relations orageuses et qu’elle accompagnera à sa dernière demeure le 21 janvier 1905.

Béatrix EXCOFFON s'éteint le 30 décembre 1916 à Paris dans 16e arr.

Retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/1007, 1 -0 -0 -7, pour 10 juillet, dans la barre d'adresse de votre navigateur. S, point 42 L, point fr, slash 10 07!

Sources :
http://www.ephemanar.net/juillet10.html
https://maitron.fr/spip.php?article58747
https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9atrix_Excoffo...
https://www.wikimanche.fr/Julia_B%C3%A9atrix_Euvri...




11 JUILLET

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Le 11 juillet 1893, naissance, à St-Quentin, dans l'Aisne, de Lucien HAUSSARD, militant, propagandiste anarchiste et Libre penseur.

Apprenti ébéniste, Lucien Haussard fut membre du groupe anarchiste de Saint-Quentin qui s’affilia à la Fédération communiste anarchiste en août 1912

En 1914, il est fait prisonnier par les Allemands lors de l'occupation de St-Quentin. Après-guerre il devient correcteur d'imprimerie à Paris et fréquente les libertaires qui tentent alors de se réorganiser. En 1919, il est trésorier de la « Fédération Communiste Anarchiste » reconstituée, et collabore au « Libertaire ». A partir de 1921, il assiste aux congrès de « l'Union Anarchiste » et devient administrateur du « Libertaire ». En 1924, il lance un éphémère bi-mensuel où toute les opinions anarchistes peuvent s'exprimer « L'Idée anarchiste ». En 1926, il rejoint la revue du Dr Pierrot « Plus loin » et en sera le gérant de 1931 à 1939.

En 1930, en raison de problèmes de santé, il devient marchand forain. Il sera plus tard (vers 1934) condamné à 4 mois de prison pour avoir fait traverser en auto la frontière franco-catalane à des fugitifs. Pendant la guerre d’Espagne il est l’un des responsables du Comité pour l’Espagne libre (CEL). De janvier à mai 1937, il représente le CEL et l’Union Anarchiste à Barcelone où il réalisa de nombreux entretiens (dont Joaquin Ascaso) publiés dans le Libertaire. Il participe également aux émissions de radio de la CNT-FAI. Du 30 octobre au 1er novembre 1937, il est délégué à Paris au congrès de « l'Union Anarchiste »qui voit la création de la section française de « S.I.A » (Solidarité Internationale Antifasciste). Arrêté après les Journées de mai, la destruction de tous les papiers prouvant son appartenance libertaire, ainsi que l’appui d’un communiste arrêté en même temps que lui, lui sauvent la mise.

Arrêté en 1939, il sera interné jusqu'au printemps 1941. Il aurait ensuite établi une filière pour faire passer clandestinement la frontière espagnole à des activistes et ravitailler l'Espagne antifranquiste. A la libération, il reprend son activité de marchand forain et devient président de la Libre Pensée.

Lucien HAUSSARD meurt à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, Le 3 décembre 1969.

Merci aux sites ephemanar et Maitron, dont vous retrouverez les sources en tapant s.42l.fr/1107, 1 - 1 - 0 - 7, dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/1107!

https://maitron.fr/spip.php?article153679
http://www.ephemanar.net/decembre03.html#haussard




12 JUILLET

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Le 12 juillet 1917 à Bisbee, aux États-Unis, près de 1300 mineurs sont déportés pour avoir exercé leur droit de grève.
La grève est initiée par l’Industrial Workers of the Worlds (IWW), le syndicat réclamant de meilleures conditions de travail, notamment sur des points relatifs à la sécurité et l’établissement d’un salaire par quart. De nombreux travailleurs non syndiqués adhérent au mouvement et le 26 juin, ce sont 3000 personnes qui refusent de descendre dans les mines [, soit 85% des travailleurs]
La Phelps Dodge, société toute puissante dans cette ville, refuse toutes les revendications et en accord avec la promesse de son président, Walter S. Douglas, faite aux autres propriétaires de mines réunis dans l’America Mining Cogress, de briser tous les syndicats, la compagnie s’affranchit de toute légalité pour maintenir sa domination.
Le shérif se fait complice de toute la série d’actions illégales qui ont lieu ce 12 juillet. Le gouverneur d’Arizona et la Maison blanche ayant refusé d’envoyer milice ou armée, il réunit un posse, des gros bras et des hommes armés, temporairement ses auxiliaires. Fort de ces 2200 personnes il rafle tous les individus listés par la Phelp Dodge ; pendant ce temps les cadres de la compagnie prennent le contrôle du télégraphe, des téléphones et empêchent les journalistes de l’Associated Press d’exercer leur métier.
Sous la menace de mitrailleuses, les grévistes sont forcés de monter dans des wagons à bestiaux. Un voyage de 16 heures jusqu'au Nouveau-Mexique, est imposé à ces 1300 individus, dans des conditions indignes, sans eau ni nourriture et sans leur avoir permis d’emporter affaires ou argent.
Bien que tout cela soit reconnu comme illégal, presque aucune poursuite n’a lieu. Dans les cercles de pouvoir, on justifie cette action par le fait que le gouvernement fédéral n’ayant aucun pouvoir pour réduire au silence les syndicalistes, il est normal que de simples citoyens s’octroient le droit de chasser les « mauvais » américains et les « subversifs » étrangers. à Bisbee les Mexicains et anarchistes étaient tenus pour responsables, pas les conditions de travail,

Après cette déportation raciste et politique effectuée par une entreprise et un shérif de comté, le gouvernement ne laissera plus la chose se produire, il prends la main : Les radicaux, agitateurs et autres suspects de par leurs origines, seront désormais déportés par le gouvernement fédéral.

Sources :

https://www.dna.fr/loisirs/2018/02/10/la-deportati...
https://en.wikipedia.org/wiki/Bisbee_Deportation : https://www.thechangebook.org/forum/thread/4323/ep...
http://www.ephemanar.net/juillet12.html




13 JUILLET

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Le 13 juillet 1952, à l'hôpital Fairlawn de Portland, Mort de Marie Equi, Militante anarchiste et syndicaliste américaine, lesbienne et féministe, doctoresse pro-avortement et militante anti-guerre.

Elle est née le 7 avril 1872 à New Bedford (Massachusetts, USA), dans une famille ouvrière de 11 enfants.

En juillet 1893, elle défraie la chronique locale pour avoir cravaché en public le Révérend Orson D. Taylor, employeur de sa compagne, à qui il refusait de payer une somme due de 100 $.
Ayant obtenu En 1903 son diplôme de médecine à l'Université de Portland, elle mobilise en 1906 une équipe de médecins et d'infirmières pour apporter les premiers soins lors d'un tremblement de terre, ce qui lui vaudra des remerciements officiels. Harriet Speckart devient son assistante, puis sa compagne.

Militant pour le contrôle des naissances, Marie pratique l'avortement sans distinction de classe ou de statut social. Elle participe également à la mobilisation des suffragettes de l'Oregon, qui conduira cet État à accepter le droit de vote des femmes, en 1912.

En 1913, lors d'une grève des trieuses de cerises de "L'Oregon Packing Compagny", ce sont les violences policières dont elle est victime alors qu'elle porte assistance à une gréviste blessée qui forgent ses convictions anarchiste. Elle rejoint alors l' IWW (syndicat international des travailleurs de l'industrie)

Représentante officielle de la ligue des chômeurs de Portland, le New Bedford Standard l'appelle "le petit médecin combatif" qui a mené "un combat à elle seule... pour les chômeurs de l'Oregon et a gagné"

En 1916, alors que la guerre fait rage en Europe, Marie rejoint "l'American Union Against Militarism" (Union américaine contre le militarisme) et lors d'une action de protestation contre un défilé militaire elle déploie une banderole sur laquelle on peut lire " Préparez-vous à mourir, travailleurs, J.P. Morgan & Cie le veulent pour s'enrichir". Cela lui vaut, le 31 décembre 1918, d'être condamnée pour sédition en application de la nouvelle loi sur l'espionnage pour un discours contre la guerre. Victimes d’intimidation, Sa compagne Harriet et leur fille adoptive Mary sont alors contraintes de déménager, ce qui provoquera la séparation du couple.
Marie sera emprisonnée En 1920. Graciée en 1933, elle soutiendra encore activement une grève maritime en 34.

pour plus d’info sur Marie Equi Tapez s.42l.fr/1307 dans la barre d’adresse de votre navigateur!


Sources :

Ephémanar : http://www.ephemanar.net/avril07.html#equi
https://historicwomensouthcoast.org/marie-equi/





14 JUILLET

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Le 14 juillet 1975, à Ussel, en Corrèze, s'éteint, Jehan MAYOUX, enseignant, pacifiste, antimilitariste et libertaire.

Né le 25 novembre 1904 en Charente, il passe en correctionnelle dès l’âge de douze ans pour avoir posé des papillons pacifistes. Tout au long de sa vie, du fait d’abord de l’activité militante de ses parents, puis de la sienne, il subit des discriminations dans sa vie professionnelle, se voyant notamment contester, voire refuser l’accès à des concours de l’instruction publique.

A partir de 1934, sa femme et lui assurent l’accueil et le transit vers l’Espagne de réfugiés allemands.

A Dunkerque, Mayoux est élu délégué du syndicat des enseignants du Nord et, en 1936, devient secrétaire adjoint à la Bourse du Travail, puis secrétaire du comité de Front populaire.

Il s'insoumet à l'ordre de mobilisation en 1939 et est condamné à 5 ans de prison et révoqué de l'enseignement. Il s'évade à l'issu d'un bombardement de la Centrale de Clairvaux. Arrêté par les Allemands, il est transféré dans un camp en Ukraine.

Jehan MAYOUX réintègre l'enseignement à la libération.

Nommé inspecteur primaire à Ussel en octobre 1946, Mayoux se consacra à la pédagogie et s’efforce de faire connaître dans sa circonscription les méthodes d’éducation nouvelles et le mouvement Freinet.

Poète surréaliste, ami de Benjamin Peret, il collabore à partir de 1951 au « Libertaire » avec les autres membres du groupe surréaliste. En 1958, membre du Comité de Vigilance et de Défense républicaine, il se prononce pour une réponse négative lors du référendum, puis participe aux actions pour la paix en Algérie. Pendant la guerre d'Algérie, il réclame le droit à l'insoumission en signant le manifeste des 121 et subit à nouveau un interdit professionnel pendant 5 ans, de 1960-1965.

En 1967, il prit sa retraite d’enseignant. Militant toujours enthousiaste, il participe au mouvement de mai 68 à Paris et à Montpellier, mais il est écœuré par l'attitude des syndicats.

Jehan Mayoux laisse une belle œuvre poétique. "Ma tête à couper" (1939) "Au crible de la nuit" (1948), etc.

Merci aux sites ephemanar et maitron, que nous avons compulsés pour la rédaction de cette pastille, et dont vous retrouverez les liens en tapant s.42l.fr/1407, 1-4-0-7, dans la barre d'adresse de votre navigateur, s, point 42L, point fr, slash 1407 !


https://maitron.fr/spip.php?article121349
http://www.ephemanar.net/novembre25.html#25



15 JUILLET

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Le 15 Juillet 1944, à Calstelnau-Durban, en Ariège, 6 personnes appartenant à la mouvance anarchiste, ainsi que deux fillettes sont massacré.e.s par les hommes de l’A.G.E, (Agrupación de guerrilleros españoles), organisation fondée par le Parti communiste d’Espagne et contrôlée par lui.

Après avoir combattu le franquisme en 36, beaucoup d'anarchistes se sont joints à la résistance Française, dans les réseaux des services français ou alliés, dans les maquis : ainsi les anarchistes du Couserans, autour de Castelnau Durban, étaient-ils devenus pour nombre d’entre eux des combattants de l’Armée Secrète (A.S.), au sein du maquis Bidon 5, refusant par ailleurs d’adhérer à l’U.N.E, Unión nacional española et à l’A.G.E, son bras armé, organisations fondées toutes deux par le Parti communiste d’Espagne et contrôlées par lui.
Ricardo Roy, est de ceux-là. l'A.G.E. l'a enjoint à plusieurs reprise de rejoindre ses rangs, il s'y est refusé, et a fait l'objet de menaces de mort pour ce refus.
Ce 15 juillet 1944, les hommes de l'A.G.E font une descente dans plusieurs maisons pour emmener les récalcitrants devant leur "tribunal populaire", en vue de leur exécution, tuant par ailleurs "par erreur", une personne non concernée.

Lorsqu'ils arrivent au domicile de Ricardo Roy, celui-ci est absent. Ils se joignent alors, sur invitation de la famille et des amis présents, à la fête donnée en l'honneur de la petite dernière de Ricardo Roy, née une semaine auparavant. Ils demandent à leurs hôtes s’ils disposent d’armes et s’ils savent les utiliser, sortent alors les leurs.
Vers 22h30, l'un d'eux éteint la lumière et ils fusillent à l'aveugle, tuant hommes, femmes et enfants. Deux des convives seulement parviennent à s'enfuir. L'un d'eux, réfugié sur le toit, périra dans l'incendie déclenché ensuite par les assaillants. Le second se réfugie chez la voisine, où ses poursuivants renoncent à aller le chercher, redoutant de s'en prendre à une famille française.
Ricardo Roy, découvrant le carnage, se réfugie à 40 km de là, chez son ami José Arisó. C'est lui qui transmettra son témoignage, concordant avec d'autres éléments, sur un massacre dont on aura tout fait pour effacer les traces au profit de l'héroïsme contre l'occupant, du groupe impliqué.
Pour en savoir plus sur ce massacre dit "de la Cazace", retrouvez les sources que nous avons consulté en tapant, dans la barre de votre navigateur, s.42l.fr/1507!

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Sources :
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article...
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article...
https://maitron.fr/spip.php?article238219
https://maitron.fr/spip.php?article237900





16 JUILLET

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Le 16 juillet 1898, mort à Villefranche-sur-Saône, de Pierre DESGRANGES, dit GRANGE, Militant anarchiste lyonnais.

Il est né le 10 juin 1865 à Villefranche-sur-Saône.

Il travaille dans une fabrique de balais et milite avec les anarchistes, puis se fixe à Lyon au début de l’année 1890. En décembre 1891, il participe, aux Brotteaux, à la constitution du groupe La Jeunesse antipatriote, puis, deux mois plus tard, au groupe Les Ennemis de toute candidature.

Lors des élections législatives de 1893 il est candidat abstentionniste dans la 1ère circonscription de Lyon.

Durant la période terroriste de 1892-1894, la police perquisitionne chez lui à plusieurs reprises : le 30 mars 1892, le 20 novembre 1893, (où 196 exemplaires de La Révolte et plusieurs dizaines d’autres titres et de brochures sont saisis), et le 1er janvier 1894. Il est alors écroué et inculpé pour association de malfaiteurs, en vertu de la loi scélérate du 18 décembre 1893. Faute de preuves, il est remis en liberté le 8 janvier. De nouveau perquisitionné le 6 juillet 1894, il déclare aux agents bredouilles : « Je ne garde rien chez moi. Je lis les journaux et les brochures qui m’intéressent et je les passe à d’autres. »

En couple depuis deux ans avec Marie Joséphine Curtet (dite Canova), dévideuse anarchiste, il l'épouse le 8 septembre 1894, afin qu’elle puisse le suivre en Guyane en cas de relégation.

Lors des municipales de 1896, Desgranges répond dans un article du Libertaire, aux accusations du député socialiste Bonard à la campagne abstentionniste d’avoir causé l’échec des socialistes. C'était, déjà alors, en raison de « leur division due à leur grande soif d’arriver au pouvoir coûte que coûte » que les socialistes, avaient été battus! ...

En avril 1896, les anarchistes tentent de fonder une « bibliothèque scientifique pour tous », afin de « rendre plus facile au peuple les moyens d’étudier les sciences [...] par le communisme des livres » . Moteur de cette initiative, il se fait remettre plusieurs dizaines de volumes par Mademoiselle de Frayssinet : des romans, des ouvrages de Louis Blanc, de Proudhon, des brochures de Sébastien Faure, de Kropotkine...

Gravement malade, il meurt à l'age de 33 ans, le 16 juillet 1898.


Pour plus d’info sur Pierre Desgranges, retrouver les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/1607, dans la barre d’adresse de votre navigateur ! s.42l.fr/1607 !

Sources :

http://www.ephemanar.net/juillet16.html
https://maitron.fr/spip.php?article153900




17 JUILLET

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Le 17 juillet 1892, mort de Carlo CAFIERO. Membre de l'Internationale puis de la "Fraternité de Bakounine", figure marquante de l'anarchisme italien.

Il est né le 1er septembre 1846 à Barletta (province des Pouilles, Italie), dans une famille de la riche bourgeoisie très attachée à l’Église. Il effectue des études de droit puis voyage en France, en Russie et en Angleterre où il se lie avec Engels. Celui-ci lui fait découvrir le socialisme et le charge, en juin 1871, de consolider les sections de l'Internationale en Italie.

A Florence et à Naples, il prend contact avec des groupes de militants dont Malatesta et collabore au journal "La Campana"(La Cloche). Du 4 au 6 août 1872, à Rimini, il préside la conférence des sections italiennes de l'Internationale qui prend la décision de rompre avec le communisme autoritaire et le Conseil général de Londres, qui voulait supprimer l'autonomie des sections.

Le congrès de La Haye, auquel n'assistent pas les sections italiennes, marque la rupture définitive, le 2 septembre 1872, entre autoritaires (marxistes) et anti-autoritaires (partisans de Bakounine). Cafiero présent en tant qu'observateur dénoncera l'exclusion de Bakounine et de James Guillaume. Il participe ensuite du 15 et 16 septembre 1872, au Congrès international anti-autoritaire de Saint-Imier, qui signe l'acte de naissance du mouvement anarchiste. Très lié à Bakounine, il prend en charge son hébergement à Locarno. En 1877, il participe au mouvement insurrectionnel de la "Bande du Matese" qui déclare "Le Communisme libertaire" dans plusieurs villages de la province de Bénévent. Il est arrêté avec ses compagnons quelques jours plus tard, et passe 15 mois en prison pendant lesquels il traduit et rédige son « abrégé » du "Capital" de Marx.
Le procès de la Bande, en août 1878, se solde par un acquittement général. A partir de 1883, sa santé mentale se détériore. Après plusieurs internements, il meurt à l'asile de Nocera Inferiore. Cafiero était marié avec une militante révolutionnaire russe, Olimpiada Evgrafovna Kutuzova. "Anarchie, aujourd'hui, c'est l'attaque, c'est la guerre à toute autorité, à tout pouvoir, à tout État.
Dans la société future, l'anarchie sera la défense, l'empêchement apporté au rétablissement de toute autorité, de tout pouvoir, de tout Etat." extrait de "Anarchie et Communisme" (1889).

Pour plus d’info sur Cafiero, taper s.42l.fr/1707 dans la barre d’adresse de votre navigateur. .42l.fr/1707 !

Sources :
http://www.ephemanar.net/juillet17.html#17
https://www.revue-ballast.fr/carlo-cafiero-chacun-...
https://lesymbiote.noblogs.org/carlo-cafiero-abreg...




18 JUILLET

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Le 18 juillet 1968, en Avignon, alors que le XXIIème Festival de Théâtre vient à peine de commencer, celui-ci est contesté par de jeunes révoltés lui reprochant de n'être qu'un supermarché de la culture au service de la classe bourgeoise. Le jour même, le préfet interdit sous prétexte qu'elle pourrait "troubler gravement l'ordre public" une pièce de théâtre : "La Paillasse aux seins nus". Sitôt connue, cette interdiction arbitraire suscite l'indignation et va donner lieu dans la soirée à une manifestation pacifique de protestation aussitôt chargée par les CRS qui procèdent à plusieurs interpellations. La troupe du "Living Theatre" conduite par Julian Beck et Judith Malina marque aussitôt sa solidarité avec la compagnie censurée et avec les personnes arrêtées en refusant de jouer leur pièce "Antigone".

Le 20 juillet un nouveau rassemblement de protestation a lieu. Il est dispersé par les CRS qui procèdent à de nouvelles arrestations. Mais alors que la presse locale répand ses diatribes haineuses et racistes contre la troupe du "Living Theatre" des nervis fascisants (recrutés parmi les sportifs de la ville par le maire et les politiciens de gauche comme de droite) attaquent dans la nuit le lycée où sont hébergés les comédiens du Living, et frappent à coup de barres le directeur d'un théâtre de New-York. Ils rosseront et tondront, sur leur passage, un jeune dont le seul tort est d'avoir les cheveux longs.

Pour faire taire toute contestation du Festival, alors que les manifestations et rassemblements sont désormais interdits, Julian Beck responsable de la troupe du "Living Theatre" se voit à son tour notifier l'interdiction, par arrêté municipal, de jouer la pièce "Paradise Now" et de donner des spectales gratuitement dans la rue.

La troupe décide de se retirer du Festival alors qu'elle y était invitée et qu'elle devait donner encore seize représentations. Dans la soirée, des bagarres éclatent devant le palais des papes, avec les nervis recrutés par la Mairie, lesquels sont assistés par la police, pour donner la chasse aux "chevelus" et autres "hippies".
Contrainte de quitter la ville, la troupe du "Living Theatre" ira jouer le 1er août, en plein air et gratuitement, au Festival de Châteauvallon leur pièce interdite en Avignon, sans que cela provoque le moindre incident.

Merci à l’ephémanar dont nous adapté le texte pour la rédaction de cette pastille !




19 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 19 juillet 1915 à Soho, à Londres, Naissance de Vero Benvenuto Costantino RECCHIONI, plus connu sous le pseudonyme de Vernon RICHARDS, militant, actif propagandiste anarchiste anglais, photographe.

Il est le fils d'Emidio Recchioni, anarchiste italien refugié à Londres où il a ouvert une boutique de produits italiens. Il suit son père à Paris en 1931, où celui-ci milite contre le fascisme de Mussolini. Il est en relation avec la famille de Camillo Berneri, Giovanna sa compagne (qui lui apprend l'italien), et leurs 2 filles Marie-Louise (qui deviendra sa femme) et Giliana. Mais lorsque son père, Emidio meurt à Paris en 1934, Vero, dit Vernon, rentre à Londres s'occuper du magasin. Il n'en poursuit pas moins la lutte antifasciste en parallèle d'études d'ingénieur, et, en collaboration avec Camillo Berneri à Paris, il édite le journal bilingue « Free Italy/Italia Libre ». En janvier 1935, lors d'un séjour en France, il est arrêté et expulsé.

En 1936, lorsqu'éclate la révolution espagnole, il se joint au groupe de militants qui éditaient « Freedom » pour publier à Londres le journal « Spain and the World », principal soutien aux anarchistes espagnols. En 1939, après la défaite républicaine en Espagne, le journal devient : « Revolt! » puis lorsqu'éclate la guerre mondiale : « War Commentary for Anarchism » puis « Freedom ».

En avril 1945, Vernon est condamné à 9 mois de prison pour incitation à la désertion. Membre du groupe « Freedom Press » basé à Whitechapel (Est de Londres), Vernon publie « Freedom » jusqu'en 1965. Il exerce divers métiers, notamment photographe, tirant de fameux portraits comme celui de Georges Orwell. En 1968, il se fixe avec sa compagne Peta dans le Comté de Suffolk où tous deux produisent durant plus de 30 ans des légumes biologiques.

Outre ses nombreux articles, il est l'auteur d'un essai « Lessons of the Spanish revolution » et d'une biographie de Malatesta : « His Life & Ideas » (1965).

Vero RECCHIONI, dit Vernon Richards, meurt à Hadleigh en angleterre, Le 10 décembre 2001.

Merci aux sites ephemanar, et militants-anarchistes, que nous avons compulsés pour la rédaction de cette pastille, et dont vous retrouverez les liens en tapant s.42l.fr/1907, 1 - 9 - 0 -7, dans la barre d'adresse de votre navigateur. S, point 42 L, point FR, Slash 19 07!


http://www.militants-anarchistes.info/spip.php?art...
http://www.ephemanar.net/decembre10.html#richards




20 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 20 juillet 1936, lors de l'assaut de la caserne d'Atarazanas, mort de Francisco ASCASO ABADIA, activiste anarchiste et anarcho-syndicaliste, figure emblématique de l'antifranquisme.

Il est né le 1er avril 1901 dans l'Aragon, en Espagne.

*Membre très jeune de la CNT à Saragosse, il prend part aux luttes sociales dès 1917. En 1920, membre du groupe "Los Justicieros" il incarcéré, accusé de la mort d'un journaliste, mais est libéré grâce à une forte mobilisation. En contact notamment avec Durruti, il devient un membre influent du groupe "Los Solidarios", et du Comité des relations anarchistes.

Durant l'année 1923, il participe à abattre, à Saragosse, le cardinal Soldevila, qui est l'un des principaux soutiens financiers des pistoleros.
Francisco Ascaso est emprisonné mais il parvient à s'évader et à rejoindre la France avec Durruti en novembre 1923.

A Paris, il travaille dans l'industrie du plomb, et ouvre, avec Durruti et Jover, une Libraire Internationale. Menacés d'expulsion, ils s'embarquent pour Cuba, où ils tuent, au nom de "La Justicia de los Errantes", le patron esclavagiste d'une hacienda dans laquelle ils travaillaient.

ils pratiqueront ensuite de nombreuses "expropriations", au Mexique, au Pérou, au Chili, en Argentine et en Uruguay. Traqués par toutes les polices d'Amérique Latine, ils retournent en France le 30 avril 1926, où ils sont arrêtés le 25 juin par la police française, alors qu'ils projettent d'assassiner le roi d'Espagne lors de sa visite à Paris. Ils sont condamnés à six mois de prison pour détention d'armes et l'Espagne et l'Argentine réclament leur extradition, mais L'Union Anarchiste mène une intense campagne de solidarité qui aboutit à leur libération en juillet 1927.

*De retour en Espagne à la proclamation de la République (avril 1931) Ils prennent part à de nombreux conflits socia3ux dont, en janvier 1932, la rébellion des mineurs de Fijols, matée par l'armée, qui leur vaudra d'être arrêtés, avec d'autres ouvriers insurgés, et internés aux Canaries jusqu'en 1932.
À leur retour, ils sont accueillis en héros.

Le 19 juillet 1936, les anarchistes font face aux troupes factieuses commandées par Franco. Chargé de la coordination des combats et des communications,Francisco Ascaso meurt au front le lendemain.

Pour en savoir plus sur Ascaso, retrouver les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/2007 dans la barre d'adresse de votre navigateur.


Sources :
https://maitron.fr/spip.php?article23953
http://www.ephemanar.net/avril01.html#1






21 JUILLET

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21 Juillet 2001, à Gênes, en Italie, Le bilan de trois jours de répression sur le contre sommet du G8 est impressionnant : 1 mort, près de 600 blessés, 281 personnes arrêtées, brutalisées ou torturées par la police.

20 juillet 2001, des dizaines de milliers de militants antimondialisation s'étaient donné rendez-vous à Gênes (Italie) pour protester contre la tenue du Sommet du G8. Le centre ville avait été pour l'occasion militarisé et isolé par de hautes barrières métalliques (zone rouge).
alors que les manifestants, pour la plupart pacifistes, tentent d'approcher "les barrières de la honte", l'armée et la police les chargent avec une extrême violence. Un jeune militant de 23 ans, Carlo Guiliani est alors abattu d'une balle dans la tête par un carabinier et écrasé par un véhicule de l'armée. Plusieurs centaines de manifestants sont également blessés, mais ce sont les anarchistes du "Black block" qui sont vilipendés par les autorités et la presse qui les accusent d'avoir commis des violences contre la propriété (des vitrines de banques et de commerces de luxe et une prison ). Après ce drame, la mobilisation ne faiblit pas et dès le lendemain, 21 juillet 2001, une immense manifestation regroupera deux cents mille militants dans les rues de la ville toujours en état de siège. Dès le début, la police tire du gaz lacrymogène, prélude à de violents affrontements. Des engins blindés chargent les manifestants qui sont gazés et matraqués.
C'est en pleine nuit, alors que la manifestation est depuis longtemps terminée, que les "forces de l'ordre" opèrent un raid sur le centre du "Genoa Social Forum" (GSF) organisateur du rassemblement. Les policiers frappent violemment les personnes présentes qui dormaient, détruisent et saccagent les locaux et le matériel informatique et s'emparent de K7 vidéos et de documents photos compromettants pour la police.
Le bilan de ces trois jours de répression est insupportable : 1 mort, près de 600 blessés, 281 personnes arrêtées, brutalisées ou torturées.
Les organisations présentes décident alors d'appeler à de nouveaux rassemblements tant en Italie que dans le reste de l'Europe pour protester contre les violences policières. Elles feront également pression sur les politiques pour exiger une commission d'enquête.


Pour plus d’info, retrouver les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/2107, 2 - 1 - 0 - 7, dans la barre d'adresse de votre navigateur, s.42l.fr/2107!

http://www.ephemanar.net/juillet20.html
http://www.ephemanar.net/juillet21.html
https://paris-luttes.info/20-juillet-2001-carlo-gi...




22 JUILLET

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Le 22 Juillet 1932, Mort d’Errico MALATESTA
Révolutionnaire, théoricien et propagandiste anarchiste, figure majeure de l'anarchisme italien et international.

Née Le 14 décembre 1853, il est issu d'une famille de la bourgeoisie napolitaine. En 1868, il n'a que 14 ans lorsqu'il envoie une lettre de protestation au roi, ce qui lui vaudra le 25 août, sa première arrestation. Il s'inscrit en 1869, à la Faculté de médecine, étude qu’il abandonnera en 1872.

En 1871 après l'écrasement de la Commune de Paris, il abandonne les idées républicaines pour l'anarchisme et adhère à l'Internationale. En septembre 1872, après avoir rencontré Bakounine à Zurich, il collabore à « l'Alliance des révolutionnaires socialistes » et participe au Congrès constitutif de l'A.I.T anti-autoritaire à Saint Imier.

En 1876, il tente par deux fois d'arriver en Herzégovine pour se joindre aux révolutionnaires serbes luttant contre le pouvoir ottoman mais arrêté, il est remis aux autorités italiennes.
En avril 1877, il participe à une insurrection dans le Bénévent, prenant les villages de Letino et Gallo et y proclamant le communisme anarchiste.
En 1882, il part pour la deuxième fois en Egypte (où opère une presence d'une forte colonie anarchiste) pour tenter d'aider les révoltés contre le colonialisme anglais, mais il y est arrêté peu après puis libéré au début de 1883
Durant l'été 1884, une épidémie de choléra éclate à Naples, Malatesta, avec d'autres compagnons s'y rendent pour soigner les malades.

Le 7 juin 1914, à l'issue d'un de ses meetings à la « Villa Rossa » à Ancône, la police tire sur la foule, un anarchiste et deux républicains sont tués, c'est le début de la « Settima Rossa ». La grève générale est déclenchée de façon insurrectionnelle et s'étend à toute la Romagne et aux Marches. Malatesta participera très activement à ce mouvement qui se terminera par la trahison du syndicat socialiste. Mais cet l'échec de la semaine rouge l'oblige à quitter clandestinement l'Italie. Il passera les années de la guerre, à soutenir une active propagande contre la guerre et les interventionnistes.
Contre le fascisme il préconise la formation de groupes armés, en juillet « l'Alliance du Travail » proclame la grève générale.

Merci à l’Ephemanar, dont nous avons adapté le texte,
pour cette pastille!

Source : http://www.ephemanar.net/decembre14.html#14

Autres liens :
https://floraisons.blog/lanarchie-de-malatesta/




23 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

le 23 juillet 1980 à Cuernavaca, au Mexique, Mollie Steimer, militante et propagandiste anarchiste, succombe à une attaque cardiaque.

Née le 21 novembre 1897 à Dounaevtsy, Empire russe (Ukraine contemporaine), de parents russo-juifs, elle émigre aux USA en 1913, où elle fait partie des groupes anarchistes yiddishophones de New York Der Shturm (« La Tempête ») et Frayhayt (« Liberté »). Arrêtée pour propagande contre l’intervention des USA en Russie en 1918, elle est condamnée à quinze ans de prison avant d’être déportée en Russie en 1921.

C’est à Petrograd qu’elle rencontre son futur compagnon, Senya Flechine. Elle crée avec lui la Société de secours aux prisonniers anarchistes à Petrograd, ce qui leur vaut d'être arrêtés Le 1er novembre 1922 pour aide aux « éléments criminels » et liens avec des anarchistes étrangers (tous deux correspondent en effet avec Emma Goldman et Alexander Berkman, alors à Berlin). [Incarcérés à Petrograd et condamné.e.s à la déportation perpétuelle, ils sont libérés suite à leur grève de la faim et grâce à l’intervention auprès de Trotsky de l’anarchiste française May Picqueray. ]

Déportée à Berlin avec son conjoint, Mollie prend part au comité de défense des révolutionnaires russes fondé par Alexandre Berkman et Emma Golman.
Installée à paris à partir de 1924, elle participe en 27 à la création du groupe d'entraide aux anarchistes exilés.
En 1929, elle est a Berlin, mais ainsi que tous les membres du Comité anarchiste de Berlin, le couple est contraint de se réfugier de nouveau à Paris en 33, suite à l’avènement d’Hitler au pouvoir.

Le 18 mai 1940, Mollie est arrêtée mais parvient à s'échapper d'un camp d'internement et à rejoindre Senya à Marseille, d'où ils arrivent à fuir au Mexique.
Senya rencontre une certaine renommée en tant que photographe, et gagne bien sa vie. Mais Mollie et lui restent des militants actifs du mouvement humanitaire anarchiste. Elle est secrétaire du Comité international de secours (International Relief Committee), réseau humanitaire, se charge de la distribution du journal anarchiste russophone Dielo trouda — Probouzhdenie (« La Cause travailliste — Le réveil ») de la Fédération des Unions des Ouvriers Russes aux USA et au Canada, et participe aux actions du groupe libertaire Tierra y Libertad immigré au Mexique.

Retrouvez sources et autres liens concernant Mollie steimer en tapant s.42l.fr/2307 dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/2307!

Sources
https://maitron.fr/spip.php?article221641
www.ephemanar.net/novembre21.html#steimer




24 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 24 juillet 1918, naissance, à Paris, de Jean-Roger CAUSSIMON, Comédien, acteur, poète, et chanteur-compositeur libertaire.

Après des études secondaires à Bordeaux et une formation de comédien (premier prix de comédie à 17 ans ), il est admis au conservatoire de Paris.

Mais la seconde guerre mondiale éclate. Caussimon est incorporé à Saint-Cloud pour le service militaire, puis est enrôlé en campagne dans les Ardennes en 1939 en tant que soldat. Il est fait prisonnier dans les Vosges en 1940, et interné dans un camp en Silésie. Durant sa captivité, il écrit des poèmes, ainsi qu'une pièce en trois actes avec son ami Georges Fagot qui connaitra un franc succès : Parodie de Faust.

Libéré fin 1944, il peut enfin faire du théâtre, et tournera une centaine de films, parmi lesquels Les Cœurs purs en 1959, Le Juge et l’Assassin (1976), avec Bertrand Tavernier, ou La Commune est en lutte.

Il eut une intense activité dans les cabarets et joua aussi sous la direction de metteurs en scène tels que Jean Mercure ou Roger Planchon et intégra un temps la troupe des « Grenier-Hussenot ». Parallèlement à sa carrière théâtrale, faite de hauts et de bas, Caussimon joua dans de nombreux films dont certains de Marcel Carné, Jean Renoir, Claude Autant-Lara ou Jean Yanne.

Il donna également des récitals de poésie et de chansons (de sa composition). Au “Lapin Agile”, sa rencontre avec Léo Ferré, qui débute aussi et qui décide de mettre ses poèmes en musique, marquera sa carrière de chanteur engagé et en 1970, Caussimon enregistre son premier disque, qui sera suivi par plusieurs autres, couronnés par de nombreux prix.

Très loin de la variété commerciale, il saura enthousiasmer les gens, lors des 250 récitals donnés en France et à l’étranger.

Auteur provocateur, anarchisant, qui n’hésite pas à défier les règles du métier, Caussimon célèbre la jeunesse révoltée et incorruptible. Quelques textes sont plus directement engagés dans le présent comme "Le Gauchisme à la mode" où il endossait le qualificatif dénigrant, ou "Si vis pacem". Les paroles intimistes n’en délaissent pas pour autant la charge sociale, critique lorsqu’il interrogeait ou révoltée devant "Les spécialistes".

Jean-Roger Caussimon est mort d’un cancer le 20 octobre 1985 à paris,.

Retrouvez sources et autres liens concernant Jean-Roger CAUSSIMON, en tapant s.42l.fr/2407 dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/2407!


Sources :
http://www.ephemanar.net/octobre20.html#caussimon
https://maitron.fr/spip.php?article19041



25 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 25 juillet 1934, à l’hôpital Tenon, à Paris, mort de Nestor Ivanovitch MIKNIENKO dit MAKHNO, Anarchiste ukrainien, dirigeant de l’armée insurrectionnelle la Makhnovchtchina.

Il est né le 27 Octobre 1888 en Ukraine.
Après la révolution de 1905, il adhère à un groupe anarchiste avec lequel il pratique diverses "expropriations". Il est arrêté avec le reste du groupe pour "activités terroristes", et condamné à mort le 26 mars 1907. Mais la date de sa naissance ayant été falsifiée par ses parents pour retarder le service militaire, il n’est officiellement pas majeur, et sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité.

La révolution de 1917 le libère 7 ans plus tard, et en mars, à son retour à Gouliaï-Polié, il participe à l'organisation des soviets de paysans et d'ouvriers, est élu à leur tête et décide de mettre en pratique le communisme libertaire en expropriant les gros propriétaires terriens pour en collectiviser les terres.

Les traités de Lénine livrant l'Ukraine aux Allemands en 1918, Makhno organise un mouvement de résistance. Les troupes d'occupations se retirent, mais la lutte se poursuit contre les armées blanches, tsaristes. En 1919, les groupes de guérilla se muent en une armée insurgée "la Makhnovchtchina », qui, arborant le drapeau noir, atteindra 50 000 hommes.

La pénurie d'armes au printemps 1919 oblige les makhnovistes à s'allier aux bolcheviques, qui les trahiront rapidement. La Makhnovchtchina bat en retraite pour revenir à l'automne 1919 avec trente mille partisans, sauvant les bolcheviques en mettant en déroute les blancs qui menaçaient Moscou.

Pendant quelques mois, l'Ukraine peut enfin s'organiser librement.
mais, durant l'hiver 1920, une épidémie de typhus, dont Makhno réchappe de peu, décime les insurgés. L'armée rouge attaque les makhnovistes, subit plusieurs défaites, puis, menacée par les blancs, conclue une seconde alliance avec Makhno.
En novembre 1920, alors que la victoire contre les blancs est assurée, les bolcheviques entreprennent de liquider leurs alliés de la veille. Les makhnovistes leur tiendront tête durant plusieurs mois, sans cesser toutefois de perdre du terrain. Makhno continuera la lutte avec un petit groupe jusqu'en août 1921.

Le 28 août 1921, blessé, il se réfugie avec sa compagne Galina et quelques compagnons en Roumanie. Après une succession d’arrestations suivies d’évasions d’une frontière à l’autre au cours de laquelle sa fille Lucie verra le jour en octobre 1922, iels arrivent finalement à Paris en avril 1925 .
Bien que physiquement diminué, atteint de tuberculose, couvert de cicatrices et perclus de douleurs, Makhno travaille comme tourneur chez Renault.
Avec Piotr Archinov, il rédige le texte "La Plateforme d'organisation", qui sera à l'origine de dissensions dans le mouvement libertaire.

Lors d'une réunion en vue de la création d'une Internationale anarchiste tenue le 20 mars 1927, à l'Hay-les-Roses, la police française arrête l'ensemble des participants, et le 16 mai 1927, Makhno est visé par un ordre d'expulsion, dont il est préservé, sous réserve d’une stricte neutralité politique, par l'intervention de Louis Lecoin.

La santé de Makno s'étant dégradée, il est hospitalisé le 16 mars 1934...

Retrouvez les sources et liens complémentaires concernant Nestor Mackno, en tapant s.42l.fr/2507 dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/2507!



https://maitron.fr/spip.php?article155221
http://www.ephemanar.net/octobre27.html#27




26 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 26 juillet 1909, à Barcelone, c'est le début de "La Semana tragica" (La Semaine Tragique).

En 1906, après la perte de ses dernières colonies d'outre-mer, l'Espagne qui cherche à augmenter sa présence en Afrique du Nord, obtint le contrôle sur le nord du Maroc au cours du partage colonial de conférence d'Algésiras.

Le 9 juillet 1909, les ouvriers espagnols travaillant pour le comte de Romanones et le marquis de Comillas à la construction d'un chemin de fer enre Melilla et les mines de Beni-Buifur, sont attaqués par les autochtones berbères. Cet incident déclanche la guerre de Mélilla, qui est utilisée par le gouvernement de Maura pour initier un projet colonialiste à l'encontre de l'opinion populaire.

La situation sociale en espagne est déjà très tendue. Or La majorité des réservistes sont pères de famille, leur travail constituant bien souvent l'unique source de revenu du foyer, et la somme nécéssaire pour être exempté de mobilisation n'est pas à leur portée. Lorsque la mobilisation est ordonnée, elle est donc fort mal accueillie par les classes populaires.
Pour protester contre ce décret du 11 juillet qui mobilise les réservistes, et contre l'envoi de troupes au Maroc, l'organisation "Solidaridad Obrera" lance un appel à la grève générale, qui est massivement suivie à Barcelone, Sabadell, Terrassa, Badalona, Mataró, Granollers et Sitges.

L'arrivée de nouvelles du Maroc sur le désastre du Barranco del Lobo le 27 juillet, au cours duquel 1 200 réservistes, pour la plupart issus du contingent qui était sorti de Barcelone le 18 juillet trouvent la mort, provoque le début d'une véritable insurrection avec levée de barricades dans les rues.
Des affrontements ont lieu avec l'armée (104 civils, 4 soldats et 4 membres de la Croix Rouge trouveront la mort), L'Eglise, principal soutien de la réaction, est alors visée par les émeutiers; 18 églises, 49 couvents ou collèges religieux sont la proie des flammes. La monarchie cléricale se déchaîne alors contre les anarchistes, et la loi martiale est proclamée, et le pédagogue libertaire Francisco Ferrer, à qui on fait porter le chapeau sur le seul fait qu'il se soit prononcé pour la proclamation de la république, sera fusillé le 13 octobre.

Pour plus d'info sur "La Semana tragica", retrouvez les sources de cette pastille et d'autres liens, en tapant s.42l.fr/2607 dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/26 07 !

http://www.ephemanar.net/juillet26.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Semaine_tragique_ (Espagne)
http://www.oh-barcelona.com/fr/blog/culture/histoi...




27 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 27 juillet 1849, naissance de Véra Ivanovna Zassoulitch, révolutionnaire russe, successivement anarchiste et nihiliste, puis marxiste menchevik.

Issue d'une famille noble, elle fréquente pendant ses études à Saint-Pétersbourg les milieux révolutionnaires estudiantins, ce qui lui vaut d'être arrêtée en mai 1869 pour une correspondance échangée avec le nihiliste Serge Netchaïev.
Emprisonnée à la forteresse Pierre et Paul, puis libérée en mars 1871, elle s'établit alors à Kharkov, et intègre le groupe « Les émeutiers du Sud » qui organise des attentats contre le régime tsariste.
Revenue à Saint-Pétersbourg, elle tire au révolver, le 5 février 1878, sur le Général Trepov, préfet de police responsable de tortures sur le révolutionnaire membre du mouvement "Terre et Liberté", Alexeï Stepanovitch Bogolioubov.
Trépov ne sera que blessé, et Vera passera en jugement le 31mars 1878. De façon inattendue, elle est acquittée. La police tente en vain de l'arrêter à la sortie du tribunal. Elle se cache quelque temps chez Anna Philosophova, avant de se réfugier en Suisse, puis retourne en Russie, où elle milite dans l'organisation Terre et Liberté. Après la scission de ce mouvement en août 1879, elle participe à la fondation de l'organisation Tcherny Peredel « Partage noir » à Saint-Pétersbourg.

Elle traduit en russe des ouvrages marxistes et notamment le Manifeste du Parti communiste, édité à Genève en 1882. Cette même année, alors réfugiée à Londres, elle lance une souscription en faveur des familles pauvres des nihilistes russes, avec l'aide de Piotr Lavrov, lui-même expulsé de France pour cette même raison. Après un échange épistolaire avec Karl Marx en 1881, elle prend ses distances avec l'anarchisme pour adhérer au mouvement marxiste à partir de 1883.
Avec Gueorgui Plekhanov, elle fonde le groupe « Libération du Travail », première organisation marxiste russe, fait partie de l'équipe de rédaction de l'Iskra et prend part au deuxième congrès du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) à Bruxelles et Londres en juillet-. Membre du courant menchevik, elle s'oppose avec virulence aux thèses de Lénine.
C’est peu de temps après la révolution d'Octobre qu’elle s’éteint, à Saint-Pétersbourg, le 8mai 1919.


Pour en savoir plus sur Véra Ivanovna Zassoulitch, retrouver les liens des sources utilisées pour cette pastille en tapant s.42l.fr/2707 dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/2707 !

Sources et autres liens :
http://www.ephemanar.net/mai08.html#8
http://www.ephemanar.net/fevrier05.html#trepov
https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9ra_Zassoulitc...
http://www.garance.be/spip.php?article776



28 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 28 juillet 1894, à Paris, la Chambre des députés vote les dernières "Lois scélérates" destinées à renforcer la répression contre les menées anarchistes.

La première de ces loies liberticide était votée dans la précipitation Le 12 décembre 1893, à Paris, à la suite de l'attentat d'Auguste Vaillant. Elle abrogeait les garanties conférées à la presse et violait le droit public en déférant les délits d'opinion à la justice correctionnelle.

La seconde, le 18 décembre 1893, sur les associations de malfaiteurs, invitait à la délation, exemptant de peine « Les personnes qui se seront rendues coupables du crime mentionné dans le présent article [...] si, avant toute poursuite, elles ont révélé aux autorités constituées l'entente établie ou fait connaître l'existence de l'association."

Complétées de la loi du 28 juillet 1894, elles permettront des milliers de perquisitions et d'arrestations, une véritable chasse aux sorcières. Elles réduiront à néant tous les efforts de propagande en interdisant toute expression anarchiste.

Le 1er article de la loi prévoit en effet expressément un traitement particulier aux infractions "qui ont pour but un acte de propa­gande anarchiste", et le 2ème alinéa de l'article 2 stipule que "sera déféré aux tribunaux de police correctionnelle et puni d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et d'une amende de 100 à 2000 fr. tout individu qui [] sera convaincu d'avoir, dans un but de propagande anarchiste, adressé une provocation à des militaires des armées de terre ou de mer, dans le but de les détourner de leurs devoirs militaires. " La relègation dans les colonies est applicable aux "récidivistes" dont la condamnation atteint une année.

Ces loies scélérates violent évidemment les principes élémentaires du droit d'expression, de la liberté de la presse, et criminalisent les individus qui, pour un simple article de journal, une amitié ou une confidence, deviennent passibles des travaux forcés suivie de la relégation. Les tribunaux prendront même le soin d'interdire la reproduction des débats lors des procès, de peur qu'ils ne servent à la propagande, dés lors que "le fait incriminé a un caractère anarchiste". (art. 5)

Elles ne seront abrogées qu'en décembre 1992, vive la démocratie !

Pour en savoir plus sur les loies scélérates, retrouvez les sources de cette pastille et autres liens en tapant s.42l.fr/2807 dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/28 07!

Sources et autres liens :
file:///tmp/mozilla_m0/loi scélérate 28 juillet - JORF_18940729_203.pdf
Les lois scelerate
http://www.ephemanar.net/juillet28.html#selerates2
http://www.ephemanar.net/decembre12.html#scelerate...
https://journals.openedition.org/droitcultures/426...
http://www.vendemiaire.fr/lois-scelerates/index.ht...






29 JUILLET

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 29 juillet 1921, naissance à Raguse, en Sicile, de Maria OCCHIPINTI, Pacifiste, puis militante anarchiste.
Après une enfance triste et misérable, écrasée par le poids de la tradition et de la religion, elle se marie pour échapper à sa condition, mais déchante très vite. Son mari mobilisé, elle prend conscience de la réalité du fascisme et de la guerre. le 4 janvier 1945, après le débarquement américain en Sicile, alors que les soldats arrivent pour enrôler les jeunes conscrits, Maria, 23 ans, enceinte de 5 mois, se couche devant les camions provoquant une manifestation, et se plaçant ainsi à la tête du mouvement « Non si parte » (on ne part pas) Les militaires encerclés sont contraints de relâcher les jeunes recrues mais tirent sur la foule désarmée, tuant un manifestant. Dès lors, l'insurrection se répand dans la ville qui tombe aux mains des insurgés. L'éphémére "République libre de Raguse" durera trois jours avant d'être écrasée dans le sang par l'armée. Maria parviendra à fuir la répression en compagnie d'un jeune anarchiste animateur de la révolte. Arrêtée au bout d'une semaine, elle est déportée avec lui au "confino" de l'île d'Ustica, puis incarcérée à la prison de femmes de Palerme, où elle restera jusqu'en 1946.

Lorsqu'elle rentre à Ragusa, Maria a vingt-cinq ans, une petite fille qu'elle n'a pratiquement jamais vue et un mari qui a refait sa vie avec une autre femme. Sa famille et les citoyens de Raguse l'accueillent avec haine et froideur, la considérant comme une femme indigne parce qu'impliquée dans la révolte et donc trop éloignée de la tradition qui attribue aux femmes le rôle d'éternelles subordonnées des hommes.

Maria Occhipinti raconte ses souvenirs de lutte dans le livre "Una donna di Raguse", paru en 1957 en Italie, (Une femme de Sicile, 1980).
Dans les années 1960-70, elle vit à Milan, à San Remo, et Rome, puis voyage beaucoup avant de se fixer un temps à Los Angeles. En 1973, elle retourne en Italie et milite alors contre les expropriations de terrains, et avec les anarchistes de Raguse contre l'implantation de missiles à tête nucléaire en Sicile.


Pour en savoir plus sur cette pastille, outre les publications de Maria Occhipinti elle-même, retrouvez les sources utilisées pour sa rédaction en tapant s.42l.fr/29 07, dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/2907 !

http://www.ephemanar.net/juillet29.html
https://www.anarcopedia.org/index.php/Maria_Occhip...

Trad automatique :

Née à Ragusa dans un milieu ouvrier dégradé, Maria Occhipinti vit une enfance triste et misérable écrasée par le poids de la tradition et de la religion. Pour tenter d'échapper à sa condition de femme subjuguée par le machisme ambiant, Maria ne trouve d'autre solution que de se marier. Après la mobilisation de son mari dans l'armée, Maria Occhipinti prend conscience de la réalité du fascisme et de la guerre et s'engage activement contre toute discrimination sexuelle et/ou sociale et déclare sa propre guerre contre l'arrogance militariste.

Son obstination est telle qu'elle se place à la tête du mouvement antimilitariste de "Non si parte", qui naît le matin du 4 janvier 1945, à Ragusa, lorsque Maria, 23 ans, enceinte de cinq mois, s'allonge sur le sol entre le Corso Vittorio Veneto et la Via 4 Novembre devant un camion militaire chargé de jeunes gens raflés dans un quartier populaire de Ragusa. Maria s'oppose à l'appel aux armes des hommes, cette fois par les alliés anglo-américains, et veut à tout prix faciliter l'évasion et la désertion des hommes du camion.

C'est ainsi qu'une insurrection antimilitariste éclate (Insurrection du non si parte !) et les soldats ne trouvent rien de mieux que de tirer sur la foule. Après des jours et des jours d'affrontements violents, la révolte est écrasée avec l'arrivée de la division Sabauda. Au moins une centaine d'insurgés, pour la plupart communistes, ont été emprisonnés arbitrairement. Maria fut la seule femme condamnée d'abord à la réclusion (Ustica) et ensuite à la prison bénédictine de Palerme (par la suite, l'historiographie officielle a qualifié cet événement de régurgitation fasciste et de tentative de séparatisme).

Lorsqu'elle rentre à Ragusa, Maria a vingt-cinq ans, une petite fille qu'elle n'a pratiquement jamais vue et un mari qui a refait sa vie avec une autre femme. Sa famille et les citoyens de Raguse l'accueillent avec haine et froideur, la considérant comme une femme indigne parce qu'impliquée dans la révolte et donc trop éloignée de la tradition qui attribue aux femmes le rôle d'éternelles subordonnées des hommes.

Après une période de liens étroits avec le parti communiste, la rupture définitive est intervenue parce que le parti avait condamné les révoltes de Ragusa en les accusant de complicité avec les fascistes et les séparatistes. En réponse à ces déclarations, Maria écrit une lettre à Feliciano Rossito, arguant que le mouvement est avant tout un soulèvement antimonarchiste et antimilitariste qui trouve son origine dans le profond malaise de la population, épuisée par la guerre et méfiante vis-à-vis du gouvernement. La lettre marque l'approche des milieux anarchistes grâce à Franco Leggio Ragusa :

"Un après-midi, alors que je repassais, est arrivé chez ma mère un jeune homme avec une longue moustache, original ..... J'ai immédiatement eu envie de lui confier mon indignation [...] Je lui ai demandé son adresse, je voulais lire leurs livres, m'instruire sur l'anarchie. Ma première pensée a été de publier dans leur journal la condamnation injuste de Santangelo. Leggio, le camarade anarchiste m'a conseillé de connaître Paolo Schicchi. [...] De Leggio, j'ai appris qu'à Ragusa, pendant le fascisme, il y avait eu un groupe anarchiste et qu'après la libération, ils avaient publié un journal cyclostyle. Je savais aussi le rôle important que le groupe avait dans la révolution, à mon insu, ils gardaient souvent ma maison avec des armes pour me protéger. (Une femme de Ragusa, p. 176)

Occhipinti, toujours intriguée par la pensée anarchiste, même si elle ne l'avait jamais approfondie, grâce aux anarchistes de Raguse commence à faire des lectures spécifiques qui lui permettent de mieux comprendre la théorie anarchiste. Dans cette phase de sa vie, il consacre une grande partie de son temps à défendre la mémoire de l'insurrection de "ne commence pas", en publiant des articles sur Umanità Nova et d'autres revues anarchistes et en soutenant le prisonnier communiste Erasmo Santangelo condamné en première instance à 23 ans de prison pour avoir tué un financier pendant la révolte (avant l'arrestation, Maria avait accompagné Santangelo dans sa fuite, déclenchant la colère de son père et de son mari qui jugeaient immoral qu'une femme reste si longtemps seule avec un homme qui n'était pas son mari). Abandonné par le PCI, seuls les anarchistes (en particulier Franco Leggio, Paolo Schicchi, Marcello Natoli et Armando Borghi et elle-même) le soutiennent, mais finalement Santangelo mourra par suicide (version officielle).

Méprisée par tous, elle quitte la ville avec sa fille et s'installe d'abord à Naples, puis à Ravenne, Sanremo, Rome et enfin à Milan. Puis elle s'installe en Suisse, où elle écrit, en simple autodidacte, sa biographie : Una donna di Ragusa.

Par la suite, elle a poursuivi son errance et s'est rendue dans d'autres pays : le Maroc, la France, le Canada, puis New York, où elle a travaillé comme infirmière. En 1973, elle s'installe définitivement avec sa fille à Rome, où elle poursuit son activité révolutionnaire par la publication d'articles à caractère principalement social et politique. Elle a dénoncé les conditions injustes des servantes, qui travaillent comme des esclaves au service de la riche bourgeoisie, souvent contraintes de subir des violences sexuelles ; elle s'est attaquée au grave problème de l'expropriation des terres, à des prix dérisoires, situées à la périphérie de Ragusa.

À Rome, il se remet aussi à écrire avec une ferveur antique. Il compose quelques nouvelles qui feront partie du recueil Il carrubo ed altri racconti, publié à titre posthume par Sellerio. En 1975, elle s'est confessée au journaliste Enzo Forcella dans un film de la RAI, déclarant toute sa douleur d'avoir été traitée comme un paria par sa famille et ses camarades de village immédiatement après sa sortie de prison. Sa faute avait été de se rebeller contre l'autorité de son père et de son mari :

"Je me sentais comme un étranger dans ma patrie, persécuté et incompris. J'ai donc commencé à voyager dans le nord de l'Italie, en Suisse, en France, en Angleterre, au Maroc, aux États-Unis, à Hawaï et au Mexique. J'ai travaillé comme nounou, assistante couturière, fourreur, j'ai même soudé des cordages sur des bateaux pour gagner ma vie".

Les dernières apparitions publiques de Maria Occhipinti, aujourd'hui âgée, remontent à son rassemblement de 1987 à Comiso contre les missiles de croisière. Installée définitivement à Rome, elle est décédée le 20 août 1996.

En 2013, le documentaire Con quella faccia da straniera (Avec ce visage étranger) est sorti. Le voyage de Maria Occhipinti, de Luca Scivoletto, entièrement consacré à sa vie, avec la participation de sa fille Marilena et de sa sœur Rosina.
L'autobiographie

Una donna di Ragusa est l'autobiographie d'une rebelle invincible, dont la rébellion a consisté avant tout à affirmer son droit à parler, à manifester et à témoigner. C'est la biographie d'une femme qui n'a pas pu concevoir, avant de supporter, son propre rôle inégal et subordonné par la naissance et le sexe. Dans son livre, Maria s'interroge sur "la condition primitive de la femme sicilienne, l'obscurantisme religieux, la guerre, source de tous les maux, les difficultés de la vie quand l'adultère" et "l'abandon du toit conjugal était un crime et l'humanité entourée d'injustice".

Ce livre fait partie du dernier volet du néo-réalisme, mais lors de sa première publication en 1957, il est passé inaperçu. L'œuvre a commencé à susciter l'intérêt après sa publication par Feltrinelli, en 1976, avec un long essai dans la préface d'Enzo Forcella, et a remporté en décembre de la même année le "Premio Brancati-Zafferana". Occhipinti compte parmi les grands noms de la littérature féminine et son livre commence à être utilisé comme texte d'étude dans de nombreuses écoles. Les premières traductions voient le jour et la RAI lance l'idée d'une adaptation cinématographique.
Citations

"Je me suis demandé qui avait inventé ces traditions et pourquoi la femme était considérée comme un être à soumettre et à dominer".
"Quand un antifasciste tombe dans les griffes de l'ennemi, nous devons le défendre, le garder et lutter pour l'emmener".
""Je préfère manger du pani e cipudda, mais je ne veux aller avec aucun parti car je perdrais ma liberté"".

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Je suis aussi tombée sur un texte d'elle que je trouve assez magnifique, mais j'ai pas noté la réf, et me souviens plus ou je l'ai choppé :


Parlant de choses et d’autres, nombreux sont ceux qui citent la culture arabe comme exemple typique de l’esclavage féminin, ils en parlent avec mépris et commisération, comme il convient à des hommes…civilisés.
Pourtant, en examinant bien notre environnement, surtout dans les petits villages, nous pouvons constater que la situation de la femme est peut-être pire que dans les contrées arabes. Ici, nous les femmes, nous sommes vendues à un petit maître, un homme pauvre sans doute, mais puissant de par l’autorité que nous lui reconnaissons tous.
Notre homme ne sait pas ce que veut dire « Femme » : la compagne de sa vie, la mère de ses propres enfants…
En effet, l’homme se marie par besoin physiologique, il sait seulement que, gagnant son pain à la sueur de son front, il achète une chose qui lui rend service, un outil vivant, et cet outil, il le veut beau, obéissant et toujours prêt à ce pourquoi il a été acheté.
La femme, de son côté, se laisse acheter et, ignorant tout de la vie, elle pense même que cet acheteur est le bienvenu. Elle ne sait pas encore ce que cela peut signifier pour elle, qui, esclave physiquement et spirituellement de ses parents, rêve cependant, et sa pensée, libre, erre dans un monde libre et heureux, parce que la liberté, quand bien même on ne la connaît pas pleinement, on la désire instinctivement.
Ainsi ce prince, si peu charmant, elle le croit porteur du bonheur tant espéré, alors qu’elle ne fait que passer simplement d’un maître à l’autre. Et le second maître, qui est un étranger, est plus impitoyable que le premier…
Et c’est ainsi qu’elle sera obligée de se prostituer, de satisfaire les envies de celui qui l’ayant achetée à bas prix, lui fera cadeau d’une bonne douzaine d’enfants, des fatigues du ménage et pourquoi pas ? – de quelques bonnes raclées. C’est son droit, puisqu’il la nourrit.
Chères femmes, ne soyez pas indifférentes à mes paroles qui sont des paroles de vérité. Ne trouvez-vous pas vrai que vous êtes vendues pour une bouchée de pain ? Que vous n’avez jamais connu et que vous ne connaissez pas, la vraie joie, le vrai bonheur ? Que votre mari, au lieu d’être le doux compagnon tant attendu, est un tyran, même sans s’en rendre compte?
Nos hommes sont ennemis, aussi et surtout, de notre liberté de penser, et ils sont jaloux, pas parce qu’ils nous aiment, mais par « égoïsme de propriétaire »et par besoin d’avoir quelqu’un sur qui régner en maîtres incontestés.
Femmes redressez la tête ; criez que vous avez droit vous aussi à votre liberté, à votre dignité d’être pensants et pourvus d’une individualité.
Nous devons élever la voix afin qu’on nous ôte ces lourdes chaînes de l’esclavage domestique, qui s’ajoutent aux autres chaînes qui accablent tous les prolétaires, les parias de la vie.
Si l’homme, quand il prend conscience de sa mission, lutte pour la libération, nous, femmes, qui avons plus de chaînes à briser, nous ne devons pas être en reste.
Les éternels bien pensants, s’ils lisent mes paroles, crieront aussitôt au scandale et hurleront sur les toits que les anarchistes veulent détruire la famille, alors qu’on ne doit pas la toucher car elle est sacrée …
Oui, c’est Vrai ! Nous voulons détruire cette forme d’association de l’homme et de la femme, fondée sur l’égoïsme, sur la comédie, sur la corruption des conjoints et de leur progéniture.
Nous voulons que l’homme et la femme, libérés tous deux de l’esclavage économique et de celui des préjugés, se choisissent par une élection spontanée, réalisant une union fondée sur le respect réciproque, comme il convient à deux libres individualités.





30 JUILLET

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Le 30 juillet 1908, à Draveil, après la fusillade de Vigneux le 2 juin, la grève des ouvriers de la Société des Sablières s'éternise et les passions restent toujours aussi vives, plusieurs sabotages contre les installations ont déjà eu lieu, mais la CGT traîne à appeler à la grève générale alors que le patronat menace de recourir au lock-out. Finalement seule la Fédération du Bâtiment appelle les ouvriers du bâtiment à une journée de grève et à un grand rassemblement ce jour-là.

Après un meeting à Vigneux, les milliers de manifestants se dirigent en cortège vers le cimetière de Villeneuve-St-Georges au chant de l'Internationale, mais un régiment de Dragons charge alors la colonne de grévistes sabres au clair, blessant grièvement plusieurs personnes dont Rirette Maîtrejean, tandis que Libertad, contraint de se jeter à l'eau, échappera de peu à la mort.

Lorsque les manifestants arrivent à Villeneuve-St-Georges, comptant de nombreux blessés, les rues menant à la gare sont bloquées par l'armée rendant tout retour sur Paris impossible. Les manifestants commencent alors à dépaver les rues, à dresser des barricades et à jeter des cailloux sur les soldats, et ceux-ci ouvrent le feu sur la foule. Le bilan est lourd : 4 morts et plus de 200 blessés (par balles ou à coups de sabres) du côté des ouvriers, et 69 blessés du côté de l'armée.

Georges Clémenceau, président du Conseil, non content d'être responsable de cette tuerie, poursuit la CGT en lançant un mandat d'arrêt contre les principaux responsables du syndicat dont Yvetot, Griffuelhes, Pouget, Henri Dret (qui a du être amputé d'un bras suite aux affrontements), etc.
Certains militants échapperont aux arrestations en se réfugiant en Belgique ou en Suisse. D'autres anarchistes présent sont poursuivis pour "incitation de militaires à la désobéissance".

Le mot d'ordre de grève générale lancé par la CGT pour le 3 août n'aura qu'un faible écho, et le 6 août, le gouvernement poursuivant ses attaques contre le syndicat, fera expulser "l'Union des Syndicats de la Seine" de la Bourse du Travail.

Le 31 octobre 1908, lors du procès, seize personnes bénéficieront d'un non-lieu (dont tous les dirigeants confédéraux, même ceux réfugiés à l'étranger), et huit personnes resteront emprisonnées pour violences.

Merci à l'ephemanar,
ephemanar, point, net,
dont nous avons adapté le texte
de cette pastille!

http://www.ephemanar.net/juillet30.html#draveil2




31 JUILLET

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Le 31 Juillet 1882 à Bourgneuf-en-Retz, naissance de Anna Mahé, fervente partisane d’une simplification de l’orthographe et d’une réforme de l’éducation.

Issue de l’Ecole normale d’instituteurs de Nantes en 1900, elle prend son premier poste de titulaire en 1902 et est appréciée de sa directrice et de ses élèves ; néanmoins dès l'année suivante, l’inspecteur d’académie, dont elle a l’estime, pointe son enseignement faisant la part belle aux sciences et surtout son contenu hostile à la société et à ses institutions. Le rapport signale des propos antimilitaristes, antipatriotiques et hostiles à la propriété.

Après la naissance de son fils en 1904, elle quitte l’enseignement, refusant d’inculquer à des enfants des principes contraires aux siens.
Cette courte expérience de l’Éducation nationale influe sur son militantisme.
En effet, Anna propose une critique très argumentée de l’école républicaine tant sur les contenus que sur les méthodes. Elle est particulièrement critique sur le volume horaire consacré à l’orthographe aux dépens d’autres disciplines, plus formatrices à ses yeux, comme la biologie, la physique et la chimie.
Aussi se prononce-t-elle pour une réforme de l’orthographe. Dès 1904, elle écrit, dans Le Libertaire, des articles en « ortografe » simplifiée.
En 1905, avec Libertad, elle fonde l’anarchie qui, selon sa volonté, s’écrit sans capitale initiale. Elle y poursuit ses publications principalement consacrées à l’éducation et à l’enseignement. Après la mort de ce dernier, Anna participe à la réorganisation du Libertaire en un organe anarchiste communiste favorable au syndicalisme révolutionnaire, plus proche de ses convictions qui, depuis 1908, s’éloignent de l’individualisme.

En octobre 1910, à l’occasion de la grève des cheminots, elle est arrêtée ainsi que le gérant du Libertaire, pour un article intitulé « Conseils d’une mère à son fils », À l’audience elle déclare être une « mère antimilitariste ». Défendus par Berthon et Ducos de la Haille, tous deux sont acquittés.

La suite de son existence est plus calme. Mariée à l’inventeur du jokari et propriétaire d’une petite usine de jouets de bois, elle exprime ses convictions altruistes et pacifistes au travers des dits jouets. Une manière de poursuivre l’éducation hors des institutions nationales.


Pour en savoir plus sur Anna Mahé, retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/3107 dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/3107 !



https://maitron.fr/spip.php?article154632
http://www.archyves.net/html/Blog/?




h3>1er AOUT (Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 1er août 1902, naissance à Barcelone, de
Dolores ITURBE ARIZCUREN,
militante, journaliste, écrivaine et propagandiste anarchiste espagnole.

Dès l'âge de neuf ans elle commence à travailler comme apprentie puis servante et, à 14 ans, comme culottière.

Sous l’influence de Juan Manent et de Canals elle adhère au syndicat du vêtement de la CNT. En novembre 1924, à la Modelo de Barcelone, elle assiste aux derniers moments de Juan Montejo et de José Llacer, condamnés à mort pour avoir attaqué une caserne le 6 novembre 1924.

En 1926, Juanel, avec qui elle partage sa vie depuis six ans, est recherché par la police espagnole ; elle le suit dans son exil à Paris puis à Bruxelles où elle retrouve Ascaso et Durruti. En 1930, elle rentre avec Juanel en Espagne. Après la proclamation de la République, elle devient membre de la rédaction de « Tierra y Libertad » l’organe de la FAI. Elle participe aux insurrections libertaires de 1933 et 1934. Co-fondatrice en avril 1936 de l’organisation féminine libertaire Mujeres libres, « Femmes Libres » à laquelle vont adhérer près de 20 000 femmes, elle écrit dans son organe de presse, qu’elle administre également, sous le nom de Kiralina.

elle participe par ailleurs à l’occupation des sièges des organisations patronales et aux hopitaux de campagne pendant la guerre.

En 1937 à Barcelone, elle intègre les services juridiques de la CNT où elle œuvre à la libération des militants de la CNT et du POUM emprisonnés par les staliniens. Lors de la « Retirada », elle passe en France. Elle retrouve son compagnon à Nîmes et participe, pendant l’occupation allemande, à la reconstruction du mouvement libertaire espagnol. A la Libération, le couple s’installe à Toulouse, puis son compagnon rejoint la lutte clandestine antifranquiste. Après l’arrestation de Juanel en Espagne en 1946, elle travaille comme ouvrière culottière à Toulouse jusqu’à la libération de ce dernier en 1952.

Elle revient en Espagne en 1976, après la mort de Franco, et s'installe avec Juanel à La Verneda de Barcelone, où elle participe aux activités de la CNT. Après la mort de Juan Molina en 1984, elle partagera son temps entre la Catalogne et les Asturies.

Dolores ITURBE ARIZCUREN s'est éteinte le 5 janvier 1990, à Gijón, en Espagne.

Retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/1 08, dans la barre d'adresse de votre navigateur.
s.42l.fr/108 !


Sources et autres liens :

http://www.ephemanar.net/janvier05.html#iturbe
http://www.militants-anarchistes.info/spip.php?art...




2 AOUT

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 2 août 1972, mort de Paul GOODMAN, à North Stratford (U.S.A).
Figure marquante de l'anarchisme américain.
Il naît le 9 septembre 1911, à New York. Élevé par sa mère, il fait des études au "City College" ou il est diplômé en 1931, et part ensuite enseigner à l'université de Chicago. Professeur, romancier, poète, critique littéraire, essayiste, auteur dramatique, psychothérapeute, philosophe social, son champ d'activité est immense et porte l'empreinte de son anarchisme individualiste et pacifiste.
Son livre "Growing up Absurd", publié en 1960, aura une grande influence sur les militants de la "New Left" ("Nouvelle Gauche" américaine). Il rejette les institutions étatiques, comme l'éducation officielle qui brise la créativité naturelle des enfants, et apporte sa collaboration à "L’École Moderne" américaine, inspirée par Ferrer. Individualiste critique face aux partis politiques, même ceux dit révolutionnaire (trop attachés au messianisme du "Grand soir"), il propose de vivre tout de suite ce qui est possible et d’œuvrer pour une harmonie bienveillante et non-violente, où il inscrit également son combat pour la liberté sexuelle.
"Depuis que j'ai atteint l'âge de douze ans, j'ai été bisexuel"
Pacifiste convaincu, il milite dès les années trente dans la contre-culture politique (littérature, théâtre engagé, certaines de ses pièces seront jouées par le "Living Theatre", etc.), et prend part à la solidarité internationale antifasciste, il milite encore contre la guerre du Viêtnam, en prônant l'action non-violente

Le public français a mieux connu surtout son regard sur l'art et la littérature. La traduction française a systématiquement ignoré son œuvre d'illustration, de présentation et de défense de la culture populaire
Dans son May Pamphlet   (1945), il décrit les libertaires non comme des utopistes mais comme des millénaristes : le but des millénaristes n’est pas de rechercher un état des choses qui n’existe pas (l’utopos) mais de vivre la vie comme si on vivait déjà dans cet état recherché C’est un anarchisme qui est fondé non sur l’idée de liberté mais sur celle d’autonomie.
Cofondateur de la Gestalt-thérapie aux États-Unis, il dénonce le danger de concevoir la thérapie comme « une psychologie d’adaptation sociale non révolutionnaire »

Pour plus d’info sur Paul GOODMAN, retrouvez les sources utilisées pour cette pastille, en tapant s.42l.fr/0208


Sources et autres lien :
http://www.ephemanar.net/aout02.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Goodman
https://www.cairn.info/revue-gestalt-2014-2-page-2...




3 AOUT

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Le 3 Aout 2004 Mort d’Henri Cartier-Bresson à Céreste
L'un des plus grands photographes du siècle et anarchiste de cœur né le 22 Aout 1908 à Chanteloup, France.
Sa famille essaye sans succès de lui transmettre une éducation bourgeoise et chrétienne. Très jeune révolté, il refuse l'esprit de compétions du sport et se passionne pour la peinture, ce qui l'amène à fréquenter les surréalistes.
Il abandonne ensuite la peinture et part à la découverte du monde. C'est en Côte d'Ivoire, en 1930, qu'il prend ses premiers clichés. Son reportage est publié l’année suivante.
Il va ensuite à New York, puis au Mexique, en 1933, où il fréquente l’AEAR (Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires) et témoigne de la vie dans les quartiers pauvres de Mexico.
En 1935, il s'initie au cinéma aux États-Unis. En 1936-39, il est de retour en France et travaille comme assistant de Jean Renoir. Il réalise durant la révolution espagnole un documentaire sur les hôpitaux républicains "Victoire de la vie". Il est emprisonné par les Allemands en 1940, mais parvient à s'évader en 1943, il prend alors part à une organisation clandestine d'aide aux prisonniers. Il photographie ensuite la libération de Paris. En 1947, aux USA, il fonde avec Robert Capa, David Seymour et Georges Rodger l'agence coopérative "Magnum Photos" qui deviendra prestigieuse. De 1948 à 50, il séjourne en Inde, en Birmanie, en Chine, puis en Indonésie (lors de l'indépendance). En 1954, il se rend en Russie. En 1960, il continue le voyage, passant notamment par à Cuba puis au Mexique.
En 1966 Cartier-Bresson quitte l’agence Magnum dans laquelle il ne se reconnait plus, l’agence ayant adopté le modele consumériste jusqu’à se compromettre en faisant de la publicité.
En 1974, il abandonne les reportages photos pour se consacrer au dessin. Le 1er mai 2000, il participe avec un recueil de photos "Vers un autre futur, un regard libertaire" aux manifestations de la CNT française.

"L'anarchie c'est une éthique avant tout. Une éthique d'homme libre. Relisez Bakounine"
"Dans un monde qui s'écroule sous le poids de la rentabilité, envahi par les sirènes ravageuses de la Techno-science, la voracité du pouvoir, par la mondialisation -nouvel esclavage- au-delà de tout cela, l'Amitié, l'Amour existent"

Pour plus d’info sur Henri Cartier-Bresson, retrouvez les sources utilisées pour cette pastille, en tapant s.42l.fr/0308 dans la barre d’adresse de votre navigateur.


Sources et autres liens :

http://www.ephemanar.net/aout22.html#cartierbresso...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Cartier-Bresso...




4 AOUT

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le 4 août 1931, à New York, dans une famille juive originaire d'Odessa, naissance de Paul AVRICH, Historien incontournable de l'anarchisme russe et américain.

En tant qu'étudiant en histoire, il bénéficie d'un voyage d'études en Russie qui va lui permettre de soutenir en 1961 à l'Université de Columbia sa thèse sur "La Révolution russe et les comités d'usine". C'est lors de ses études qu'il découvre le rôle des anarchistes russes dans la révolution et l'insurrection de Kronstadt; il en tirera plusieurs ouvrages dont: "The Russian anarchists"(1967), "Kronstadt"(1970), "Russian Rebels"(1972), "The Anarchists in the Russian Revolution"(1973).
Sa passion pour l'histoire de l'anarchisme (qu'il finira par enseigner au Queen's College, université de New York), éveillera un certain intérêt pour les recherches sur l'anarchisme américain, dont il sera une figure de proue avec la publication de nouveaux ouvrages sur : "The life (la vie) of Voltairine de Cleyre" (1978), sur l'éducation libertaire en Amérique dont "The Modern School" (Les Ecoles Modernes, issues de la pédagogie de Francisco Ferrer) (1980), sur la Tragédie de Haymarket (1984), sur des biographies d'anarchistes "Anarchist Portraits" (1988), sur "Sacco and Vanzetti" (1991), ou sur des témoignages d'anarchistes "Anarchist voices: an oral history of anarchism in America" en 1995.
Malheureusement pour les francophones, seuls deux de ces ouvrages sont pour l'instant disponibles en français : "Les anarchistes russes" et "La tragédie de Cronstadt".
Il léguera sa collection de près de 20 000 manuscrits et publications anarchistes du XXe siècle à la Bibliothèque du Congrès.

Cet historien polyglotte, s'exprimant en particulier en russe et en yiddish, sera victime les dernières années de sa vie de la maladie d'Alzheimer. Il meurt le 17 février 2006 à New York.

"Les anarchistes ont exercé et continuent d'exercer une grande influence. Leur internationalisme rigoureux et leur antimilitarisme, leurs expériences d'autogestion ouvrière, leur lutte pour la libération de la femme et pour l'émancipation sexuelle, leurs écoles et universités libres, leur aspiration écologique à un équilibre entre la ville et la campagne, entre l'homme et la nature, tout cela est d'une actualité criante." in préface à l'ouvrage de Domenico Tarrizzo sur "L'Anarchie".

Pour plus d’info sur Paul AVRICH , retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/04 08, dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/04 08 !

https://www.ephemanar.net/fevrier17.html




5 AOUT

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Dans la nuit du 5 au 6 août 1882, à Montceau-les-Mines (Bourgogne), la "Bande Noire", composée de mineurs anarchistes, jette à bas la Croix de Mission du Bois du Verne. C'est un de ses premiers attentats contre le cléricalisme - lequel est en cheville avec le patronat des mines.

le 18 juin 1882 déjà, des reposoirs préparés pour une procession avaient été jetés dans un étang. Ces actions font suite à une année agitée entre la Bande noire et un éminent membre du clergé local proche du directeur de la compagnie des mines et maire sortant battu par un républicain, qui d'après l'historien Jean Maitron, avait été à l'origine des hostilités en renvoyant 7 mineurs républicains. Selon l'historien Roger Marchandeau, le curé Gauthier prétendait combattre la Bande Noire en espionnant les habitants et en les dénonçant à la direction de la Compagnie. "Sur son terrible calepin noir, il couche sans cesse les noms des mineurs qui refusent d'accepter la domination du maître. ». Cela lui vaudra de nombreuses menaces qui seront les premières actions revendiquées par la Bande Noire.

Réunis la nuit dans les bois ou chez les marchands de vin, ses membres multiplient les dynamitages. Récusant le réformisme des chambres syndicales, ils sont ainsi les premiers à mettre en œuvre la « propagande par le fait » que des théoriciens anarchistes comme Pierre Kropotkine formulent au même moment.
Le 15 Août, une émeute des sympathisants et membres de la bande noire éclatera, comptant deux cents à cinq cents mineurs sur une population de trois mille ouvriers. Pour l’armurerie pillée (dont les revolvers redistribués aux manifestants), l’incendie et le saccage de La chapelle du Bois-du-Verne, la rosace de l'entrée détruite à la bombe, les ouvriers arrêtés lors de l'émeute invoqueront la pression cléricale, et les sept mineurs renvoyés de leur travail à la suite de manifestations d'hostilité contre le curé au cours d'un enterrement.

C'est après cette émeute qu'on assiste à une radicalisation : d'abord avec une multiplication des lettres de menaces contre les maîtres-mineurs et des abattages de croix, et à partir d'octobre 1882 avec une utilisation quasi systématique de la dynamite... contre les personnes.

Retrouvez les sources utilisées pour cette pastille sur "la bande noire", en tapant s.42l.fr/508, dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/5, 08!



http://www.ephemanar.net/aout05.html
Dans la nuit du 5 au 6 août 1882, à Montceau-les-Mines (Bourgogne), la célèbre "Bande Noire" composée de mineurs anarchistes commet un de ses premiers attentats contre le cléricalisme ( soutenu par le patronat des mines), en jetant à bas la Croix de Mission du Bois du Verne (qui sera bientôt suivie par de nouvelles).

http://www.ephemanar.net/aout13.html#montceau2
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Bande_noire_ (Montceau-les-Mines)
https://preo.u-bourgogne.fr/dissidences/index.php?...



6 AOUT

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 6 août 1894, à Paris, devant la Cour d'Assises de la Seine, débute le "Procès des Trente". il s'appuit sur les "loies scélérates", le pouvoir et la police désirant en finir avec les anarchistes et leur "propagande par le fait".

Abrogeant les garanties conférées à la presse, déférant les délits d'opinion à la justice correctionnelle, ces lois violaient le droit public et les principes élémentaires du droit d'expression. Elles criminalisait de fait des individus qui, pour un simple article de journal, une amitié ou une confidence non dénoncée, devenaient passibles des travaux forcés suivie de la relégation.

S'ensuivent donc de nombreuses arrestations dont celles de militants connus. Trente personnes sont déférées, mais seulement vingt-cinq comparaissent; Emile Pouget, Constant Martin, Louis Duprat, Alexandre Cohen et Paul Reclus ayant pu prendre la fuite. A ces militants connus, une dizaine de détenus de droit commun ayant un lien indirect avec l'anarchisme sont adjoints.
Ils ont tous à répondre de l'accusation d'affiliation à une prétendue association de malfaiteurs.
Dès l'ouverture, la cour décide qu'il sera interdit de reproduire les interrogatoires de Jean Grave et Sébastien Faure, attendu que cela pourrait être employé pour faire de la propagande anarchiste.

Destiné à justifier les mesures de répression contre les anarchistes et à rassurer l'opinion publique après les récents attentats, le réquisitoire de l'avocat général Bulot s'emploiera sans succès à prouver une entente et une prétendue association de malfaiteurs entre les divers prévenus qu'ils soient théoriciens, militants, où simples voleurs. Prévenus qui (certains ne se connaissant même pas) n'ont aucun mal à réfuter l'accusation. Cela n'empêcha pas l'avocat général de demander une peine sévère pour les théoriciens du mouvement comme Jean Grave, Sébastien Faure, Louis Matha, etc.

La tentative de machination judiciaire n'échappe cependant pas aux jurés qui prononcent un acquittement général sauf à l'encontre des trois prévenus coupables de vols qui écoperont eux de plusieurs années de bagne.
ce "Procès des trente" se clôt 6 jours plus tard, le 12 août 1894.*


Les contumax, dont Reclus, Constant Martin, et Pouget, condamnés quant à eux par défaut le 31 octobre à 20 ans de travaux forcés, seront amnistiés, et acquittés.
À l'exception toutefois de Paul Reclus.

Merci à l’éphémanar, pour plus d’info, tapez s.42l.fr/68 dans votre navigateur !

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Sources
- http://www.ephemanar.net/aout06.html
- Pour en savoir plus sur les loies scélérates, retrouvez les sources de cette pastille et autres liens en tapant s.42l.fr/2807 dans la barre d'adresse de votre navigateur.




7 AOUT

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Le 7 août 1925, à Vigo en Galice, mort de Ricardo MELLA y CEA, théoricien, pédagogue, écrivain et propagandiste anarchiste espagnol.

Il est né à Vigo le 23 avril 1861.
Sur les traces de son père, il rejoint dès 16 ans le Parti républicain fédéraliste dont il devient secrétaire. Il s'intéresse au journalisme après avoir commencé à travailler, et crée le journal républicain "La Verdad" qui lui vaudra un procès en diffamation et une condamnation (en avril 1881) à plus de 4 ans de bannissement. En 1880, il crée l'hebdomadaire fédéraliste "La Propaganda" qui sera publié jusqu'en 1883. L'année 1881 marque son évolution vers l'anarchisme. Fin septembre 1882, il assiste à Séville au deuxième congrès de la "Fédération régionale espagnole". Condamné à l'exil, il se fixe à madrid et écrit la "Revista Social" où il dénonce en particulier les persécutions en Andalousie liées à "la Mano Negra". En 1884, il traduit avec Alvarez, en castillan, "Dieu et l'Etat" de Bakounine. En 1887, il travaille comme topographe en Andalousie et participe à de nombreux meetings. Il crée à Séville le journal "La Solidaridad" en 1888, le journal "La Alarma" en 1889 et traduit "L'anarchie" de Malatesta, en 1894.

L'année suivante il retourne vivre à Vigo puis à Pontevedra où il travaille à la construction du chemin de fer. Il dénonce la répression qui frappe les inculpés de Montjuich. En 1899, il publie le fameux texte "La loi du numéro" qui démystifie l'électoralisme, et collabore à de nombreuses publications anarchistes tant en Espagne qu'à l'étranger. En 1900, son travail le conduit dans les Asturies où il collabore à "Natura", avant de renoncer à militer en raison du jacobinisme qui règne encore dans les rangs anarchistes. Mais après la "Semaine tragique" de 1909 il revient au journalisme et collabore à "Acción Libertaria" de Gijón puis à "El Libertario" et se fixe définitivement à Vigo. Il traduit "La science moderne et l'anarchisme" de Kropotkine et écrit sur la "Question de l'enseignement" se faisant le défenseur d'un enseignement neutre (opposé en cela à Ferrer).

Durant la première guerre mondiale, il se positionne dans la lignée du controversé "manifeste des 16" favorable aux alliés.

Pour plus d'info sur Ricardo MELLA y CEA, retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/7, 08, dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/7, 08 !

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Sources :

https://www.ephemanar.net/avril23.html#23
https://www.libertarian-labyrinth.org/ricardo-mell... -> Trad automatique :

Ricardo Mella Cea (13 avril 1861 - 7 août 1925) est généralement connu dans le monde anglophone comme un collectiviste anarchiste, un partisan de l'anarchisme sans adjectifs et, selon le témoignage de divers contemporains et historiens, l'un des plus grands théoriciens anarchistes que la tradition ait produit. Mais son œuvre est encore largement méconnue, avec seulement des traductions éparses disponibles et avec, semble-t-il, quelques malentendus assez importants concernant ses idées assez bien incorporés dans les histoires générales disponibles.

Dans le cadre de mon travail sur les diverses initiatives qui partagent un intérêt pour la synthèse, la symbiose, l'entente, la tolérance, etc. entre anarchistes, j'ai commencé à rassembler ce que j'ai pu trouver de l'œuvre de Mella - et je suis rapidement devenu fasciné par ce que j'ai vu. Mais sa production était considérable et répartie entre une grande variété d'éditeurs et de périodiques dans un certain nombre de pays. Le projet d'un Obras Completas, bien que lancé avec deux volumes très intéressants, est resté inachevé, bien qu'une ébauche pour quatre volumes supplémentaires ait été publiée.

Au cours de l'été 2017, j'ai commencé à rassembler les œuvres désignées pour les Obras, ainsi qu'à rechercher celles qui n'étaient pas spécifiquement destinées à un quelconque volume, sauf peut-être les "Trabajos dispersos" du Vol. VI. J'ai maintenant accès à toutes les œuvres nommées, sauf une, et je travaille à la transcription de celles qui ne sont pas encore disponibles en ligne. Et j'ai commencé à poster des ébauches de traductions de diverses œuvres. J'ai le sentiment que l'ensemble des travaux de Mella est d'une qualité particulièrement élevée et j'ai décidé de les poursuivre de manière un peu plus systématique que d'autres projets. Cette page sera la plaque tournante de tout ce qui résultera de cette poursuite.
Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)




8 AOUT

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Le 8 août 1926, mort à Santa-Fé, au Nouveau Mexique, d'Elizabeth HOLMES, dite Lizzie, journaliste et militante anarchiste américaine.

Elle est née Elizabeth SWANK, le 21 Décembre 1850.

Après la mort de son premier mari, en 1877, elle part pour Chicago afin de mieux connaître le mouvement ouvrier.

Couturière, elle est membre de la Working Women's Union, et milite pour organiser ses camarades et dénoncer leurs conditions misérables de travail. D'abord affiliée au Socialistic Labor Party, et journaliste à la "Radical Review", elle rejoint ensuite le mouvement anarchiste en 1883.

Avec son compagnon William H. Holmes, qu’elle épouse en 1885, elle se lie avec le couple Albert et Lucy Parsons et milite avec cette dernière pour le mouvement des "Huit heures" et à la féminisation des syndicats. Membre de "l'Associated Labor Press", elle devient en 1886, la co-rédactrice du journal "The Alarm" de Chicago.
Le jour précédant le Massacre de Haymarket Square, elle mène la marche de 300 à 400 travailleuses exigeant la journée des huit heures. (1)
Arrêtée, elle est relâchée avant le procès qui aboutira à la mort de Louis Lingg (qui se se suicidera en prison), et d'August Spies, George Engel, Adolph Fischer et Albert Parsons, qui seront pendus le 11 novembre 1887.
Animatrice de leur comité de soutien, c'est en vain qu'elle aura mis toute son âme à tenter d'obtenir leur grâce.

Elle est également active aux Knights of Labor et participe à la fondation de la Ladies' Federal Labor Union (1888) sous les auspices de l’AFL.

Elle organise, avec son compagnon, le congrès anarchiste le congrès anarchiste de 1893 à Chicago, et publie, toujours avec lui, le "Labor exchange guide" à Denver en 1897. Le couple est encore l'auteur d’un rapport sur "le martyrologe de Chicago", publié en octobre 1900.(2)

Jusqu'en 1908, elle collabore régulièrement à la presse libertaire, tout particulièrement à Free Society, à Lucifer, The Light-Bearer et à Freedom, de Lucy Parson, auquel elle a commencé à collaborer en 1890.. C’est elle qui, avec Dyer D. Lum relança alors Alarm (1887-1888) qui avait été interdit, et ses articles syndicalistes pour l’Associated Labor Press notamment, ont été publiées dans la presse ouvrière de tout le pays.

Lizzie Holmes est décédée en 1926. Pour plus d’info concernant son parcours, taper s.42l.fr/808, dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/8, 08 !

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(1) c’est à son domicile qu’Albert Parsons se cache avant de se constituer prisonnier à l’ouverture du procès le 21 juin.

(2) Le rapport sur "le martyrologe de Chicago" écrit par Lizzie et son conjoint, devait être présenté au Congrès antiparlementaire international (voir Delesalle) de septembre 1900 à Paris, mais celui-ci est interdit par les autorités. Ce rapport sera publié dans le Supplément littéraire des Temps Nouveaux (n°24, 6 octobre 1900).

Sources :

https://www.militants-anarchistes.info/spip.php?ar...
http://www.ephemanar.net/aout08.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lizzie_Holmes
https://en.wikipedia.org/wiki/Lizzie_Holmes




9 AOUT

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Le 9 août 1898, naissance de Vassil IKONOMOV, à Aïtos (Bulgarie).
Guérillero anarchiste, figure importante du mouvement bulgare.

Fils d’un employé de postes, Vassil Ikomonov, brillant lycéen, voit ses études écourtées par le déclenchement de la première guerre mondiale. Après son service militaire à l’école supérieure des officiers, il est mobilisé comme officier.
Démobilisé et dégouté de la guerre et du militarisme, révolté par la misère du peuple, il fait ensuite la connaissance de Michel Guerdjikov qui en 1919 le fait adhérer à la Fédération Anarchiste Communiste de Bulgarie (FACB) qui vient d’être fondée.

Partisan du terrorisme révolutionnaire, il sera l’un des organisateurs de très nombreux attentats -dont l’attentat contre Grekov, rédacteur du journal Slovo organe de la finance, l’attentat contre Tchouklev le chef de la police, etc.... Il participera à organiser de l’évasion de nombreux prisonniers et sera le fondateur des groupes de combat et guérilleros réunissant anarchistes, communistes, membres du parti des paysans et sans parti, luttant contre les militaires.

Avec Georges Getchev, il est responsable de la série clandestine du journal Anarchiste (Sofia, 1921-1922) dans lequel son groupe revendique chaque action. Il est surtout actif dans la région montagneuse de Sredna-Gora et prend une part très active à l’insurrection de septembre 1923 lors du coup d’état militaire. Le 14 avril 1925, au col d’Araba-Jonak, il organise une tentative d’enlèvement du roi Boris afin de lui faire signer l’arrêt immédiat de la répression, l’amnistie et la libération de tous les prisonniers politiques. Le roi parvient à s’enfuir tandis que son garde du corps et son adjudant sont tués.

Bien que lié d’amitié avec le responsable marxiste Georges Bakalov, Vassil IKONOMOV était opposé à la politique de « front uni » proposée par les communistes.

Peut être trahi par le militant communiste qui l’hébergeait, il sera assassiné par l’armée Le 20 juin 1925, alors qu’il se baigne une rivière près du village de Bélitsa, dans des circonstances restées mystérieuses. Il était alors en train de préparer une opération consistant à arrêter le train Orient-Express près d’Ithiman de façon à attirer l’attention de l’Europe occidentale sur la situation en Bulgarie.


Merci au dictionnaire international des militant.e.s anarchistes, dont nous avons adapté le texte pour cette pastille !

https://www.militants-anarchistes.info/spip.php?ar...
http://www.ephemanar.net/aout09.html
https://eo.wikipedia.org/wiki/Vasil_Ikonomov
https://peoplepill.com/people/vasil-ikonomov





10 AOUT

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Pierre Gallissaires, Traducteur littéraire de l'allemand, poète libertaire, dadaiste, surréaliste… s’est éteint le 10 août 2020 à l’hôpital de Toulouse.

Pierre Gallissaires a été un passeur, et il l’a été doublement. Outre-Rhin, on lui doit d’avoir introduit, en provenance de France, à l’insu des gardiens des petites et grandes orthodoxies, les écrits dadaïstes, surréalistes et situationnistes. Depuis le début des années 70, aux côtés de Hanna Mittelstädt et de Lutz Schulenburg, il était le « troisième homme », celui de l’ombre, des éditions Nautilus – sises à Hambourg – qui se sont distinguées par un catalogue aussi exigeant que subversif et par une revue littéraire de couleur anarchiste-conseilliste, « Die Aktion » (1981-2013) – en écho voulu à celle que Franz Pfemfert avait publiée dans le premier tiers du siècle dernier.
Pierre Gallissaires participe à en faire « l’union de la poésie, de la vie quotidienne et de la politique en une seule et même activité. »

En-deçà du Rhin, par ses traductions de haute tenue, Pierre devint, en France, un traducteur de premier plan. il fit connaitre de nombreux auteurs de langue allemande, et non des moindres : Franz Jung, Alfred Döblin, Rudolf Rocker, Oskar Panizza, Max Stirner, Karl Kraus, Joseph Roth, Erich Mühsam, Ernst Toller… Avec Jan Mysjkin, il fut récompensé deux fois, en 1995 et en 2009, par des prix littéraires pour des traductions de poésie néerlandaise qu’ils avaient faites en commun. Pierre détestait ce genre de prix, cela va sans dire, mais c’était amplement mérité.

Dans les dernières années, refusant de se soumettre au diktat de l’ordinateur, il avait décidé d’arrêter la profession de traducteur pour se consacrer exclusivement à son autre passion, non moins vive, celle de composer des vers à la machine à écrire.
« Pierre détestait ce qu’on appelle communément l’« ordre » ; il détestait les murs blancs, les hôpitaux et l’Eglise catholique. Il détestait les professeurs. Et le « vieux monde ». Ce qu’il aimait surtout, c’était la poésie, la révolution, son ordre à lui, qu’il avait lui-même créé, et son propre rythme, aussi lent que possible – la plus grande lenteur face à toutes les turbulences du monde. » Hanna MITTELSTÄDT


Pour en savoir plus sur Pierre Gallissaires, retrouvez les sources utilisées pour cette pastille en tapant s.42l.fr/108, dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/10, 8 !


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Le 10 août 2020, mort de Pierre GALLISSAIRES à Toulouse.
Traducteur littéraire de l'allemand, poète libertaire, dadaiste, surréaliste...
Comment faire la biographie d'un ami alors que d'autres en ont si bien parlé ? : http://raumgegenzement.blogsport.de/2020/08/27/mor...

https://www.atlas-citl.org/pierre-gallissaires-not...
https://maitron.fr/spip.php?article231589



11 AOUT

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Le 11 août 1882, naissance, en Russie, de VOLINE, Vsévolod Mikhaïlovitch EICHENBAUM de son véritable nom, figure importante du mouvement anarchiste russe et international.

Né dans une famille aisée, c’est à la faculté de droit de Saint-Pétersbourg qu’il s’imprégne des idées du mouvement révolutionnaire russe.

En 1901, il rompt avec ses parents et ses études, donne des cours pour vivre, et anime un cercle d’instruction destiné aux ouvriers. Lorsque éclate la révolution de 1905, il participe à l’insurrection et à la formation du premier soviet le 10 janvier 1905 en faveur des victimes de la répression. Il en refuse la présidence, estimant que ce rôle doit être rempli par un ouvrier et non par un intellectuel. C'est à cette époque qu’il prend le pseudonyme de Voline. Il adhére ensuite au Parti socialiste-révolutionnaire, auquel il donne l’héritage de son père, considérant que ce bien est la propriété de tous.

En 1906, il participe à l’insurrection de Cronstadt, est arrêté, puis déporté en Sibérie d’où il s’échappe en 1907.

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2eme

Réfugié en France, il fréquente les cercles anarchistes-communistes et, vers 1911-1912, devient anarchiste. En 1913, il fait partie du Comité d’action international contre la guerre. Menacé d'être arrêté et expulsé, il rejoint les États-Unis en 1916, où il fait des conférences sur la Révolution de 1905 et collabore à Goloss Trouda (la Voix du travail), organe de l’Union des ouvriers russes des États-Unis et du Canada, avant de rentrer en Russie grâce à la Croix-rouge anarchiste.

Arrivé en Russie, Il gére Goloss Trouda devenu l’organe de l’Union pour la propagande anarcho-syndicaliste. D’abord hebdomadaire, le journal devient quotidien avant d’être interdit par les bolcheviks. Au printemps 1918, Voline condamne violemment le traité de Brest-Litovsk, « coup d’arrêt à la révolution ». Il quitte alors Pétrograd, démissionne de son poste au journal, « lorsque j’appelle la foule au combat, je dois marcher avec elle », et part pour le front en compagnie de militants anarchistes afin de lutter contre les armées de Dénikine.

De retour du front, il quitte Moscou après avoir refusé un poste de directeur à l’éducation, pour retrouver, en Ukraine, sa compagne et ses quatre enfants. Il fonde la Confédération Nabat (le Tocsin), organisation qui regroupe les trois tendances historiques de l’anarchisme (individualisme, communisme et syndicalisme), ainsi que son journal. Il travaille également au soviet de la ville, gérant les problèmes d’éducation et de culture, ainsi que la rédaction du journal Nabat.

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3eme

Durant l’été 1919, il rejoint le mouvement makhnoviste, dont il est nommé président du conseil militaire insurrectionnel. Mais il est atteint du typhus, arrêté par la 14e Armée rouge, remis à la Tchéka et emprisonné. Libéré en octobre 1920, grâce à l’accord passé entre Makhno et les bolcheviks, il est de nouveau emprisonné le 24 décembre 1920 avec l'ensemble des responsables de Nabat. Condamné à mort, il doit sa libération à l’intervention des délégués syndicalistes révolutionnaires venus assister aux travaux préparatoires à la fondation de l’Internationale syndicale rouge.

Finalement banni et expulsé vers l’Allemagne, il est pris en charge par la section berlinoise de l’Union libre des ouvriers d’Allemagne (FAUD). Du 25 décembre 1921 au 2 janvier 1922, il est, avec Geisman, l’un des délégués russes au congrès anarchiste international tenu à Berlin. Les autres délégués russes - Shapiro, Berkman et Emma Goldman - ne peuvent participer au congrès étant emprisonnés à Riga.

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4eme

Courant 1922, Voline participe à la rédaction de la brochure "La Répression de l’anarchisme en Russie soviétique". Il la traduit en français, ainsi que l'"Histoire du mouvement makhnoviste", d’Archinov, qu’il préface également. Il apporte aussi sa collaboration à plusieurs journaux anarchistes français. Dans le Libertaire, il lave Nestor Makhno des accusations d’antisémitisme lancées contre lui par Joseph Kessel et, dans la Revue anarchiste, il témoigne sur l’expérience soviétique. Pendant son séjour à Berlin, Voline rédige l’hebdomadaire Rabotchee anarkhist (l’Ouvrier anarchiste), « revue d’expression anarcho-synthésiste ».

En 1925, à la demande de Sébastien Faure, il vient en France, adhére au Groupe d’études sociales et traduit le texte d’Archinov, "Plateforme d’organisation de quelques anarchistes russes en exil". Ce texte suscite de vives protestations, qui marquent le début, dans le mouvement libertaire, d’un débat sur le mode d’organisation. (1) Sa position contre la division du mouvement et pour une ouverture dans laquelle les différentes visions s'enrichiraient par le débat met fin à son amitié avec Makhno.

Dans le même temps, Voline collabore à des réalisations de la synthèse anarchiste. Il rédige plusieurs articles pour l’Encyclopédie anarchiste : Anti-étatisme, Autorité, État, Biologie, Création, Déterminisme, Lutte de classes, Matérialisme historique, Soviet, Nihilisme, Pogrome, Antisémitisme et Synthèse anarchiste. (2)

En 1934, il rédige le Fascisme rouge (éditions Pensée et Action), pointant l'idée commune entre fascisme et bolchevisme « de mener les masses par une « minorité », par un parti politique, un dictateur ». Voline se rapproche d’André Prudhommeaux et collabore régulièrement à Terre libre en écrivant des articles sur la répression en Russie. Il rejoint la Fédération anarchiste de langue française (FAF), fondée à Toulouse les 15 et 16 août 1936.

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5eme

Lorsque la Révolution espagnole éclate, Voline fait partie des animateurs du Comité de défense du prolétariat espagnol. Alors que Prudhommeaux se rend à Barcelone pour assurer la publication des sept premiers numéros de l’Espagne antifasciste, devenu Espagne Nouvelle, Voline gére la version française du journal en alternance avec Terre Libre (4)

Avec l’invasion nazie, ses conditions matérielles deviennent très difficiles, Voline faisant face à un triple danger en raison de son militantisme, de ses origines juives et enfin de son appartenance à la Franc-maçonnerie. (3)



Il achève, dans sa dernière année, malgrés la maladie, la rédaction de son œuvre majeure : La Révolution inconnue, préfacée par Gustave Franssen et assure la rédaction de quatre brochures intitulées Les Petits cahiers, publiées sous l’égide de la Fédération libertaire Région-Sud.

Voline meurt de tuberculose, maladie contractée à la suite de ses emprisonnements, à l’hôpital Laennec à Paris le 18 septembre 1945.

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6eme

Retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/11 8, dans la barre d'adresse de votre navigateur.
s.42l.fr/11 8 !

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Compléments et sources :

https://www.militants-anarchistes.info/spip.php?ar... (https://maitron.fr/spip.php?article154716)

(1)La Plateforme partait du constat d’échec du mouvement anarchiste. Elle voulait être, au nom de l’efficacité, le groupement de la tendance anarcho-communiste qui, avec une ligne définie, devait créer une homogénéité idéologique et tactique. Elle fut condamnée par la quasi-unanimité des militants importants dans le mouvement anarchiste international. Voline et sept autres militants russes répondent à ce projet en soulignant les dangers d’avant-gardisme et de « bolchévisation », dans "Réponse de quelques anarchistes russes à la plateforme". Voline réaffirma la nécessité de la « synthèse », pensant que les querelles de tendances étaient néfastes à l’organisation anarchiste qui avait besoin de l’ensemble de ses courants de pensée : le syndicalisme comme méthode pour la révolution, le communisme comme base d’organisation et l’individualisme comme but de développement personnel. Ces visions devaient s’enrichir mutuellement par le débat. Ce conflit idéologique mit fin à ses relations d’amitié avec Nestor Makhno dont il avait traduit et préfacé les mémoires.

(2) L’article sur la Révolution russe fut repris dans un tiré à part intitulé La Véritable révolution sociale, composé des articles de Sébastien Faure, Victor Méric et L. Barbedette.

(3) A Paris, il était membre de la loge Clarté du Grand Orient de France – il avait été initié le 27 janvier 1930 et était devenu maître le 22 mars 1932 – il écrit au sujet de cet engagement : "J’affirme catégoriquement que, pour ma part, je ne trouve absolument rien, dans les principes ou dans l’activité de la Franc-Maçonnerie, qui serait incompatible avec ma qualité d’anarchiste. Et j’estime que tout anarchiste cherchant à s’éduquer lui-même d’une façon plus vaste, et aussi collaborer à l’éducation des autres,devrait faire partie de cette association. Il y gagnerait et sa cause y gagnerait également" (cf. La Revue anarchiste, juillet 1931).
Il est ensuite membre de la loge Parfaite-union à Marseille, où il s’était installé entre temps. Dans un rapport de police daté du 17 décembre 1940, il fut soupçonné d’avoir été l’inspirateur d’un tract clandestin intitulé Peuple et signé « Anarchistes révolutionnaires », prenant la défense des juifs et des francs-maçons, tract distribué à Paris en novembre 1940. Toujours selon la police, ce tract avait inquiété les anciens membres de l’Union anarchiste dont Fernand Fortin, qui ne jugeaient « pas le moment favorable à la reprise d’une propagande active » et redoutaient qu’à « la faveur d’une publication clandestine de factums leur échappant, des mesures d’ordre général soient prises à l’égard des anarchistes parisiens » (cf. rapport du 17 décembre 1940).

(4) – [Voline avait été mandaté par le congrès de Lyon de la FAF de 1937, comme membre du comité de rédaction. La FAF s’attira les reproches des dirigeants de la CNT-FAI pour ses attaques « contre tous les dirigeants de la CNT-FAI qui trahissent notre cause ». Elle se rapprocha de la Fédération ibérique des Jeunesses libertaires et des militants de la FAI critiquant la « collaboration de classes ».]

La Révolution inconnue, le « devoir de conscience » de Voline, fut édité peu sa mort après par l’Association des amis de Voline et la publication assurée par Jacques Doubinsky. Lors de sa parution l’ensemble du mouvement anarchiste rendit un vibrant hommage à Voline. La dernière version de l’ouvrage publiée en 1986, fut enrichie par des manuscrits donnés par son fils Léo.




12 AOUT

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

le 12 août 1894 se clotûre le "Procès des trente" . Débuté le 6 août 1894, à Paris, devant la Cour d'Assises de la Seine, il s'appuit sur les "loies scélérates", le pouvoir et la police désirant en finir avec les anarchistes et leur "propagande par le fait".

Abrogeant les garanties conférées à la presse, déférant les délits d'opinion à la justice correctionnelle, ces lois violaient le droit public et les principes élémentaires du droit d'expression. Elles criminalisait de fait des individus qui, pour un simple article de journal, une amitié ou une confidence non dénoncée, devenaient passibles des travaux forcés suivie de la relégation.

S'ensuivent donc de nombreuses arrestations dont celles de militants connus. Trente personnes sont déférées, mais seulement vingt-cinq comparaissent; Emile Pouget, Constant Martin, Louis Duprat, Alexandre Cohen et Paul Reclus ayant pu prendre la fuite. A ces militants connus, une dizaine de détenus de droit commun ayant un lien indirect avec l'anarchisme sont adjoints.
Ils ont tous à répondre de l'accusation d'affiliation à une prétendue association de malfaiteurs.
Dès l'ouverture, la cour décide qu'il sera interdit de reproduire les interrogatoires de Jean Grave et Sébastien Faure, attendu que cela pourrait être employé pour faire de la propagande anarchiste.

Destiné à justifier les mesures de répression contre les anarchistes et à rassurer l'opinion publique après les récents attentats, le réquisitoire de l'avocat général Bulot s'emploiera sans succès à prouver une entente et une prétendue association de malfaiteurs entre les divers prévenus qu'ils soient théoriciens, militants, où simples voleurs. Prévenus qui (certains ne se connaissant même pas) n'ont aucun mal à réfuter l'accusation. Cela n'empêcha pas l'avocat général de demander une peine sévère pour les théoriciens du mouvement comme Jean Grave, Sébastien Faure, Louis Matha, etc.

La tentative de machination judiciaire n'échappe cependant pas aux jurés qui prononcent un acquittement général sauf à l'encontre des trois prévenus coupables de vols qui écoperont eux de plusieurs années de bagne.

Les contumax, dont Reclus, Constant Martin, et Pouget, condamnés quant à eux par défaut le 31 octobre à 20 ans de travaux forcés, seront amnistiés, et acquittés.
À l'exception toutefois de Paul Reclus.

Merci à l’éphémanar, pour plus d’info, tapez s.42l.fr/128 dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/128 !

Sources et autres liens :

- http://www.ephemanar.net/aout06.html
- Pour en savoir plus sur les loies scélérates, retrouvez les sources de cette pastille et autres liens en tapant s.42l.fr/2807 dans la barre d'adresse de votre navigateur.
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A8s_des_Tren...
- https://paris-luttes.info/6-au-12-aout-1894-le-pro...
- http://www.editionsantisociales.com/pdf/faure.pdf
- http://www.editionsantisociales.com/Le-Proces-des-... : http://www.editionsantisociales.com/pdf/faure.pdf
- https://www.retronews.fr/politique/echo-de-presse/...




13 AOUT

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Dans la nuit du 13 au 14 août 1917, mort à la prison de Fresnes, d'Eugène Bonaventure de VIGO, dit Miguel ALMEREYDA (anagramme de : Y'a la merde), militant et propagandiste anarchiste et antimilitariste.

Il est né à Béziers le 5 janvier 1883.
En 1898, apprenti photographe à Paris, il fait 2 mois de prison pour complicité de vol. Révolté, il fréquente les anarchistes et écrit, en 1901, un premier article dans "Le Libertaire" dans lequel il revendique un attentat. La bombe, de sa fabrication, n'explose pas, mais cela ne l'empêche pas d'être condamné à un an de prison. Recueilli à sa sortie par Séverine, il entre ensuite comme secrétaire de rédaction au "Libertaire".

Propagandiste pacifiste par la parole comme par l'écrit, il participe, à Amsterdam en juin 1904, au congrès constitutif de "l'Association Internationale Antimilitariste", et devient co-secrétaire de la section française. Le 30 décembre 1905, avec vingt-huit membres de l'A.I.A il est lourdement condamné pour "l'affiche rouge" qui conseille de répondre par l'insurrection à tout ordre de mobilisation. Tous sont amnistiés le 14 juillet 1906. Almereyda participe alors à la création du journal "La Guerre Sociale". En 1908, il est condamné à 2 ans de prison pour avoir fait l'apologie de la mutinerie des soldats du 17e régiment. Amnistié en août 1909, il se mobilise pour sauver Francisco Ferrer.

En 1910, retour en prison pour incitation au sabotage lors de la grande grève des cheminots. Libéré en mars 1911, il crée "Les Jeunes Gardes révolutionnaires", groupe de combat qui s'affronte dans la rue à l'extrême-droite et se fait une spécialité de démasquer les indicateurs au sein du mouvement ouvrier. Mais Miguel s'éloigne peu à peu des anarchistes. En mars 1913, il quitte, avec Eugène Merle "La Guerre Sociale" pour fonder "Le Bonnet Rouge" journal satirique socialiste qui, tout en menant un combat contre les royalistes, se compromet gravement avec des politiciens républicains.
Lorsqu'éclate la guerre, il se montre "patriote de gauche" puis redevient ensuite pacifiste. Mais, victime d'une machination politico-financière, il est arrêté le 6 août 1917. Le 14, il est découvert mort, vraisemblablement assassiné dans sa cellule.
Il laisse un jeune fils orphelin, Nono, le futur cinéaste Jean Vigo.
Merci à Paris-lutte.info, dont nous avons adapté le texte, pour cette pastille!

https://paris-luttes.info/14-aout-1917-mort-d-euge...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Miguel_Almereyda
https://maitron.fr/spip.php?article155252
http://www.ephemanar.net/aout13.html#13




14 AOUT

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le 14 août 1901, à Barcelone, Naissance de Mercedes COMAPOSADA GUILLEN, Militante et pédagogue anarchiste féministe espagnole.

Fille d'un cordonnier autodidacte et socialiste, elle baigne dès son enfance dans un milieu militant et cultivé, pour qui la pratique de la solidarité n'est pas un vain mot. Elle travaille très tôt et devient monteuse dans une entreprise de production cinématographique, et adhère à la C.N.T des spectacles. Elle se rend ensuite à Madrid pour y poursuivre des études, notamment en droit.

Sensibilisée par la condition de la femme, elle se fait pédagogue, et donne des cours à celles qui sont privées d'instruction, victimes de la misère et du machisme. De sa rencontre avec Lucia Sanchez Saornil naît l'idée de créer un groupe de femmes spécifique, au sein du mouvement libertaire. Le groupe « Mujeres Libres » (MM.LL) est créé en avril 1936 ; il édite le mois suivant la revue du même nom. Elle est illustrée par le sculpteur Baltasar LOBO (compagnon de Mercedes). Lorsque la révolution éclate en juillet 1936, elle se rend à Barcelone et y rejoint un autre groupe de femmes, avec lequel elle travaille à la création d'une fédération nationale. L'organisation se développe rapidement, rassemblant plus de 20 000 ouvrières et paysannes de la zone républicaine en 1938.

De santé fragile, elle poursuit pourtant ardemment durant le conflit son action éducative, sa participation à « Mujeres Libres », et sa collaboration à la presse libertaire. Après la défaite, elle se réfugie à Paris avec son compagnon, où ils bénéficient de la protection de Pablo Picasso. Elle en devient la secrétaire, puis effectue des travaux de traductions et se consacre à l’œuvre artistique de son compagnon. Dans les années 1970, elle commence à écrire un livre, pour lequel elle demande aux anciennes combattantes de lui envoyer des lettres en racontant leur propre expérience. Le manuscrit de cet ouvrage et la documentation qu'elle avait rassemblée n'ont pas été retrouvés après sa mort, survenue le 11 février 1994 à Paris.

Retrouvez plus de liens sur Mercedes Comaposada Guillen, dont les sources de cette pastille, en tapant s.42l.fr/14 08, dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/1408 !

Sources et autres liens :

http://www.militants-anarchistes.info/spip.php?art...
http://www.ephemanar.net/fevrier11.html#comaposada
https://www.equinoxmagazine.fr/2019/11/29/mercedes...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mercedes_Comaposada



15 AOUT

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Le 15 août 1750, naissance de Sylvain MARECHAL, à Paris.
Ecrivain, poète, militant républicain, théoricien de l'athéisme et précurseur des idées libertaires et antiautoritaires.
Après des études de droit, ce fils d'un marchand de vin devient avocat au parlement de Paris, mais il quitte ensuite ce poste pour un emploi de bibliothécaire et commence à écrire: "Bergeries", "Chansons anacréontiques"(1770),"L'Age d'Or"(1782), etc. Oeuvres qui seront qualifiées "d'anarchisme bucolique".
En 1784, dans le "Livre échappé du déluge", il s'en prend au pouvoir absolu, mais perd aussi son emploi de bibliothécaire, dépendant des prêtres qui lui reprochent son athéisme. Il vit alors difficilement de travaux de librairie mais continue à écrire. En 1788, paraît son "Almanach des Honnêtes Gens" (précurseur du calendrier révolutionnaire) qui lui vaut, le 9 janvier 1788, d'être condamné à trois mois de prison et son calendrier à être brûlé par le bourreau. La même année paraît pourtant "Apologues modernes, à l'usage d'un dauphin" ou sa révolte trouve un aboutissement dans l'idée de grève générale, de communisme et de révolution sociale "Mettons la terre en commun entre tous ses habitants". Durant la révolution il est un des rares antiautoritaire. Le 9 février 1790, ses articles dans le journal "Le Tonneau de Diogène", seront jugés "attentatoire au respect dû à la religion". Ses idées libertaires s'expriment alors dans des brochures ou dans sa pièce de théâtre "Jugement dernier des rois". Il rencontre ensuite Gracchus Babeuf et rédige le célèbre "Manifeste des Egaux" qui annonce la société libertaire.
Le "Manifeste des Egaux" demande l'abolition des propriétés terriennes individuelles, la constitution d'une communauté de biens, l'instruction pour tous, ainsi que le travail réparti. Arrêté suite à une révolte, Babeuf est guillotiné le 27 mai 1797 avec 30 de ses partisans.
Sylvain MARECHAL échappera pourtant à la répression qui frappe la conspiration des "Egaux" et consacrera la fin de ses jours à l'athéisme : "Culte et lois d'une société d'hommes sans dieu "(1798), "Les Voyages de Pythagore"(1799), "Dictionnaire des Athées anciens et modernes" (1800). Il meurt le 18 janvier 1803 à Montrouge en banlieue parisienne. ( Quelques inconséquences toutefois pour ce précurseur: son ralliement au "Culte de l'Etre Suprême" (initié par Robespierre) et son anti-féminisme impardonnable.

Retrouvez plus de liens concernant Sylvain MARECHAL, ainsi que les sources utilisées pour cette pastille, en tapant s.42l.fr/158, dans la barre d'adresse de votre navigateur. s, point 42l point fr/15, 8!


http://www.ephemanar.net/aout15.html
https://maitron.fr/spip.php?article34489
https://www.toupie.org/Biographies/Marechal.htm




16 AOUT

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Le 16 août 1894, à Lyon, à 4h55 du matin, devant la prison Saint-Paul, exécution par la guillotine de l'anarchiste italien Geronimo Sante CASERIO, militant anarchiste et antimilitariste italien, propagandiste par le fait. Le 24 juin 1894, pour venger Auguste Vaillant et Emile Henry, il avait poignardé et tué le président de la République française Sadi Carnot, en visite à Lyon. Devant la guillotine, il s'écrira "Corragio camaradi, evviva l'anarchia!" (Courage camarades et vive l'anarchie!).

Cinquième enfant d'un modeste batelier, CASERIO reçoit une éducation chrétienne. D'abord apprenti cordonnier, puis boulanger, il a 18 ans en 1891 quand, révolté par le procès des anarchistes de Rome, il devient anarchiste. En 1892, il prend 8 mois de prison pour une distribution de tracts antimilitaristes devant une caserne, mais remis en liberté avant son procès, il quitte l'Italie à pied pour Lugano pour ne pas être mobilisé, avant de rejoindre Sète, en France, où il retrouve des compagnons anarchistes et un emploi de boulanger. En 1894, il y apprend l'exécution d'Auguste Vaillant et d'Emile Henry, que Sadi Carnot a refusé de gracier. Le ressentiment que suscitent ces exécutions est grand et Caserio décide de répondre à la violence du pouvoir. Il achète un poignard, rejoint Vienne en train et enfin Lyon à pied.
Le 24 juin 1894, le président français Sadi Carnot effectue une visite officielle à l'Exposition universelle de Lyon. Poignardé en pleine rue par Caserio aux cris de "Vive la Révolution ! Vive l'Anarchie!", il succombe à sa blessure. A moitié lynché par la foule, Caserio sera sanglé dans les courroies de "la bricole" en attente de son procès.
Il comparaît le 2 août 1894 devant la cour d'assises du Rhône, et y revendique entièrement son acte qu'il affirme avoir exécuté seul et de sa propre initiative.
"Vous êtes les représentants de la société bourgeoise, messieurs les jurés; si vous voulez ma tête, prenez-la. Mais ne croyez pas qu'avec cela, vous arrêterez la propagande anarchiste. Prenez garde, parce qu'on récolte ce que l'on sème." Dans un palais de justice cerné par la troupe, et dans un climat d'hystérie anti-anarchiste et anti-italien, aucun avocat n'accepte de défendre Caserio.
Il est condamné à mort le 3 août 1894, il allait avoir 21 ans.

Merci à l'ephemanar, dont nous avons compulsés les textes pour la rédaction de cette pastille!


http://www.ephemanar.net/septembre09.html#caserio
http://www.ephemanar.net/aout03.html
http://www.ephemanar.net/aout16.html#caserio




17 AOUT

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Le 17 août 1885 à Hambourg (Allemagne), Naissance de Clara Gertrud MEIJER WICHMANN, Avocate, philosophe pacifiste, antimilitariste et anarcho-féministe hollandaise.

Elle passe son enfance aux Pays-Bas, à Utrecht où son père est professeur de géologie. Elle suit des cours de philosophie et commence à étudier le droit à l’université d’Utrecht. En tant que juriste, elle pense à la possibilité d’effectuer un travail social. En 1908, étudiante en droit, elle est la cofondatrice de la « Ligue Néerlandaise pour le suffrage féminin ». Elle donne des conférences et écrit des articles sur des sujets s’y référant (1908-1911). Mais elle refuse de se limiter à ça ; la libération des femmes doit être une libération sociale, économique. Et pour l’émancipation sociale, il faut également une émancipation spirituelle.

Après sa maîtrise, elle achève ses études en décembre 1912 avec l’obtention d’un doctorat, sa thèse s'intitulant « Réflexions sur les fondements historiques de la transformation dans le temps présent de la notion de punition ». Dans le prolongement de sa thèse, elle est nommée, en 1914, chercheur au département central des statistiques judiciaires du ministère, à La Haye.

« Le droit pénal doit être banni complètement, parce que, proclame-t-elle, l’acte de représailles n’est pas une manière de rendre justice. »

Elle fréquente alors les milieux libertaires et en 1915 fonde à Amersfoort « l'École Internationale de la Philosophie ». En 1919, elle crée le « Comité d’Action contre les notions existantes du Crime et de la Punition ». A l’aide de cette organisation, elle va s’opposer aux conditions pénitentiaires. Elle est également membre d'une association de libres-penseurs « De Dageraad ». A l’École Internationale de la Philosophie, elle se lie avec le militant antimilitariste Bart de Ligt et l'objecteur de conscience Jo Meijer avec qui elle se marie en 1921. En mars 1921, tous deux sont les co-fondateurs de « l’Internationale des Résistants à la Guerre ». Mais l'année suivante Clara meurt à La Haye, à 36 ans, quelques heures après avoir donné naissance à sa fille.

Depuis 1988, un prix, avec une médaille à son nom, est décerné par « la Ligue des Droits de l'Homme »

Pour plus d’info Clara Gertrud MEIJER, retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/17 08, dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/17 08


Sources et autres liens :
https://www.ephemanar.net/fevrier15.html
https://www.wikiwand.com/en/Clara_Wichmann
https://www.anarcopedia.org/index.php/Clara_Wichma... -> Trad automatique : Née à Hambourg, en Allemagne, elle a passé son enfance aux Pays-Bas, à Utrecht, où son père enseignait la géologie. Elle suit des cours de philosophie et commence des études de droit à l'université d'Utrecht. En tant que juriste, elle a pensé à la possibilité de travailler dans le domaine social. En 1908, alors qu'elle était étudiante en droit, elle a cofondé la Nederlandse Bond voor Vrouwenkiesrecht ("Ligue néerlandaise pour le suffrage des femmes"). Elle participe à des conférences et rédige des articles sur des sujets connexes (1908-1911). Mais elle ne s'arrête pas là ; la libération des femmes doit être une libération sociale, économique. Et pour l'émancipation sociale, l'émancipation spirituelle est également nécessaire.

Après avoir obtenu son diplôme, elle a poursuivi ses études en décembre 1912 avec un diplôme. Sa thèse s'intitulait : Réflexions sur les fondements historiques de la transformation de la notion de châtiment à l'époque actuelle. En 1914, elle est nommée chercheur au département des statistiques judiciaires du ministère à La Haye.

Elle fréquente alors les cercles libertaires et fonde en 1915 l'Internationale School voor Wijsbegeerte (école internationale de philosophie) à Amersfoort. En 1919, il crée le "Comité d'action contre les notions existantes de crime et de punition". Avec l'aide de cette organisation, il s'est opposé aux conditions de détention. Il est également membre d'une association de libres penseurs, De Dageraad.

À l'École internationale de philosophie, il se lie avec le militant antimilitariste Bart de Ligt et l'objecteur de conscience Jo Meijer, avec qui il se marie en 1921. En mars 1921, tous deux sont cofondateurs de l'Internationale des Résistants à la Guerre. Jo Meijer sera le premier secrétaire de cette organisation. L'année suivante, Clara meurt à La Haye à l'âge de 36 ans, quelques heures après avoir donné naissance à sa fille. Son compagnon Jo Meijer fera tout pour préserver l'héritage intellectuel de sa femme. Outre ses contributions aux journaux Neder De Wapens, Opwaarts, De Frije communiste, De Nieuwe Amsterdam, Clara est également l'auteur de nombreux pamphlets sur l'antimilitarisme et la violence (1922), sur la férocité de l'opinion dominante en matière de crime et de punition (1922), sur le végétarisme, les droits des animaux et des textes sur la non-violence active.

De 1987 à 2004, l'Institut Clara Wichmann a été actif dans la défense des intérêts des femmes. Depuis 1988, un prix est décerné en sa mémoire par la Ligue des droits de l'homme et une fondation porte son nom. Elle dispose de fonds pour résoudre les conflits concernant la situation sociale et juridique des femmes aux Pays-Bas.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)




18 AOUT

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Le 18 Aout 1824, à Lusignan dans la Vienne, naissance de Léodile BERA, veuve CHAMPSEIX, dite André LEO, écrivaine, journaliste, militante féministe, membre de l'Internationale, communarde et bakouniniste.

Issue d'un milieu bourgeois, elle épouse Grégoire Champseix, alors en exil en Suisse, en 1851. En 1853 le couple donne naissance à deux jumeaux : André et Léo.

C'est vers 1860 qu'elle commence sa carrière littéraire avec son roman "La vieille fille" puis "Un mariage scandaleux" qu'elle auto-éditera à Paris à son retour en France après l'amnistie de 1859. Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s'engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe : Elle intervient en 1868 aux côtés de Paule Mink pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872 en union libre, et adhère à la "Ligue de la Paix et de la Liberté".

Très liée à Noémie Reclus, c'est chez elle, en 1869, qu'est créée la "Société (mixte) de revendication des droits de la femme". En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s'occupe ensuite de l'aide aux déshérités, puis devient début 1871 rédactrice à "La République des travailleurs", organe de l'Internationale.

Elle prend part à la Commune à partir d'Avril . Elle collabore à divers journaux, en particulier à "La Sociale" et au "Cri du peuple". Après son appel "Au Travailleur des campagnes" puis "Toutes avec tous", où elle tente de faire accepter les femmes parmi les révolutionnaires, e s'investit dans divers Comités de vigilance d'arrondissements puis à la Commission organisant l'enseignement dans les écoles de filles. Après la semaine sanglante, elle parvient à quitter la France pour la Suisse.
Les 25 et 26 septembre 1871, elle participe au 5e Congrès de la Paix à Lausanne, adhère à l'Alliance bakouniniste et collabore au journal "La Révolution Sociale" où elle dénonce l'emprise autoritaire de Marx.

Elle s'éteint le 20 mai 1900 à St-Maurice, léguant une petite rente à la première commune de France qui voudra tenter une expérience collectiviste.

Pour plus d’info sur André Léo, retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/18 07, dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/18 07 !

www.ephemanar.net/mai20.html
https://maitron.fr/spip.php?article54997




19 AOUT

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le 19 août 2000 à Montevideo, mort de Luce Fabbri, Militante, propagandiste, théoricienne et poétesse anarchiste.

Fille de Luigi Fabbri, elle côtoie dans son enfance nombre de révolutionnaires, et dès 1924, elle contribue à la revue Pensiero e volontà éditée par son père et Malatesta. La thèse qu'elle soutient pour son doctorat de lettres obtenu en 1928, porte sur Élisée Reclu.

Fuyant le fascisme en janvier 1929, sa famille se refugie en France, dont elle est expulsée, puis en Belgique, et s'installe enfin en Uruguay, à Montevideo. Le premier ouvrage de Luce, Camisas Negras (Chemises noires), une étude sur le fascisme italien, est publié en 1935. Elle poursuit ensuite, sur les traces de son père, la publication de la revue Studi Social jusqu'en 1945, et exerce dans l'enseignement comme professeur d'histoire.

Pendant la révolution sociale espagnole de 1936, elle est impliquée dans le soutien aux anarcho-syndicalistes espagnols. Elle écrit alors sous le pseudonyme de Luz Alba. Militante active, elle publie des revues comme Rivoluzione Libertaria (distribuée clandestinement en Italie fasciste) ou Volontà, et écrit de nombreux articles, brochures ou livres dont une biographie de son père et une étude sur Machiavel.

Pour éviter la confiscation de ses archives pendant la dictature militaire en Uruguay de 1973-1985, elle les envoie à l'Institut international d'histoire sociale d'Amsterdam. À la fin de la dictature, elle aide à la fondation du Grupo de Estudio y Accion Libertaria qui publie, à partir de 1986, le journal Geal devenu Opcion Libertaria.

Dans ses nombreux essais sur Dante, Machiavel et Leopardi, elle développe une critique libertaire du fascisme et du totalitarisme, notamment dans El totalitarismo entre les dos guerras (1948) où elle anticipe les analyses développées ensuite par Hannah Arendt dans les années 1960.

La question de la liberté, dans ses écrits, est centrale, et elle lutte contre tout autoritarisme (de droite ou de gauche) qu'il soit domestique, religieux, partisan ou idéologique. Ainsi s'oppose-t'elle, en 1959, à la révolution castriste, dénonçant sa dimension autoritaire et anti-libertaire, n'hésitant pas à provoquent de vifs débats au sein de la Fédération anarchiste uruguayenne (FAU) où sa position est minoritaire.

Pour plus d'info sur Luce Fabbri, retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/198, dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/19, 8!

http://www.ephemanar.net/juillet25.html#lucefabbri
https://fr.wikipedia.org/wiki/Luce_Fabbri
https://www.unive.it/pag/fileadmin/user_upload/dip...




20 AOUT

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 20 août 1996, à Rome, mort de Maria OCCHIPINTI, Pacifiste, puis militante anarchiste.

Elle est née à Raguse, en Sicile, le 29 juillet 1921. Après une enfance triste et misérable, écrasée par le poids de la tradition et de la religion, elle se marie pour échapper à sa condition, mais déchante très vite. Son mari mobilisé, elle prend conscience de la réalité du fascisme et de la guerre. le 4 janvier 1945, après le débarquement américain en Sicile, alors que les soldats arrivent pour enrôler les jeunes conscrits, Maria, 23 ans, enceinte de 5 mois, se couche devant les camions provoquant une manifestation, et se plaçant ainsi à la tête du mouvement « Non si parte » (on ne part pas) Les militaires encerclés sont contraints de relâcher les jeunes recrues mais tirent sur la foule désarmée, tuant un manifestant. Dès lors, l'insurrection se répand dans la ville qui tombe aux mains des insurgés. L'éphémére "République libre de Raguse" durera trois jours avant d'être écrasée dans le sang par l'armée. Maria parviendra à fuir la répression en compagnie d'un jeune anarchiste animateur de la révolte. Arrêtée au bout d'une semaine, elle est déportée avec lui au "confino" de l'île d'Ustica, puis incarcérée à la prison de femmes de Palerme, où elle restera jusqu'en 1946.

Lorsqu'elle rentre à Ragusa, Maria a vingt-cinq ans, une petite fille qu'elle n'a pratiquement jamais vue et un mari qui a refait sa vie avec une autre femme. Sa famille et les citoyens de Raguse l'accueillent avec haine et froideur, la considérant comme une femme indigne parce qu'impliquée dans la révolte et donc trop éloignée de la tradition qui attribue aux femmes le rôle d'éternelles subordonnées des hommes.

Maria Occhipinti raconte ses souvenirs de lutte dans le livre "Una donna di Raguse", paru en 1957 en Italie, (Une femme de Sicile, 1980).
Dans les années 1960-70, elle vit à Milan, à San Remo, et Rome, puis voyage beaucoup avant de se fixer un temps à Los Angeles. En 1973, elle retourne en Italie et milite alors contre les expropriations de terrains, et avec les anarchistes de Raguse contre l'implantation de missiles à tête nucléaire en Sicile.


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Autres sources et liens :

Sources :
http://www.ephemanar.net/juillet29.html
https://www.anarcopedia.org/index.php/Maria_Occhip...

Trad automatique :

Née à Ragusa dans un milieu ouvrier dégradé, Maria Occhipinti vit une enfance triste et misérable écrasée par le poids de la tradition et de la religion. Pour tenter d'échapper à sa condition de femme subjuguée par le machisme ambiant, Maria ne trouve d'autre solution que de se marier. Après la mobilisation de son mari dans l'armée, Maria Occhipinti prend conscience de la réalité du fascisme et de la guerre et s'engage activement contre toute discrimination sexuelle et/ou sociale et déclare sa propre guerre contre l'arrogance militariste.

Son obstination est telle qu'elle se place à la tête du mouvement antimilitariste de "Non si parte", qui naît le matin du 4 janvier 1945, à Ragusa, lorsque Maria, 23 ans, enceinte de cinq mois, s'allonge sur le sol entre le Corso Vittorio Veneto et la Via 4 Novembre devant un camion militaire chargé de jeunes gens raflés dans un quartier populaire de Ragusa. Maria s'oppose à l'appel aux armes des hommes, cette fois par les alliés anglo-américains, et veut à tout prix faciliter l'évasion et la désertion des hommes du camion.

C'est ainsi qu'une insurrection antimilitariste éclate (Insurrection du non si parte !) et les soldats ne trouvent rien de mieux que de tirer sur la foule. Après des jours et des jours d'affrontements violents, la révolte est écrasée avec l'arrivée de la division Sabauda. Au moins une centaine d'insurgés, pour la plupart communistes, ont été emprisonnés arbitrairement. Maria fut la seule femme condamnée d'abord à la réclusion (Ustica) et ensuite à la prison bénédictine de Palerme (par la suite, l'historiographie officielle a qualifié cet événement de régurgitation fasciste et de tentative de séparatisme).

Lorsqu'elle rentre à Ragusa, Maria a vingt-cinq ans, une petite fille qu'elle n'a pratiquement jamais vue et un mari qui a refait sa vie avec une autre femme. Sa famille et les citoyens de Raguse l'accueillent avec haine et froideur, la considérant comme une femme indigne parce qu'impliquée dans la révolte et donc trop éloignée de la tradition qui attribue aux femmes le rôle d'éternelles subordonnées des hommes.

Après une période de liens étroits avec le parti communiste, la rupture définitive est intervenue parce que le parti avait condamné les révoltes de Ragusa en les accusant de complicité avec les fascistes et les séparatistes. En réponse à ces déclarations, Maria écrit une lettre à Feliciano Rossito, arguant que le mouvement est avant tout un soulèvement antimonarchiste et antimilitariste qui trouve son origine dans le profond malaise de la population, épuisée par la guerre et méfiante vis-à-vis du gouvernement. La lettre marque l'approche des milieux anarchistes grâce à Franco Leggio Ragusa :

"Un après-midi, alors que je repassais, est arrivé chez ma mère un jeune homme avec une longue moustache, original ..... J'ai immédiatement eu envie de lui confier mon indignation [...] Je lui ai demandé son adresse, je voulais lire leurs livres, m'instruire sur l'anarchie. Ma première pensée a été de publier dans leur journal la condamnation injuste de Santangelo. Leggio, le camarade anarchiste m'a conseillé de connaître Paolo Schicchi. [...] De Leggio, j'ai appris qu'à Ragusa, pendant le fascisme, il y avait eu un groupe anarchiste et qu'après la libération, ils avaient publié un journal cyclostyle. Je savais aussi le rôle important que le groupe avait dans la révolution, à mon insu, ils gardaient souvent ma maison avec des armes pour me protéger. (Une femme de Ragusa, p. 176)

Occhipinti, toujours intriguée par la pensée anarchiste, même si elle ne l'avait jamais approfondie, grâce aux anarchistes de Raguse commence à faire des lectures spécifiques qui lui permettent de mieux comprendre la théorie anarchiste. Dans cette phase de sa vie, il consacre une grande partie de son temps à défendre la mémoire de l'insurrection de "ne commence pas", en publiant des articles sur Umanità Nova et d'autres revues anarchistes et en soutenant le prisonnier communiste Erasmo Santangelo condamné en première instance à 23 ans de prison pour avoir tué un financier pendant la révolte (avant l'arrestation, Maria avait accompagné Santangelo dans sa fuite, déclenchant la colère de son père et de son mari qui jugeaient immoral qu'une femme reste si longtemps seule avec un homme qui n'était pas son mari). Abandonné par le PCI, seuls les anarchistes (en particulier Franco Leggio, Paolo Schicchi, Marcello Natoli et Armando Borghi et elle-même) le soutiennent, mais finalement Santangelo mourra par suicide (version officielle).

Méprisée par tous, elle quitte la ville avec sa fille et s'installe d'abord à Naples, puis à Ravenne, Sanremo, Rome et enfin à Milan. Puis elle s'installe en Suisse, où elle écrit, en simple autodidacte, sa biographie : Una donna di Ragusa.

Par la suite, elle a poursuivi son errance et s'est rendue dans d'autres pays : le Maroc, la France, le Canada, puis New York, où elle a travaillé comme infirmière. En 1973, elle s'installe définitivement avec sa fille à Rome, où elle poursuit son activité révolutionnaire par la publication d'articles à caractère principalement social et politique. Elle a dénoncé les conditions injustes des servantes, qui travaillent comme des esclaves au service de la riche bourgeoisie, souvent contraintes de subir des violences sexuelles ; elle s'est attaquée au grave problème de l'expropriation des terres, à des prix dérisoires, situées à la périphérie de Ragusa.

À Rome, il se remet aussi à écrire avec une ferveur antique. Il compose quelques nouvelles qui feront partie du recueil Il carrubo ed altri racconti, publié à titre posthume par Sellerio. En 1975, elle s'est confessée au journaliste Enzo Forcella dans un film de la RAI, déclarant toute sa douleur d'avoir été traitée comme un paria par sa famille et ses camarades de village immédiatement après sa sortie de prison. Sa faute avait été de se rebeller contre l'autorité de son père et de son mari :

"Je me sentais comme un étranger dans ma patrie, persécuté et incompris. J'ai donc commencé à voyager dans le nord de l'Italie, en Suisse, en France, en Angleterre, au Maroc, aux États-Unis, à Hawaï et au Mexique. J'ai travaillé comme nounou, assistante couturière, fourreur, j'ai même soudé des cordages sur des bateaux pour gagner ma vie".

Les dernières apparitions publiques de Maria Occhipinti, aujourd'hui âgée, remontent à son rassemblement de 1987 à Comiso contre les missiles de croisière. Installée définitivement à Rome, elle est décédée le 20 août 1996.

En 2013, le documentaire Con quella faccia da straniera (Avec ce visage étranger) est sorti. Le voyage de Maria Occhipinti, de Luca Scivoletto, entièrement consacré à sa vie, avec la participation de sa fille Marilena et de sa sœur Rosina.
L'autobiographie

Una donna di Ragusa est l'autobiographie d'une rebelle invincible, dont la rébellion a consisté avant tout à affirmer son droit à parler, à manifester et à témoigner. C'est la biographie d'une femme qui n'a pas pu concevoir, avant de supporter, son propre rôle inégal et subordonné par la naissance et le sexe. Dans son livre, Maria s'interroge sur "la condition primitive de la femme sicilienne, l'obscurantisme religieux, la guerre, source de tous les maux, les difficultés de la vie quand l'adultère" et "l'abandon du toit conjugal était un crime et l'humanité entourée d'injustice".

Ce livre fait partie du dernier volet du néo-réalisme, mais lors de sa première publication en 1957, il est passé inaperçu. L'œuvre a commencé à susciter l'intérêt après sa publication par Feltrinelli, en 1976, avec un long essai dans la préface d'Enzo Forcella, et a remporté en décembre de la même année le "Premio Brancati-Zafferana". Occhipinti compte parmi les grands noms de la littérature féminine et son livre commence à être utilisé comme texte d'étude dans de nombreuses écoles. Les premières traductions voient le jour et la RAI lance l'idée d'une adaptation cinématographique.
Citations

"Je me suis demandé qui avait inventé ces traditions et pourquoi la femme était considérée comme un être à soumettre et à dominer".
"Quand un antifasciste tombe dans les griffes de l'ennemi, nous devons le défendre, le garder et lutter pour l'emmener".
""Je préfère manger du pani e cipudda, mais je ne veux aller avec aucun parti car je perdrais ma liberté"".

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Je suis aussi tombée sur un texte d'elle que je trouve assez magnifique, mais j'ai pas noté la réf, et me souviens plus ou je l'ai choppé :


Parlant de choses et d’autres, nombreux sont ceux qui citent la culture arabe comme exemple typique de l’esclavage féminin, ils en parlent avec mépris et commisération, comme il convient à des hommes…civilisés.
Pourtant, en examinant bien notre environnement, surtout dans les petits villages, nous pouvons constater que la situation de la femme est peut-être pire que dans les contrées arabes. Ici, nous les femmes, nous sommes vendues à un petit maître, un homme pauvre sans doute, mais puissant de par l’autorité que nous lui reconnaissons tous.
Notre homme ne sait pas ce que veut dire « Femme » : la compagne de sa vie, la mère de ses propres enfants…
En effet, l’homme se marie par besoin physiologique, il sait seulement que, gagnant son pain à la sueur de son front, il achète une chose qui lui rend service, un outil vivant, et cet outil, il le veut beau, obéissant et toujours prêt à ce pourquoi il a été acheté.
La femme, de son côté, se laisse acheter et, ignorant tout de la vie, elle pense même que cet acheteur est le bienvenu. Elle ne sait pas encore ce que cela peut signifier pour elle, qui, esclave physiquement et spirituellement de ses parents, rêve cependant, et sa pensée, libre, erre dans un monde libre et heureux, parce que la liberté, quand bien même on ne la connaît pas pleinement, on la désire instinctivement.
Ainsi ce prince, si peu charmant, elle le croit porteur du bonheur tant espéré, alors qu’elle ne fait que passer simplement d’un maître à l’autre. Et le second maître, qui est un étranger, est plus impitoyable que le premier…
Et c’est ainsi qu’elle sera obligée de se prostituer, de satisfaire les envies de celui qui l’ayant achetée à bas prix, lui fera cadeau d’une bonne douzaine d’enfants, des fatigues du ménage et pourquoi pas ? – de quelques bonnes raclées. C’est son droit, puisqu’il la nourrit.
Chères femmes, ne soyez pas indifférentes à mes paroles qui sont des paroles de vérité. Ne trouvez-vous pas vrai que vous êtes vendues pour une bouchée de pain ? Que vous n’avez jamais connu et que vous ne connaissez pas, la vraie joie, le vrai bonheur ? Que votre mari, au lieu d’être le doux compagnon tant attendu, est un tyran, même sans s’en rendre compte?
Nos hommes sont ennemis, aussi et surtout, de notre liberté de penser, et ils sont jaloux, pas parce qu’ils nous aiment, mais par « égoïsme de propriétaire »et par besoin d’avoir quelqu’un sur qui régner en maîtres incontestés.
Femmes redressez la tête ; criez que vous avez droit vous aussi à votre liberté, à votre dignité d’être pensants et pourvus d’une individualité.
Nous devons élever la voix afin qu’on nous ôte ces lourdes chaînes de l’esclavage domestique, qui s’ajoutent aux autres chaînes qui accablent tous les prolétaires, les parias de la vie.
Si l’homme, quand il prend conscience de sa mission, lutte pour la libération, nous, femmes, qui avons plus de chaînes à briser, nous ne devons pas être en reste.
Les éternels bien pensants, s’ils lisent mes paroles, crieront aussitôt au scandale et hurleront sur les toits que les anarchistes veulent détruire la famille, alors qu’on ne doit pas la toucher car elle est sacrée …
Oui, c’est Vrai ! Nous voulons détruire cette forme d’association de l’homme et de la femme, fondée sur l’égoïsme, sur la comédie, sur la corruption des conjoints et de leur progéniture.
Nous voulons que l’homme et la femme, libérés tous deux de l’esclavage économique et de celui des préjugés, se choisissent par une élection spontanée, réalisant une union fondée sur le respect réciproque, comme il convient à deux libres individualités.




21 AOUT

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Le 21 août 1752 en Charente, Naissance de Jacques ROUX

Ce révolutionnaire français n'est pas seulement un « curé rouge » impitoyable et parfois cruel ; il est aussi un précurseur du socialisme et de l'anarchisme moderne. Ne se contentant pas de dénoncer les accapareurs de la révolution, les spéculateurs et les marchands, ses diatribes viseront le gouvernement et tout l'appareil d’État parlementaire, ainsi que divers représentants de l'autorité.

Il est considéré par sa hiérarchie, qui n'apprécie pas son insoumission, comme l’instigateur du soulèvement des paysans de Saint-Thomas-de-Conac contre les droits seigneuriaux en 1790.

Il est l'auteur du célèbre « Manifeste des Enragés » que signèrent Varlet et Leclerc d'Oze. Partisan de l'action directe, il fut à l'origine de plusieurs pillages de magasins. Il se fait le porte-parole des plus pauvres des « sans-culottes », incitant les femmes à revendiquer leurs droits.

Le 21 janvier 1793, il siége comme représentant de la section des Gravilliers au Conseil général de la Commune de Paris, et c’est délégué par le Conseil général qu’il assiste à l’exécution de Louis XVI.

Le manifeste des enragés sera la cause de sa chute. La Convention se sentant attaquée, elle fait arrêter Jacques Roux les 22 et 27 août 1793, avec l'intention de l'envoyer à la guillotine. Relâché sous caution d’un tabletier et d’un cordonnier, il est arrêté de nouveau le 5 septembre et dès lors traité en suspect, d’autant plus qu’il en arrivait maintenant à critiquer la Terreur. Le tribunal correctionnel du Châtelet s’étant déclaré incompétent pour le juger et l’ayant renvoyé devant le tribunal révolutionnaire, le 12 janvier 1794, il attenta à ses jours. Mais c’est seulement le 10 février 1794 qu’il se blessa assez grièvement pour succomber dans la journée. La répression s'abattra ensuite sur ses partisans, et le « Club des femmes », soutien des enragés, sera dissous.

Il disait : « Le despotisme qui se propage sous le gouvernement de plusieurs, le despotisme sénatorial est aussi terrible que le sceptre des rois, puisqu'il tend à enchaîner le peuple, sans qu'il s'en doute, puisqu'il se trouve avili et subjugué par les lois qu'il est censé
dicter lui-même ».

Pour plus d'info sur Jacques Roux, retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/21 08 dans la barre d'adresse de votre navigateur. s.42l.fr/21, 08 !

http://www.ephemanar.net/fevrier10.html
https://maitron.fr/spip.php?article37423

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22 AOUT

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Dans la nuit du 22 au 23 août 1927, Sacco et Vanzetti, militants anarchistes italo-américains, sont exécutés sur la chaise électrique, suscitant une réprobation internationnale.

Tous deux d'origine modeste, nés en italie, ils émigrent tous deux en Amérique en 1908, et deviennent anarchistes en 1913. Ils ne se sont pourtant pas encore rencontrés.
Tous deux subissent la répression.
Vanzetti, alors qu'il travaille à Plymouth, à la "Cordage Company" et participe, avec l'anarchiste Luigi Galleani, à une grève d'un mois, début 1916. Désigné comme meneur, il est placé sur les listes noires du patronnat. Il se fait alors marchand de poisson ambulant. Sacco en 1916, lors d'une manifestation de soutien à la grève de Mesabi Range, dans le Minnesota, où il est arrêté avec ses compagnons du Cercle social. Condamné pour trouble à l'ordre public, il sera finalement gracié en appel.

En 1917, les Etats-Unis entrent dans le conflit mondial. Pour échapper à la mobilisation, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti font connaissance alors qu'ils se réfugient au Mexique avec une trentaine d'insoumis. ils rentrent plus tard aux Etats-Unis. En 1918-1919, les nouvelles lois sur l'immigration suscitent la colère des anarchistes et des attentats visent les responsables du mouvement anti-étrangers. En 1920, la répression policière s'abat sur le mouvement anarchiste, provoquant la mort d'Andréa Salsedo.
Par ailleurs, deux braquages ont lieu, le 24 décembre 1919 à Bridgewater, et le 15 avril 1920 à South Braintree, où deux convoyeurs sont tués. Le 5 mai 1920 Sacco et Vanzetti sont arrêtés par la police.
Le 16 août, Vanzetti est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison. Le 11 septembre 1920, Sacco et Vanzetti sont accusés du meurtre des convoyeurs. C'est le début de l'affaire "Sacco et Vanzetti". Le procès du 31 mai au 14 juillet 1921 les déclare coupables. Des comités de soutien se créent dans le monde entier pour clamer l'innocence des deux inculpés. Mais ni les immenses manifestations internationales, ni le manque de preuves formelles ne feront reculer la "logique" juridico-politique.
Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée.

En 1977, 50 ans après leur exécution, leurs noms sont réhabilités par le gouverneur du Massachusetts...


Merci à l'ephemanar, dont nous avons adapté les textes, pour cette pastille!



23 AOUT

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Le 23 août 1837, naissance d'Etienne FAURE dit Cou-Tors, à Saint-Etienne.
Membre de la Commune de Saint-Etienne, militant et propagandiste anarchiste.
Ouvrier cordonnier, c'est lui, semble-t-il, qui dirigea la grève des cordonniers en 1868. En 1871 après l'insurrection parisienne, militant révolutionnaire, il fait partie le 24 mars du comité insurrectionnel qui s'empare de l'Hôtel de Ville et procède à l'arrestation des autorités. Désigné responsable de la police, il fait afficher un appel au peuple en vue d'élire les membres d'une Commune. Chassé par les autorités militaires trois jours plus tard, il parvient à s'enfuir et à rejoindre la Suisse. Le 29 février 1872, il est condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée.

En 1880, bénéficiant de l'amnistie, il rentre en France et poursuit son militantisme au "Cercle des Travailleurs" où il se prononce pour un collectivisme antiparlementaire. Son logement sert alors aux réunions anarchistes et à la diffusion de la presse libertaire.

Le 21 novembre 1882, il est arrêté et inculpé lors du procès des 66, pour "reconstitution de l'Internationale" et condamné le 13 mars 1883 à Lyon, à 2 ans de prison et à 5 ans de surveillance. Après avoir purgé sa peine, il retourne à Saint-Etienne où devenu marchand ambulant, il poursuit la diffusion des idées anarchistes, abstentionnistes et antimilitaristes. Il sera à nouveau inquiété par la police après les attentats de Ravachol puis le vote des "lois scélérates". Dans les années 1900, il propose la création d'un groupe de défense des locataires et participe à la propagande antimilitariste. Très populaire à Saint-Etienne, il meurt le 1er février 1911.

Dans une brochure, au procureur qui s’était moqué de ses fautes d’orthographe, il écrivait : "Certes, Monsieur le procureur, si j’avais eu, comme vous, dans la poche de mes parents, des milliers de francs produits par la sueur des travailleurs, j’aurais peut-être pu apprendre, moi aussi, l’art des fioritures et je connaîtrais probablement la place que doit occuper chaque lettre dans le corps des mots ; mais n’ayant pas de ressources, j’ai dû commencer à travailler bien jeune au lieu d’aller à l’école. Est ce à dire que vous valez plus que moi avec votre instruction ?"

Pour en savoir plus sur Etienne Faure, retrouvez les sources que nous avons compulsées pour cette pastille, en tapant s.42l.fr/238.
s.42L.fr/23, 8!


https://www.militants-anarchistes.info/spip.php?ar...
http://www.ephemanar.net/aout23.html




24 AOUT

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Le 24 août 1916, naissance, à Monaco, de Léo FERRE, poète, anarchiste, auteur-compositeur-interprète de chansons et écrivain.
Né dans une famille aisée, très jeune il se passionne pour la musique. Placé à 9 ans en pension dans un collège religieux à Bodighera en Italie, où il reste 8 ans, (lire "Benoît Misère") il découvre à 14 ans le mot "anarchie" entre les pages d'un dictionnaire.
En 1935, il arrive à Paris pour y étudier le droit. Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé jusqu'en août 40.

De retour à Monaco, il commence à composer, et en février 1941, il se produit pour la première fois en public. Il retourne à Paris, où commence véritablement sa vie d'artiste, En 1946; Il se produit dans les cabarets, y rencontre Jean-Roger Caussimon, rencontre fertile en amitiés et en créations. Mais le succès tarde à venir et sa compagne le quitte. "La Vie d'artiste"!

Edith Piaf lui vient en aide en interprètant une de ses chansons "Les Amants de Paris". En juin 1950, il enregistre son premier disque (78t) et en 1952, sa chanson "Paris-Canaille", enregistrée par Catherine Sauvage, devient rapidement un succès national :Léo est véritablement lancé; en mars 1955, il est en vedette à l'Olympia.

Dès lors tout va très vite, il adapte les textes des poètes, Rimbaud, Verlaine, Aragon, Baudelaire. Le succès est au rendez-vous et l'argent aussi. Mais en 1961, il est victime de la censure, un de ses albums est pilonné : "Mon général", "Regardez-les", etc. Dès lors ses chansons se font plus engagées: en 1964, c'est "Franco la muerte", mais aussi "Ni Dieu ni Maître". Début 1968, il collabore au "Monde libertaire" (qu'il aidera ensuite par des galas de soutien comme ce 10 mai 68) et à la revue "La Rue".

En 1969, il enregistre son spectacle à Bobino, puis part s'installer en Toscane (Italie). Sa carrière et son succès se poursuivront au delà des frontières, mais il continuera de soutenir "Le Monde libertaire", "Radio Libertaire" et le "Théâtre Libertaire de Paris".

Malade, il meurt en Toscane le 14 juillet 1993.

Cette parole d'Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l'horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n'a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite
NI DIEU NI MAITRE "Extrait de "Ni Dieu ni Maître"

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25 AOUT

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Le 25 août 1861, à l'Île de Ré, en Charente-maritime, naissance de Joseph (dit William) BARBOTIN, Peintre et graveur libertaire, lié au géographe anarchiste Elisée Reclus.

Fils d'un marin pêcheur, il partage la vie simple et rude des habitants rétais, mais il se fait remarquer, encore enfant, par ses dessins sur les murs de la mairie d'Ars et rencontre le peintre rochelais William Bouguereau qui l'introduira dans le milieu artistique. Admis au Concours de l'École normale d'instituteurs, il est nommé instituteur suppléant en novembre 1880, à Paris, où il fréquente l’Atelier de Bouguereau, l'Académie Julian et l'Académie des Beaux-Arts. Dès 1881, il illustre un premier ouvrage. Encouragé par son mentor Bouguereau, il apprend la gravure au burin et obtient le premier grand prix au Concours de Rome en 1884, prix réconpensé par un séjour de deux ans (1885-1886) dans le cadre enchanteur de la Villa Médicis à Rome.

Lors d'une visite au communard Jules Perrier en 1886, il fait la connaissance d'Elisée Reclus, et de la jeune protégée de sa compagne, Sophie Guériteau, avec qui il se lie en union libre en 1889. Barbotin, devenu anarchiste sous son l'influence d'Élisée Reclus, commence à fréquenter le milieu anarchiste parisien et apporte son soutien et sa collaboration à "La Révolte" et aux "Temps Nouveaux" de Jean Grave (4 portraits au burin en 1897-1899, une gravure "Chicago", et don à la tombola de février 1900). Il réalisera également les portraits de Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Carfiero, Pierre Leroux, Auguste Conmte, et bien entendu d'Elisée Reclus, ainsi qu'une médaillon de ce dernier, en 1894 (qui sera primé). Il collaborera également à la "Géographie universelle" de Reclus. Sa vaste maison de campagne, "La Villa des Tilleuls" deviendra un lieu de villégiature pour les amis anarchistes.

Consécration officielle (pourtant honnis des anarchistes), Barbotin est fait chevalier de la Légion d'Honneur en avril 1903. (il sera promu officier en 1913). Nommé inspecteur de l'enseignement du dessin des écoles publiques de Sceaux en 1904, il est choisi en 1906 pour réaliser le portrait du nouveau président Fallières.

Mais après la première guerre mondiale, la photographie s'impose, la gravure au burin passe de mode, et Barbotin tombe peu à peu dans l'oubli. Il meurt à Paris le 12 novembre 1931.


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http://www.ephemanar.net/aout25.html




26 AOUT

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Le 26 août 1930 à Dommarin-lès-Toul, mort de Louis Eugène JAKMIN, dit JACQUEMIN,
propagandiste, (le libertaire, le réveil anarchiste ouvrier, etc) responsable au sein du mouvement anarchiste et syndicaliste, (fédération révolutionnaire communiste, fédération communiste anarchiste, et Cgt des maréchaux ferrands),
Antimilitariste,
"le sabotage (est) le seul moyen qui (reste) à la classe ouvrière pour le succès de sa cause"
"la Patrie n’(est) que la caisse des capitalistes".
« en cas de guerre, (j’appelle) tous les travailleurs à descendre dans la rue pour empêcher les soldats de partir, et si besoin est, (à employer) la dynamite",
, ces appels récurrents au sabotage, comme lors de ce meeting contre la vie chère à Firminy, ou il avait également appelé au boycottage de certaines denrées, lui valent diverses condamnations, dont un an de prison en 1912, pour « provocation de militaires à la désobéissance », et en 2014, où à l’origine de la fondation de nombreuses coopératives ouvrières à Nancy, il avait également appelé à l’occupation.

« Travailleurs, n’acceptez plus le chômage ! Prenez l’usine, prenez la mine ! »
Le 27 août 1921, cette déclaration lui vaut d’être condamné le 3 décembre à 2 mois de prison et 2 000 francs d’amende pour « excitation au vol et au pillage ».

Lors de l’audience, Jacquemin revendique son anarchisme.

Adversaire de toute scission syndicale et partisan du respect de la Charte d’Amiens, Il regrette également que l’ancienne majorité révolutionnaire de la CGT soit désormais divisée, et fait le vœu qu’elle se réconcilie et se reconstitue « non pas vers la droite, mais vers la gauche, comme nous l’avons toujours été ».
Il déclare également en 1925 :
"Il faut cesser les campagnes injurieuses, s’employer à atténuer l’animosité entre les militants de différentes tendances, créer une atmosphère de camaraderie sans laquelle aucune unité ne peut être solide ni durable....L’unité à la base peut se faire par la reconstitution d’un seul syndicat de métier dans chaque localité, d’une seule union de syndicats par département, d’une seule fédération par industrie, et la CGT ainsi reconstituée pourrait tenir son congrès et déterminer son orientation…"

Pour plus d’info sur Louis Eugène Jakmin, retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/26 08, dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/26 08 !

*"J’ai dans la main, sans me vanter, toute une armée de libertaires, syndicalistes révolutionnaires et socialistes et je vous affirme que cette phalange d’avant-garde saura faire son devoir le jour du chambardement".

"C’est la société actuelle qui a suscité la vengeance des prolétaires et armé le bras de Ravachol et des autres compagnons anarchistes". " si la police continue de provoquer "il faudra recourir aux moyens énergiques".

----------------Sources :
https://maitron.fr/spip.php?article154936
http://www.ephemanar.net/mai12.html




27 AOUT

(Ceci n'est qu'une proposition : n'hésitez pas à proposer un autre texte en "nouvelle réponse" (-> ICI <-), dès lors que vous en assurez les 380 mots)

Le 27 août 1906, naissance, à Ivry-sur-Seine, de Julien TOUBLET dit Jean THERSANT, militant anarcho-syndicaliste français.
Issu d'un milieu modeste, il devient ouvrier bijoutier et adhère au syndicat de sa branche rattaché à la CGTU. Il découvre l'anarchisme en assistant à une conférence de Sébastien Faure, intitulée "Dieu n'existe pas!". En 1932, il rejoint la CGT-SR (Syndicaliste Révolutionnaire) fondée par Pierre Besnard, et de 1934 à 1938, il en assure le secrétariat et la sortie de son organe de presse "Combat syndicaliste".

En juillet 36, lorsqu'éclate la révolution en Espagne, il mobilise toute son énergie pour aider les libertaires espagnols et se rend dans ce but à plusieurs reprises à Barcelone. Il prend également part à la création de l'hebdomadaire "L'Espagne antifasciste" et rejoint "S.I.A" (Solidarité Internationale Antifasciste) créée par Louis Lecoin, organisation qui apportera son soutien aux réfugiés espagnols internés dans les camps du sud de la France.
Durant la guerre il est mobilisé comme infirmier; assiégé à Dunkerque, évacué en Angleterre puis rapatrié, il rentre clandestinement à Paris. Durant "l'Occupation", il créé une coopérative ouvrière de bijouterie fantaisie "Art et Technique Appliquée" où il exerce son métier avec sa compagne Denise, quelques parents et compagnons. Epoque durant laquelle il tente de réorganiser un mouvement libertaire dans la clandestinité et met en place une filière pour aider et cacher les militants menacés. Après la "Libération" il prend part, en 1945, à la création de la CNT (française) organisation qu'il quittera en 1954 pour rejoindre le groupe de Pierre Monatte autour du journal "La Révolution prolétarienne".
Devenu correcteur de presse en 1952, il militera au sein de ce syndicat. De 1969 à 1980, il participe à "ASRAS" (l'Alliance syndicaliste révolutionnaire et anarcho-syndicaliste) créée dans le sillage de mai 68.

Il meurt le 4 avril 1991, à Créteil.

Son fils Jacques, dit JACKY, né le 12 novembre 1940, correcteur d'imprimerie comme son père, reprendra le flambeau du militantisme anarcho-syndicaliste et libertaire. Membre de "l'Alliance syndicaliste" puis du "groupe Pierre Besnard" de la "Fédération anarchiste", responsable du journal le "Monde Libertaire", collaborateur de "Radio Libertaire" et de la revue de la CNT "Les Temps maudits", il rejoindra début 2002 "Alternative libertaire".


Merci à l’éphemanar, dont nous avons adapté le texte, pour cette pastille !

http://www.ephemanar.net/aout27.html




28 AOUT

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Le 28 août 1965, mort, à Sofia, de Georges GETCHEV Poète, écrivain, traducteur et journaliste, grande figure de l'anarchisme bulgare.

Né le 20 avril 1897 à Haskovo, dans une famille de petits artisans, il découvre à 16 ans les idées libertaires et effectue des études supérieures à l'académie des Beaux-Arts de Sofia. Son premier recueil de poésie est publié en 1914. Il est le fondateur des premiers groupes libertaires à Haskovo et lorsque la Bulgarie rentre en guerre en 1916, il s'insoumet et rejoint Georges Cheitanov dans la lutte clandestine. En 1918, il est un des principaux accusés du procès militaire contre les anarchistes. Après guerre, bien que hors-la-loi, il devient rédacteur en chef du "Réveil" et de "Anarchiste", puis forme un premier groupe de partisans contre la dictature. De 1921 à 1923, il fait partie du groupe de Vassil Ikonomov et commet de nombreux actes révolutionnaires, tout en collaborant à la revue "Société Libre" organe de la "Fédération Anarchiste Communiste Bulgare"(FACB). Condamné à mort pour un article stigmatisant le coup d'Etat du 9 juin 1923, il s'exile en France, où Il collabore au "Libertaire" et à "l'Idée anarchiste". Suite à l'attentat d'avril 1925 à la cathédrale de Sofia et la féroce répression qui s'ensuit, c'est seulement en 1928, après l'amnistie générale, qu'il se fixe à nouveau dans son pays, où il se consacre à la propagande d'une manière légale. En 1930, il crée son propre hebdomadaire littéraire "Missal i Volia" (Pensée et Volonté) qui rassemble de nombreux auteurs progressistes (il sera supprimé par la censure en 1936). Il n'en poursuit pas moins son immense travail littéraire, traduisant et éditant les grands noms de la littérature française et russe. Il publie également ses recueils de poèmes ainsi que des contes pour enfants. Après la prise du pouvoir par les communistes (1944), il est un des seuls à s'opposer ouvertement et à revendiquer la liberté de l'Art. Victime d'ostracisme, il est finalement arrêté en 1949, et envoyé dans un camp. Libéré grâce à l'intervention de "l'Union des écrivains", il poursuit son militantisme anarchiste mais subit les pr
essions et surveillances continuelles des autorités et est à nouveau arrêté en 1963, par le Sûreté d'Etat.

Pour plus d’info sur Georges Getchev, retrouvez les sources de cette pastille en tapant s.42l.fr/28 08, dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/28 08 !

http://www.ephemanar.net/aout28.html
http://militants-anarchistes.info/spip.php?article...




29 AOUT

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Le 29 août 1844, naissance à Brighton, en Angleterre, d'Edward CARPENTER, poète, écrivain, militant socialiste libertaire, précurseur de la libération homosexuelle.

Fils d'un lieutenant, il naît dans une famille nombreuse et aisée. En 1864, il prépare une licence à l'université de Cambridge et, suivant un chemin tout tracé, il est nommé vicaire en 1870. Mais l'émergeance des idées socialistes et la poésie de Walt Whitman, auront une grande influence sur lui. Après avoir démissionné de sa charge au sein de l'église (1874), il rejoint le club républicain où il donne des conférences sur des sujets variés allant de l'astronomie à la musique. A la mort de ses parents (1882), il hérite d'une somme importante d'argent qu'il emploie pour créer une communauté près de Sheffield, qui devient rapidement le symbole d'une nouvelle façon de vivre et d'une nouvelle organisation sociale (simplification du travail, disparition des classes sociales, végétarisme, nudisme, écologie, etc.)

En 1883, il commence à militer à la "Social Democratic Federation", puis rejoint en 1885, avec William Morris , la "Socialist League" beaucoup plus libertaire. Poète engagé, il écrit alors "Towards Democracy"(Vers la Démocratie); et l'hymme socialiste "England arise" (Lève-toi Angleterre).

En 1893, il forme avec George Bernard Shaw et d'autres "L'Independant Labour Party". Mais le domaine qui vaudra sa renommée reste la sexualité. Précurseur de la libération homosexuelle, il vit ouvertement son homosexualité, à l'époque où Oscar Wilde est condamné à la prison.

Il écrit plusieurs brochures: "Homogenic love and its place in a free society"(1895); "Love's Coming-of-Age"(1896), etc. En 1908, il publie son premier livre qui sort vraiment de la confidentialité "The Intermediate Sex". Suivra en 1911 "Intermediate types among primitive folk". A noter également son militantisme pacifiste et ses écrits contre la guerre des Boers et lors de la première guerre mondiale: "Healing of Nations"(1915); "Never Again!"(1916).

Il meurt à Guildford le 28 juin 1929.

"Nous voulons dégager une conception de la société où la propriété privée n'étant plus soutenue par aucune force armée, n'existe qu'à titre d'arrangement spontané, système où les facteurs d'activité dominants ne sont ni la Crainte ni l'avidité du Gain, mais la Communauté de vie et l'intérêt à vivre."
extrait de : "La société sans gouvernement"


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30 AOUT

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le 30 août 1930 à Marseille, Alphonse Gallaud dit ZO d'Axa, pamphlétaire et propagandiste de l'anarchisme individualiste, journaliste, et écrivain, met fin à ses jours.

Il est né Le 24 mai 1864 à Paris. Pour échapper au joug d'une famille bourgeoise, il s'engage à 18 ans dans l'armée, mais, se rendant compte de son erreur, il déserte... en compagnie de la jeune femme de son capitaine! Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l'amnistie de 1889.
En mai 1891, il publie le premier numéro de l'hebdomadaire "L'Endehors"(titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l'arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d'Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s'exiler à Londres. Il voyage ensuite en Europe. Expulsé d'Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français qui le ramène à Paris, où il purgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre "De Mazas à Jérusalem", qui obtient un vif succès.
En 1898, c'est l'affaire Dreyfus. Zo d'Axa publie " la feuille" pamphlet illustré par Steinlen, Luce, Willette, Hermann Paul, etc. Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. "L'honnête ouvrier n'a que ce qu'il mérite".
Son grand succès sera la présentation de l'âne nommé "Nul" aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par "La Feuille", après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre "partisans de l'âne et partisans de l'ordre" ; dernier baroud d'honneur pour Zo d'Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l'Afrique, avant de venir se fixer à Marseille.



Après une dernière bafouille dans le Journal du peuple d’Henri Fabre en 1921, il ne se manifestera plus.

Pour plus d’info sur Zo d’Axa, retrouvez les sources utilisées pour cette pastille, et autres liens complémentaires, en tapant s.42l.fr/30 08 dans la barre d’adresse de votre navigateur. s.42l.fr/30 08 !


Sources et autres infos :

http://www.ephemanar.net/mai24.html#24
https://maitron.fr/spip.php?article156864

Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: "Le mousquetaire Zo d'Axa 1864-1930", mais aussi le cahier de "Pensée et Action" n°35-36 (Bruxelles,1968) ainsi que l'ouvrage de "Plein Chant" n° 81-82 (printemps 2006), témoignages rassemblés par sa petite-fille Béatrice Arnac d'Axa.
https://www.beatrice-arnac.com/beatrice-arnac/zo-d...




31 AOUT

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Le 31 août 1864, naissance de Christian CORNELISSEN, dit Clemens, ou Rupert, militant communiste-anarchiste hollandais, penseur et organisateur du syndicalisme révolutionnaire international, antimilitariste et théoricien économiste.

Instituteur, il participe, en 1891, au congrès de Bruxelles de la Seconde Internationale puis devient au côtés de Domela Nieuwenhuis un des principaux rédacteurs du "Recht voor Allen" (Droit pour Tous) organe de la "S.D.B" (Sociaal-Democratische Bond) organisation socialiste unitaire des travailleurs hollandais.

En 1893, il fonde le "N.A.S" (Nationaal Arbeids-Secretariaat) organisation syndicale proche de la CGT française de Pouget et de Fernand Pelloutier. Dans le but de s'opposer aux sociaux-démocrates allemands et à leurs méthodes autoritaires et parlementaristes, il tente d'organiser un front uni des antiparlementaires et rédige le texte: "Le communisme révolutionnaire. Projet pour une entente et pour l'action commune des socialistes révolutionnaires et des communistes anarchistes", texte destiné à contrer lors du Congrès socialiste international de Londres de 1896, l'exclusion probable des anarchistes. En 1898, il vient s'installer à Paris, où il reprend contact avec les militants français et notamment Pelloutier et Marc Pierrot, qui devient son ami et médecin. Il milite alors au sein des "E.S.R.I" (Etudiants Socialistes Révolutionnaires Internationalistes) et poursuit une collaboration aux journaux syndicalistes et anarchistes hollandais.

Théoricien révolutionnaire, il publie en 1900: "En marche vers la société nouvelle". Il est également un économiste inventeur d'une théorie inductive du salaire: "Théorie de la Valeur"(1903), Théorie du salaire et du travail salarié" (1908).
Polyglotte, il travaille comme interprète pour la CGT et comme traducteur et rédacteur à "La Voix du peuple" et à La "Bataille syndicaliste". Il collabore aussi aux " Temps Nouveaux" de Jean Grave, au " Mouvement socialiste", etc.
Beau-frère de l'anarchiste géorgien Varlaan Tcherkesov, en 1905, il organise le soutien à la lutte armée de libération du peuple géorgien contre le gouvernement tsariste.

En 1914, pourtant antimilitariste, fiché au "Carnet B, il rejoint "l'union sacrée" et le "Manifeste des 16". Il poursuivra après guerre, la publication de ses importants travaux en économie "Traité général de Science Economique". Ses mémoires et "Méditations sociologiques" restent quant à elles encore non-publiées. Il meurt le 21 janvier 1942.
"Pour une biographie plus complète, voir la revue de la CNT: "Les Temps maudits n° 5 de mai 1999.


Retrouvez sur l’éphemanar le texte original, que nous avons adapté, pour cette pastille !